Au sein du Prospective Sport Lab ®, nous sommes actuellement engagés dans une réflexion sur la possibilité qu’émerge dans les années qui viennent une nouvelle métrique de la performance sportive.
Dans un premier temps, nous avons exposé le détail de notre process de réflexion : et si on posait les bases d’une nouvelle métrique sportive écologique ?
Puis nous avons synthétisé cette démarché au tour de trois nouvelles métrique de la performance sportive : captation, substitution, régénération
Ces trois métriques (captation, substitution, régénération) dessinent une transition majeure : elles déplacent le sport d'une logique de gestion/optimisation d'un corps à une relation d'éco-dépendance entre le corps et son milieu.
C’est évidement pas totalement neutre quand on s’intéresse au sport et au corps !!!
Reste maintenant à expliquer comment et pourquoi le changement de métriques sportives pourraient transformer la conception même du corps sportif performant.
Pourquoi ces métriques sportives incitent à penser le corps autrement.
En modifiant ce que l'on mesure, on modifie la perception et l'usage du corps.
- La métrique de captation : le corps machine. Un organisme isolé qu'il faut optimiser (calories, données GPS) et équiper. C'est un corps recentré sur sa propre performance individuelle.
- La métrique de substitution : le corps alternatif au moteur. L'effort physique retrouve une valeur fonctionnelle et sociétale : se déplacer, décarboner le quotidien. Le corps redevient un outil d'autonomie et de sobriété.
- La métrique de régénération : le corps acteur écosystémique. Le corps n'est plus seulement dans la nature, il fait corps avec le vivant. Sa performance ne se mesure plus à ce qu'il prend ou dépense pour lui-même, mais à ce qu'il apporte à son environnement.
Ces critères donnent clairement naissance à une nouvelle métrique corporelle.
Notre nouveau cadre conceptuel des métriques sportives ne mesure plus seulement ce que le corps brûle ou extrait, mais ce qu'il préserve, décarbone et régénère.
La métrique proposée devient une métrique d'impact réciproque : Performance corporelle = Effort physique accompli × Bénéfice écosystémique.
C’est pas forcément totalement insignifiant pour penser demain !

