Thursday, October 31, 2013

PROTECTEUR MAIS TERRIFIANT

Pour poursuivre ma courte réflexion sur l'ambivalence de certaines figures pour penser notre mobilité - le clown, la mouche, l'araignée ou la vague monstrueuse -, je voulais vous proposer ces deux magnifiques photos de l'Abeille Bourbon signées Philippe Plisson .

Ou quand les valeurs de protection et de sauvetage censées être portées par ce remorqueur ultra-puissant, se transforment dans la tempête en signes d'agressivité, de violence, voir d'épouvante.

Pour aller plus loin sur ce sujet, voir "autres formes marines" et "c'est quoi la forme d'un bateau demain ?" et son prolongement, .

Wednesday, October 30, 2013

Tuesday, October 29, 2013

ET SI L'ARAIGNÉE DEVENAIT UN MODÈLE ?

Pour prolonger les réflexions esquissées dans mon précédent post sur la mouche comme modèle de mobilité, je voulais vous proposer ci-dessus quelques images extraites d'un autre bon gros nanar américain du milieu des années 50, l'inénarrable "Tarantula" (le trailer, ). Le pitch est simple: une tarantule nourri dans un laboratoire "mega nutri-éléments" s'en échappe et terrorise toute une région en ne cessant pas de grossir. Bref du vu et revu sans beaucoup d'intérêt si ce n'est la place de ce film dans la grande saga des série B qui tentaient de présenter la menace communiste sous toutes les formes possibles et imaginables, y compris sous la forme de mega-insectes - voir dans le genre, l'incontournable "Them !" et ses fourmis géantes.

Depuis beaucoup de films ont joué sur cette veine des araignées tueuses (voir la liste ), et pas forcément des mauvais comme le "Starship Troopers" de Verhoeven. Tout cela pour dire qu'il semble difficile de faire plus répulsif que l'araignée dans l'imaginaire populaire et que sans être forcément arachnophobe, peu de gens sont en empathie vis à vis de cet animal.

Les choses peuvent elles changer ? J'en doute, mais il est intéressant de remarquer comme depuis quelques années l'araignée semble inspirer la création de nouveaux engins de mobilité.

L'un des exemples les plus récents de cette recherche est l'Hexapod lancé récemment par une bande de jeunes ingénieurs (voir leur vidéo Kikstarter, ) et qui prétend, ni plus ni moins, être une alternative à l'automobile. On est pas obligé d'y croire, mais on ne peut que constater que l'avenir de la mobilité motorisée ne passe plus forcément par la roue.

D'autres équipes orientent plutôt leurs recherches vers le secteur industriel ou sécuritaire, comme ceux de Mantisrobot, ci-dessous.

Mais sur ce terrain, comme sur beaucoup d'autres, ce sont les militaires qui seront certainement à la pointe de cette mutation, comme le laisse penser certaines de leurs plus récentes recherches ( et ) mais déjà visibles dans les jeux vidéo ou dans les illustrations d'un certain nombre de techno-fans versés dans la S-F - voir War Mobility - S, M, L, XL.

La question est maintenant de savoir si cette évolution va aussi toucher la façon de renforcer ou d'habiller le corps humain ? Certaines images ci-dessous peuvent le laissent penser. Les valeurs associées à Spider-Man évolueraient alors fortement. On passerait du super héros au cyborg doté d'un nouveau genre d'exo-squellette inspiré de l'araignée. Mais c'est déjà le sens de l'histoire - voir notamment "Quand le super-héro américain se japonise ..."

Monday, October 28, 2013

ET LA MOUCHE DEVINT UN MODÈLE

L'image ci-dessus est une des publicités annonçant l'Electronic Game Show qui aura lieu début novembre à Mexico.

Elle est à la fois d'assez mauvais goût mais en même temps assez jubilatoire par tous les imaginaires qu'elle convoque et qu'elle transgresse allègrement.

Elle est à la fois un clin d'oeil aux éternelles critiques lancées contre les jeux vidéo (incitation à la violence routière, ici), aux changements de rôles inédits que proposent les jeux vidéo (en l'espèce m'offrir l'expérience de conduire une voiture comme si j'étais une mouche ) mais aussi aux vieilles références d'un certaine culture cinématographique de série B, en l'occurrence "The Return of Fly" de 1959 (trailer, ). La mouche de l'EGS semble, en effet, très directement inspiré de ce petit film d'horreur.



Sauf que ce qui était censé susciter de l'effroi à la fin des années 50, peut aujourd'hui être vu de façon désirable.

On peut voir dans cette image d'une mouche au volant non plus une vision fantastique et angoissante, mais au contraire un véritable idéal de mobilité. C'est en tout cas ce que laisse préfigurer les recherches actuellement engagées par un certain nombre d'industriels militaires pour créer un casque donnant au pilote de chasse un regard dont les performance serait proche de ceux d'une mouche. Les mouches ont en effet une perception des mouvements exceptionnel (leur système visuel détecte prés de 300 flashs lumineux par seconde quand l'homme n'en détecte que 24) ce qui leur permet de réagir très vite au moindre mouvement. L'idée est de doter pilotes de cette même rapidité de réaction.

Un parallèle accentué par les nouvelles visières à bulbes qui semblent très directement inspirées du monde des insectes, mais aussi par les formes du casque qui avec leurs nouveaux capteurs semble mettre à nu le cerveau du pilote. (voir ).    

Entre antropomorphisme et zoomorphisme, on est avec ces nouveaux casques qu'au début de l'émergence d'un phénomène qui pourra que s'accentuer chez les militaires dans les années qui viennent  (voir ), et qui se renforcera dans la prochaine décennie, notamment si on en croit les illustration d'une techno pop culture qui fait du combattant du futur un mutant à la carapace de super-insecte  (voir les images ci-dessous)

On comprend mieux comment cette nouvelle culture ludo-techno-geek aboutit à l'affiche de l'EGS de Mexico. La mouche ne fait plus peur, elle devient un modèle. On est clairement entre "et si c'était les militaires qui inventaient la mobilité du futur ?" et "c'est quoi un corps humain demain ?"



On ne peut qu'être tenter de continuer le parallèle entre "The Return of Fly" et l'évolution des militaires quand on compare la poupée jouet tirée du film () avec l'équipement des troupes de choc et leur utilisation de micro-drones. Et ce phénomène d'imitation des insectes en général, et de la mouche en particulier, en matière de drones ne fait probablement que commencer quand on voit les images ci-dessous - voir .


Après Batman et le Joker (voir le précédent post, ), c'est cette culture des comics et de la série B qui nous permet une nouvelle fois de réfléchir un peu différemment aux évolution techniques et militaires d'aujourd'hui (voir , par exemple). On y revient très vite.

Friday, October 25, 2013

VERS UNE NOUVELLE APPROCHE DU DRONE ?

Dans le cadre de l'exposition "Air Right" montée par le Drone Research Lab, on peut découvrir un joyeux et très conceptuel Peace Drone censé pouvoir lutter contre la violence non pas tant grâce à sa bonne bouille hilare que par sa capacité à distribuer par les airs de l'oxycotin, un puissant analgésique anti-douleur utilisé par certains toxicos comme une drogue euphorisante.

En découvrant ce projet je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la parade imaginée par le Joker dans le Batman de Tim Burton, au cours de laquelle il espère pouvoir diffuser son fameux gaz vert, l'Hilarex, pour prendre le contrôle de Gotham City.

Ou quand une certaine pop culture permet d'aborder un peu autrement les nouvelles fonctions et les nouvelles formes possibles des drones et de leurs dérivés dans le futur. Pour rester dans le ludique, voir par exemple  pour les drones, et pour les ballons.

Thursday, October 24, 2013

LONDON RIOTING

Quand le détournement des codes a priori très aseptisés du train électrique ( et ) permet de s'interroger sur la banalisation des révoltes urbaines au XXI° siècles - voir  et .

Des images tirées de "About the Aftermath Dislocation Principe", le dernier travail du toujours très percutant James Cauty. D'autres facettes de son travail, .

Dans un état d'esprit proche, et avec les mêmes moyens issus du train électrique, voir "crimes, tromperies et architectures".