Friday, February 27, 2009

NEW-YORK 30 / MUMBAI 09


La photo du haut est une vision de New-York datant des années 30.

Celle en dessous est une vision de Mumbaï datant de quelques mois à peine.

Près de cent ans d'écart, mais la même esthétique au service de la finance.

Voir une réflexion sur ce sujet, là : Urban Un-Planning | Form Follows Finance.

Voir aussi Mumbai Anno Zero

Thursday, February 26, 2009

BETWEEN ARCHIGRAM AND MANGA : THE NEXT AUSTRALIAN SUBURBS ?











Pour faire suite à mon précédent post sur les mutations de l'urbanisme australien et notamment la densification de ses suburbs, ces quelques visions d'Andrew Maynard, jeune architecte australien dont je vous ai déjà parlé , pour les banlieues australiennes à l'horizon 2020.

Ou quand les imaginaires d'Archigram s'enrichissent de la culture robots issus des mangas. (Voir sur ce sujet )

Explications :

"The Australian suburb was born out of our dependance on the car.
With Peak Oil rapidly approaching the epoch of the automobile with soon come to an end and with it so will the Australian outer suburb.

Where will suburbanites live when there is no other means of circulation to their homes?
What will we do with our abandoned and decaying suburbs?
And most importantly, what will we do with the 50% of Australians that are over-weight due to car dependance and a sedentary lifestyle?

Well Andrew Maynard Architects has the answer : the CV08. CV08 is a robot that consumes the abandoned suburbs through its front 2 legs.
It processes the materials and fires off compacted recycling missiles to awaiting recycling plants. CV08’s middle legs and one rear leg follow the front legs to terra-form the newly revealed earth with native Flora and Fauna. Vast stocks of the Flora and Fauna are stored within CV08 in carbonite sleep until they are required to colonise what was previously suburban wasteland.
"

Et toutes les détails sur ce projet .

Tuesday, February 24, 2009

AUSTRALIA : HIGH-RISE SUBURBS COMING




Les trois tableaux Burning ci-dessus ont été peints par Vincent Fantauzzo en 2008. Exposés récemment à la Boutwell Draper Gallery de Sydney, ils résument assez bien l'état d'esprit d'une partie des Australiens actuellement. Que faire contre ces satanés feux qui dévastent régulièrement une partie des villes et sont-il liés au global warming ?

La question n'est pas nouvelle, je vous en ai déjà parlé dans un précédent post sur les mutations urbaines australiennes, voir . Les récents incendies n'ont fait que relancer la question. Il faut dire que les dégâts sont impressionnantes, comme le montrent les photos ci-dessous récupérées sur l'excellent site Super Colossal.




Alors réchauffement ou non ? Le débat n'est pas encore réglé, comme le rappelait récemment le romancier Thomas Keneally dans un article publié par The Guardian.

Extrait : "In Victoria alone, the state of which Melbourne is the capital, there have been, over time, lethal fires with names such as Red Tuesday, Ash Wednesday, Black Thursday, Black Friday, Black Saturday. On Black Friday in 1939, the temperature in Melbourne reached 45.6C and 71 people lost their lives. On Ash Wednesday in 1983 the temperature was 43C and 75 people were killed. But this fire was accompanied by a Melbourne temperature of 46.4C and killed more than 200. No conclusive proof of climate change. But, as it happens, a record temperature more appropriate to equatorial Africa than to the town which, for its dreary winter, the rest of us call Bleak City." (in extenso )

Ce qui est certain par contre, c'est que ces feux vont accentuer le désir des Australiens de développer un urbanisme plus dense comme ils le font déjà à Melbourne et Sydney depuis plusieurs années (voir )


Pour preuve la volonté d'autoriser à Sydney, la construction de bâtiments de 15 étages dans la banlieue de la ville, afin, notamment de pouvoir y développer de nouvelles lignes de métro, dans des zones aujourd'hui trop peu denses. Tous les détails sur le site du Sydney Herald Morning, sous le titre "Get ready: high-rise suburbs coming"

"Sydney will be reinvented as a high-density metropolis serviced by mass-transit subways under a transport blueprint being developed by senior state and federal government bureaucrats.

Powerful new legislation underpinning a proposed metro network costing $13 billion will enable transport and planning officials to reshape the inner suburbs of Sydney, paving the way for apartment towers as high as 15 storeys as well as large-scale retail and office blocks.

To justify the multibillion-dollar investment, tens of thousands more people would have to live and work within walking distance of the proposed Parramatta Road metro stations, according to planning officials behind the overhaul
."

Rappelons qu'aujourd'hui, 72% des Australiens vivent dans une maison individuelle.

Sunday, February 22, 2009

CO2 : TOTAL = LA SUISSE


Chaque année le groupe pétrolier Total émet 54,8 millions de tonnes de CO2 du fait, notamment, de son activité de raffinage.
C'est exactement le même taux que celui de la Suisse !

PS : Plus grave que prévu.

"Le niveau des émission de CO 2 dans l'atmosphère est plus élevé que ne le prévoyait les scénarios les plus pessimistes des experts du climat, a mis en garde l'un d'eux, samedi 15 février de la réunion annuelle de l'Association américaine pour l'avancement des sciences à Chicago." (...) "Les émissions de CO ont augmenté de + 3,5% par an depuis 2000, contre à,9 % dans les années 90." (dépêche AP - 16/02/09)

PS 2 : Et maintenant, on fait quoi ?

Et pour aller plus loin sur ce sujet, jetez vous sur "C'est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde" de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean. Une lecture salutaire, en ces temps où l'on essaie de nous faire croire que la grande priorité est de sauver des constructeurs automobiles qui depuis vingt ans n'ont pas bougé et rien compris, et qui aujourd'hui demandent des milliards pour réparer leur aveuglement.


Présentation de l'éditeur "Au rythme de l’océan, dont le niveau s’élève insensiblement de quelques millimètres par an, énergie et changement climatique s’insinuent doucement dans les discours. En petits cercles pour l’heure, industriels, économistes, politiques, débattent de plus en plus des risques encourus, et des mesures à prendre pour les éviter ou les atténuer. Ici et là émergent des propositions nouvelles : abandonner les outils économiques obsolètes, en finir avec l’obsession du court terme en matière financière et politique, réaménager radicalement le territoire, les transports et le travail. Mais la fin annoncée du pétrole bon marché sera surtout celle d’une façon – dépassée – de voir l’avenir des hommes. Pour les prochaines décennies, tout reste à inventer, et tout va se jouer dans les années qui viennent. Un plaidoyer alarmiste, mais ô combien réaliste et enthousiaste, pour que nous prenions enfin le problème à bras-le-corps !"

PS 3 : Rappel des faits

Et juste pour se remettre les idées en place, vous trouverez ci-dessous un extrait de l'excellent interview accordé par Jean-Marc Jancovici, climatologue et économiste au Nouvel Observateur en 2006. Tout reste d'actualité ... mais depuis, rien n'a été fait.

N. O. - Selon vous, nous sommes « drogués » au pétrole et nous devons d'urgence nous désintoxiquer.

Jean-Marc Jancovici. - Cette cure de désintoxication est notre seule planche de salut. Une diminution drastique de notre consommation d'énergies fossiles, pétrole mais aussi charbon et gaz, est vitale pour la survie de la planète. Les combustibles fossiles représentent aujourd'hui 80% de l'énergie mondiale. Si la consommation de ces énergies continue à croître dans le monde de 2% par an, comme elle le fait en moyenne depuis 1970, les émissions de CO2 seront telles que la température planétaire aura grimpé de 5 degrés au moins en 2100, et de 10 à 20 degrés en 2200 !

N. O. - Vous avancez aussi un autre argument qui n'a rien à voir avec la sauvegarde de l'environnement.

J.-M. Jancovici. - En effet. Imaginons que la question climatique n'existe pas. L'humanité devra de toute façon consommer moins d'énergies fossiles avant la fin du xxie siècle. Contrairement à ce que nous croyons souvent, le stock disponible n'est pas extensible à l'infini et il faut à la planète des millions d'années pour faire du pétrole ou du charbon. Ce sont les opérateurs pétroliers eux-mêmes - souvent plus conscients du problème que les politiques ou les médias - qui le disent. Selon Shell, la production pétrolière commencera à décliner vers 2025. Total parle lui de 2020.

N. O. - C'est donc l'affaire d'une génération ?

J.-M. Jancovici. - La seule question est maintenant de savoir si nous allons subir cette « fin du pétrole » ou l'anticiper. La même question se pose pour le climat. Au cours du siècle dernier, la température planétaire moyenne a gagné un demi-degré et le gaz carbonique a augmenté de 30% dans l'atmosphère. Qu'on le veuille ou non, l'évolution climatique des vingt prochaines années est déjà scellée. Car la durée de vie du CO2 que nous injectons dans
l'atmosphère est très longue. Et même si l'on cessait brusquement demain matin nos émissions, il faudra attendre plusieurs milliers d'années avant que l'atmosphère redevienne ce qu'elle était avant le début de la révolution industrielle.
La perturbation que nous avons mise en route est irréversible à l'échelle de la vie humaine. Le changement climatique n'est pas une « pollution » que l'on pourra traiter quand la nuisance deviendra insupportable.
Nous sommes donc face à un choix majeur : décider si nos enfants vivront avec un climat différent du nôtre, mais gérable, ou si nous allons leur léguer une planète considérablement moins hospitalière. L'alternative est toujours la même : subir ou anticiper.


Interview in extenso, .

Saturday, February 21, 2009

SHODOW CITIES / SQUATTER CITY


Pour faire suite à mon précédent post, je ne peux que vous encourager à lire un petit bouquin pas forcément récent mais que j'ai découvert cette semaine "Shadow Cities" de Robert Neuwirth. Cela permet de remettre les idées au clair sur l'avenir des villes dans le monde et de sortir des visions sans envergures traditionnellement entendues dans le milieu architectural européen.

Voilà comment son éditeur le présente : "In this superbly probing book, investigative reporter Neuwirth relates the struggles and successes of some of the world's most resourceful poor people, among the one billion urban squatters in countries like Brazil, India, Kenya and Turkey. Having lived alongside them in these four countries and thus gained firsthand knowledge of their daily lives, Neuwirth is able to dismantle many common preconceptions about the so-called slums in which they live. The vast, bustling favela of Rocinha in Rio de Janeiro, for example, has distinct neighborhoods, apartments for rent, dance parties in the street and local entrepreneurs, as well as drug lords and gangs. In Nairobi's Kibera, many squatters have white-collar jobs, yet lack the income to rent more than a simple mud hut. Clarifying local legal considerations and housing policy city by city, Neuwirth closely attends to the characters, historical particularities and human potential of the squatter communities he encounters."

Pour poursuivre ses réflexions, Neuwirth tient un blog Squatter City qui permet, lui aussi, de regarder notre devenir urbain d'une façon moins occidentale et opulente. Salutaire.

A retenir aussi des travaux de Neuwirth, la très féconde notion, selon moi, de “The 21ist Century Medieval City”. Et si c'était cela notre avenir ? Tentative de début de réponse .

Tuesday, February 17, 2009

VERTICAL FAVELA

Ces images ont été réalisées par Léopold Lambert, architecte et bloggeur prolixe et talentueux avec son site de boîteaoutils. C'était sa proposition pour le concours eVolo sur les grattes-ciel du futur (voir ).

Je trouve ces images fantastiques et formidablement porteuses d'autres d'imaginaires urbains que ce que l'on essaie de nous fourguer un peu partout (genre, ).

Mais ces images prennent encore plus de sens et de force avec les explications de Léopold Lambert sur son projet. Elles sont à lire ci-dessous.

"During XIIth century, rich merchant families from San Gimignano were exhibiting their wealth by building towers which were visible by any of the town’s inhabitant. From middle age Tuscanny to recent Emirates, by XIVth century Flanders and current United States, skyscrapers stay a symbol of captalist power.

Dubai is the new Babylon and represents a benchmark for emerging countries such as China and India. Developpers’ projects grow in every cities of these countries, in order to provide for the middle and upper social classes, a confortable and secure world inside quoting Robert Silverberg’s 1971 novel. The dream of a socialy unified autarkic world, we can observe with gated communities, could become even more extreme thanks to towers in these countries which own huge social discrepancies.

Infact, rural depopulation and demography growth already brought one billion human being to live in slums and the estimated figure for 2030 is reaching the amount of two billions. This kind of unsanitary districts has been well known through history. Charles Dickens, Emile Zola or Max Gorky describe in their novels these western shanty towns developped by XIXth century’s industrial revolution. However, nowadays’ world situation implies much many people and we can now oberve a poverty globalization in new South American, African and Asian.

This new amount of slums’ population reaches inexorably to an increase of density and, therefore, to vertical constructions. We can thus imagine an aggregate of habitations, one upon another, developping an unstable vertical favela. When developpers promote highest levels as the climax of ivory towers, the vertical favela, being technicly limitated in its circulation, brings more value to the ground as a connexion with the world.

In conclusion, Robert Silverberg and James Graham Ballard were too naive for imagining high rises where every social classes would live. Capitalism, rather than placing the poors as the system’s basis, prefers to see growing autarkic vertical favelas from Rio de Janeiro to Nairobi, from Gaza to Mumbai. Result is an ambiguous beauty, both fascinating and terrifying.
"

Cela fait du bien d'entendre une voix juste un peu dissonante sur notre futur qui - il faut malheureusement le craindre - ne sera pas forcément tout rose dans de nombreuses zones de la planète.

Friday, February 13, 2009

VERS UNE VERITABLE RÉVOLUTION URBAINE AUX ETATS-UNIS ?


La crise actuelle et ses conséquences a plus ou moins long terme, vont-elle remettre en cause les fondements de l'urbanisation tels qu'ils se sont développés depuis le début du XX° siècle, et qui jusque là n'ont pas beaucoup évolué ?

C'est une question à laquelle, au sein de Transit-City, on essaie de répondre en analysant les nouvelles dynamiques urbaines, et c'est ce qui nous a conduit, entre autres, à organiser le 6 mars prochain un Atelier sur le thème des shrinking cities.

C'est aussi une question à laquelle tente de répondre le toujours très stimulant urban theorist Richard Florida dans un long et passionnant papier titré "How the Crash Will Reshape America" publié par The Atlantic et dans lequel il revient longuement sur ces villes qui rétrécissent. Mais il aborde la question de façon beaucoup plus large en faisant un bilan des dynamiques urbaines du siècle passé et en décrivant quels seront les moteurs de la croissance des cités dans les décennies à venir.

Voilà comment est posée la question : "The crash of 2008 continues to reverberate loudly nationwide—destroying jobs, bankrupting businesses, and displacing homeowners. But already, it has damaged some places much more severely than others. On the other side of the crisis, America’s economic landscape will look very different than it does today. What fate will the coming years hold for New York, Charlotte, Detroit, Las Vegas? Will the suburbs be ineffably changed? Which cities and regions can come back strong? And which will never come back at all ?"

Un large extrait
"Every phase or epoch of capitalism has its own distinct geography, or what economic geographers call the “spatial fix” for the era. The physical character of the economy—the way land is used, the location of homes and businesses, the physical infrastructure that ties everything together—shapes consumption, production, and innovation. As the economy grows and evolves, so too must the landscape.

To a surprising degree, the causes of this crash are geographic in nature, and they point out a whole system of economic organization and growth that has reached its limit. Positioning the economy to grow strongly in the coming decades will require not just fiscal stimulus or industrial reform; it will require a new kind of geography as well, a new spatial fix for the next chapter of American economic history.

Suburbanization was the spatial fix for the industrial age— the geographic expression of mass production and the early credit economy. Henry Ford’s automobiles had been rolling off assembly lines since 1913, but “Fordism,” the combination of mass production and mass consumption to create national prosperity, didn’t emerge as a full-blown economic and social model until the 1930s and the advent of Roosevelt’s New Deal programs.

Before the Great Depression, only a minority of Americans owned a home. But in the 1930s and ’40s, government policies brought about longer-term mortgages, which lowered payments and enabled more people to buy a house. Fannie Mae was created to purchase those mortgages and lubricate the system. And of course the tax deduction on mortgage-interest payments (which had existed since 1913, when the federal income-tax system was created) privileged house purchases over other types of spending. Between 1940 and 1960, the homeownership rate rose from 44 percent to 62 percent.
Demand for houses was symbiotic with demand for cars, and both were helped along by federal highway construction, among other infrastructure projects that subsidized a new suburban lifestyle and in turn fueled demand for all manner of household goods. More recently, innovations in finance like adjustable-rate mortgages and securitized subprime loans expanded homeownership further and kept demand high. By 2004, a record 69.2 percent of American families owned their home.
For the generation that grew up during the Depression and was inclined to pinch pennies, policies that encouraged freer spending were sensible enough—they allowed the economy to grow faster. But as younger generations, weaned on credit, followed, and credit availability increased, the system got out of hand. Housing, meanwhile, became an ever-more-central part of the American Dream: for many people, as the recent housing bubble grew, owning a home came to represent not just an end in itself, but a means to financial independence.

On one level, the crisis has demonstrated what everyone has known for a long time: Americans have been living beyond their means, using illusory housing wealth and huge slugs of foreign capital to consume far more than we’ve produced. The crash surely signals the end to that; the adjustment, while painful, is necessary.

But another crucial aspect of the crisis has been largely overlooked, and it might ultimately prove more important. Because America’s tendency to overconsume and under-save has been intimately intertwined with our postwar spatial fix—that is, with housing and suburbanization—the shape of the economy has been badly distorted, from where people live, to where investment flows, to what’s produced. Unless we make fundamental policy changes to eliminate these distortions, the economy is likely to face worsening handicaps in the years ahead.

Suburbanization—and the sprawling growth it propelled—made sense for a time. The cities of the early and mid-20th century were dirty, sooty, smelly, and crowded, and commuting from the first, close-in suburbs was fast and easy. And as manufacturing became more technologically stable and product lines matured during the postwar boom, suburban growth dovetailed nicely with the pattern of industrial growth. Businesses began opening new plants in green-field locations that featured cheaper land and labor; management saw no reason to continue making now-standardized products in the expensive urban locations where they’d first been developed and sold. Work was outsourced to then-new suburbs and the emerging areas of the Sun Belt, whose connections to bigger cities by the highway system afforded rapid, low-cost distribution. This process brought the Sun Belt economies (which had lagged since the Civil War) into modern times, and sustained a long boom for the United States as a whole.

But that was then; the economy is different now. It no longer revolves around simply making and moving things. Instead, it depends on generating and transporting ideas. The places that thrive today are those with the highest velocity of ideas, the highest density of talented and creative people, the highest rate of metabolism. Velocity and density are not words that many people use when describing the suburbs. The economy is driven by key urban areas; a different geography is required."

Bref, vous avez compris, le papier de Richard Florida est passionnant. Lisez-le in extenso, vous en sortirez plus intelligent. Si, si, je vous l'assure !

Thursday, February 12, 2009

JUST FEW ECOLOGICAL SKYSCRAPERS FOR TOMORROW

Juste quelques images de trois projets issus du concours Skyscrapers Competition organisé par la revue d'archi new-yorkaise eVolo.

Question : quand va - enfin - être construite la première tour-jardin ou la première tour-ferme ? Cela fait une dizaine d'années que régulièrement sont lancés des projets, des concepts et qu'apparaissent de belles images, mais toujours rien ...
Et on peut douter que la crise ne fasse beaucoup bouger les choses, malheureusement.

Alors faute de mieux, on se réfugie dans la fiction, en oubliant que ce type de projets préfigure pourtant les réponses aux défis de l'écologie urbaine de demain, en associant densité et nature. Voir, entre autres, .

Tuesday, February 10, 2009

FIRE AND SMOG IN BEIJING

Moins mortel et grave que les feux en Australie, mais quand même très impressionnant, cet incendie qui a entraîné la destruction d'une partie du complexe CCTV conçu par Rem Koolhaas. Ce sont les premières images d'un incendie de gratte-ciel chinois que je vois.

Plus de voitures vendues en Chine qu'aux Etats-Unis en janvier

Sinon, sur Beijing voir aussi les nouvelles mesures prises par le gouvernement pour limiter le trafic automobile afin de lutter contre la pollution. En gros, les mesures prises avant les JO viennent d'être réinstallées. Cela fait à peine dix ans que les Chinois ont découvert la voiture individuelle, mais ils en subissent déjà les contraintes.

C'est peut-être bon signe pour le futur, même si d'autres signes vont pas forcément dans le sens d'une limitation de la voiture individuelle dans le reste du pays. "La Chine a adopté un plan de relance pour son secteur automobile, le troisième au monde, touché par la crise économique, avec notamment une réduction des taxes à l'achat et un soutien à la production de voitures "propres", ont rapporté, jeudi 15 janvier, les médias officiels. A partir du 20 janvier, la taxe à l'achat de véhicules propres baissera ainsi de 10 % à 5 %, rapporte le China Daily. Mais le gouvernement a également souligné sa volonté de soutenir le développement des véhicules utilisant les nouvelles technologies et à faibles émissions." (in la Chronique Asie du Monde)

Limitation à Beijing, mais dans le même temps, "la Chine affirme être devenue le premier constructeur automobile mondial". "La Chine est devenue en janvier 2009 le premier marché automobile mondial devant les Etats-Unis. C'est ce qu'indiquent, mardi 10 janvier, les médias chinois. La télévision chinoise CCTV a annoncé que la Chine avait produit 659 000 automobiles et en avait vendu 735 000 en janvier, citant Dong Yang, directeur adjoint de l'Association des constructeurs chinois." Dans le même temps il s'en est vendu 656 976 aux Etats-Unis.

Comme un changement d'époque ...


PS / Sur l'urbanisme chinois de façon plus large, voir l'initiative du New Museum de New-York intitulée Urban China: Informal Cities, montée en partenariat avec le magazine Urban China.

Sunday, February 08, 2009

LES IMAGES DES CRISES A VENIR






Ces dessins de Nathan Abels semblent être les planches anatomiques des photos d'Alex Mac Lean (voir ci-dessous) et font encore mieux ressortir le squelette et la chaire de cet urbanisme qui fait encore rêver dans de nombreux pays et qui pourtant, on le sait, est largement condamné à plus ou moins long terme. (voir Quand tout un modèle s'écroule ...)

Ces maisons sont aussi une des causes de la crise actuelle, beaucoup ayant été achetées via le système des subprimes ou des crédits dits Alt-A destinés aux classes moyennes (alors que les subprimes visés les pauvres), mais qui risquent de se révéler eux aussi terriblement toxiques vers 2011 pour les banques et les établissements de crédits, et donc, par ricochet, pour l'ensemble de l'économie. On a, avec ces images apparemment banales, l'illustration des bombes à retardement des finances et de l'urbanisme de demain. Sur le plan financier, car ces crédits sont pour beaucoup non-solvables avec la crise, et donc complètement déstabilisant pour tout le système bancaire. Sur le plan urbain, car ce type de lotissement est terriblement consommateur d'espace et d'énergies, et donc totalement à contre-sens du développement qui devrait se mettre en place rapidement si on veut éviter une crise écologique qui pourrait faire passer notre crise économique actuelle pour une aimable plaisanterie.




Saturday, February 07, 2009

SUBURBS PAINTING









L'urbanisation américaine - ou tout du moins une forme encore très majoritaire - brillamment peinte par la talentueuse Sarah Mac Kenzie.


Et pour aller plus loin sur cette forme d'urbanisation aujourd'hui fortement contestée et fragilisée à long terme par l'augmentation des prix du pétrole, voir le tout nouveau “Retrofitting Suburbia: Urban Design Solutions for Redesigning Suburbs" de Ellen Dunham-Jones et June Williamson.