Wednesday, September 11, 2013

CRÉATION DU SAILING MOBILITY LAB ®

La voile est pour Transit-City une grande passion (voir "Des voiles et des tentes"), mais est aussi une grande source de réflexions sur les nouvelles façons de se déplacer.

C'est dans ce cadre que nous avons notamment récemment abordé "la fin des voiles", "la fin des coques", l'évolution des foils ( et et le "nouvel harnachement "des voileux.

Le grand mérite de la 34° America's Cup qui se déroule actuellement, est de faire émerger toutes ces mutations auprès du grand public, et d'offrir un spectacle qui permet à tous de comprendre que la voile est en train de vivre une vraie révolution qui va radicalement changer le sens du mot "naviguer", voir

Si pour l'instant cette révolution reste réservée à une élite sportive qui dispose de moyens financiers conséquents (un foil ça coûte cher, très cher...), cette nouvelle façon de naviguer va vite se diffuser à d'autres classes de bateaux et forcément transformer le regard sur la navigation à voile tout comme l'a fait le wind surf il y a presque quarante ans, ou le kite surf depuis une petite quinzaine d'années. 

Il est d'ailleurs intéressant de rappeler à ce sujet que quand le kite s'est lancé en France, la Fédération Française de Voile a refusé d'intégrer ce sport dans son giron estimant que naviguer sur une planche avec une aile de parapente n'était pas de la vraie navigation !!! Ça résume bien l'évolution récente de la voile et la question de la nature de ces nouveaux engins. 

Avec ces images on comprend très bien qu'un voilier peut-être un bateau sans voile (remplacé par un mat aile) et dont aucune des coques ne touchent l'eauEssayer juste de faire le parallèle en imaginant une voiture dont le moteur ne serait plus mécanique et dont les roues ne toucheraient pas la route !

C'est donc pour mieux essayer de comprendre les conséquences de cette mutation, qu'au sein de Transit-City nous avons décidé de lancer le Sailing Mobility Lab ®, version marine et voileuse du Mountain City Lab

Un des objectifs : voir comment ce qui se passe aujourd'hui dans le monde de la voile peut changer nos pratiques et nos imaginaires mobiles

A suivre, donc ...

Tuesday, September 10, 2013

MOUNTAIN CITY LAB ®

Les deux derniers posts ( et ) sont le reflet de quelques réflexions que nous avons lancées au sein de Transit-City sur l'influence des imaginaires montagnards et de l'out-door sur nos façons de penser la ville ( ou ) et les mobilités (, ou )

Ce sont des sujets qui nous taraudent depuis longtemps, mais que nous n'avions vraiment jamais structurés et ni organisés. C'est maintenant chose faîte.

Nos réflexions se mènent désormais dans le cadre du "Mountain City Lab", nouveau laboratoire de prospectives que nous venons de monter avec des designers, des alpinistes, des trailers et autres passionnés de montagne. 

Monday, September 09, 2013

SORTIE DE BUREAU ?

Pour prolonger le précédent post sur la notion de bureaux et les nouveaux imaginaires de la mobilité liée au travail.

Les explications sur la photo sont, .

Friday, September 06, 2013

BUREAU DU FUTUR ?

Entre "c'est quoi un bureau demain ?" et "camp de base", trois images pour essayer de penser un peu autrement ce que pourrait vouloir dire "travailler" et "bureau" dans le futur. C'est le parfait complément de cela et l'antithèse de cela.

Les explications sur les photos sont .

Thursday, September 05, 2013

LE RETOUR DES CHATEAUX FORTS ?

Ci-dessus, un chantier actuellement en cours d'une colonie israélienne dans les territoires occupés de Cisjordanie.

Ci-dessous un projet d'un jeune étudiant en archi Philipp Turner, voir

Les deux projets n'ont rien à voir l'un avec l'autre, mais ils dégagent la même vision du monde et de l'architecture, celle d'un certain apartheid - voir "nouvelles forteresses, nouvel apartheid" et "the futur urbanism of the new apartheid ?". 

Et pour poursuivre la réflexion sur ce genre d'urbanisme, je voulais vous proposer ci-dessous deux images de ce très mauvais film qu'est "World War Z" (dont l'idéologie est en gros "zombies = palestiniens", - voir "the zombie is human you have the right to kill"), mais dont l'un des messages est qu'aucune citadelle n'est imprenable et qu'un mur, même très haut, n'a jamais rien réglé

Wednesday, September 04, 2013

CRIMES, TROMPERIES ET ARCHITECTURE

Devant les maquettes de très vastes programmes immobiliers comme on en voit au Brésil, en Chine ou en Malaisie, je regarde toujours attentivement si un des maquettistes n'aurait pas introduit un petit détail déconnant - genre, un mec en train de pisser dans un coin ou un fille à poil dans un appartement - histoire de mettre un peu de vie dans ces présentations forcément trop parfaites et totalement aseptisées. Une recherche qui, jusque là, est restée toujours infructueuse, mais que vient combler aujourd'hui, en partie, le travail de l'artiste chinoise Xing Danwen avec ses micro-scènes de meurtres, de tromperies extraites de sa jubilatoire série "Urban Fiction". 

On a juste envie qu'un jour un promoteur s'en inspire et présente un de ses programmes avec ces mises en scène totalement disruptives.

La scène de meurtre ne fera certainement pas vendre beaucoup plus de logements, mais celle de l'amant quittant facilement l'appartement grâce à une architecture intelligement pensée autour de l'infidélité, pourquoi pas ? 

On retrouve dans ces scènes toute la magie et le mystère suscités par le travail d'artistes comme Gregory Crewdson (voir ) ou Anny Bennett (voir ), le tout dans une esthétique très proche de certaines oeuvres de Michael Wolf (voir ) ou d'Andreas Gursky (voir ).

Pour prolonger la réflexion sur l'esthétique de ces images, voir "le monde du train électrique comme modèle urbain ?"

Tuesday, September 03, 2013

EXISTE-T-IL UNE MOBILITÉ ASIATIQUE ?

Et si c'était en Asie que s'inventait la mobilité urbaine du XXIème siècle ?

Et si oui, quelles leçons peut-on en tirer ?

L'essentiel de la croissance urbaine des trente prochaines années se fera en Asie.

Après la Chine, ce sont aujourd'hui l'Inde, l'Indonésie, le Pakistan, le Vietnam, la Malaisie, la Thaïlande qui voient leurs villes se transformer à très grande vitesse dans des conditions plus ou moins maîtrisées et durables.

Côté transports, cette croissance urbaine débridée entraîne bien souvent des situations très chaotiques et catastrophiques sur le plan de l'environnement et notamment de la pollution de l'air.

Mais l'Asie innove et tente de nouvelles approches.

Longtemps l'innovation transport et mobilité est venue du Japon.

Depuis quelques années ce sont les villes chinoises tentent de nouvelles réponses.

L'Inde semble, elle, devoir trouver son salut dans une innovation low tech qui vient plutôt de la base.

Au niveau local, les situations sont tout aussi diversifiées. Si Singapour est à la pointe de la lutte contre la voiture, Jakarta étouffe sous des marées de bagnoles, Ho Chi Minh Ville sous les motos et Dacca sous les vélos rickshaws.

Parallèlement, existent toujours certaines constantes, notamment la présence toujours très forte des deux et trois roues, sous des formes très diverses.

Bref les villes asiatiques se cherchent aujourd'hui de nouveaux modèles et de nouvelles réponses.

C'est pour essayer de mieux comprendre ce qui se passe en Asie que nous avons invité un très bon connaisseur des villes et des mobilités asiatiques,

- Daniel CUKIERMAN qui a a dirigé pendant 6 ans à Beijing la filiale commune de Transdev/RATP Dev en charge de l'Asie. Auparavant, il a passé 10 ans dans le groupe SNCF et a notamment été, entre autres, Directeur des gares.

Monday, September 02, 2013

JOHNNY CAB COMME MODÈLE DU TAXI UBER ?

La prise de participation faite récemment par Google Ventures dans la société de taxis Uber - voir les détails - a relancé l'hypothèse que Google puisse lancer dans les années qui viennent un service de taxis robots - voir .   

Il faut dire que cela serait dans logique des choses quand on connait les investissements fait par la firme californienne dans la voiture autonome depuis plusieurs années et sa volonté affichée de devenir un acteur majeur de la mobilité du futur notamment par le contrôle de l'information - voir "Google Car, un avant goût de Minority Report". L'hypothèse est même tellement évidente que quand Techcrunch s'est amusé à annoncer qu'Uber avait, dès le lendemain de cette prise de participation, acheté 2 500 Google Cars (voir ), plusieurs sites ont repris l'info sans comprendre que ce n'était qu'un gag. Gag pourtant évident, la Google Car n'existant pas aujourd'hui en tant qu'automobile, les modèles qui circulent aujourd'hui étant des Toyota Prius équipées par Google. Cela va peut-être très vite changer, voir "Pourquoi Google va forcément devenir une marque automobile", mais rien n'est encore fait, même si, là encore, ça serait dans la logique des choses - voir .

En lisant cette information, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la scène du Total Recall de 1990, dans laquelle le héros en fuitejoué par Schwartzenegger, prend un taxi conduit par un robot, le fameux JohnnyCab.

Le problème est que Johnny est bavard, très con et n'en fait qu'à sa tête dans le choix du parcours (même sous forme de robot, un chauffeur de taxi reste un chauffeur de taxi !!).  Schwartzy qui veut pouvoir se planquer où il veut et - surtout - ne laisser aucune trace, n'a d'autre choix que de le casser, de le foutre sur la banquette arrière et de reprendre le volant pour reprendre le contrôle des choses. La chose est assez jubilatoire et le devient encore plus quand, après que Schwartzy en soit descendu, le taxi robot va littéralement s'exploser tout seul contre un mur et faire ainsi cramé l'insupportable Johnny - voir l'extrait du film .

J'aime ces différentes scènes car elles synthétisent une saine révolte contre la surveillance et le traçage de nos déplacements et contre tout ce qui limite notre autonomie et nos libertés. Ce sont d'ailleurs les arguments utilisés aujourd'hui par certains constructeurs automobiles contre les voitures automatiques - voir "Toyota contre Google Car".

Derrière ces images, je retrouve un certain nombre de mes interrogations actuelles sur :
- le rôle, dans les années à venir, de Google dans le contrôle, la maîtrise et la surveillance de nos mobilités -   et
- l'apparition possible de résistances face à cette montée en puissances des géants du net, avec notamment l'hypothèse du camouflage comme idéal de mobilité ou l'hypothèse de la déconnexion comme idéal automobile.  

On devrait donc en toute logique reparler très vite de Johnny Cab.