Monday, December 17, 2018

ET SI C'ÉTAIT À BRANLY QUE S'INVENTAIT NOTRE FUTURE MOBILITÉ ÉCOLOGIQUE ET SPORTIVE ?

Si on part des principes :
- que si les XIX° et XX° siècles ont été les siècles de la machine, et que le XXI° va être celui du corps.
- que l'enjeu du XXI° siècle va être d'être de développer une mobilité écologique et active.

Alors, nous sommes dans l'obligation de remettre à plat nos façons de penser les mobilités et celles à imaginer pour demain.

Ca peut passer par la recherche de nouvelles grilles de lectures ou la création de nouveaux concepts, comme le trans-sport ® ou la motri-cité ®.

Ca peut passer par la nécessité de sortir de la seule obsession du numérique et la volonté d'aller chercher d'autres sources d'inspirations et d'imaginaires moins techniciens et plus low-tech.

C'est cette démarche que nous suggérions dans note précédent post "Branly pour penser demain ?"

C'est cette démarche que nous poursuivons dans ce post toujours autour du musée du quai Branly, mais cette fois ci focalisée sur la mobilité du futur.

Aller à Branly, c'est en effet mieux comprendre notre monde et que s'y prépare.

Aller à Branly, c'est mieux comprendre l'émergence des nouvelles mobilités liées aux courses très longue distance (slides ci-dessus)

Aller à Branly voir une expo sur les indiens, c'est mieux comprendre le succès de l'ultra-trail et l'émergence du ride & run.


Aller à Branly, c'est mieux comprendre l'émergence d'un nouveau nomadisme frugal, low-tech et sans moteur.
Aller à Branly, c'est mieux comprendre l'émergence d'un nouveau nomadisme frugal, low-tech et sans moteur.


Aller à Branly, c'est mieux comprendre l'émergence des nouvelles mobilités aquatiques sans moteur, notamment en milieu urbain.
Aller à Branly, c'est mieux comprendre pourquoi la voile et la rame sont probablement deux des grands vecteur de la mobilité du futur.

Aller à Branly, c'est réfléchir autrement à notre question "Et si on s'intéressait à la façon dont les voiles innovent ?"

C'est aussi un moyen d'enrichir nos récentes interrogations 


Aller à Branly, c'est donc s'obliger à s'interroger sur nos grands modèles de développement.

Aller à Branly, c'est aussi s'obliger à s'interroger sur nos grandes références technologiques, climatiques et mobiles actuels.

Enfin, aller à Branly, c'est sans doute avoir la confirmation que ce qui aura vraiment de la valeur demain, sera ce qui ne sera jamais numérisable.

Thursday, December 13, 2018

ET S'IL FALLAIT ALLER À BRANLY POUR PENSER DEMAIN ?

Si on veut comprendre les bases du système industriel, économique et urbain dans lequel nous vivons, on peut aller au musée d'Orsay.

Si on veut comprendre la modernité occidentale du XX° siècle, on peut aller à Beaubourg.


Mais si on veut comprendre le monde, il faut aller au musée Branly.

C'est à Branly, que l'on comprend l'histoire longue du monde.

À Branly que l'on comprend combien notre modernité industrielle est anecdotique au vu du temps long des grandes cultures du monde.

À Branly que l'on comprend que ces grandes cultures ont nous ignorions presque tout vont forcément ressortir et contribuer à construire une nouvelle modernité métisse.

C'est aussi en regardant les travaux et les exposition de ce musée dit "des arts premiers", que l'on trouvera probablement des bouts de réponses à quelques unes de questions :

- Et si dans un monde de bientôt nuit milliards de terriens, dont 2 milliards vivront en Afrique, on remettait complément à plat nos façons de penser demain ? ,  et .

- Et si dans un monde aux ressources de plus en plus limitées, on remettait la frugalité et la pauvreté au coeur de nos réflexions prospectives ? , .

- Et si pour penser la mobilité frugale et sans moteur de demain, il fallait se replonger avec délice dans l'histoire longue et multiple des mobilités pré-industrielles ?

On poursuit la réflexion, .

Wednesday, December 12, 2018

LE MARCHEUR AUGMENTÉ POUR PENSER DEMAIN ?


Récemment, nous nous interrogions sur :

Quand on additionne ces questionnements, ça peut donner, cela - c'est à dire une traversée du désert de Gobi par un "marcheur augmenté".

On peut regarder cette traversée comme un simple exploit sportif.

Ou, on peut se dire qu'il y a peut-être dans cette aventure des éléments pour penser la mobilité sans moteur de demain de façon un peu différente - .

On en reparlera, .

Tuesday, December 11, 2018

ET SI NOTRE VRAIE NATURE, C'ÉTAIT DE COURIR... LONGTEMPS ?

 
(...)  Le trail a quelque chose de primitif et brutal, qui nous renvoie à la nuit des temps, à une époque où la course était une question de survie, d’abord au jour le jour, et également pour notre espèce tout entière. Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce qu’un de nos lointains aïeux velus a donné un jour naissance à un enfant malingre, glabre, lent, vulnérable et dépourvu de toutes les armes du règne animal. En toute logique, il n’aurait jamais dû survivre. Or il est devenu le père de toute l’humanité. Comment ? En prenant ses jambes à son cou ! 
Ses piètres qualités athlétiques en font une proie facile pour les fauves de tout poil, autrement mieux armés question vitesse, mais il n’est heureusement pas question de vitesse. 
Sa spécialité à lui, c’est l’endurance. Peu d’espèces sont aussi bien dotées pour cavaler en petites foulées pendant des heures. (...)  
(...) Des siècles de progrès ont rendu la course inutile, voire inconcevable à partir d’une certaine distance, or des millions d’années de pratique l’ont inscrite dans notre ADN. Et c’est cette part de nous qui vibre quand nous crapahutons dans la montagne. (...) 
(...) Après le triomphe d’Homo sapiens sur les autres primates et avant que les machines ne nous hypersédentarisent, la course est restée un moyen de déplacement, de communication, de divertissement, voire un acte religieux et un moyen d’émancipation, mais ça aussi nous l’avons oublié. (...) 
Quelques lignes extraites du passionnant "La folle histoire du trail" de Jean-Philippe Lefief, pour comprendre que le retour de la course à pied comme moyen de déplacement à part entière n'est pas une aberration, mais au contraire le prolongement d'une longue histoire interrompue par 150 ans d'industrialisation et de motorisation.

Voir : "Quand les coureurs iront plus vite que les voitures".

Monday, December 10, 2018

QUAND LES COUREURS IRONT PLUS VITE QUE LES VOITURES


Chez Transit-City, nous avons une conviction "le sport va devenir un trans-sport ®".

Cette conviction nous la défendons depuis un certain temps afin de remettre totalement à plat nos façons de penser la mobilité - voir,  et  entre autre. 

Cette conviction est soutenue par l'évolution des pratiques, notamment l'emergence très forte du run commuting - voir, .

C'est pour accompagner cette mutation que Transit-City s'est associé avec trois partenaires pour lancer "La Compagnie du Trans-Sport ®".

C'est toujours dans le droit fil de cette mutation que nous souhaitons "le lancement d'un Plan national de trans-sport ® "

Cette conviction est aussi permise par l'apparition de nouveaux acteurs tel Strava qui nous offrent de nouveaux outils pour penser différemment - voir "Vers une Strava mobility ?" 

Strava est un acteur d'autant plus important que les données engrangées permettent d'imaginer des scenarii jusque là évidemment totalement rejeté par les "professionnels du transport" (les constructeurs auto, les transporteurs et tous les ingénieurs infrastructures qui les accompagnent).

Dans la dernière livraison de son "Year in Sport", Strava fait ainsi l'hypothèse qu'au vu de la baisse tendancielle de la vitesse des voitures dans une ville comme Londres, il sera bientôt plus rapide de se déplacer en courant - lire, .

Cela va évidemment à l'encontre de toute la doxa dominante développée pendant le XX° siècle, qui mettait la mécanique, et plus particulièrement la voiture, au coeur du progrès et de l'efficacité.

Et ce basculement vers ce que nous appelons chez Transi-City "la fin du moteur", ne peut que s'accentuer dans les années qui viennent au vue du bilan écologique de ces nouvelles pratiques de trans-sport ®.

Voir "Et si l'écologie était le 7° temps du sport ?"


Il y a donc dans ces données, le début d'une vraie révolution urbaine, mobile mais aussi sportive - voir, .

C'est pour accompagner cette mutation que Transit-City s'est associé avec trois partenaires pour lancer "La Compagnie du Trans-Sport ®".

C'est toujours dans le droit fil de cette mutation que nous souhaitons aussi "le lancement d'un Plan national de trans-sport ® " permettant d'enfin franchir une véritable étape innovante dans l'approche des transports.

On en reparle très vite, et notamment à l'occasion de "Et si la route, c'était fini ?"

Thursday, December 06, 2018

Tuesday, December 04, 2018

QUAND LES DRONES VONT AUSSI CHANGER NOTRE FAÇON DE PENSER LES COURS D'EAU

Les drones vont tout changer.

Ils vont changer la voiture et ils vont donc aussi changer la route - voir, .

Demain, les drones vont aussi changer les bateaux et vont donc, aussi, changer la façon de penser les circulations "sur "l'eau.

Jusque là on pensait un cours d'eau à travers ce qui se passait sous-l'eau et à la surface de l'eau, désormais il va falloir intégrer l'aérien au dessus de l'eau pour penser un fleuve.

Pour s'en persuader il suffit de regarder "Dragonfly".

Depuis plusieurs posts nous évoquons "la fin de la route", question volontairement provocatrice sur l'évolution de la route au vu des nouveaux imaginaires mobiles et techniques - voir, et .

Mais la question va se poser pour tous les axes de transport demain.

C'est quoi un fleuve à l'heure des drones ?

C'est quoi une rue à l'heure des drones ?

Pour aller plus loin, lire "Et si le drone devenait une révolution urbaine ?"

On en reparlera plus longuement, .

Monday, December 03, 2018

ET SI AUDI PRÉPARAIT DÉJÀ LA FIN DE LA ROUTE ?

Historiquement, un constructeur automobile construisait des voitures pour que celles-ci roulent sur une route.

Demain, ça ne sera plus vrai.

Car les constructeurs automobiles vont devenir s'engager sur le "post-automobile", c'est dire la fin de la voiture tel qu'elle s'est inventé il y a 150 ans.

Cette mutation vers le post-automobile va prendre deux voies 

- soit la voie de la “voiture autonome” qui malgré son nom sera tout sauf une voiture - .

- soit la voie du “drone” qui va d’une certaine façon plus ou moins condamné la route telle qu’elle est pensée aujourd’hui.

Quand vous développez cette idée, comme nous le faisons chez Trans-City depuis plusieurs années, on vous reproche toujours votre manque de réalisme.

Et ce alors que tous les clignotants sur la mutation de la voiture sous l'influence du drone ne sont pas nouveaux - voir notre post de 2012, "L'avenir de la voiture est-il dans le drone ?"

Oui, sauf ...

Sauf qu’aujourd’hui certains constructeurs sortent du bois et commencent à engager le virage “drone”.

Et parmi ceux-ci il y a un constructeur comme Audi, symbole de la culture de la voiture triomphante, qui vient de présenter un nouveau concept ... de "voiture autonome drone" - .

Ce concept n’a strictement rien d’innovant, il est entièrement pompé sur les recherches faites par l’US Army depuis de nombreuses années - voir ci-dessous, "Et si demain tout était dronisable ?

Le concept d'Audi ne fait aussi que reprendre des recherches développées par son partenaire Airbus - voir ci-dessous, "Quand le vol va s'urbaniser".

On est là juste dans la combinaison de la révolution automobile à venir, à savoir "le drone + la voiture autonome" - voir, "Drone + Voiture autonome = ???"

Le plus important n’est pas de savoir si ce concept car-drone verra le jour, ni quand il verra le jour.

Le plus important c’est clairement qu’aujour’hui Audi pense "l'après-voiture" et donc "l'après-route".

Le drone va changer radicalement la ville - .

Voir "Et si le drone devenait une révolution urbaine ?"

Mais le drone va aussi changer radicalement la route.

Pour s’en convaincre, il faut voir ce qui s’imaginent pour certains pays africains ou le drone est vu comme l'engin qui va permettra de “sauter l’étape de la route bituméetrès couteuse à construire et à entretenir - voir sur ce sujet,  "Et si les drones redessinaient les routes africaines ?"


Il faut donc bien comprendre qu'avec sa voiture-drone Audi n'invente pas une machine nouvelle, mais engage une vraie révolution de sa pensée routière et automobile.

Une voiture qui vole ne sera plus jamais une voiture.

Ca signifie, entre autre, de remettre à plat de façon radicale nos façon de penser la route.

On est avec le drone dans le prolongement de nos réflexions sur la fin de la route.

On en reparlera le 15 février prochain, lors de notre Atelier, "Et si la route, c'était fini ?"

Friday, November 30, 2018

ET SI NOTRE PENSÉE MULTI-MODALE ÉTAIT TRÈS PAUVRE ?

Quand devant les images de certains challenges sportifs, on réalise combien notre façon de penser la multi-modalité est en réalité très pauvre... et qu'il reste plein de choses à imaginer.

Quand devant les images de certaines compétitions sport/nature, on réalise à quel point penser la mobilité sans moteur est beaucoup plus riche qu'on ne peut l'imaginer - .

Quand devant les images de certains défis sportifs, on réalise pourquoi penser la fin de la route est une formidable opportunité pour réinventer nos modèles de mobilité - .


.

Thursday, November 29, 2018

FIN DE LA ROUTE + FIN DE LA NEIGE = ?

Si on part des hypothèses :
1°- qu'une partie du réseau routier ne va plus être entretenu et va retourner à un état plus sauvage - voir, .
2° - que la neige va peu à peu disparaître de notre paysage hivernal - voir, .
3° - que la montagne va devoir s'inventer une nouvelle mobilité moins mécanique - voir, .
4° - que la mobilité sportive va être une des grandes tendances fortes du XXI° siècle - voir, .

.... alors, l'une des questions que l'on peut se poser est : c'est quoi l'engin ou les engins de cette mobilité sportive, écolo et post-routière de demain ?

Et si c'était, notamment, le mountainboard

Comme le rappelle Camille Bonassies, "il se pratique sans remontée mécanique, sans balisage, hors saison, à la montagne, à la campagne, en ville, pourvu qu'il y ai de la pente, ou sur la plage avec un kite. 

Méconnu, il est pourtant animé par une communauté soudée, qui aime se réunir pour s'attaquer aux chemins les plus pourris, à les grimper une heure pour deux minutes de glisse"

On en reparlera forcément, .

Wednesday, November 28, 2018

ET SI LES DAMEUSES, C'ÉTAIT BIENTÔT FINI ?

S'interroger sur la dégradation des routes - "Et si la route dégradée devenait un idéal ?"   - voir carrément sur la fin des routes au sens traditionnel du terme - voir, -, c'est s'interroger sur les nouveaux rapports entre les nouveaux imaginaires mobiles et sportifs et les aménagements techniques qui accompagnent nos voies de circulation.

Cette interrogation concerne donc les routes et les autoroutes.

Mais cette interrogation concerne aussi les fleuves et les rivières - voir, .

Et cette question va commencer à interroger le monde la montagne - voir, - et plus particulièrement l'univers du ski - .

Depuis cinquante ans la pratique du ski a largement contribué à dénaturer la montagne en la suréquipant, la question étant aujourd'hui de savoir si tout cela a encore un sens notamment au vu du réchauffement climatique - voir, "Et si tout cela était déjà dépassé ?"

La question est aujourd'hui de savoir si on va continuer à équiper la montagne ou au contraire laisser la nature reprendre peu à peu ses droits ?

La question est aussi de savoir si le sport et ses nouveaux imaginaires pourraient aider à cette mutation ?

Va-t-on retrouver dans le ski le mouvement d'une recherche de pistes non équipées et donc d'un hors-piste généralisé comme on peut le voir en matière de cyclisme avec le VTT dans la course à pied avec les ultra-trails ? - voir, .

L'image du surfer face aux dameuses est peut-être le début d'un changement d'époque.

Et si dans quarante ans, entre réchauffement climatique et recherche de montagne non équipée et plus sauvage, les dameuses disparaissaient des montagnes ?

Et si demain, les dameuses étaient à la montagne, ce que sont les voitures diesel aujourd'hui en milieu urbain ?