Tuesday, February 14, 2012

H-K / RAIN

Entre In the Mood for Love et Blade Runner, la magie des petites rues de Hong-Kong vue par Christophe Jacrot.

Elles viennent nourrir à merveille, me semble-t-il, mes derniers posts sur les imaginaires suscités par les densités asiatiques.

Monday, February 13, 2012

H-K CROSSING


Pour prolonger le précédent mail sur les densités asiatiques, ces trois photos de Hong-Kong prises par Marcus Koppen.

Elles viennent en complément de cela et cela.

Friday, February 10, 2012

2084 - NEO-PARIS, VILLE ASIATIQUE ?

Si un jour l'urbanisme parisien se voyait supplanter par un urbanisme à l'asiatique, on pourrait aboutir à ce genre d'images, extraites du futur Adrift (trailer, ). On y verrai les densités hausmaniennes dominées par des verticalités d'un genre nouveau. On ne serait alors pas très loin des visions développées dans The Urban Condition in 2027 ?

Sur les villes asiatiques comme modèles pour penser le futur, voir Quand Walled City ... et New Street Level.

Il faut dire que ce phénomène de pompage des références asiatiques est aujourd'hui devenu un grand classique, notamment par les vieux architectes connus mais qui n'ont plus beaucoup d'idées originales, comme le pitoyable Jean Nouvel. Voir "ses propositions" sur le grand Paris, ou comment penser le futur avec une photocopieuse et sans beaucoup d'imagination ?

(Extraits de la présentation Transit-City : "Grand Paris : et si on avait tout faux ?")

Sur la densité du Paris d'Haussmann comparée à la densité de Hong-Kong, il faut lire l'excellent post de Léopold Lambert "Heterotopic Architectures /// A 19 th Century Proletarian Citadel within Paris."

Sur la création des nouveaux imaginaires urbains via le ludique, voir .

Thursday, February 09, 2012

JAKARTA / EVERYDAY TRANSIT


Ces images en prolongement de against the train surfers.

Analyses plus complête , dont j'ai extrait les lignes ci-dessous.

"Ansori Bejo, 45 ans, raconte son expérience de "surfeur" sur les toits des trains de la ligne économique qui relie Bogor à Jakarta [une cinquantaine de kilomètres] avec des centaines d’autres passagers : "Entre 6 et 8 heures du matin, c’est l’heure de pointe. Les trains ne passent pas tout le temps, si bien qu’ils sont pleins à craquer. On n'a pas d’autre choix que de grimper sur le toit pour ne pas être en retard au travail." Surfer sur les toits des trains n’est pas de tout repos. Il faut éviter les mouvements brusques et savoir s’allonger rapidement à plat ventre quand le train passe au-dessous d’une ligne à haute tension. Il arrive souvent qu’un "collègue" tombe du toit parce qu’il a perdu l’équilibre, ou qu’il soit électrocuté. Tous ces surfeurs sont des pères de famille partant au travail. Un mouvement de solidarité est né entre ces voyageurs du ciel. Au début, ils se cotisaient pour payer la nourriture et les frais d’éducation des enfants dont les pères étaient morts en "surfant". (...) "

Wednesday, February 08, 2012

TOKYO : ANOTHER POINT OF VIEW


Quand j'avais découvert cette maquette de Tokyo il y a maintenant près de dix ans au sommet de la Mori Tower de Roppongi Hills, j'étais resté littéralement scotché devant pendant plus d'une heure. C'était avant Google Earth et très impressionnant. Toutes les façades des immeubles de la ville ont été photographiés une à une par hélicoptère, puis les photos collées sur une face des petits cubes de plastique . L'effet est bluffant.
Plus d'images, , et surtout d'explications, .

Pour aller plus loin sur ce sujet de la représentation urbaine par des maquettes, voir aussi, et "le train électrique comme modèle ?"

Et sur la façon de regarder le Japon d'en haut, voir le post précédent.

Tuesday, February 07, 2012

JAPAN : ANOTHER POINT OF VIEW


Quand certains pays semblent être toujours impeccables et bien ordonnés, cela peut donner des images comme celles-ci.

Elles sont signées Taiji Matsue et donnent à voir un Japon moins connu que celui des grandes métropoles, mais tout aussi soigné et ordonnancé. C'est évidement l'opposé de cela.

Monday, February 06, 2012

OFFSITE

Et si une partie de la réponse à la question posée dans mon précédent post, c'est quoi une ville asiatique aujourd'hui ?, était dans "Offsite", une oeuvre de Ken Lum exposée à Vancouver en 2010.

Ou quand ce qui a constitué pendant plusieurs siècles l'identité des villes d'Asie - à savoir cette superbe architecture sur pilotis - semble devenir une incongruité en attente de destruction dans le cadre d'un développement urbain partout similaire et aseptisé.

Ou quand ces maisons ne sont conservées que pour les touristes en centre-ville, ou par les pauvres, mais sous une forme très dégradée, dans les bidonvilles périphériques.



Friday, February 03, 2012

C'EST QUOI UNE VILLE ASIATIQUE AUJOURD'HUI ?


Plus je travaille et me déplace dans les villes asiatiques, moins j'ai l'impression de savoir ce qu'elles sont.

Sur la route entre le vieux Kolkota et l'aéroport, je retrouve les mêmes immeubles et les mêmes centres commerciaux que dans les périphéries européennes ou américaines. A Hanoï et Jakarta les mêmes rocades autoroutières qu'à Montréal ou à Barcelone. Bref partout le même modèle, la même architecture, les mêmes espaces, même s'il existe encore par-ci par-là des ilots de résistances. Certains avaient tenté de synthétiser cette uniformisation sous l'acronyme Ny-Lon-Kong, ou Ny-Shan-To, ou de "Junk space".

La question de cette occidentalisation du monde n'est pas nouvelle (), mais certains artistes ont le talent pour montrer ce phénomène de façon très percutante. C'est le cas du photographe allemand Peter Bialobrzeski, notamment dans son dernier livre "The Raw and the Cooked", dont les photos de ce post sont tirées. Des clichés pris à Kolkota, Manille, Dacca, Shanghai, Singapore, mais dont j'ai volontairement pas associé le nom afin d'accentuer encore un peu plus la confusion. Au vu de ces images, on pourrait se dire que le modèle occidental ne peut que gagner. Sauf que c'est peut-être pas aussi simple - voir Dacca, our urban future ?

On revient sur cette question le vendredi 9 mars prochain, lors de notre Atelier Transit-City organisé autour de la question "La Chine peut-elle inventer de nouveaux modèles urbains et de mobilité ?"


Wednesday, February 01, 2012

KARACHI AS URBAN MODEL ?

Parfois vous vous prenez des bouquins en plein figure qui vous incitent à regarder le monde autrement. Ce fut mon cas il y a quelques années avec le passionnant "Maximum City" de Suketu Mehta, qui analysait avec une rare lucidité les réalités, parfois très sombres, de Mumbaï et de l'Inde contemporaine. On sortait enfin avec ce livre, de toutes les conneries que l'on peut entendre en Occident sur l'Inde pays non violent, tolérant et autres balivernes. (voir , et ).

Cette enquête obligeait aussi à se demander si Mumbaï ne pouvait pas devenir le laboratoire urbain d'un monde plus urbanisé, plus inégal, et de plus en plus dominé par le religieux - voir .

Je viens de retrouver toutes ces questions en lisant le très étonnant - et très stimulant - "Instant City - Life and death in Karachi" de Steve Inskeep. Outre le décryptage des réalités pakistanaises et de leurs conséquences sur une ville comme Karachi, ce livre ne peut, en effet, qu'inciter à regarder le monde un peu autrement. Car tous les ingrédients décrits par Inskeep pour expliquer l'état de délabrement de la ville (corruption, islamisme radical, pouvoir militaire, terrorisme, pauvreté, illétrisme, ... ), ne sont malheureusement pas les seuls apanages du Pakistan. On les retrouve dans d'autres parties du monde, que ce soit au Moyen Orient, en Amérique latine, en Afrique ou en Asie (je vous laisse mettre les pays de votre choix).

Ce livre pose une nouvelle fois, mais avec un angle original et très peu abordé, la question de savoir comment regarder l'évolution de certaines villes qui n'ont a priori rien pour être des modèles et qui pourtant sont à elles seules les excellents reflets des nouvelles réalités urbaines mondiales - voir par exemple, "Dacca : our urban future ?" ou mon récent post sur Lagos.

Et pour continuer à réfléchir plus précisément sur cette question, je ne peux que vous inciter a lire ce très bon papier "Urbanity Now : Karachi as "Instant City"", paru dans The New Republic.