Tuesday, May 09, 2017

ET SI LE PENTATHLON SE RÉINVENTAIT AUTOUR DES NOUVEAUX SPORTS URBAINS ?

Cela fait plusieurs années que chez Transit-City, on essaie de réfléchir aux villes et à leurs mobilités en les abordant sous des angles un peu décalés.

Parmi ces angles, il y a :

Parfois ces deux champs se croisent et cela peut donner : « et si demain nous devions pratiquer la ville comme un sport ? »

C’est pour prolonger cette réflexion que notre partenaire Patrick Roult, chef du pôle haut niveau à l’Insep, s’est interrogé récemment sur la figure du pentathlon moderne et sur la façon dont celui-ci pourrait nous aider à penser la mobilité demain. 

Pourquoi le Pentathlon moderne ? Car ce sport qui regroupe cinq épreuves  - l’équitation, l’escrime, le tir, la natation et la course à pieds - a été crée par Pierre de Coubertin par référence à ce que devait pouvoir faire un soldat idéal à la fin du XIX° siècle.

La question posée par Patrick Roult est toute simple : si aujourd’hui on devait réinventer le pentathlon moderne, quelles seraient les épreuves qui devraient être retenues par référence à un soldat idéal du XXI° siècle ?


Sur ce nouveau mix d’épreuves, plusieurs remarques.

- Les remarques concernant directement les épreuves proposées

Comme le souligne Patrick Roult «le ministère français des sports, refuse pour le moment au crossfit, au parkour et au MMA une reconnaissance comme discipline sportive, de même ce n'est pas dans le giron du ministère des Sports que le eSport se structure en France, de fait ces 5 épreuves ne sont aujourd'hui pas considérées comme du sport !!
Et ce alors même que le Comité Olympique d'Asie vient d'annoncer qu'il y aurait des épreuves de d'eSport aux prochains "Asian Games"  (voir, ) et que la Fédération Internationale de Gymnastique réfléchit sérieusement à introduire une épreuve de Parkour dans son programme de compétition des JO de Tokyo en 2020 (voir, )"

Un manque de reconnaissance des pouvoirs publics français d'autant plus étonnant que ces pratiques "sportives" sont aujourd'hui très valorisées par un nouvel univers sportif en pleine croissance, celui des stages commandos d'inspiration militaire. Le phénomène apparu depuis une dizaine d'années aux Etats-Unis est, en effet, en pleine croissance actuellement en France, voir « Les Français en mode commando ». 

Un peu comme si la suppression du service militaire et la hausse de la menace terroriste avaient incité les Français (mais pas qu'eux) à s'intéresser de nouveau à la chose militaire, mais avec des références totalement nouvelles, celle des troupes d'élites.


- Les remarques concernant les nouvelles techniques militaires

Dans les épreuves que propose P. Roult, on reconnait cette mutation des imaginaires guerrier avec des épreuves directement inspirées de la nouvelle panoplie des troupes d’élite qui associe combat rapproché et maitrise des nouvelles technologies (le drone, la réalité virtuelle

Un imaginaire des troupes d’élites qui est en forte hausse depuis quelques années du fait de la nature des combats qui les met particulièrement en avant (voir, ) mais aussi au poids toujours plus important des jeux vidéo, et notamment de séries comme Call of Duty ou Ghost Recon qui déteignent sur la façon de penser le rôle du soldat. 

Le sociologue spécialisé dans les jeux vidéo Laurent Trémel rappelait récemment « Il y a aujourd’hui une ludicisation de la chose guerrière. D’un côté, la population est coupée des réalités militaires en raison de la professionnalisation des armées, et de l’autre, on lui présente les forces spéciales et leur matériel high-tech comme quelque chose de sexy, désirable. C’est une façon de fabriquer un mouvement d’esthétisation de la guerre qui contribue à en faire oublier la réalité » A ce sujet, voir "2 jeux / 2 guerres / 2 corps / 2 villes".


- Les remarques concernent notre façon de penser la ville et ses mobilités

A travers ce pentathlon moderne pourrait ainsi se dessiner une nouvelle façon façon de penser la mobilité urbaine.

Avec le pentathlon réinventé par P. Roult, non seulement je me déplace sportivement car « je suis en forme et je veux le rester", mais je démultiplie mon champs d’action et de vision pour penser et vivre ma mobilité et ma ville autrement.

- Avec le drone, mon corps prend une autre dimension car il voit plus loin et autrement - voir, "le drone, nouvelle prothèse de l'homme connecté ?"

- Avec le virtuel, la rue prend une autre dimension car j’y vois des choses invisibles à l’oeil nu mais pourtant bien réelles - voir, "c'est quoi un piéton connecté demain ?"

A partir de là on peut se demander si les épreuves de ce pentathlon réinventé ne devraient pas se dérouler dans une ville, plutôt que dans une enceinte sportive.


La ville est devenue un terrain de course depuis le milieu des années 70 avec Nike (), un terrain d’aventures extrêmes depuis le début des années 2000 avec Red Bull (), il serait peut être temps qu’elle devienne le terrain de jeu d’une nouvelle mobilité sportive multi-facettes et multi-modes pensées autour de l’individu mobile connecté et en phase avec les nouvelles technologies (drone, jeux vidéo ...).

On retrouverait alors l’esprit d’origine du pentathlon - celui de un athlète complet capable de gérer toutes les techniques de la mobilité - et ainsi un nouveau terrain d'expérimentation pour penser la mobilité et la ville de demain.

Friday, May 05, 2017

ET SI ÇA DEVENAIT UN MOYEN DE TRANSPORT ?

Au départ l'image est presque terrifiante car on ne sait pas trop quoi y voir, ni trop à quoi raccrocher cette machine mi-insecte / mi-T-Rex en train de courir.

Et puis en regardant la vidéo explicative du  IHMC Planar Elliptical Runner, on comprend que l'on a à faire à un robot d'un nouveau genre.

Léger, rapide, le Planar Elliptical Runner a vocation à se déplacer à plus de 25 km/h de moyenne, l'objectif de ses concepteurs d'ihmc Robotics étant de le rendre plus performant qu'un très bon marathonien.

Pour l'instant c'est un prototype, un petit prototype même. 

Mais on pressent également en regardant cette course si particulière, que se dessine peut-être là sous nos yeux ce qui pourrait devenir demain un nouveau moyen de transport.

Regardez l'image, et imaginez y mettre un siège pour un humain... et vous comprenez tout de suite que s'ouvre avec ce robot coureur, un champs de réflexion et de création radicalement nouveau pour penser et inventer une mobilité du futur... sans roue.

Pour continuer à réfléchir à cette question d'une nouvelle mobilité sur pattes, voir "et si pour les Japonais la roue n'était qu'une parenthèse ?"

Voir aussi, "quand Star Wars a fait douter Michelin".

Thursday, May 04, 2017

QUAND LE TRAIN N'EST PENSÉ QUE COMME UN ESPACE GASTRONOMIQUE

Pour prolonger le précédent post sur l'exceptionnelle créativité japonaise en matière de marketing ferroviaire, je voulais vous proposer aujourd'hui le Tohoku Emotion, étonnant petit train pensé uniquement autour de la gastronomie.

Le Tohoku Emotion n'est pas extraordinaire, mais il permet d'ouvrir les imaginaires en matière d'aménagements et de services pour les trains de demain une fois que le mythe du train rapide mais inconfortable et cher (le TGV française actuel) sera épuisé, ce qui ne serait tarder avec une communication et une promesse aussi pitoyable et pauvre que celle-là.

De façon plus globale, voir "les nouveaux imaginaires des trains japonais".

Wednesday, May 03, 2017

QUAND LE TRAIN EST PENSÉ POUR HABITER

On est franchement pas obligé d'être emballé par le design ni par le style des aménagements intérieurs, mais le Train Suite Shiki-Shima, lancé le 1er mai par la Japan Railway, a le très grand mérite de montrer ce qu'il est possible de faire dans un train pour peu que l'on décide d'innover et de se donner la peine d'essayer de réfléchir un peu autrement.


En terme d'organisation de l'espace, le Train Suite Shiki-Shima se situe entre le paquebot et une approche de type 1ere classe développée par Emirates ou Singapore Airlines sur A 380 - plus, .

L'autre élément très remarquable est évidement l'extérieur avec un rythme de fenêtres qui rappelle plus la façade d'un bâtiment que la livrée d'un train.


C'est évidement beaucoup moins disruptif que dans "et si on pensait le train comme une chaîne de tiny house ?", mais c'est beaucoup plus directement applicable pour toute entreprise ferroviaire qui se voudrait innovante et qui ambitionnerait de faire revivre ce monde merveilleux des trains au long cours - voir "quand Le Clézio imagine le voyage en train demain".

Tuesday, May 02, 2017

UN AVENIR AUTOMOBILE ENTRE HYPERLOOP ET MINORITY REPORT ?

Quand un tunnelier, en l'occurrence Boring Company fondée par Elon Musk, le patron de Tesla, pense la mobilité du futur, ça donne ce genre de vidéo . A savoir des Tesla, montées sur des chariots automatiques, qui traversent les villes dans des tunnels. Bref, une espèce de déclinaison de l'Hyperloop (autre produit d'Elon Musk) mais pour les voitures et en beaucoup moins malin que celui imaginé pour Dubaï et Abu Dhabi.

C'est pas forcément très pertinent sur le plan financier ou sur le plan technique (lourd, compliqué, très cher...) surtout à l'heure de la voiture autonome. Mais c'est pas très grave. Cela donne de jolies images dignes de films comme "Minority Report" et cela renvoie aux imaginaires joyeusement ludiques de "Hot Wheels in L.A" et "Hot Wheels in Detroit" ou à l'univers du train électrique et du Circuits 24 - voir, On est pas très loin non plus de "quand les voitures et les ascenseurs vont se rejoindre".


De façon plus large face à ce genre de projets,  il faut lire "Flying taxis or futuristics tunnels won't save us from misery of traffic".

Ca peut aussi renvoyer à "Mobilité : et si on arrêtait d'attendre la solution miracle ?"

Sans oublier la question "Et si le futur n'existait pas ?"

Monday, May 01, 2017

SIMPLE WAY OF LIVING

Certains essaient d'aller toujours plus loin et d'innover. C'était le cas d'Ueli Steck.

Sur le rôle de la montagne dans nos imaginaires mobiles, voir, .

Thursday, April 27, 2017

Wednesday, April 26, 2017

LE FEU ARRIÈRE COMME NOUVELLE PROTHÈSE ?

Avant les feux arrière étaient des objets associés à la mécanique (le train, la voiture, la moto, le vélo...) 

Depuis peu, c'est le corps qui se voit sommé de s'équiper de feux arrière.

Comme si en devenant toujours plus performant, le corps devait peu à peu se doter des attributs de la mécanique.

Ça renvoie très directement à :

Tuesday, April 25, 2017

LE PURIFICATEUR D'AIR COMME NOUVELLE PROTHÈSE ?

Le contexte chinois, c'est celui-là.

Le produit chinois, c'est celui-là.

Ou quand dans certains pays, le purificateur d'air remplace le walkman.

Thursday, April 20, 2017

ET SI BIENTÔT NOUS DEVIONS TOUS PASSER UN PERMIS DE DRONE ?

Dans mes trois précédents posts
- j'ai essayé de montrer que le drone allait très rapidement un objet usuel de notre quotidien au même titre que notre téléphone .

Si cela se confirme et qu'en effet les petits drones privés envahissent peu à peu l'espace aérien de la ville et des rues, alors j'ai une question toute simple : demain, devrons-nous tous passer un permis de drone ?

Dans vingt ans, le permis de drone sera-t-il aussi incontournable que l'est encore aujourd'hui le permis voiture ?

Devrons nous apprendre un code du drone comme on apprend aujourd'hui le code la route ?

Y aura-t-il des catégories de permis selon la puissance des engins comme pour le permis auto ?

Dans trente ans, le permis auto sera-t-il supprimé du fait de la généralisation des voitures autonomes et remplacé par un permis de drone obligatoire dès l'âge de 14 ans ?

Ce sont juste quelques question à méditer.

Pour poursuive la réflexion sur ce sujet, voir Bientôt des "no-fly zone" ? 

Wednesday, April 19, 2017

ET SI DEMAIN ON MARCHAIT TOUS AVEC SON DRONE ?

Pour poursuivre la réflexion esquissée dans les deux précédents post  et - sur le rôle que pourrait avoir bientôt le drone dans notre vie quotidienne, je voulais vous proposer ces quelques images extraites d'un petit film présentant un projet de drone, - voir, .

Dans une esthétique très proche de celle des Simsle film n'a absolument rien d'extraordinaire. Il nous montre une jeune femme dans la rue accompagnée d'un drone robot dont elle va se servir pour s'orienter et porter ses achats.

Il n'y a donc dans ce film rien de palpitant, juste la démonstration que le drone peut devenir un objet très quotidien, dont le statut se situerait entre le bon compagnon intelligent comme un chien et le caddie volant pour les courses.

Et cette quasi banalité du drone est encore renforcée lorsque la femme s'empare du drone et le replie comme un parapluie pour le mettre dans son sac.

C'est simple, presque banal, mais c'est aussi tout ce qui fait toute la force du film. On comprend que le drone ne va pas rester longtemps un truc de militaire ou de professionnel, mais bien un objet de plus de notre nouvelle panoplie d'urbain hyper-connecté que nous sommes tous devenus depuis dix ans - là.

Ca renvoie forcément aux question que nous posions  sur l'organisation de la rue demain quand tout le monde se promènera avec un drone.


Pour poursuivre la réflexion sur le rôle des drones dans la ville, et plus particulièrement ceux des drones robots , voir, .