Tuesday, October 22, 2013

LE CAMPING COMME NOUVEL IDÉAL URBAIN ?

Ci-dessus, une photo de la Porta Pia dimanche à Rome - voir .

Ci-dessous, des photos de l'Hotel MetaVilla installé à Venise en 2006 - voir .

Quand le rôle de la tente et du camping change de nature en arrivant en ville, cela suscite forcément de nouvelles questions sur nos imaginaires urbains et constructifs - voir le précédent post

Des questions qui ne peuvent se réduire aux imaginaires de l'out-door et de la montagne - voir Mountain City Lab - et qui mêlent tout à la fois le retour modulaires (), le nouveau rôle des hôtels (), la nouvelle vocation des toits (), l'émergence de l'architecture frugale (), mais aussi le rôle des loisirs () et des révoltes urbaines ( et ) dans nos façons de penser la ville et nos façons de bouger - voir "le camping comme futur de l'automobile ?"

C'est pour creuser tout cela qu'au sein de Transit City, on a senti le besoin de monter un Camping City Lab spécialement destiné à essayer de comprendre ce que le retour du camping signifiait dans nos imaginaires urbains et mobiles. On y revient très vite. 

Sur le rôle du camping, voir , , , ou .

Friday, October 18, 2013

ET SI GOOGLE RÉALISAIT LE RÊVE D'ARCHIGRAM ?

Ci-dessus une des nombreuses images produites par Archigram pour présenter Instant City, vision d'une structure nomade venant irriguer par ballons ou dirigeable des territoires délaissés par la nouvelle modernité des années 60, celle de la télé, du rock, de la mode, de l'information continue, dont la pop culture anglaise fut à l'époque l'un des grands parangons.

Ci-dessous, deux schémas expliquant le projet Google Loon visant à donner accès à internet à tous les territoires mal desservis, via un réseau de ballons, soit, en gros, l'ambition d'Archigram revue et corrigée sous le prisme du net. Dit par Google, ça donne "Balloon-powered Internet for Everyone", un slogan qu'aurait pu faire sien Archigram. Il n'y a que la forme des ballons qui change.

Ci dessous quelques photos d'une nouvelle Instant City revue et corrigée par Google - plus .

Ci-dessous deux autres visions de cette "Instant Loon City" en train de se tester en Nouvelle Zélande - plus  - et qui renvoient très directement à mes deux derniers posts - et - et, évidement, à cette question fondamentale .

Thursday, October 17, 2013

INSTANT CITY, UN FUTUR DÉPASSÉ ?

 
 
 
Pour prolonger le précédent post et continuer sur les visions d'Archigram.
Variante de la question, .
Début de réponse, .

Et pour continuer à réfléchir sur ce sujet, je vous propose ces quelques lignes tirées de l'incontournable et jubilatoire “Histoire de l’architecture et de l’urbanisme moderne” de Philippe Ragon.
En se demandant si la véritable histoire de l’architecture n’est pas en fait celle de l’utopie, celle des projets qui demeurent sur le papier, mais dont l’influence est a posteriori si considérable sur les réalisateurs qu’elle parait bien constituer le moteur de l’histoire architecturale. 

On peut aussi se demander s’ils n’existe pas deux architectures : l’une de recherches et de projets, l’autre de réalisations, la seconde n’étant qu’un écho affaibli de la première.
 

Wednesday, October 16, 2013

MOBILITÉ TRANSGRESSIVE, ENCORE ...

Dans le prolongement de mes précédents posts sur la mobilité transgressive, je ne peux que vous inciter à aller sur le Climbing Blog de Bradley Garrett et à lire son tout récent "Explore Everything", qui sont tout les deux en résonance parfaite avec les réflexions de notre Mountain City Lab.

Devant ces images on peut aussi penser au superbe "Chronicle" et à ses adolescents volants (photos ci-dessous) que nous, simples humains, ne pouvons tenter d'imiter qu'en wingsuits.

INSTANT CITY, C'EST LE FUTUR OU L'AVENIR ?

Ci-dessus quelques-unes des planches de la fameuse Instant City imaginée par les génies d'Archigram.

Ci-dessous un projet finaliste d'un récent concours sur une mutation portuaire - .

On peut rigoler du grossier pompage.

On peut aussi essayer d'aller plus loin avec la question "et si le futur n'existait pas ?" que nous aborderons lors de l'Atelier Transit City du vendredi 15 novembre - .
"L’avenir, comme chacun sait, dure plus longtemps ; mais le futur n’existe pas, il faut le faire. Seuls existent vraiment les futurs du passé, les futurs mis en train par d’autres temps que le nôtre. (...) Le futur est derrière nous, mais il peut toujours nous prendre de vitesse. Et le propos peut se généraliser à l’ensemble des productions de la culture contemporaine. Les rétro-futurs – appelons-les ainsi – sont suspendus entre deux temps, et c’est peut-être là ce qui leur donne la force de s’arracher à l’inertie du passé comme à celle du présent. Virtuels, ils occupent exactement l’intervalle séparant hier et aujourd’hui. Mais leur efficace est réelle ; elle se manifeste dans le processus même par lequel les choses se font, c’est-à-dire se créent, à la faveur de cet entre-temps. Ce sont eux qui travaillent obscurément à faire converger une multiplicité de lignes de développement hétérogènes au sein du projet, en même temps qu’ils le plongent dans un halo d’indétermination qui contribue à le maintenir ouvert. Libérant leur énergie de réserve là où l’imagination faiblit, ils participent au temps de la création qu’ils relancent ou font bifurquer de loin en loin. L’idée n’attend pas, pour agir, de se réaliser en acte."
Elie During et Alain Bublex dans l'avant propos de "Le Futur n'existe pas : rétrotypes" (éditions B 42)