Ces deux clip révèlent avant tout le constat d'impuissance d’un équipementier comme Nike face au réchauffement climatique.
La vidéo des 102 ventilateurs ridiculise la solution encombrante, mais elle valide involontairement le postulat que pour lutter contre la chaleur, l'humain a besoin d'un flux d'air massif. Nike ne fait que mimer ce flux via le textile, sans le créer.
C'est une sur-promesse qui trahit justement l'impuissance technique : ils n'ont rien de mieux à proposer qu'un maillage plus aéré.
Ces deux publicités ressemblent donc plus au chant du cygne de l'équipementier traditionnel qu'à une véritable réponse.
Nike dépense ici des millions en production et en storytelling (le désert, les 102 ventilateurs, la métaphore de la clim') pour masquer une absence totale de rupture.
Nike ne propose aucune vraie solution :
- ni de nouveaux équipements urbains,
- ni un protocole d'acclimatation,
- ni un dispositif médical de suivi,
qui sont pourtant trois des axes de diversification pour l'avenir - là.
Ces réels disent donc avant tout que Nike n'est aujourd'hui pas prêt au pivot stratégique qui va pourtant s'imposer à tous les équipementiers pour répondre aux nombreux défis du réchauffement climatique.

