Wednesday, August 31, 2016

AFRICAN STREET / OTHER VISIONS

Agadez, ses migrants - .

Un autre monde, une autre mobilité au coeur d'un continent qui comptera dans 30 ans, 2 milliards d'habitants.

On peut faire semblant que cela n'existe pas, mais il va être de plus en plus difficile de penser le monde de demain en occultant près d'un quart de sa population.

Et là, deux hypothèses.
- l'Afrique va se développer en copiant le reste du monde et son occidentalisation.
- l'Afrique va s'inventer de nouveaux modèles ... C'est ce qui est le plus probable, reste à savoir lesquels.

On en reparle très vite avec "Africa - Questions et hypothèses sur les villes et les mobilités africaines"


On en reparlera aussi forcément lors de notre prochain Atelier organisé le vendredi 23 septembre  autour de la question : "Mobilité : et si on arrêtait d'attendre la solution miracle ?"

Monday, August 29, 2016

POKEMON GO / AUTRE VISION


C'est destiné à faire peur et à essayer de dissuader certains de chasser les Pokemon en conduisant, mais ça peut être vu comme une pub pour la voiture autonome qui permettra, elle, de jouer sans se soucier de la circulation - .

Et ça peut aussi renvoyer à "Comment vendre une voiture aux 16-23 ans en 2030 ?"

Saturday, August 27, 2016

ET SI LE DRONE ÉTAIT AUSSI UNE RÉVOLUTION URBAINE ?

La ville s'apprête à vivre une triple révolution 

- la révolution du virtuel qui va changer la façon de penser et de pratiquer le déplacement, et dont de façon un peu caricaturale les Pokemon Go l'illustration aujourd'hui. Mais ce n'est qu'un début - voir .

- la révolution de la voiture autonome qui va changer le statut et la nature des voitures pour en faire de vraies pièces mobiles - voir .

- la révolution du drone qui va donner une troisième dimension à la mobilité urbaine (le vol) ce qui devrait modifier beaucoup de choses, dont les modes de consommation (révolution des modes de livraison)

Jusqu'à aujourd'hui, la conjonction de ces trois révolutions est peu analysée par les professionnels de la ville, notamment les urbanistes et les architectes. Pour eux, c'est encore le fixe et le bâtit qui sont au coeur de la pensée urbaine. 

Mais les choses sont en train de changer notamment dans les pays qui ont d'avoir découvert la voiture en même temps que le téléphone mobile, comme notamment la Chine au milieu des années 90. Cela incite à penser la ville en dehors des cadres un peu dépassés de l'urbanisme du XX° siècle, et à avoir une plus grande capacité à intégrer les révolutions technologiques pour penser les villes de demain.

L'une des meilleure illustration de cette volonté de penser autrement est la réponse apportée par les cabinets AOA et Tetra avec leur projet dit "G 107 Bao'andestiné à repenser 30 km d'autoroute au coeur de Shenzen, et dont les images ci-dessus et celle ci-dessous sont extraites.

Ce qui est remarquable dans ce travail, c'est que le drone n'est pas pris non pas comme un objet anecdotique, mais, au contraire, comme un vrai vecteur de mutations urbaines au même titre que le furent la voiture, le métro ou l'ascenseur au début du XX° siècle - tous les détails, .

En regardant la vidéo "First Drone Highway G 107on comprendre comment ces robots volants vont changer notre pensée spatiale de la ville.

Comment ils vont changer notre façon de penser la mobilité urbaine de demain

Mais aussi comment ils vont changer la façon de penser les bâtiments et les immeubles de demain. 





Jusqu'à présent l'influence des drones sur les immeubles était vu de façon très marginale, notamment sous l'angle de la livraison avec des projet comme Skynet - voir les images ci-dessous.


La modification du rôle du balcon en "garage bis" est loin d'être anecdotique. Cela va modifier notre façon de penser le bâti.

Aujourd'hui le seul accès à un immeuble se fait à sa base

Demain ça ne sera plus forcément vrai.

C'est donc toute l'organisation de l'immeuble, de ses logements, de ses bureaux qui vont devoir être repensés.

Et certains voient déjà plus loin en imaginant des immeubles pensés autour de petits drones capables de transporter une ou deux personnes - voir "It's Time for Fancy Apartements to Offer Balconies for Drone". On est dans droite ligne de "Quand Tsahal s'apprête à crédibiliser Blade Runner"

Voir sur ce sujet "Drone + voiture autonome = ????"


Nous reviendrons très vite sur toutes ces mutations dans le cadre de notre Chantier "Drone City - Et si le drone était aussi une révolution urbaine ?"




Avec ce questionnement sur le drone dans le prolongement direct de ce que nous faisons sur la voiture autonome avec "Et si la voiture autonome était aussi une question d'architecture ?" et "La voiture autonome n'est plus une question automobile", c'est à dire de mieux comprendre comment un objet mobile peut changer la ville.

Et on en reparle lors de notre prochain Atelier organisé le vendredi 23 septembre prochain organisé autour de la question : "Mobilité : et si on arrêtait d'attendre la solution miracle ?"

Friday, August 26, 2016

QUAND L'ORIENTATION SEXUELLE DEVIENT UNE QUESTION SPORTIVE ... ET QUE CE N'EST QU'UN DÉBUT

"The Gay Guy" - .

"The Lesbian" - .

"The Homosexual" - .

Pour prolonger mon récent post "Quand Nike s'empare du transgenre", je voulais vous proposer ces trois clips signés du Canadian for Gender and Sexual Diversity.

Le message se veut simple : qu'importe l'orientation sexuelle des athlètes, ce qui compte c'est leur performance.

Oui, c'est vrai ... sauf que cela va être de moins en moins vrai dans les années qui viennent.

Car on va passer de la question de l'orientation sexuelle à la question du genre.

La question ne sera plus "C'est un pédé ou pas ?",  mais "C'est un homme ou une femme ?"

La récente recommandation du CIO sur la définition du transgenre - voir "The news Olympic's transcender guideline" - qui ouvre la voie à la participation d'athlètes transgenres aux Jeux olympiques est le symbole de cette mutation.

Aujourd'hui le corps devient central dans les sociétés riches et opulente. 

Le regard porté sur le corps change et va continuer à changer, et le sport contribue largement à cette mutation.

Les handicapés en ont largement profité - voir "Ce sont qui les superhumans d'aujourd'hui ?"

C'est maintenant autour de ceux qui ne se reconnaissent pas dans les choix sexuels dominants et majoritaires.

Ca sera ensuite autour de ceux qui ont augmenté leurs corps - voir "Et si demain le monde se partageait entre les "augmentés" et les autres ?"

Le sex, le corps transformé et le handicap vont devenir les grands enjeux du sport demain .

Pour s'en persuadé, il suffit de regarder la toute dernière campagne H&M Sport déclinée autour du thème "For Every Victory" en est une excellente illustration, l'égérie de la campagne n'étant autre que Caitlyn Jenner, ancien médaillé d'or en décathlon au JO de Montréal sous le nom de Bruce Jenner, et qui a changé de sex en 2015 - .

Thursday, August 25, 2016

ET SI DEMAIN LE MONDE SE PARTAGEAIT ENTRE "LES AUGMENTÉS" ET LES AUTRES ?

Pour réfléchir, voir le très efficace "mechanical apartheid" (quel nom et quel concept !!!) trailer de "Deus Ex : mankind divided".

C'est le prolongement de "Sarif our next world ?"

Et c'est l'anti-thèse de "Ce sont qui les superhumans d'aujourd'hui ?"

Ça renvoie très directement à "A quoi ressembleront nos prothèses demain ?"


Et si demain l'espace public se partageait entre "Augs" (les "augmentés") et les "Non-Augs" ? 

Wednesday, August 24, 2016

ET SI ON ABORDAIT L'ATTENTE DANS LES AÉROPORTS SOUS UN ANGLE PLUS POLITIQUE ?

(...) "Vous avez tous fait cette expérience : vous êtes assis dans un aéroport avec une heure de temps à tuer, et vous êtes incapable d’échapper au bavardage d’une chaîne d’information en continu. Pour ma part, même si le son est désactivé, il suffit que le téléviseur soit en vue pour que je n’arrive plus à détacher mes yeux de l’écran. L’introduction d’un élément de nouveauté dans le champ de vision entraîne ce que les psychologues de la cognition appellent une réaction d’orientation (soit une adaptation évolutive cruciale dans un monde de prédateurs) : l’animal tourne aussitôt le visage et les yeux vers cette nouvelle entité. Sur un écran de télévision, on voit apparaître une nouvelle figure à peu près à chaque seconde : la nouveauté suspend les expectatives routinières liées à une situation donnée. Les images qui surgissent à l’écran interrompent le flux habituel de l’expérience et nous interpellent.(...) 
(...) "Une autre option, dans ce genre d’espace, c’est de consulter son téléphone ou de se plonger dans un roman, parfois justement pour se détourner de ce robinet à images. Un « multivers » d’expériences privées se trouve ainsi à portée de main. Mais, dans cette compétition entre diverses technologies de l’attention, ce qui se perd, c’est le type d’espace public que requiert un certain type de sociabilité." (...)
(...) " On nous propose aujourd’hui de jouir du silence comme d’un produit de luxe. Dans le salon classe affaires de l’aéroport Charles-de-Gaulle, le seul bruit susceptible de vous déranger est le tintement occasionnel d’une petite cuillère contre la porcelaine : pas de télévision, pas de publicité sur les murs. 
Et c’est avant tout ce silence, plus que les autres dimensions de cet espace d’exclusivité, qui donne à ses usagers une sensation de luxe. 
Lorsque vous pénétrez dans ce sanctuaire et que les portes automatiques se referment hermétiquement derrière vous avec un chuintement discret, la différence est presque tactile, comme si l’on passait d’un habit de crin à un vêtement de satin. Vous vous sentez moins crispé, les muscles de votre cou se détendent ; au bout de vingt minutes, la fatigue s’est dissipée. Vous êtes délivré. Dans le reste de l’aéroport règne la cacophonie habituelle. 
Parce que nous avons permis à notre attention d’être transformée en marchandise, il nous faut désormais payer pour la retrouver." (...) 
(...) "À partir du moment où nous réalisons que ce sont justement les décisions des occupants de ces salons Business qui façonnent l’environnement des passagers de la classe économique, nous commençons à percevoir les choses sous un angle plus politique.  
Pour pouvoir exercer ses facultés mentales de façon agréable, inventive et même éventuellement profitable sur le plan financier pendant les heures d’attente passées dans un aéroport, on a besoin de silence.  
Mais le cerveau du quidam de la classe économique (ou de celui qui attend à un arrêt de bus), lui, peut être traité comme une ressource – une réserve permanente de pouvoir d’achat vouée à être exploitée par le marketing innovant des « créatifs » du salon classe affaires." (...)

Monday, August 22, 2016

PROCHAIN ATELIER TRANSIT-CITY !!!!



En attendant vous pouvez toujours lire l'excellent dernier livre d'Yves Crozet, "Hyper-mobilité et politiques publiques - Changer d'époque ?- ed Économica. et dont vous trouverez une synthèse ci-dessous. Elle résume parfaitement les questions que nous aborderons lors de l'Atelier
«  L’hyper-mobilité n’est pas un slogan, c’est un constat.  
En France, chaque habitant parcourt plus de 40 km par jour, dix fois plus qu’il y a deux siècles. L’accroissement tendanciel des vitesses de déplacement est à l’origine de cette révolution qui a pu se réaliser sans accroître les budgets temps de déplacement, environ une heure par jour. Les marchandises ne sont pas en reste en matière d’hypermobilité. 
En ne prenant en compte que les transports domestiques, pour chaque habitant, 140 kg de marchandises sont déplacés chaque jour sur 100 km ! 
Après avoir établi l’évidence de l’hyper-mobilité, l’ouvrage en présente les fondements : une hausse tendancielle des revenus qui fait du temps disponible le bien le plus précieux. La même logique pousse à l’hyper-connectivité, une autre façon de « gagner du temps ».  
La société du temps libre est donc paradoxalement une société du temps rare. 
La recherche du temps gagné se heurte à des limites individuelles mais aussi collectives notamment économiques, énergétiques et environnementales. C’est ainsi que, progressivement, nous changeons d’époque ce qui ne signifie pas catastrophe ou régression.  
Le « monde fini » dans lequel nous entrons n’est pas celui de la dernière goutte de pétrole ou du retour généralisé à la pénurie. Il ne sera pas non plus celui de la fin des embouteillages grâce aux voitures automatiques, ou du règne des avions supersoniques et des trains à 1 000 km/h. 
Plus simplement, nous allons devoir composer avec deux « innovations » importunes et pourtant opportunes : 
- le progrès technique dans les transports continuera à cibler les gains de temps, mais pas sous la forme d’un accroissement des vitesses de déplacement  
- le subventionnement systématique de la mobilité sera remis en cause du fait des rendements décroissants de la vitesse et du coût croissant des politiques publiques. »

Les Ateliers Transit-City ont lieu au Pavillon de l'Arsenal de 8h45 à 11h
21 Bd. Morland 75004 PARIS.
Inscription obligatoire à : contact@transit-city.com

Saturday, August 20, 2016

C'EST QUOI UN CORPS IDÉAL POUR GAGNER AUX J.O ?


Le sport de haut niveau est à l'aube d'une double révolution.

D'abord elle de la mutation des corps sous l'influence des prothèses pensées pour les athlètes handicapés - voir  notamment.

Ensuite celle de la génétique qui, dans quelques années, va faire passer le dopage pratiqué aujourd'hui hui sur le Tour de France, comme une aimable plaisanterie.

L'addition des deux révolutions - "nouvelles prothèses + nouvelles approches génétiques" - donnera, entre autres des mutations très bien décrites dans "Magic Blood and Carbon-Fiber Legs at the Brave New Olympics".

Si on ne garde que la révolution de la génétique, ca pourrait aboutir aux "Perfect, Freaky Olympic Bodies" ci-dessous, entre fesses plates, crane allongé et mains palmées.

Ça renvoie forcément à :