Tuesday, October 14, 2008

ECO-LEGO CITY A SYDNEY


Lundi 6 octobre, a eu lieu le Sydney Architecture Festival qui se démarque des autres manifestation de ce genre par son ouverture vers le très grand public et notamment les enfants.

A Sydney, parmi les activités proposées aux enfants, il y avait notamment une vaste table sur laquelle était disposé plus de 600 pièces de Lego. La consigne était simple; tenter de construire une Eco-Lego City. "All are welcome. All you need to bring is your kids and your creative imagination.". On retrouvait là, l'esprit de certaines initiative comme Building Asia Brick by Brick

Les photos ci-dessus ont été prises à la fin de la journée. On y voit un joyeux fatras de briques et de couleurs qui caractérise de Lego mais aussi des images très éloignées de celle habituellement présentées dans les manifestations architecturales, où la couleur, la spontanéité et la gratuité des idées sont souvent signes de mauvais goût. Je suis toujours effaré par la prétention des architectes et leur côté bavard devant leur moindre proposition. Les champions dans cette catégorie étant, sans aucun doute, les archis hollandais et leur côté docte assez insupportable.

Moi j'aime ces images, comme la démarche, à la fois ludique, joyeuse, bon enfant et surtout sans prétention. On rejoignait à Sydney, l'esprit de certains jeux comme GoomCity ou GoomTower, dans lesquels il n'existe aucune contrainte de construction.


Ce mélange improbable de Las Vegas et de Disneyland dans une mauvaise version de Sim City ne fait évidement absolument pas sérieux. Mais cela nous dit aussi que, lorsque l'on demande aux gens de proposer une vision de la ville dont ils rêvent, ils racontent une toute autre histoire que celle de leur quotidien.

Et pour continuer à réfléchir sur ce sujet, je vous propose ces quelques lignes tirées de l'excellente Histoire de l’architecture et de l’urbanisme moderne de Philippe Ragon.
En se demandant si la véritable histoire de l’architecture n’est pas en fait celle de l’utopie, celle des projets qui demeurent sur le papier, mais dont l’influence est a posteriori si considérable sur les réalisateurs qu’elle parait bien constituer le moteur de l’histoire architecturale.

On peut aussi se demander s’ils n’existe pas deux architectures : l’une de recherches et de projets, l’autre de réalisations, la seconde n’étant qu’un écho affaibli de la première.