Wednesday, October 19, 2016

ET SI DEMAIN TOUT ÉTAIT DRONISABLE ?


Les images ci-dessus sont extraites d'une vidéo destinée à présenter les recherches de la Darpa autour d'un nouveau concept de drone de transport modulaire, l'ARES (Aerial Reconfugurable Embedded System) - film,

Pour l'instant le projet n'est qu'au stade du prototype, les premiers vrais vols ne devant avoir lieu qu'en septembre.

Mais trois choses me font dire que se dessine dans ces images un avenir plus que probable en terme de transport.

- La première chose est que est que l'on sait par expériences que les militaires sont de formidables défricheurs en matière de mobilité - voir "et si c'était les militaires qui inventaient la mobilité du futur ?"

- La deuxième chose est que ce système d'aile volante sans pilote capable de décoller comme un hélicoptère et de voler comme un avion, va répondre à tellement de besoins, qu'on ne voit pas très bien ce qui pourrait empêcher son développement dans le monde civil - voir "c'est quoi voler en drone demain ?"

- La troisième chose est que la modularité du système rend encore plus crédible l'émergence à plus ou moins long terme d'engins volants de tout genre dont certains seront forcément capables de transporter des personnes - voir "Drone + voiture autonome = ??"

Avec l'ARES, on passe aussi dans une nouvelle étape de la dronisation du monde - voir, .

Avec l'ARES, tout va devenir dronisable.

Avec l'ARES, s'invente aussi un nouveau type de transport dans la lignée de la robotisation du monde dont la voiture autonome est aujourd'hui la phase la plus visible - voir "pourquoi faire croire que l'on aura encore besoin des hommes ?"

L'ARES n'est donc pas une aile volante, c'est le début d'une vraie révolution.

On en reparle très vite dans le cadre de nos recherches "Drones City"

Tuesday, October 18, 2016

ET SI TOUT PASSAIT PAR LA PÉDALE ?

Pour prolonger et mettre en perspective le précédent post "144,17 km/h ... en pédalant", il faut jeter un coup d'oeil sur la démarche et les expérimentations initiées par AeroVolo pour penser une mobilité "human powered".

Voir les projets développés par AeroVolo, .

144,17 KM/H ... EN PÉDALANT


Un engin à pédale qui pourrait préfigurer un autre type de rapport au vélo, à la vitesse, au sport, au plaisir ... et donc à la mobilité, - voir le film, .

Le 19 septembre dernier, l'Eta - c'est le nom de l'engin - a atteint les 144,17 km/h - voir les détails, .

Ça peut renvoyer au constat qu'"avant c'était les mécaniques qui allaient de plus en plus vite" ... et que maintenant ce sont les hommes.

Mais ça peut, aussi, être vu à travers le prisme de trois questions :
- "De la performance technique à la performance physique ?"
- "Et si la voiture devenait une salle de gym ?"
- "Et si demain le sport mangeait le monde ?"

Monday, October 17, 2016

ET SI LE E-SPORT DÉVORAIT LE SPORT ?

Dans notre étude "Les 5 temps du sport, du corps ... et de la performance", nous distinguions plusieurs étapes dans le développent du sport, dont la cinquième était l'émergence du e-sport. Nous faisions dans ce document, le pari que ce dernier allait totalement bouleverser le sport traditionnel.

Ce moment est en train d'arriver.

Le e-sport est devenu un phénomène massif et mondial et il nous oblige à penser le développement du sport d'une autre façon.

Si le numérique mange le monde, les jeux vidéo aussi ... et le sport ne va pas en sortir indemne.

Son environnement va changer, ses références vont changer, ses espaces vont changer, sa consommation média va changer.

Le e-sport n'est pas un sport en plus, c'est un sport qui va irriguer tous les imaginaires et toutes les pratiques des autres sports.

Cette mutation reste difficile à expliquer, car si elle n'est plus un signal faible, elle manque encore pour beaucoup de chiffres et de réalité. Même si les jeux vidéo sont un secteur économique qui pèse plus lourd que le cinéma, il reste toujours sous-estimé culturellement et économiquement par une large frange des décideurs.

C'est pour cette raison que lorsque paraît une étude mettant des chiffres sur cette montée en puissance du e-sport et sur son emprise sur les autres sports, il faut la regarder avec intérêt car elle nous raconte le futur.

C'est le cas de la toute récente étude "Why sports & brands want to be in e-sport" réalisée par Newzoo dans 27 pays.

Que nous dit cette étude ? 

Globalement trois choses :

- le e-sport va devenir LA référence culturelle du sport demain "Gaming is what every traditional sports league is desperate to become young, global, digital and increasingly diverse" pouvait-on lire récemment dans un ESPN Magazine.
- le e-sport va concurrencer de plus en plus les sports traditionnels tant en terme de pratique que d'audience média.
- le e-sport va se diversifier, va se professionnaliser, attirer des audiences de plus en plus large, attirer de plus en plus d'argent ... et devenir un poids lourds de l'économie du sport et de l'entertainment demain.

Aux Etats-Unis, le e-sport est devenu un concurrent direct des sports historiques auprès des fameux millennials, c'est à dire les 21-35 ans (voir ci-dessous) ... et donc on imagine ce que cela sera demain quand les digital natives vont prendre le pouvoir.

Ça veut aussi dire que demain, il va falloir penser au sportif avec d'autres codes et d'autres références que celles que nous utilisons traditionnellement depuis plusieurs décennies. Nike, Adidas ou Under Armor ne seront pas forcément les grandes marques de demain dans le nouveau monde du sport - voir, .

On reparlera de toutes ces mutations beaucoup plus longuement, le 18 novembre prochain à l'occasion de l'Atelier "Et si le sport dévorait le monde ?"

En attendant, vous pouvez toujours jeter un coup d'oeil sur "Et si la Corée et le Japon devaient réinventer le sport ?"



C'est quoi un club de foot demain ? - début de réponse, .

Friday, October 14, 2016

FUCK MORE, COMMUTE LESS ?

Quand l'alternative aux déplacements domicile/travail prend ces formes là, on ne peut a priori que ce sentir très proche du mouvement "Commute Less".

Sur les dégats sociaux et environnementaux des déplacements domicile/travail - voir "Work in Process : c'est quoi un bureau demain ?"

Et pour ceux qui demain devront continuer d'aller tous les jours au travail, voir les nouvelles réponses que pourraient apporter la voiture autonome avec "Et si demain, le sex devait changer l'automobile ?"  

Thursday, October 13, 2016

ET SI LE VIRTUEL DEVENAIT PLUS IMPORTANT QUE LES SUPPORTERS ?

Étonnante, mais très révélatrice, photo que celle parue ce matin dans l'Equipe à propos du retour des Ultras du PSG au Parc des Princes.

Une photo qui montre la puissance des supporters, mais dont cette même puissance semble niée par les bandeaux publicitaires pour une nouvelle appli du club - .

Comme si chanter dans un stade pour soutenir son équipe était un défaut... et que le vrai stade était le "stade virtuel".

Un peu comme si le stade idéal de demain serait d'être insipide, inodore, incolore... mais connecté !!!

Voir sur ce sujet : "Stade : du collectif au connectif ?" et "C'est quoi demain regarder un match de foot ?"

Tuesday, October 11, 2016

ET SI LA CORÉE ET LE JAPON DEVAIENT RÉINVENTER LE SPORT ?

Les prochains Jeux Olympiques n'auront pas lieu n'importe où.

Ils auront lieux en Corée du Sud en 2018 et au Japon en 2020, deux pays grands émetteurs de cette nouvelle pop culture ludique qui domine le monde depuis les années 80.


Le Japon a dominé les imaginaires techno-ludiques dans les années 90 avec ses mangas, ses jeux vidéo, ses PlayStation, ses GamesBoy, ses Pokemons, mais aussi sa passion pour les robots.

Depuis 2000, c'est clairement la Corée qui a pris le relais de ce leadership avec sa jeunesse hyper-connectée, sa K-pop et son rôle majeur dans le développement du E-Sport. Le succès mondial d'une marque comme Samsung ou celui fulgurant du Gangnam Style, sont deux symboles de la puissance de de l'hallyu, le nouveau soft power coréen sur le monde. Voir "Et si c'état en Corée que s'inventait une partie de notre avenir urbain et mobile ?"

L'une des questions que l'on peut dès lors se poser est : est-ce que ces cultures asiatiques vont déteindre sur les JO et sur la façon de penser et de pratiquer le sport ?

L'apparition lors de la cérémonie de clôture des JO de Rio du premier ministre japonais Shinzo Abe déguisé en Super Mario entouré de Pikachu et d'un Gundammontrait combien le Japon a clairement décidé de profiter des Jeux de Tokyo de 2020 pour réaffirmer le poids de sa pop culture dans le monde, mais aussi du poids de cette même pop culture sur sa façon de penser la ville, la mobilité et le sport.

Sur l'aspect techno et urbain, si les JO de 64 ont été les Jeux du lancement du Shinkansen et de l'apparition de Tesujin 28, héros emblématique de la culture nippone, ceux de 2020 vont être ceux de la voiture autonome notamment à hydrogène, du robot et des exosquelettes.

Sur l'aspect pop culture, difficile d'imaginer que la culture otaku qui façonne déjà largement les imaginaires et les pratiques urbaines de l'archipel, n'imprègne pas l'univers des Jeux Olympiques et, surtout, la façon de les présenter le sport et de le diffuser - voir "Fiction / Not Fiction".

Difficile aussi d'imaginer que les grandes marques japonaises du gamin - les Sony, Nintendo, entre autres - ne fassent pas le forcing pour que le e-sport devienne sport olympique. Les démarches sont en tout cas en cours, et il est certain que le CIO ne restera pas longtemps insensible d'une part part à la manne financière que génère le e-sport, mais aussi à la capacité de ce dernier à rajeunir l'audience des JO plutôt vieillissante.

Le Japon devra faire d'autant fort avec ses jeux que deux ans auparavant, en 2018, la Corée aura tout fait, elle aussi, pour révolutionner l'approche du sport via les nouvelles technos avec ses jeux de PyeongChang.

Pays le plus connecté au monde et pays du e-sport, la Corée va, en effet, profiter des JO de PyeongChang pour montrer tout son savoir-faire dans le domaine des nouvelles technologies. On l'a vu à Rio avec les trois Samsung Galaxy Studio qui laissaient entrevoir comment la réalité virtuelle allait devenir un des outils incontournable du sport demain. On pouvait même se demander si ces studios ne préfiguraient pas d'une certaine façon le stade connecté du futur - voir "Stade : du collectif au connectif ?" ou "Minnesota Vikings new stadium includes high-tech fan experience with virtual relatif activities".

La première étape de cette offensive coréenne fut le lancement dès 2015 de la signature "Passion Connected" pour PyeongChang.


La deuxième étape de l'offensive fut l'annonce du lancement de la 5G à l'occasion des Jeux et la diffusion d'un premier spot promotionnel montrant concrètement ce que cela allait pouvoir changer pour nous spectateur. Le spot est visible .

On retrouve avec les images ci-dessus ce que Canal + imaginait en 2050 avec son Futur Football Club - voir "C'est quoi demain regarder un match de foot ?" Et oui, aujourd'hui cela va très vite ;-))

On comprend que le e-sport va devenir le modèle - c'est lui qui va devenir la référence.

On va vouloir vivre les compétitions comme on joue devant son écran.

Les mondes, les techniques et les imaginaires du jeu vidéo et du e-sport vont manger le monde du sport ... et celui de la télévision.

Ils vont créer de nouvelles attentes et donc de nouvelles offres ... et de nouvelles façons de pratiquer le sport.

Pour avoir une petite idée de ce qui se prépare, il faut lire les lignes ci-dessous.
"Recently emerged from stealth mode, startup Genvid Technologies has the lofty goal of creating “revolutionary eSports broadcasts.” By bringing interactive elements and multiple camera angles into live-streamed games, co-founder Jacob Navok hopes to hook a whole new audience with more compelling broadcasts and greater opportunities to monetize competitions. 
The challenge is that video games are built with players, rather than spectators, in mind. Genvid hopes to solve this problem by enabling developers to control camera angles during live-streamed games as if they were in the editing booth at major sporting events. This would create a more compelling narrative with built-in storytelling and emotion — something that would be appealing to sponsors, advertisers and viewers." - .
On s'arrêtera là pour aujourd'hui dans les réflexions prospective, mais on y reviendra très vite notamment le 18 novembre prochain lors de l'Atelier Transit-City organisé autour de la question "Et si le sport dévorait le monde ?"

Monday, October 10, 2016

C'EST QUOI DEMAIN REGARDER UN MATCH DE FOOT ?


Pour prolonger et illustrer les récents "Stade : du collectif au connectif ?" et "Peut-on penser l'avenir sans eux ?", je voulais vous proposer ces quelques séquences tirées du un peu simpliste, mais néanmoins stimulant, "Futur Footbal Club" réalisé par Canal +.

L'action est censée se passer en 2050, mais on peut faire le pari que cela arrivera bien avant, et notamment en matière de nouveaux aménagements et services pour les spectateurs


On en reparle le 18 novembre lors de notre Atelier Transit-City organisé autour de la question "Et si le sport était en train de dévorer le monde ?"