Monday, February 28, 2011

Sunday, February 27, 2011

SANDHOGS / LIFE AND UNDERGROUND MOBILITY


Ce sont des anonymes. Quand ils travaillent personne ne les voit. Et pourtant sans eux l'organisation urbaine et la mobilité de nombreuses villes seraient totalement différentes.

A New-York, on les appelle les sandhogs, et c'est à eux que Gina Levay a consacré un superbe travail (voir )

Voilà comment Life presentait son travail : "The project LeVay photographed, called simply Water Tunnel #3 (Tunnel 1 was complete in 1917; Tunnel 2 in 1936), was first envisioned in 1954, but not begun until 1970. At $6 billion, and counting, it's the largest capital construction project in the city's history, and among the most ambitious engineering projects ever, anywhere. The 60-mile tunnel is slated for completion in 2020."

Évidement devant ces images, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au petit chef d'oeuvre de Colum McCann, "This Side of Brightness ", dont je vous avais déjà parlé dans "Quand New-York noie ses métros"

Voilà ce qu'en disait le critique Gérard Meudal lors de sa sortie : "Quand on pense à New York, la première image qui vient à l'esprit ce sont les gratte-ciel de Manhattan, tous ces prodiges d'architecture lancés à la conquête du ciel. Colum McCann choisit à l'inverse d'explorer les sous-sols de la ville, aussi impressionnants que sa surface. C'est un monde souterrain, couloirs de métro, tunnels obscurs où se cache toute une population de laissés pour compte, les oubliés de la cité prospère. Un monde qui a ses lois, ses lâches et ses héros.
Colum McCann, dans une intrigue subtilement nouée, rapproche ces déshérités des terrassiers qui au début du siècle ont travaillé au percement des galeries du métro, des émigrés italiens, polonais, irlandais ou des Noirs tel Nathan Walker venu de sa Georgie natale. En reliant le destin de ces esclaves de la nuit à celui des sans abris d'aujourd'hui comme ce Treefog qu'un secret honteux oblige à vivre en marge de la société, le romancier new-yorkais, né à Dublin en 1965, brosse un portrait hallucinant de l'envers du monde contemporain.
"

Friday, February 25, 2011

VIETNAM / LIGHT AND RED MOBILITY


C'est une certaine vision de la rue vietnamienne en train de doucement disparaître. C'est signé d'un Evan Hecox.

C'est en quelque sorte la version poétique de cela.

Thursday, February 24, 2011

SHIPBREAKERS


Il y a deux façons de regarder ce que les anglo-saxons appellent un ship breaking yard.

Soit on regarde les bateaux, et c'est ce qu'a fait avec un certain talent Jana Asenbrennerova dans sa série Shipbreakers of Chittagong, dont la photo ci-dessus est extraite.

Soit on regarde les hommes, et c'est ce qu'a fait avec une vraie humanité Saiful Huq Omi.


Ces photos sont tirées du très beau Breaking Ships, Broken Man, qui est à la fois dans le traitement, dans la démarche et dans le fond (construction vs destruction), l'exact opposé de The Brooklyn Navy Yard

Sur ce thème, voir aussi Épaves.

Wednesday, February 23, 2011

STREET LEVELS ... TOMORROW ... SOMEWHERE ...


Si demain la rue asiatique, avec ses multiples niveaux de circulations, doit devenir un modèle pour les mégalopoles ultra denses du futur (voir , , mais aussi ), à quoi pourrait ressembler la mobilité dans ces villes en 2050 ?

Quelques images pour réfléchir, rêver et/ou se faire peur (sources et ).


Et si vous aimez le très sombre, mais aussi le très mystérieux, voir le trailer de The 3rd letter (images ci-dessous), vision urbaine mixant Brazil et 1984. (merci Léopold !)

Tuesday, February 22, 2011

LAGOS TRANSIT


Ces quelques images de Lagos signées Julian Roeder juste pour se rappeler à quoi peut ressembler la mobilité dans une des mégapoles les plus inégalitaires au monde.

"The city infrastructure is overloaded, but Lagos seems to be full of engineers. Everyone builds, tinkers, welds, and everyone finds their own solutions. That is what makes it all confusing.
The moments of order you do encounter have for the most part been introduced by the new governor, Babatunde Fashola. He is a lawyer and was born in the city, and now he even has his own fan club. He puts in bus lanes where previously there was not even mass transit and installs streetlights powered by solar cells. He has slums cleared that spill out into the roads and resettles the people in barracks; then the area is landscaped and toilets are installed. He has bridges built over markets that obstruct traffic because the sellers and buyers are everywhere.
A special police unit, the K.A.I. (Kick Against Indiscipline), makes sure that people also use the bridges.
"

Voir sur cette ville L.A in Africa ?, Lagos offshore living, mais aussi .


Sans oublier, Et si notre avenir urbain s'inventait en Afrique ?

Sunday, February 20, 2011

THE BROOKLYN NAVY YARD ... AND OTHER SHIPYARD


" New York City's largest and oldest industrial facility, the historic Brooklyn Navy Yard occupies 250-acres on the East River between the Williamsburg and Manhattan Bridges, and is presently one of New York City's major industrial sites.

One of the last remnants of Brooklyn's industrial supremacy, the Yard has experienced tremendous change: functioning from the age of wind to that of diesel. As a cradle of naval evolution, the Yard has had to reinvent itself constantly, and this is made evident by the presence of buildings and structures spanning from the 1830s to the 1950s.

The Navy Yard was shut down in 1966 and reopened again in 1971 when the City of New York bought it with the intention of redevelopment. Great ships are still repaired there, and the Yard, now an industrial park with a variety of manufacturers and light industries, functions as a refuge from a city that has mostly forgotten that a mixed economy is a key to its survival
."
Voilà en quelques lignes comment l'éditeur du superbe The Brooklyn Navy Yard signé John Bartelstone, présente l'évolution de cette zone portuaire qui fut longtemps le plus grand chantier naval de New-York (histoire très complète, )

Le photographe, spécialisé dans l'architecture, nous propose un tel traitement du lieu, et notamment de ses bassins de construction, qu'on ne sait pas s'il s'agit d'un chantier à l'abandon ou encore vivant. Le résultat, en tout cas, est bluffant de puissance.


Et pour les amoureux de ces zones industrielles un peu particulières qu'ont toujours été les chantiers navals (catégorie dont je fais parti, je l'avoue), je ne peux que les inciter à regarder "Tales from the Shipyard", superbe travail conduit par the BFI National Archive sur la vie des chantiers britanniques au XX° siècle.

L'image ci-dessous est extraite d'un des documentaires proposés. On y retrouve presque l'esprit du Leviathan (Plus )

Thursday, February 17, 2011

NIKE 1976 ... AND 35 YEARS LATER IN THE WORLD


Ci-dessus l'une des premières publicité de Nike en 1976 en faveur du jogging qui était une pratique tout juste naissante à l'époque.

La signature "Man vs Machine" très simple et très forte, comme toujours chez l'équipementier américain, montrait combien courir était presque un acte de résistance face à l'invasion automobile.

Plus de trente ans plus tard, vous trouverez ci-dessous des photos que j'ai prise un peu partout à travers le monde ces dernières années. Elles montrent une radicale inversion des codes de la mobilité. La performance n'est plus associée à la voiture mais à la basket (voir ce sujet Qui va vite ?).


Ce basculement était annoncé depuis 2005 avec un jeu comme Gran Turismo 4 dans lequel les gamers pouvaient conduire la Nike One, concept car virtuel 100% écolo. (Toutes les explications sur cette voiture )

Tuesday, February 15, 2011

CARS : AN OTHER POINT OF VIEW

Le titre du post aurait pu être : vers des voitures molles et poilues ?

C'est signé Margarita Cabrera et cela force juste à regarder l'objet auto un peu autrement.

J'avais découvert son travail lors de l'expo Car Culture organisée par le SMoCA. Et depuis ses oeuvres me trottent dans la tête comme une petite musique dissonante sur le design automobile.

C'est évidement dans la façon de penser la voiture, l'exact opposé de cela ou cela.

Friday, February 11, 2011

SLOW TRAIN


Quand parfois certaines images vous incitent à repenser le train sous un autre angle que celui de la vitesse, et que cela peut renvoyer à ce genre de visions ci.

Les photos sont signées, Terry Evans.