Monday, August 24, 2009

PIRE QUE PRÉVU ?


"Une nouvelle étude conduite par des scientifiques allemands et britanniques montre que l'élévation des températures de l'Arctique déclenche la libération du méthane présent au fond de la mer. Les résultats ont été publiés dans la revue Geophysical Research Letters.

Au cours d'un voyage d'études en automne 2008, l'équipe a découvert plus de 250 panaches de méthane dégazant depuis le fond de la mer à moins de 400 mètres de profondeur, au large de la côte du Spitzberg, une île norvégienne de l'océan Arctique. L'importance des panaches a surpris les chercheurs.

«Notre étude avait pour but d'évaluer la quantité de méthane qui sera libéré en raison du réchauffement futur des océans. Nous ne nous attendions pas à découvrir des preuves aussi évidentes que le processus a déjà commencé», commente le professeur Tim Minshull du Centre national d'océanographie de l'université de Southampton au Royaume-Uni
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(...) "Les chercheurs ont découvert plus de 250 panaches de méthane à des profondeurs inférieures à 400 mètres, et certaines à moins de 200 mètres. L'intensité du dégagement variait considérablement: certains panaches étaient assez puissants pour que les bulles arrivent à 50 mètres de la surface avant que le gaz ne soit totalement dissous dans l'eau.

Les chercheurs pensent que parfois, certains panaches pourraient aller jusqu'à libérer du méthane dans l'atmosphère. Le méthane dissous contribue au changement climatique, rend les océans plus acides et réduit la quantité d'oxygène disponible, ce qui est une grave menace pour la vie marine.

Au cours des 30 dernières années, la température de la zone couverte par cette étude s'est élevée de 1°C, déplaçant la limite de stabilité des hydrates de méthane depuis environ 360 mètres jusqu'à 396 mètres.

«Si ce processus s'étend aux marges continentales arctiques, il pourrait libérer dans l'océan des dizaines de millions de tonnes de méthane chaque année, l'équivalent de 5 à 10% de la quantité actuellement dégagée par les sources naturelles», déclare Graham Westbrook de l'université de Birmingham au Royaume-Uni.
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Et si on avait pas assez peur ?