Sunday, May 18, 2008

NEW-YORK : ET SI L'AFFICHAGE DEVENAIT UN SUPPORT A L'ÉCOLOGIE URBAINE ?




Cela ne verra probablement jamais le jour, mais c'est un beau projet tiré des International Design Awards.

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Tuesday, May 13, 2008

MUTATIONS NEW-YORKAISES - LE VÉLO


A New-York, c'est actuellement le mois du vélo. Mais pour être honnête, on ne peut pas dire que cela change grand chose dans les rues et, surtout, que l'on en voit beaucoup plus que d'habitude, hormis, bien sur, les habituels coursiers et les pedicabs, qui tentent de trouver leur place face aux taxis.


La seule fois où on a eu l'impression que New-York était ville du vélo, c'est quand, en février dernier, Manhattan s'est réveillée un matin avec plein de vélos oranges dispersés sur un certain nombre de grandes artères.


Après un petit moment de flottement de la population, dont une partie s'est demandée si ce n'était pas un prolongement des fameuses Christo Gates installées dans Central Park en 2005, il est vite apparu que ce n'était qu'un superbe coup de pub de la marque DKNY organisé à l'occasion de la Fashion Week. La marque a expliqué que c'était une campagne en faveur du vélo, mais personne ne les a cru. La municipalité a décidé qu'il s'agissait de publicité sauvage et a fait enlever les deux roues orange par la police (d'où des photos étonnantes, comme celle ci-dessous).


Reste qu'au delà des simples perceptions, il semble que les choses changent.

D'abord, car selon une enquéte récente, ce serait pas moins de 112 000 new-yorkais qui utiliseraient leur vélos tous les jours, soit 10% de plus qu'il y a dix ans et surtout 50% de plus qu'il y a vingt ans.
C'est pour soutenir cette croissance que dans son nouveau strategic plan, le Departement of Transportation de la ville vient d'annoncer un certain nombre de mesures en faveur du vélo.
Est, ainsi, prévu:
- 200 miles de pistes cyclables en plus d'ici 2009.
- dont 15 miles de pistes protégées d'ici 2010 et 30 miles de plus entre 2011 et 2015.
- l'installation de 37 parkings à vélos abrités et l'installation de 5 000 bike racks d'ici 2011.

Ces mesures s'inscrivent dans le cadre d'un ambitieux plan de mutation des rues de New-York visant notamment à un meilleur partage de la voirie entre les voitures, les bus et les vélos.
Télécharger le doc, .

Cliquer sur les images pour les agrandir


Les parkings à vélos de la ville étant aujourd'hui particulièrement peu attirants, le département des transport vient de lancer une compétition internationale de design (CityRack Design Competition) pour dessiner de nouveaux parking à vélos. résultat en octobre prochain, avec exposition des projets les plus intéressants au Cooper-Hewit National Design Museum.


En attendant, pour ceux qui voudrait se déplacer en deux roues dans la ville, il existe déjà un certain nombre d'axe protégés. Vous trouverez la carte - peu connue et peu diffusée, il faut bien le reconnaître, ci-dessous.



Pour finir, et vous faire sourire, sachez qu'à l'occasion du Bike Month, une cérémonie un peu spéciale a été organisée à la Cathedral Church of St. John of the Divin. Il s'agissait d'un baptême collectif de vélos. Et cela donne cela !


PS / Pour aller plus loin sur les réflexions new-yorkaises en matière d'organisation de la voirie, voir et .

Before

After

Tuesday, May 06, 2008

DUBAI - FUTUR 100% NAMING CITY ?


Ci-dessus quelques images du futur métro de Dubaï.

Ci-dessous, l'annonce faite par le Roads and Transport Authority (RTA) de l'émirat de louer pour une durée de 10 ans, les noms des deux lignes du futur réseau et de 23 des 47 stations qui le composeront.


On connaissait le naming pour les stades, qui consiste à louer à une marque la possibilité de rebaptiser une enceinte sportive - voir l'Emirates Stadium d'Arsenal, le Yahoo Stadium de Fukuoka, le Reebok Stadium de Boston ou, encore, l'Allianz Arena Stadium de Munich. Mais on n'avait encore jamais vu cela sur un réseau de métro. Et bien, voilà, c'est fait !!

Et comment s'étonner que ce soit à Dubaï que ce type de chose voit le jour, alors que la ville n'est déjà qu'une plaquette publicitaire ou le factice tient lieu de projet urbain, "le berceau d’un monde enchanté entièrement dédié à la consommation la plus ostentatoire»" ou, comme l'écrit Mike Davis dans son petit livre "Le Stade Dubaï du capitalisme", le fruit de la rencontre improbable "d’Albert Speer et de Walt Disney sur les rives d’Arabie".

"Plus encore que Singapour ou le Texas, elle est la parfaite expression des valeurs néo-libérales du capitalisme contemporain : une société entièrement conforme à l’imaginaire des Chicago boys. De fait, Dubai, est l’incarnation du rêve des réactionnaires américains — une oasis de libre-entreprise sans impôts, sans syndicats et sans partis d’opposition (ni élections, d’ailleurs). Comme il se doit dans un paradis de la consommation, sa fête nationale – non officielle -, qui définit aussi son image planétaire, est le fameux Festival du Shopping, parrainé par les vingt-cinq centres commerciaux de la ville. Ce grand moment de folie consumériste démarre tous les 12 janvier et attire pendant un mois quatre millions de consommateurs haut de gamme, provenant essentiellement du Moyen-Orient et d’Asie du Sud."


Mais en découvrant cette annonce, j'ai aussi immédiatement pensé à l'excellent "Snow Crash" dans lequel Neil Stephenson nous décrit un Los Angeles dont certains quartiers ont été franchisées par des compagnies privées. “Vista Road appartenait autrefois à l’Etat de Californie. Aujourd’hui, c’est la route CSV-5 de Fairlanes, Inc.” (...) “MétaFlics Unlimited est la force de maintien de l’ordre. Elle veille aussi au respect du code la route sur toutes les autoroutes et voiées privées gérées par fairlanes, Inc. Quelques EQNOF (Entités Quasi Nationales Organisées en Franchise) utilisent également ses services."

Bref quelque chose qui pourrait ressembler aux images ci-dessous réalisées par le collectif eBoy. Soit, "100% naming city"



Pour aller plus loin, voir notre dossier,

Sunday, May 04, 2008

STAR WARS ARCHITECTURE

Et si quand il ne joue pas aux Lego - voir , Rem Koolhass passait un peu trop de temps à regarder Star Wars ?

J'avoue m'être posé la question il y a quelques mois en découvrant les projets RAK Gateway dans le Nord des Emirats Arabes Unis et Nakheel à Dubaï, dont je vous ai déjà parlé .
Les rapprochements d'images ci-dessous valent tous les discours.



Je ne vous aurais probablement jamais parlé de cela, si l'autre jour en recherchant des images pour une conférence, je n'avais été amené à tomber tout à fait par hasard sur des images du Sandcrawler de Star Wars et celle de la Casa de Musica, construite par Koolhaas à Porto.
Alors j'ai fait ce petit montage ci-dessous : Star Wars à gauche, Koolhaas à droite
(cliquer pour agrandir l'image)


Troublant, non ?

JUST A PLACE TO SIT DOWN



Si San Francisco a engagé depuis plusieurs années d'importants investissements en matière de transports publics, le moins que l'on puise dire est que ce n'est pas son réseau de bus, et notamment les arrêts, qui en ont beaucoup profité. Trouver un arrêt de bus à S-F relève parfois de l'exploit comme le montre les deux photos ci-dessus, tirées du site spiekermann.

Si je vous parle de cela aujourd'hui, c'est que vient de se passer à Los Angeles un petit événement montrant combien ce lieu du quotidien est trop souvent oublié par les opérateurs de transports. Alors pour remédier à cela, une association, Central City Neighborhood Partners, a décidé de prendre les choses en main en installant dans un certain nombre de bus stop des fauteuils. Et comme le dit la journaliste du N-Y Times qui rend compte de cette initiative "Their requests could have been lofty, expensive and totally unrealistic, but in the end what the people of central Los Angeles really wanted was just a place to sit down." Lire l'histoire sur le site du NYTimes

Et cela donne cela. (photo NYTImes)



Evidement c'est tout de suite un peu plus sympa, et cela n'est pas sans rappeler ce qu'avait fait Ikéa dans certains bus-stop de New-York en mai 2006. Voir

Sunday, April 27, 2008

ET SI ON AVAIT PAS ASSEZ PEUR ?


Le 3 octobre 2007, The Sydney Morning Herald publiait un article titré Hot, parched and sinking - apocalypse Sydney. On pouvait y lire : "SYDNEY faces a temperature rise of up to 4.3 degrees by 2070, and a tripling of the number of days a year when the thermometer soars above 35 degrees, if global greenhouse gas emissions are not cut deeply, a report warns. But it is already too late for the city to avoid a warming of about 1 degree by 2030 as well as a 3 per cent reduction in annual rainfall because of polluting gases present in the atmosphere".

Ce diagnostic n'est pas nouveau (voir notre cahier Burned Australia), mais vient rajouter un éclairage encore un peu plus sombre sur l'avenir d'un pays qui vit depuis déjà près de cinq ans avec un grave sécheresse. 

Un pays qui, aujourd'hui, se pose beaucoup de questions sur son mode de développement et qui, dans ce cadre, a engagé depuis 2 ans une véritable réflexion sur le futur visage de ces grandes villes, notamment par un ambitieux programme de densification destiné à lutter contre l'étalement urbain et la pollution automobile qui y est liée.

Les menaces que le réchauffement planétaire font peser sur l'Australie furent l'un des éléments, parmi beaucoup d'autres, qui nous incitèrent à lancer notre réflexion autour du thème de Catastrophic Cities

Ce chantier a pour ambition d'essayer de voir comment les catastrophes qui nous menacent, peuvent engendrer de nouvelles réflexions prospectives sur la ville et ses évolutions.

Cet Atelier était donc destiné à poser les premières bases de cette réflexion que nous tentons de nourrir régulièrement dans le blog Transit-City, sous le tag Catastrophic Cities.

C'est pour nous aider à mieux réfléchir sur ce sujet ambitieux mais complexe, que nous avions invité :

  • Jean-Pierre DUPUY, professeur de philosophie sociale et politique à l'École polytechnique et à l'Université de Stanford.

Il est l'auteur, entre autres, de Pour un catastrophisme éclairéPetite métaphysique des tsunamis et Retour de Tchernobyl.

L'Atelier était animé par François Bellanger qui, en introduction, a présenté les réflexions engagées dans le cadre de "CATASTROPHIC CITIES" ou "Et si la catastrophe permettait de renouveller la prospective urbaine ?"

Thursday, April 24, 2008

LA TRANSPARENCE MAGIQUE DU METRO DE MADRID









Voilà, c'est tout simplement superbe.

C'est une publicité pour le métro de Madrid, et cela fait rêver.

C'est visible

Et pendant que vous y êtes, regardez aussi ce spot, c'est probablement le plus poétique jamais réalisé en faveur d'un métro.

Et si vous voulez voir comment le métro de Madrid s'est exporté dans un village philippin, regardez cela

Wednesday, April 23, 2008

"L'ARCHITECTURE A L'HEURE DE LA CONVERGENCE DES CATASTROPHES"


Il y a certain jour magique, ou vous trouvez par hasard un texte parfait. Un texte qui synthétise comme par enchnatement, et avec talent, ce que vous pensez de l'architecture contemporaine et de l'évolution urbaine.

Ce texte, titré "Qui construira l'arche ?", le voilà.

"A la veille d'une urgence mondiale sans précédent, alors que les températures, le prix du pétrole et des aliments, la population des bidonvilles et la violence urbaine croissent tous à l'unisson, la pratique architecturale dominante (mainstream) n'a jamais semblé aussi blasée, aussi autoréferentielle, et aussi moralement déplacée.

De fait le milieu des célébrités architecturales ressemble de plus en plus à un culte apocalyptique, adorant les hyperboles socio-économiques et l'architecture in-soutenable de Dubaï et de Las vegas.

Sur une planète où plus de deux milliards d'individus subsistent avec moins de deux euros par jour, ces mondes chimériques encourageant des désirs - pour une consommation sans limite, pour une exclusion sociale totale, pour la sécurité physique et pour une monumentalité architecturale - qui sont de toute évidence incompatibles avec la survie écologique et morale de l'humanité.
"

Ce texte qui émane de la Société française des architectes, est destiné à annoncer une conférence que donnera Mike Davis, le vendredi 6 juin prochain au Studio des Ursulines à Paris sur le thème de "l'architecture à l'heure de la convergence des catastrophes" Cela devrait être un excellente complément à notre Atelier du 23 mai sur le thème "Et si on avait pas assez peur ?".

Mike Davis est cet écrivain américain, théoricien des questions urbaines, connu pour ses ouvrages City of quartz, Magical Urbanism et Planet of Slums.

Il développe depuis quelques années un discours très dur, mais très salutaire sur le modèle de Dubaï, dont nous avons déjà parlé. Voir

Tuesday, April 22, 2008

QUAND NEW-YORK NOIE SES METROS

Le 8 août dernier, un violent orage doublé d'une défection des pompes de secours noyaient le métro de New-York et créaient l'un des plus gros embouteillage qu'ai connu Manhattan. Se mirent en place des stratégies de déplacements assez inédites, les radios locales incitant notamment les automobilistes à prendre avec eux les gens qui faisaient du stop ... contre un montant forfaitaire de 5 $. Business as usual

Voir les photos de la journée et le récit de la grande pagaille, .


C'est le genre d'événement dont je n'aurai pas forcément pensé évoquer dans ce blog, si je n'étais tombé sur ce reportage photographique dans le New-York Times, qui montrait comment les anciennes rames de métros étaient jetées à la mer, pour servir de refuge aux poissons.

Voir le reportage du New-York Times;







Des images étonnantes qui sont immédiatement rentrées en résonance avec le réseau noyé du mois d'août, comme si le métro de N-Y avait vocation, d'une façon ou d'une autre, a finir sous l'eau.

Un scénario pas forcément improbable et sur lequel travaillent déjà certains urbanistes.
Voir, entre autres,


PS / Ceci est une lointaine digression par rapport à ce que je raconte au-dessus, mais cette histoire de métro sous l'eau m'a aussi rappelé ce superbe livre de Colum McCann, The Side of brightness (Les Saisons de la nuit, en français). L'auteur irlandais y raconte, entre autres, le percement du métro sous l'Hudson au début du XX°, et les terribles conditions de travail que connaissaient les ouvriers sur le chantier avec, notamment, de nombreux accidents liés aux infiltrations d'eau. Si vous ne l'avez pas lu, précipitez vous dessous. Vous devriez vous régaler et, après, ne plus regarder New-York et son métro de la même façon.