Tuesday, June 30, 2015

UNE AUTRE FAÇON DE PENSER LE TRAIN

Quand l'attente du train n'est pas présentée comme un moment perdu, mais comme une pause pour décrocher...

C'est à l'opposé de cela.

C'est aussi une autre face du fascinant et très riche monde ferroviaire japonais - voir "Les nouveaux imaginaires des trains japonais"

Thursday, June 25, 2015

ET SI LA JEEP LUNAIRE FAISAIT - ENFIN - SON GRAND RETOUR ?

La jeep lunaire - ou Lunar Roving Vehicle - conçue et développée par Boeing à la fin des années 60 pour permettre aux astronautes américains de circuler sur la Lune, est probablement l'une des voitures les plus intelligente jamais conçue

Légère, pliable - -, facilement évolutive, ultra-connectée, dotée d'un moteur électrique, elle est l'incarnation même de la voiture techno-écolo de demain. 

Le problème est que cette voiture a disparu des imaginaires et ne fait absolument plus référence.

Et c'est pour cela que l'on ne peut que se réjouir de la voir réapparaitre, quarante ans plus tard, dans un jeu vidéo aussi jubilatoire que Gran Turismo 6  - voir les explications,

Cette présence assez inattendue va peut-être permettre de la faire découvrir ou redécouvrir à un certain nombre de personnes et la remettre au gout du jour.

Ca serait d'autant plus mérité, qu'elle est en phase avec un certain nombre de nouveaux imaginaires automobiles.

Elle est le rickshaw connecté et malin face aux grasses Mercedes - voir "Voiture connectée : quelle innovation ?"

Elle est le mariage rêvé de la Méharie de Citroën avec le iPhone.

Bref, elle est la voiture idéale d'un monde économe et intelligent - voir "La jeep lunaire comme modèle de la voiture frugale du futur ?

Sur les nouveaux modèles de la voiture frugale, voir "On regarde où ?" et "Et si c'était les forces spéciales qui réinventaient la voiture frugale ?"

Cet article s'inscrit, aussi, dans la lignée de la série "Peut-on penser la voiture sans le jeu vidéo ?" - voir  et .

Et sur le retour des imaginaires spatiaux des années 70, voir "Apollo is back".


Wednesday, June 24, 2015

ET SI MAINTENANT TOUT DEVAIT ÊTRE HYBRIDE ?

L'engin ci-dessus est un Sikorsky S-97 Raider. Ce n'est plus vraiment un hélicoptère, mais pas encore totalement un avion.

L'engin ci-dessus est un Bell V-280 Valor. Ce n'est plus vraiment un avion, mais pas encore totalement un hélicoptère.

L'engin ci-dessus n'est ni une moto, ni un hélicoptère. C'est juste un nouveau genre d'engins que rêve d'adopter l'US Army - lire "L'armée américaine veut s'équiper de motos volantes".

Si je vous montre ces trois projets, ce n'est pas pour vous parler de ces trois programmes en phase de développement au profit de l'armée américaine.

Si je vous montre ces trois projets, c'est qu'ils me semblent juste refléter une mutation forte et significative de l'évolution des moyens de transports dans les décennies à venir.

Une mutation qui pourrait avoir pour nom l'hybridation des genres et qui consiste à brouiller les frontières traditionnelles entre les moyens de transports.

On l'a vu avec Twyzi, un engin mi-moto / mi-voiture.

On le voit aujourd'hui avec les réflexions autour de la voiture autonome qui va radicalement changer la nature même de la voiture dans la décennie à venir - voir  

On le devine avec les drones du futur qui pourraient devenir des micro-factories volantes - voir "Quand les drones vont devenir des usines volantes."

Evidement, ces hybridations sont de nature très différentes et peu comparables, mais elles dégagent toutes l'idée que nous sommes probablement à l'ère d'une mutation des système de transport qui ne passe pas tant par l'invention de système radicalement neufs, que par l'hybridation des différentes techniques et concepts de mobilité.

Un peu comme si les transports suivaient le mouvement des smart-phones et des smart-watches en proposant en un seul engin des fonctions ou des qualités qui étaient auparavant séparées et éclatées dans différentes machines - voir "Quand la montre a remplacé le smart-phone".

On peut aussi penser que cette hybridation des moyens de transport est le pendant de la fin de la spécialisation des espaces que nous connaissons actuellement sous l'influence du numérique et qui casse peu à peu tous les cadres construits depuis la fin du XIX° siècle - voir "Et si nos concepts inopérants pour penser les mutations à venir ?"

L'hypothèse mériterait d'être développée, mais je voulais aujourd'hui la poser comme une balise pour nos réflexions futures. Voilà qui est fait. 

Et pour continuer à réfléchir, voir la vidéo d'une drone électrique mi-avion, mi-hélicoptère testé actuellement par la Nasa.

Tuesday, June 23, 2015

Friday, June 19, 2015

LE SPORT COMME UN TRAVAIL

Hormis pour les professionnels, le sport était jusque-là surtout une activité pratiquée pour le plaisir.

Demain, faire du sport sera aussi l'occasion de gagner de l'argent.

C'est en tout cas la promesse d'une entreprise comme de Fitcoin, qui promet que chacun de nos efforts pourrait se transformer en monnaie virtuelle - toutes les explications, .

Fitcoin n'a rien d'exceptionnel, c'est juste une des facettes du néo-capitalisme lié aux nouvelles technologies. 

Un néo-capitalisme qui tente par tous les moyens, de mettre de l'échange marchand là où, avant, il y avait du gratuit. 

Fitcoin n'est donc qu'une étape de plus dans la monétisation de notre quotidien et s'inscrit dans le prolongement de ce qu'avait testé Nike durant l'été 2014 à New-York - .

Nous allons tous pouvoir devenir des professionnels du sport, tout comme il nous est déjà tous possible de devenir hôtelier en louant une chambre sur AirBnB ou chauffeur de taxi en conduisant notre voiture pour UberPop.

Évidement ce genre d'initiative va radicalement changer notre rapport au sport et, à plus long terme, à notre corps.

Ça peut aussi changer notre rapport aux lieux de travail, surtout si ceux-ci deviennent peu à peu des salles de sport - voir . Avec une question : travailler sur un tapis de course, va-t-il nous permettre de gagner deux fois plus d'argent ? - voir .

Ça renvoie, donc, très directement à nos interrogations sur "C'est quoi penser la performance sportive ?" et "C'est quoi un corps demain ?"

De façon plus large ça pose aussi la question de savoir si nous ne serions pas en train de changer de civilisation ?

Wednesday, June 17, 2015

ET DEMAIN, ON LE MET OÙ CELUI QUI VEUT CONTINUER À S'OCCUPER DU VOLANT ?

La voiture autonome va être une des grandes révolutions du début du XXI° siècle, au même titre que la banalisation des drones et des imprimantes 3 D.

La voiture autonome va être une révolution en modifiant radicalement les activités que l'on va y faire à bord.
- "Ca sera quoi, demain, être derrière un volant ?"
- "Et demain, on le met où le volant ?"
- "Trains suédois ou Google Car ?"

La voiture autonome va entrainer une révolution urbaine et économique
- "C'est quoi le modèle du bureau demain ?"
- "La rue comme usine du futur ?"

Elle va aussi entrainer une révolution sur la façon de penser l'habitacle 

Et c'est pour ces raisons que les publicités ci-dessus signées Axa sont stupides.

Elles tendent à faire croire que tout changement dans l'organisation de l'habitacle est un danger.

C'est vrai aujourd'hui, mais cela ne le sera plus du tout dans 10 ans avec les voitures autonomes.

Et on peut même faire l'hypothèse que ce que Axa présente aujourd'hui comme répulsif, devienne demain un idéal.

Tuesday, June 16, 2015

ET SI LES DRONES REDESSINAIENT LES ROUTES AFRICAINES ?

Pour poursuivre mes derniers posts sur la possibilité de redessiner de nouvelles cartes via de nouvelles routes ...
« L’âne a des qualités très proches de ce que l’on attend d’un drone de transport : il est agile, fiable, intelligent, résistant à la poussière et à la chaleur, bon marché, stoïque. (…)  Il transporte des charges d’un point A à un point B, c’est tout. Ces futures routes des ânes sont le chemin de fer aérien de demain, mais elles sont aussi les héritières des antiques sentiers muletiers qui traversent des forêts et grimpent des montagnes pour rallier quelque lointain village. 
Une chose est sûre : il n’y aura jamais assez d’argent pour construire un véritable réseau routier en Afrique. (…) 
Le transport des hommes et des marchandises, lui, nécessiterait l’amélioration nette et généralisée des routes du continent. 
Or seuls 16 % des routes africaines sont revêtues, et celles qui le sont se dégradent très vite sous l’effet d’une circulation intense.
La majorité des Africains doivent marcher pour rejoindre l’aménagement routier le plus proche – le plus souvent une route de terre à peine compactée qui se transforme en bourbier pendant les deux saisons des pluies annuelles. 
Dans certains pays, des régions entières restent isolées pendant des semaines à cause d’inondations, de glissements de terrain ou de mares où les poids lourds s’enlisent jusqu’aux essieux. 
Et ni les autoroutes que construisent les Chinois, ni les revenus dégagés pour la construction routière par la taxation directe de l’essence n’y pourront rien : l’entretien des routes africaines existantes est condamné à rester problématique. 
Chaque année, ce sont 50 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures publiques qui manquent en Afrique, et ce chiffre se creuse sans cesse. Il n’y a pas d’argent pour des tunnels, pas assez pour des ponts et des voies de contournement, et ne parlons pas du simple entretien des routes. Le goudronnage d’un axe secondaire revient plus cher, au kilomètre, que celui d’une route plus importante, et ce coût s’est envolé au cours des dix dernières années.
Selon certains économistes, chaque dollar investi dans les routes en Afrique génère 4 dollars de productivité supplémentaire. Combien de fois plus pour un dollar investi dans les drones de marchandises ?»
On est pas obligé d'adhérer à l'idée, mais elle est loin d'être inintéressante - plus en lisant "Bientôt, des escadrilles de drones dans le ciel africain".

Cet article est à mettre en perspective avec

Monday, June 15, 2015

PEUT-ON CLASSER LES BARBARES ?

Suite à mes récents posts "Quand les barbares redessinent la carte" et "C'est quoi une carte redessinée par les barbares ?", Alain Sauvant, directeur de la prospective de SNCF Réseau m'a fait parvenir l'analyse ci-dessous en comparant la SNCF à l'Empire Romain.
"Un barbare ne pense pas comme un romain, au moins au début en tout cas. 
Ceci dit après le premier choc initial, il y a des "hybridisations", et une typologie de barbares et romains plus ou moins hybridisés est à construire.   
Si l'on se réfère à l'époque romaine, par vague successive, on a  :  
  - Barbares de 1ère catégorie (Alienigeni), étrangers à Rome, pouvant être alliés (Foedus) ou hostiles (Hostes)  
  - Barbares de 2nde catégorie (Dedititii), résidents sur le territoire romain, participant dans une certaine mesure aux avantages des sujets de l'Empire 
  - Barbares de 3ème catégorie, militaires dans l'armée romaine, devenant citoyens romains au Bas-Empire  
- Puis vient la chute de Rome, le repli sur Constantinople,... 
Aujourd'hui, on pourrait dans le domaine des transports s'en inspirer et classer comme suit divers acteurs :  
  - Barbares de 1ère catégorie   
        - Ouicar ou Sharette parmi les "Foedus"     
        - BlaBlaCar ou Uber comme "Hostes" 
  - Barbares de 2nde catégorie     
        - Ouigo et TGVPop parmi les "Dedititii"  
  - Barbares de 3ème catégorie    
        On n'y est pas encore ?"
Outre la pertinence de parallèle, je retiens surtout la façon dont Alain Sauvant pense l'avenir des services de mobilités, non en terme d'opposition mais de complémentarité et d'hybridation.

Évidement certains ne manqueront pas de faire remarquer que si, en effet, dans un premier temps la SNCF pourrait se régénérer au contact des Barbares, le sens de l'histoire voudrait qu'à la fin elle disparaisse... ou se retire sur un territoire qui n'était, au départ, pas le sien. 

Reste imaginer ce que pourrait vouloir dire pour la SNCF "le repli sur Constantinople ..."

Une question qui renvoie directement à "Comment peut-on encore faire de la prospective transport ?"

Friday, June 12, 2015

C'EST QUOI UNE CARTE REDESSINÉE PAR LES BARBARES ?

Pour prolonger mon récent post "Ils sont en train de redessiner la carte", je voulais vous proposer ces deux cartes présentées par Alain Sauvant, le directeur de la Prospective de SNCF Réseau, lors du dernier Atelier Transit-City organisé autour de la question "Comment peut-on encore faire de la prospective transport ?"

Pour réaliser la première carte, Alain Sauvant a regardé quelles offres TGV et covoiturage existaient pour faire un trajet Paris / Reims entre 8 et 10 h du matin un jour de mai 2015.


Pour la deuxième carte, il a prolongé la croissance de l'offre covoiturage de ces dernières années jusqu'en 2018, pour montrer le nombre de points de départ possibles d'ici trois ans (évidement la localisation des points de covoiturage est totalement fictive, seules les gares de l'Est et de Massy n'auront pas bougé


C'est simple, c'est clair et on comprend que les points d'entrée dans le réseau de mobilité de demain vont se multiplier et prendre des formes radicalement inédites.


C'est la traduction spatiale de la remarque d'Alessandro Baricco dans "Les Barbares - Essai sur une mutation" : « D’habitude on se bat pour contrôler des points stratégiques sur la carte. Aujourd’hui, les agresseurs font quelque chose de plus radical : ils sont en train de redessiner la carte ».


Pour tous les acteurs urbains et les acteurs de la mobilité, cela va poser beaucoup de questions, dont deux toutes simples : 

c'est quoi demain un lieu de transit ? 
- c'est quoi demain un lieu stratégique ?

Pour alimenter la réflexion, je voulais vous proposer ces quelques lignes de Baricco toujours tirées des "Barbares".

A la question :  c'est quoi demain un lieu stratégique ?
"En général, les barbares vont là où ils trouvent des systèmes passants. Dans leur recherche de sens, d’expérience, ils vont chercher des gestes dans lesquels il est rapide d’entrer et facile de sortir. Ils privilégient ceux qui, au lieu de rassembler le mouvement, le produisent. Ils aiment n’importe quel espace entraînant une accélération. Ils ne se déplacent pas en direction d’un but, car le but est le mouvement. Leurs trajectoires naissent par hasard et s’éteignent par fatigue : ils ne cherchent pas l’expérience, ils sont l’expérience. Quand ils peuvent, les barbares créent à leur image des systèmes où voyager : le réseau, par exemple. 
Mais il ne leur échappe pas que la plus grande partie du terrain qui peut être parcouru est faite de gestes qu’ils ont hérités du passé et de leur nature : de vieux villages. Alors, ce qu’ils font consiste à les modifier jusqu’à ce qu’ils deviennent des systèmes passants : c’est ce que nous appelons « saccage » 
Y a-t-il un nom pour cette nouvelle façon d’être au monde ? Un mot, rien qu’un, histoire qu’on se comprenne ? Je n’en sais rien. (…) 
Mais je voudrais que nous nous comprenions, vous et moi : quoi que nous percevions de la mutation en cours, de l’invasion barbare, il faudra la regarder de l’endroit exact où nous sommes en ce moment et la comprendre comme une conséquence de la transformation profonde qui a dicté une nouvelle idée de l’expérience.  
Une localisation nouvelle du sens. 
Une forme nouvelle de perception. 
Une technique de survie nouvelle. 
Je ne voudrais pas exagérer, mais j’ai envie de dire : une nouvelle civilisation."
A la question :  c'est quoi demain un lieu de transit ?
"N’oubliez pas que le barbare cherche toujours et seulement des systèmes passants : il veut des stations intermédiaires qui n’étouffent pas son mouvement mais qui, au contraire, le régénèrent. 
Quand il approche de séquences synthétiques (des portions massives de monde coagulées en un seul point), il sait qu’il court un risque : celui d’y rester prisonnier. 
Ces stations promettent une telle convergence de morceaux épars qu’elles peuvent devenir des destinations finales. C’est le spectre de la voie de garage. 
C’est pour cette raison que le barbare privilégie les séquences synthétiques qui conservent une forme de légèreté et de fluidité structurelle, celles qui sont capables d’accélérer le pas de celui qui les traverse ..."
"Les Barbares - Essai sur une mutation" - Alessandro Baricco

C'est évidement à mettre en perspective avec :
"Et si la notion de tiers-lieux n'avait plus de sens ?"
"Et si la notion de non-lieux n'avait plus de sens ?"

Et on y revient beaucoup plus longuement le 25 septembre prochain à l'occasion de l'Atelier  "Et si nous étions juste en train de changer de civilisation ?"

Wednesday, June 10, 2015

8 SCHÉMAS POUR UNE AUTRE APPROCHE HÔTELIÈRE

La question pourrait être "Comment les hôtels peuvent-ils nous aider à réfléchir sur les nouveaux modes de vie du XXI° siècle ?"

Dans le prolongement de "C'est quoi prendre l'avion aujourd'hui ?", voir .

Tuesday, June 09, 2015

QUAND LES BARBARES REDESSINENT LA CARTE

"Nos vieux réflexes européens nous portent à juger sans cesse les coups d’éclats outre-Atlantique comme une agression, déclenchant mécaniquement une position défensive. 
Or, il va bien falloir que nous acceptions que le monde a changé, ou plutôt que le monde s’est invité chez nous. 
Nos outils (institutions, langues, systèmes de pensée, etc.) se montrent de plus en plus inefficaces, car comme nous l’explique Alessandro Baricco dans "Les Barbares - Essai sur une mutation" : « D’habitude on se bat pour contrôler des points stratégiques sur la carte. Aujourd’hui, les agresseurs font quelque chose de plus radical : ils sont en train de redessiner la carte ». 
Il est temps de comprendre les nouvelles règles du jeu. Cela ne signifie pas perdre son identité, mais la construire dans un univers plus vaste. 
« Nous sommes tous au même point, dans le seul lieu qui soit et dans le courant de la mutation, où nous appelons civilisation ce que nous connaissons, et barbarie ce qui n’a pas encore de nom. Et contrairement à d’autres, je pense que c’est un lieu magnifique» conclut Baricco. 
Qu'est qui définit ces nouveaux barbares et, donc, notre future civilisation ?" 
Extrait d'un très bel article signé de la toujours très pertinente Chrystèle Bazin, à lire in extenso, .

C'est une excellente introduction à "Et si nous étions juste en train de changer de civilisation ?"

Thursday, June 04, 2015

ET SI PENSER LE TRANSPORT, C'ÉTAIT PENSER À DES GENS ASSIS ?

"Bien sûr, le nomade bouge, mais il est assis, il n'est jamais autant assis que quand il bouge."  
Deleuze-Guattari, "Mille plateaux- éd. Minuit - 1980 

Tuesday, June 02, 2015

QUAND LEVI'S ET NIKE AVAIENT QUARANTE D'AVANCE

Pour prolonger et approfondir mon précédent post "Et si Levi's devenait un grand acteur de la mobilité urbaine ?", je voulais vous proposer ces quatre planches sur le poids de certaines marques américaines dans la construction des imaginaires urbains et plus particulièrement parisiens.

Sur le poids de Nike dans la construction de nos imaginaires, je me suis déjà très souvent exprimé sur le sujet - voir ou , entre autres.

Sur le poids de Levi's, je voulais vous proposer cette pub Levi's datant de 1974, les quatre autres images étant les projets de l'équipe municipale et celle de l'opposition pour l'aménagement des berges rive droite de la Seine.

Les seuls politiques qui étaient en phase avec ses imaginaires il y a quarante ans, étaient les écologistes des Amis de la Terre comme on peut le voir l'affiche ci-dessous datant des municipales de 1977 où toutes les réponses présentées comme radicalement innovantes aujourd'hui y étaient déjà: les voies sur berges piétonnes, les vélos en libre service, le rejet de la voiture, les jardins à la place des rues, l'éolien, le solaire... 

C'est là que l'on voit combien les élus parisiens actuels sont imaginatifs et créatifs ...