Friday, January 09, 2009

PEUT-ON SAUVER ROTTERDAM ?




Peut-on sauver Rotterdam d'une inondation qui semble inéluctable à plus ou moins long terme ?

Début de réponse dans la très intéressante enquête publiée par Wired sous le titre Before the Levees Break: A Plan to Save the Netherlands, et qui est une excellente introduction pour notre Atelier du 23 janvier prochain autour de la question : Et si la montée des océans nous obligeait à repenser les rapports entre l'eau et l'urbanisme ?

Autre question : les mesures envisagées suffiront-elles à très long terme ? Les hypothèses émises par certains scientifiques, et illustrées par la photo ci-dessous, peuvent laisser craindre que non.

Thursday, January 08, 2009

NEW HYPER-APARTHEID ?



Et si le pire aujourd'hui n'était pas tant les massacres à Gaza, que la façon dont Israël est en train actuellement d'inventer un hyper-apartheid basé sur un urbanisme militaire d'une sophistication jusque là jamais connue ? Début de réponse avec Hollow Land: Israel's Architecture of Occupation, un excellent bouquin signé Eyal Weizman.


Le pitch : "Hollow Land is a groundbreaking exploration of the political space created by Israel's colonial occupation. In this journey from the deep subterranean spaces of the West Bank and Gaza to their militarized airspace, Weizman unravels Israel's mechanisms of control and its transformation of the Occupied Territories into a theoretically constructed artifice, in which natural and built features function as the weapons and ammunition with which the conflict is waged.
Weizman traces the development of these ideas, from the influence of archaeology on urban planning, Ariel Sharon's reconceptualization of military defense during the 1973 war, through the planning and architecture of the settlements, to contemporary Israeli discourse and practice of urban warfare. In exploring Israel's methods to transform the landscape itself into a tool of total domination and control, Hollow Land lays bare the political system at the heart of this complex and terrifying project of late-modern colonial occupation.
"

Voir New Apartheid et aussi et .

Wednesday, January 07, 2009

TORINO 2058 ?

Et si, contrairement aux clichés traditionnels, on ne voyait pas dans le débarquement des soucoupes volantes une menace de destruction urbaine, mais au contraire une formidable opportunité de repenser l'architecture ? Toutes les explications sur le site italien d'AfterVille.

Sans oublier que déjà en matière de transformation d'objets volants.

Tuesday, January 06, 2009

UN AÉROPORT DANS LA MER




Des images étonnantes qui confirment que se dessinent probablement actuellement de nouvelles relations entre océan et développement urbain et économique. (voir ).

Quelques explications sur ce projet hollandais : "Because of the expected rise of the sea level and the need to create space for man and nature in the over-populated western part of the Netherlands, Royal Haskoning and Van Oord have been studying for a few months the possibilities of large scale Dutch coastal expansion and an airport situated in the North Sea.

The airport is planned to have three 6 kilometres large basins with six floating and rotating airstrips.
This revolutionary idea would provide maximum access for airplanes regardless of the direction of the wind. There would be three terminal buildings, connected to Schiphol (Amsterdam’s international airport) by a 16 minutes long MagLev (magnet levitation train). The airport would be 20 kilometres away from the shore.
"

Tous les détails , sans oublier les réalisations japonaises et .

Evidement devant un tel projet, on ne peut s'empêcher de faire des liens avec les visions de MVRDV sur de nouveaux types d'équipements sportifs et urbains à l'horizon de 2028 pour la région de Rotterdam. (Image ci-dessus, et plus )



PS / Concernant les aéroports en pleine mer, le plus beau est, sans doute, celui de la base militaire américaine de Diego Garcia au milieu de l'océan Indien. (photos ci-dessous) "Les deux-tiers du lagon font partie intégrante de la réserve naturelle où toute présence humaine est interdite" rappelle wikipedia. D'où ce côté assez improbable de l'aéroport au milieu de nulle part.


Monday, January 05, 2009

VERS DE NOUVELLES RELATIONS ENTRE LA MER ET LES VILLES ?


Et si, entre Dubaï, Monaco, la Corée, la Chine et les projets d'îles flottantes, nous assistions actuellement à une nouvelle étape de l'urbanisme sur la mer ?

Et si la montée des océans nous obligeait à repenser totalement les rapports entre les villes et la mer ?

Et si nous nous dirigions, dans les années qui viennent, vers une banalisation des POM (Plan d'Occupation de la Mer) ?

Et si l'un des grands enjeux urbains de ce début du XXIème siècle était de repenser totalement les rapports entre les villes et la mer ?


Un défi qui aujourd'hui prend deux formes différentes.

La première forme, que l'on pourrait qualifier de catastrophiste, est évidement directement liée à la menace que fait peser sur un certain nombre de villes la montée du niveau des océans. Si celle-ci devait advenir, ce sont des pans entiers de territoires - et parfois de grandes métropoles - qui pourraient être noyés en partie sous l'eau.
En Europe, Hambourg, Londres ou Amsterdam sont aujourd'hui directement menacées par un tel scénario. Aux Etats-Unis, ce sont des villes comme New-York, Miami, Los Angeles ou San Francisco qui pourraient voir toute leur économie mis à bas par une montée ne serait-ce que d'un mètre du niveau de la mer. En Asie, c'est une dizaine de mégapoles - dont Shanghaï et Mumbaï - qui vivent avec cette menace aujourd'hui de plus en plus pressante.
Des pays comme les Vanuatu et les Maldives voient, eux, carrément leur existence menacée si, comme il est fort probable, le réchauffement climatique se poursuit.

A l'opposé, se développe une vision beaucoup plus positive qui voit dans la mer un formidable terrain de développement agricole et urbain. C'est le cas depuis une cinquantaine d'années au Japon, notamment à Tokyo et Osaka qui ont fondé une partie de leur croissance sur des polders construits dans leur baie respective. Le phénomène touche aujourd'hui la Chine et notamment la région Shenzen, mais aussi la Corée du Sud, à Saemangeum, dans l'estuaire du fleuve Jaune.
Mais c'est évidement à Dubaï, avec, entre autres, The Palm et The World, et au Qatar avec The Pearl, que cette "nouvelle" urbanisation a pris ces dernières années sa forme la plus spectaculaire.

L'une des conséquences de ce développement très médiatisé de ces nouvelles destinations touristiques est d'avoir redonné une nouvelle crédibilité aux développements urbains sur l'eau. Emergent ainsi de nombreux projets aussi bien en Israël - afin d'arrêter la colonisation des terres palestiniennes - qu'en Hollande - pour y installer un aéroport - ou en Russie - au large de Sotchi, la ville organisatrice des JO d'hiver en 2014.

De son côté, la principauté de Monaco envisage, à plus ou moins long terme, la construction dans sa baie d'une presqu'île artificielle de 15 hectares dont 45 % de la surface serait constructible.

On semble donc bien être aujourd'hui à l'aube de nouveaux développements urbains basés sur de nouvelles relations entre la ville et la mer.

C'est pour tenter de mieux comprendre cette croissance urbaine d'un nouveau genre que nous avons invité à notre Atelier du 23 janvier prochain :

Jean-Luc N'GUYEN, en charge des projets d'urbanisme en mer de la principauté de Monaco
Jean-Philippe ZOPPINI, architecte spécialisé dans les mega-structures maritimes

Toutes les infos pratiques .

Thursday, January 01, 2009

JUSTE UN AUTRE REGARD SUR LA VILLE POUR VOUS SOUHAITER ...

Juste quelques images tirées du vitaminant et rafraichissant Tekkon Kinkreet pour vous souhaiter une excellente année 2009 avec plein de beaux projets, de nouvelles découvertes et de nouveaux voyages.

Wednesday, December 31, 2008

JUSTE UN AUTRE REGARD SUR LA VILLE


Juste quelques images tirées du trailer de Mirror's Edge, ou quand les jeux vidéo nous permettent de voir la ville, et la mobilité piétonne, autrement.

On rêve juste qu'un jour, il soit possible de pouvoir y jouer sur Google Earth.

Voir aussi sur ce sujet "Et si on repensait la ville à partir des toits ?"

Tuesday, December 30, 2008

QUAND ARCHITECTURE ET URBANISME SERVENT - AVANT TOUT - A EXCLURE L'AUTRE


Les images qui nous arrivent depuis hier de Gaza sont terribles. La violence de l'offensive israélienne avec son nombre de morts et de blessés, semble tellement disproportionné par rapport à la menace, qu'il se dégage un terrible sentiment d'injustice pour la population civile palestinienne qui vit déjà au quotidien dans des conditions effroyables.

Le hasard fait que je vous écris ce post de Grenade où je viens de relire 1492 de Jacques Attali. Entre reconquista, expulsion des juifs et renforcement de l'inquisition, je suis, depuis deux jours, souvent tenté de faire des liens entre histoire et actualité. Notamment sur le renversement des rôles entre bourreaux et victimes, ou sur le rôle de l'architecture et de l'urbanisme pour effacer une culture ou une ancienne présence.

Et c'est sur ce dernier point que je voudrais revenir avec un livre et un site israéliens sur lesquels je me suis penché récemment dans le cadre de nos réflexions autour des notions de Wall City ou de Catastrophic Cities.

Le livre israëlien


Le livre est "Une occupation civile: La politique de l'architecture israelienne", ouvrage réalisé par un collectif d'architectes israéliens sous la direction d'Eyal Weizman, et qui révèle comment l’architecture et l’urbanisme sont, depuis la fondation d'Israël, "passés du statut d’activités professionnelles banales à celui d’instruments tactiques et d’armes stratégiques."

Un temps interdit par son propre commanditaire, l’Association israélienne des architectes unis, cet ouvrage truffé de cartes et de photos toutes plus éloquentes les une que les autres, montre combien Israël est devenu depuis 1967 "l’un des laboratoires les plus radicaux de notre époque" en matière d'urbanisme sécuritaire et ségrégatif. C'est à la fois passionnant et inquiétant, tant on retrouve là le summum de tout un système fondé sur l'exclusion et la négation de l'autre. "Les emmurés : La société israélienne dans l'impasse" de Sylvain Cypel prend là toute son ampleur et son sens et où il apparaît, entre autres, que "les " emmurés " ne sont pas seulement ceux qu'on croit."

Le site israëlien


Le site Decode Jerusalem, et sa documentation mise en ligne, et dont sont tirées les images ci-dessus et dessous, est l'excellente illustration de "Une occupation civile: La politique de l'architecture israelienne". Allez-y, vous y découvrirez plein de choses dont on ne parle que trop rarement dans les medias, notamment de choses toutes simples comme ces maisons de colons juifs dotées de piscine alors que les paysans palestiniens habitant dans le village d'à côté voient leur eau rationnée.



PS / Pour finir je ne peux passer sous silence la publication de ce terrible livre qu'est "Apartheid et Israël" de Derek Cohen chez Acte Sud. "Ce livre n’est pas un pamphlet mais le témoignage, le récit et la réflexion d’un Sud-Africain, devenu aujourd’hui professeur au Canada, qui découvre d’abord avec enthousiasme l’Etat d’Israël, puis qui s’étonne des formes prises par l’occupation des territoires, après 1967, qui corrompt l’occupant et déshumanise l’occupé, et qui s’insurge devant l’iniquité d’une situation politique toujours dans l’impasse."


Vous ne sortirez pas totalement indemne de ce livre. Ce que raconte D. Cohen, qui a pourtant connu l'apartheid, sur la situation dans les territoires occupés et notamment l'attitude d'une partie de la population israëlienne envers les arabes, est d'une rare violence.

Sur ce sujet voir, entre autres, et .

Monday, December 29, 2008

GROENLAND : NEW RACE TO PETROLEUM


Juste une image tirée de The Sands of Sarasvati, une BD basée sur une nouvelle de Risto Isomäki, pour imaginer à quoi pourrait ressembler le Groenland une fois que les compagnies pétrolières s'y seront installées.

Les faits

NUUK (Groenland) - A la faveur d'une autonomie élargie, les Groenlandais contrôlent désormais leurs propres ressources pétrolières et minérales, sur lesquelles ils fondent de grands espoirs de bâtir leur indépendance économique et politique. Au référendum du 25 novembre, plus de 75,5% des habitants du Groenland ont dit oui à une plus grande autonomie ouvrant la voie à l'indépendance de cette île stratégique de l'Arctique sous hégémonie danoise depuis près de 300 ans. Ce régime permet au gouvernement local de prendre en charge 32 domaines gérés jusqu'à présent par le Danemark, notamment les ressources du soul-sol.

"Le secteur des matières premières sera le premier que nous prendrons en charge l'automne prochain, car il contribuera à générer des recettes pour financer la gestion des autres compétences" rétrocédées par la métropole danoise, selon le chef du gouvernement local, Hans Enoksen.

Île la plus vaste du monde, recouverte à plus de 80% par les glaces, elle renfermerait de grandes richesses la plupart inexploitées dans son sous-sol, en particulier du pétrole et du gaz, selon les géologues.

Les scientifiques de l'U.S Geological Survey estiment à 31,4 milliards de barils les réserves possibles au nord-est.Les grandes compagnies pétrolières et gazières, américaines en tête, comme Chevron, Exxon Mobil, et les canadiennes EnCana et Husky, sont d'ores et déjà présentes sur l'île, à la recherche de nouvelles sources d'approvisionnement. Signe de cet intérêt manifeste, Cairn Energy (Ecosse) a signé à la veille du référendum, deux nouvelles licences de recherches au sud du Groenland.

Pour Kim Kielsen, ministre des Matières premières, "l'exploitation du pétrole et du gaz constitue l'une des pierres angulaires de la future économie groenlandaise".

Le réchauffement climatique, deux fois plus rapide au Groenland que dans le reste du monde, inquiète les défenseurs de la planète mais aura "un effet positif sur la prospection pétrolière future", souligne Joern Skov Nielsen, chef de la division des matières premières. Il explique que la fonte de la banquise et de l'inlandsis signifie accroissement du nombre de jours sans glace et diminution des coûts de production.

"Jamais l'intérêt des compagnies pétrolières n'a été aussi grand", dit-il, soulignant que "11 licences de prospection et d'exploitation ont été attribuées ces deux dernières années entre le 59e et le 71e parallèle, une zone couvrant environ 130.000 km2". (...)

(...) Outre l'intérêt pour l'or noir, le Groenland constate une "ruée" sur les licences de prospection de minerais: or, diamant, rubi, olivine, fer, zinc, plomb et uranium. "Pour la seule année 2007, on a enregistré une hausse de 70% des demandes de sociétés minières, un record", relève le ministre Kielsen.
(...)

(©AFP / 07 décembre 2008)

Sunday, December 28, 2008

ET MAINTENANT LES RETOMBÉES NUCLÉAIRES

Si les menaces terroristes sont devenues depuis une quinzaine d'années une véritable obsession jouant peu à peu sur le visage de nos cités (voir, entre autres, et ), les images de champignons atomiques sur les villes ont, elles, quasiment disparues. Le tableau ci-dessus, intitulé The Atomic Bombardment of New York date des années 60 et fut réalisé en pleine guerre froide. La menace terroriste prend plus la forme d'attentat dans les transports publics, et notamment le métro, que de véritables bombes atomiques. Aujourd'hui l'utilisation de cette dernière semble même assez improbable, sauf évidement "bombe sale" d'un groupe terroriste ou engrenage délirant, et toujours possible, entre l'Inde et le Pakistan ou entre Israël et l'Iran.

Si je vous parle de ce sujet, c'est que Google Earth vient de se voir doter d'une nouvelle fonction qui semble confirmer le site dans son statut de meilleurs baromètre existant actuellement sur les conséquences des catastrophes, naturelles ou non, qui menacent nos villes. En effet, on connaissait déjà le logiciel flood.firetree qui permet de visualiser les ravages que causeraient la montée des océans sur un certain nombre de grandes villes . Et bien maintenant, grâce au site Carloslabs, ce sont les retombées radioactives de différents types de bombes atomiques que vous pourrez mesurer sur la ville de votre choix !!

Ci-dessous, j'ai fait "l'exercice" sur New-York en choisissant la fameuse Fat man de 21 kt, lâchée par les américains sur Nagasaki en août 1945.


Afin de rendre les choses un peu plus concrètes, je vous ai mis ci-dessous les conséquences bien réelles de cette bombe sur Nagasaki. C'est juste terrifiant.
Je suis passé à Nagasaki il y a quelques mois, et j'avoue avoir été extrêmement frappé par l'absence de trace de ce bombardement sur le visage de la ville aujourd'hui, qui ressemble à n'importe quelle ville japonaise actuelle. La capacité des hommes à reconstruire let à repartir m'a - je l'avoue - toujours fasciné.


Si malgré ces images, il vous prenait l'envie de jouer au Major "King" Kong, l'officier qui décide de bombarder l'Union soviétique dans le Dr Strangelove de Stanley Kubrick (photo ci-dessous), et bien vous pourrez le faire.
En effet, les concepteurs du logiciel qui ne manque pas d'un certain humour, vous offre la possibilité de nucléariser la ville de votre choix avec la fameuse Mk 28 du film larguée d'un B 52. J'ai fait l'exercice sur Washington, et, en deux clics, j'ai découvert les conséquences d'une telle catastrophe sous forme de cercles concentriques me donnant une petite idée des dégâts que causerait l'engin.


Si j'ai choisi la capitale des Etats-Unis, ce n'est évidement pas par hasard, mais parce que vient de sortir Fallout 3, troisième opus de ce jeux se déroulant en 2077 dans un Washington entièrement détruit par une guerre nucléaire.

Les deux images ci-dessus tirées du jeu, vous donnent une petite idée de l'ambiance et de ce à quoi pourrait ressembler la ville après un conflit atomique. Trailer du jeu .

Tout cela est aussi efficace que S.T.A.L.K.E.R. sur les conséquences de Tchernobyl (voir et )

Entre Google Earth et les jeux vidéos, on voit ainsi se dessiner la convergence de nouveaux outils de réflexions et de prospectives urbaines jusque là encore très peu exploités.

C'est l'apparition de nouvelles approches qui vont peu à peu modifier les imaginaires des nouvelles génération et leurs façons de penser et d'appréhender la ville. Et à ce propos, je voudrais vous soumettre un extrait d'un interview accordé récemment par le cinéaste mexicain Guillermo del Toro sur cette nouvelle culture des jeux vidéo.

"Le jeu vidéo apporte beaucoup plus d’émotions épiques que le film, c’est une réalité. Le jeu propose des outils narratifs, des techniques dramatiques, qui font passer le spectateur captif et passif d’une salle de cinéma au statut de conducteur actif des événements. Je pense que tous ces nouveaux outils de narration ont commencé d’investir le monde du film et que le jeu vidéo est aujourd’hui l’influence majeure qui renouvelle le cinéma. Je vois davantage les cinéastes du XXIe siècle comme des compositeurs d’opéra, qui vont pouvoir mélanger les traditions et profiter de cet incroyable renouvellement. Je suis convaincu qu’un cinéaste comme Robert Bresson aurait adoré GTA IV, pas forcément en tant que jeu, mais comme expérience de la réalité, avec cette brillante promesse d’illimité offerte par le moteur de ce jeu révolutionnaire.

J’imagine que dans les prochaines années, la grande affaire sera dans la réunion de toutes les formes de jeu vers une plate-forme unique, éternellement connectée et accessible universellement. Téléphone, console, PC, télé, Internet, Blu-Ray, ce qu’on voudra : tout sera réuni en un équipement électronique portable qui vous suivra partout et vous permettra de jouer vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, dans un immense système viral en expansion continue
."

Entretien in extenso .

Saturday, December 27, 2008

COMIC POST-KATRINA

Juste quatre images tirées de A.D.: New Orleans After the Deluge pour revenir de façon intelligente et très concrète sur le déroulement d'une catastrophe naturelle dans une mégapole. Et à ce propos, voir "Les catastrophes naturelles font grimper la facture des assureurs" (in Les Echos ) "Les catastrophes auront coûté plus de 50 milliards de dollars aux assureurs cette année dont 39 milliards de dommages imputables aux seules catastrophes naturelles, selon les estimations provisoires de l'assureur Swiss Re Les scientifiques qui ne cessent de dénoncer les effets de la pollution sur le climat auront sans aucun doute la décence de ne pas s'en réjouir. Il n'empêche, le bilan provisoire 2008 du coût des catastrophes pour les assureur publié ce jeudi par Swiss Re tendrait plutôt à apporter de l'eau à leur moulin. Selon ces données, 2008 aura été la deuxième année la plus coûteuse de l'histoire du secteur en terme de dommages liés aux catastrophes naturelles et techniques avec une facture pour les assureurs de plus de 50 milliards de dollars (plus de 34 milliards d'euros). Sur ce total, les catastrophes naturelles ont coûté 43 milliards dont 39 milliards imputables aux seules tempêtes. Les ouragans aux Etats-Unis et aux Caraïbes surtout ont engendré des dommages records, l'ouragan Ike totalisant à lui seul 20 milliards de dommages contre 4 milliards pour Gustav. En comparaison l'Europe, a été relativement épargnée, la tempête hivernale Emma ayant causé pour 1,4 milliard de dollars de dommages, soit un montant bien inférieur à celui de la tempête hivernale Kyrill essuyée en 2007 et qui avait coûté 6 milliards. Sur les neuf dernières années, seule 2005 a été plus coûteuse, avec des dommages totalisant le montant record de 118 milliards aux prix actuels."