Wednesday, September 28, 2011

ET SI C'ÉTAIT EN CORÉE QUE S'INVENTAIT UNE PARTIE DE NOTRE AVENIR URBAIN ET MOBILE ?


Et si on essayait de sortir de nos clichés pour mieux appréhender ce qui se passe en Corée du Sud ?

Et si on tentait de comprendre ce qui se cache derrière le succès de marques comme Samsung, Kia, LG, Hyundai ?

Et si c'était en Corée du Sud que s'inventait une partie de notre monde urbain dense et connecté ?

Et si entre la Chine et le Japon émergeait une nouvelle puissance créative ?

Bref, et si c'était "là-bas" que s'inventait la nouvelle modernité asiatique - et donc mondiale - du XXIe siècle ?


Début de réponse lors du prochain Atelier Transit-City du vendredi 4 novembre. Toutes les explications .

Monday, September 26, 2011

MEGASTRUCTURES

Entre images d'un passé récent (la navette) et celles d'un avenir très hypothétique, celui du film "Outland" - voir et .

Friday, September 23, 2011

SEX TRAFFIC

Last year 200,000 girls were tricked into the sex trade.

That's Southeast Asia alone. And with more girls being lured in every year by the promises of a better life, the sex trade continues to grow dramatically.


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Thursday, September 22, 2011

QUAND UNE GROSSE ENVIE DE DÉCROCHER

Quand certains jours on a envie de tout laisser tomber pour un lieu qui pourrait ressembler à cela. Pour la cabane, c'est . Pour la voile, c'est .

Tuesday, September 20, 2011

Monday, September 19, 2011

MOBILITY BY YAMASAKI KO-JI

Sur sa page flickr, il se présente comme "an alcoholic photographer". Son nom est Yamasaki Ko-Ji. Et c'est un artiste exceptionnel.

On est pas très loin de cela.

Sunday, September 18, 2011

ANATOMY OF A VERY SAFE WORLD

Ces planches sont extraites d'une brochure distribuée au début des années 70 aux visiteur de la centrale nucléaire de Big Rock Point, dans le Michigan. C'était le temps des belles illusions.

Et pour ceux qui veulent continuer à rêver sur la magie de l'atome et du progrès, je vous propose ces beaux éclatés d'un monde sans accident, ni imprévu. (source Nuclear Reactor Wall Charts).

Saturday, September 17, 2011

RIEN DE PRÉVU EN CAS D'ACCIDENT GRAVE

Voici in extenso un article paru dans Le Monde d'avant hier sous le titre "La France saurait-elle faire face à une catastrophe nucléaire ?". C'est juste la suite logique de "Et si les nucléocrates jouaient enfin aux jeux vidéo ?"
"Même s'il a rapidement été maîtrisé, l'accident de la centrale de Marcoule n'a pas manqué de rouvrir le débat sur la gestion d'un accident nucléaire grave en France. Cette fois, les conséquences sont restées confinées au périmètre le plus réduit : celui de ce centre de traitement de déchets nucléaires du Gard où l'explosion d'un four a fait un mort et quatre blessés.

Mais que se serait-il passé si l'accident de Marcoule avait entraîné des fuites de particules radioactives, portées vers Avignon, à une trentaine de kilomètres, par le mistral qui soufflait ce jour-là ?

Plus généralement, maintenant que le drame de Fukushima a laissé entendre que l'impensable était possible, la question se pose : comment une telle catastrophe nucléaire serait-elle gérée en France ?

Selon Jean-Luc Godet, à la tête de la Direction des rayonnements ionisants et de la santé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), "l'accident de Tchernobyl a montré les limites d'une mentalité probabiliste", qui suppose que les probabilités statistiques d'un accident sont si faibles que nul n'ait besoin de s'en préoccuper.

DANS L'URGENCE

La catastrophe dans la centrale ukrainienne conduit donc les autorités à se pencher enfin sur une doctrine française à suivre en cas d'accident… trente ans après la construction du premier réacteur produisant de l'électricité nucléaire en France, à Marcoule justement. Les Plans particuliers d'intervention (PPI) font alors leur apparition, supervisés, autour de chaque site nucléaire, par les préfets, et encadrés désormais par un décret de 2005. Le principe : prévoir un confinement de la population, une éventuelle évacuation, et la prise de comprimés d'iode.

Ces PPI forment une base indispensable à l'intervention en phase d'urgence, mais encore limitée. Au Japon, des villages ont été évacués dans un rayon de cinquante kilomètres autour de la centrale de Fukushima. En France, ces plans couvrent une zone ne dépassant pas dix kilomètres, voire 500 mètres pour certaines installations, déplore Roland Desbordes, président de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité). Au-delà, rien n'est prévu pour les populations.
Ce n'est pas la seule limite. A Marcoule par exemple, la zone couverte par le PPIest répartie entre le préfet du Gard et celui du Vaucluse, avec les risques que cela soulève en termes d'ordres contradictoires.

DES PLANS OPÉRATIONNELS ?

Mais surtout, des doutes existent sur l'application des PPI et leur capacité à parer à toute éventualité. Concernant la première mesure, le confinement : "Lors de l'accident d'AZF à Toulouse, le préfet a ordonné de s'enfermer chez soi. Mais dans certaines maisons, les fenêtres avaient éclaté. Et dans les zones rurales, si on coupe la ventilation d'un élevage en batterie, tous les animaux meurent", explique Raymond Sené, physicien nucléaire membre du GSIEN (Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire).

Les PPI prévoient également la mise à disposition de comprimés d'iode – qui  permettent uniquement de se protéger d'une contamination à l'iode radioactive, à l'origine de cancers de la thyroïde. Mais l'épisode de Marcoule a démontré les dysfontionnements du dispositif  : "c'est un fiasco", affirme Alexandre Pissas, président de la CLI (Comité local d'information) de ce site. "Toutes les communes concernées n'ont pas été chercher leurs boîtes, certains habitants non plus, et des stocks entiers d'iode sont périmés dans les pharmacies…" De plus, selon Roland Desbordes, "il est désormais interdit de se procurer de l'iode au-delà de la zone très limitée du PPI."

Reste la question sensible de l'évacuation. Dans les PPI, un accident aussi important que celui de Fukushima n'est clairement pas envisagé. Car denombreuses centrales sont installées à proximité de grands foyers de population – la centrale de Bugey est à 35 kilomètres de Lyon, celle de Nogent-sur-Seine à une centaine de kilomètres de la région parisienne… Pour Yves Cochet, député EELV (Europe Ecologie-Les Verts), "s'il y a un accident grave dans la centrale de Nogent, que les vents soufflent vers l'Ouest, que les nappes phréatiques et la Seine sont contaminées, ce sont potentiellement 12 millions de Franciliens qui sont touchés. Or, rien n'est prévu pour faire face à cette éventualité, et de toute façon, il est totalement impossible d'évacuer rapidement Paris et sa banlieue."

PLAN "PLUTÔT CONFIDENTIEL"

Selon Yves Cochet, après la phase d'urgence, l'armée a toutefois élaboré un plan "plutôt confidentiel", où il est notamment prévu, si aucune évacuation rapide n'est possible, "de départager la population déjà trop contaminée pour être évacuée, et celle qui pourra partir. Une discrimination assez effrayante…" En tout cas, au-delà des premiers jours, aucun "document officiel" ne prévoit pour le moment la marche à suivre, assure Jean-Luc Godet.

Une enveloppe financière est par contre prévue pour faire face aux dommages nucléaires, à hauteur de 1,5 milliard d'euros, dont près de la moitié avancée par l'exploitant. Le montant est insuffisant, estime le président de la Criirad : "Il n'y a pas d'assurance pour le nucléaire. Et l'argent mis sur la table équivaut seulement au prix du sarcophage posé autour de la centrale de Tchernobyl."

"PENSER LA SUITE"

Pour faire face à ces lacunes, l'ASN est chargée, depuis 2005, de penser le moyen et le long terme. "A l'époque, on faisait des exercices où le préfet ordonnait la mise à l'abri des gens, puis c'était tout, il ne savait pas comment lever cet ordre… Il fallait logiquement penser la suite", explique Jean-Luc Godet. Depuis six ans, leCodirpa (Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle) mobilise donc environ 130 membres – associations, élus, CLI, agences sanitaires, experts européens en radioprotection, exploitants nucléaires, etc. – pour plancher sur ce problème complexe. Avec un tas de questions sensibles : comment nettoyer les maisons dans les zones urbaines contaminées ? Que faire des objets et déchets radioactifs ? Comment enfouir ou déplacer les sols superficiels contaminés ? Comment réhabiliter les terres devenues improductives pour l'agriculture ?

Une des premières avancées du Codirpa est de dessiner un zonage du territoire en cas d'accident : une première zone dite "d'éloignement" de quelques kilomètres ; une deuxième zone de "protection" où "il est plus avantageux de rester que de partir", selon M. Godet, et où la population vivrait dans des habitations nettoyées sans pouvoir consommer les produits de la terre ; puis une zone de "surveillance", sur une soixantaine de kilomètres à la ronde, où les produits alimentaires sont susceptibles de dépasser les niveaux maximum admissibles de radioactivité.

RIEN DE PRÉVU EN CAS D'ACCIDENT GRAVE

Mais pour l'instant, le Codirpa ne réfléchit pas encore à un scénario à la hauteur de Tchernobyl ou de Fukushima. Il se fonde sur les simulations de deux accidents, dont le plus grave occasionnerait des rejets radiocatifs pendant seulement vingt-quatre heures, alors qu'à Fukushima, six mois après la catastrophe, les fuites n'ont pas pu être maîtrisées !

L'examen d'un accident plus grave et complexe viendra dans un second temps, après la publication d'une première doctrine sur la gestion d'un accident modéré début 2012 et après avoir tiré les leçons de Fukushima, promet Jean-Luc Godet.

Autre faiblesse du Codirpa : malgré un effort de concertation avec les associations et les acteurs locaux, plusieurs voix se sont élevées contre une implication et unpouvoir encore insuffisants de la population. La Criirad, elle, a refusé de participerau comité de l'ASN. Notamment parce que le Codirpa accorderait "une place maîtresse à une association comme le CEPN [Centre d'étude sur l'évaluation de la protection dans le domaine nucléaire], composée d'Areva, d'EDF, du CEA et de l'IRSN, représentant en fait le lobby nucléaire". Plus grave, selon Roland Desbordes : "Sur le fond, le Codirpa construit son travail sur des programmes de recherche européens sur Tchernobyl – Ethos et Core – qui ont conclu, en gros, que la vie pouvait très bien s'organiser dans des zones contaminées, en minorant largement les problèmes de la radioactivité et de l'état de santé de la population. Il veut adapter ce modèle en France".
L'accompagnement iconographique est évidement purement de mon fait.

Friday, September 16, 2011

THE NEXT STREET ?

L'illustration est signée Bruce McCall, et elle est à mettre en regard avec mon précédent post Indian Street.
Cleared of all vehicular traffic, streets can now be sliced into seven lanes serving almost every purpose except driving:

A — TRAFFIC AGENT LANE. A personal walkway for those peripatetic squads of uniformed men and women sworn to wander the streets and catch the culprits who get the tickets that pay for the uniformed men and women.

B — SKATEBOARD/SCOOTER/SEGWAY LANE frees up sidewalk space for runaway taxicabs, double-parked U.P.S. and FedEx trucks, outdoor restaurant seating, etc.

C — BRIDLE LANE brings new hope to Manhattan’s imperiled equestrian industry.

D — RUNNER/JOGGER LANE will ease foot-traffic congestion in Central Park, Riverside Park and other open spaces. ($65 fine for running/jogging in the wrong direction.)

E — PROHIBITED LANE. A revenue-bonanza no man’s land with no purpose except to slap the unwary with a $95 fine.

F — BABY STROLLER LANE. Those clusters of gabbing pram-pushers can at last roam free without blocking pedestrians. (Unoccupied strollers subject to $65 fine.)*

G — BICYCLE LANE. As many as seven cyclists per hour are expected to exploit this lane.
Plus d'explications, .

C'est l'inverse de l'image ci-dessous.

INDIAN STREET

C'est signé Raghu Rai.

Et pour mieux comprendre ces deux photos, voir notamment .

Tuesday, September 13, 2011

ANTIDOTE

A tout ceux qui saturent des commémorations du 11 septembre, je voulais proposer cette élégante et réjouissante couverture du New-Yorker datée du 23 janvier 1995 et signée du toujours talentueux Bruce McCall.