Monday, August 20, 2018

ET SI RED BULL PASSAIT AU TRANS-SPORT ® ?

Red Bull a changé notre façon de penser et de pratiquer le sport avec le promotion de sport toujours plus extrêmes réalisés dans des cadres toujours décalés - voir Et si on regardait Marseille comme une ville de montagne ?

Red Bull a aussi changé notre façon de penser la mobilité - voir Vers une Red Bull Mobility ?

Ces changements de regard sur la ville et ses mobilités, s'est fait à partir des sports extrêmes apparues depuis une vingtaine d'années comme le parapente, le wingsuit, le base jump et toute la batteries des nouveaux sports de glisse.  Bref, jusqu'à récemment, Red Bull évoluait plus dans l'univers des mobilités sportives et déconnantes magnifiées dans certains jeux vidéo - - mais aussi critiquées par certains concurrent de la marque - voir "Against the Red Bull mobility"

Mais ...

Mais aujourd'hui les choses semblent changer - comme si après avoir fait rêver en sponsorisant des sportifs hors-normes, Red Bull voulait maintenant aussi nous inciter à pratiquer le sport autrement.

La preuve en est sa mutation vers le sport commuting avec son Million mille commute qui vise à inciter à se rendre au travail non plus utilisant la voiture ou les transports collectifs, mais ses jambes pour courir ou pour pédaler.

Le sport commuting que chez Transit-City nous avons décidé de nommer le trans-sport ® est aujourd'hui en pleine émergence comme l'a montré récemment Strava.

Voir sur ce thème :
- "Et si le run-commuting devenait le premier trans-sport ® de masse ?"

Le trans-sport ® est en train de changer nos regards sur la ville - voir "Vers une Strava mobility ?"

Mais le trans-sport ® nous incite aussi à regarder autrement le rôle des marques de sport dans la prospective urbaine - voir "Et si Rapha devenait une marque de trans-sport ® ?" et "Et si Rapha devenait une marque d'écologie politique ?"

C'est pour accompagner que Transit-City s'est associé avec trois partenaires pour monter La Compagnie du Trans-sport ® et de la Motri-Cité ® - voir, .

On ne peut que donc que se réjouir lorsqu'une marque comme Red Bull mute vers le même objectif avec son Million mille commute monté en coopération avec Strava et qui vise à inciter encore un peu plus à la pratique sportive dans les déplacements quotidiens, et notamment, ceux vers le travail - voir, .


Le plus intéressant dans la démarche de Red Bull est de crédibiliser encore un peu plus que le trans-sport ® peut être une réponse crédible aux transports traditionnels... et contribuer encore un eu plus à faire émerger de façon crédible une nouvelle mobilité sans moteur.

Reste maintenant à accompagner ce mouvement en imaginant de nouvelles escales urbaines pour les commuters sportifs - ça tombe bien, c'est une des vocations de La Compagnie du Trans-Sport ®.

Friday, July 20, 2018

SANS MOTEUR / NO MOTOR PROJECT


Le No Motor Project est un programme destiné à penser une mobilité sans moteur.

Le No Motor Project sera l'objet du prochain Atelier Transit-City qui aura lieu à la rentrée 2018.

Bientôt plus d'infos.

En attendant, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur : 
- "The Race to Alaska" comme modèle de trans-sport ® ? 
- Simply propelled 
- Et si demain, Patagonia devenait une force politique ?
- Et si Rapha devenait une marque d'écologie politique ?

Sans oublier :

Thursday, July 19, 2018

ET SI LA DANSE DEVENAIT LA NOUVELLE RÉFÉRENCE DU SPORT ?

La danse change.

Et la partie la plus traditionnelle qui ne le fait pas, va devoir le faire - .

Le regard sur la danse change.

Et la danse change notre regard.

La danse change notre regard pour penser la mobilité urbaine de demain - voir, "Et si la danse devenait un trans-sport ® ?" .

La danse change notre regard pour penser le sport de demain - voir, "Et si Adidas abandonnait le sport ?"

La danse change notre regard sur les corps - voir "Corps sportifs : ce sont quoi les nouvelles références ?"

Elle va changer notre façon de penser la performance et le haut niveau - et il faut lire à ce sujet l'excellent "Raising the barre : how science is saving ballet dancers" publié par le toujours impeccable Guardian.
"The Royal Ballet is rich in tradition, but the company’s 97 dancers are now supported by a 17-strong team of sports science and healthcare experts. 
Our facilities are now similar to those of a Premier League football club,” explains Gregory Retter, clinical director of ballet healthcare. “Strength, jumping, force attenuation, cardiovascular fitness, psychological wellbeing and nutrition; all support the dancer to be free to create artistic excellence. This is a completely new concept in dance.” 
Many of the Royal Ballet’s innovations are inspired by a wave of game-changing new research overseen by the National Institute of Dance Medicine and Science (NIDMS). Launched in 2012, this collaboration of UK dance institutions and universities examines everything from dancers’ ankle mechanics to performance anxiety. Professor Emma Redding, head of dance science at Trinity Laban Conservatoire of Music & Dance in south-east London, is a founding partner of NIDMS. “Dance has always been based on tradition and anecdote, but we started using words like ‘measure’ and ‘evaluate’, which are frowned upon in the arts world,” explains Redding, a former dancer. “People thought science might dilute the art. But we started asking, can’t we get dancers’ bodies and minds even stronger? Or even extend their capacities ?” - .
La danse va devenir une nouvelle référence pour les grands équipementiers sportifs comme Nike, qui y trouvent une autre façon de penser le corps en mouvement - voir et  pour mieux comprendre les images qui illustrent ce post.

La danse va dessiner une nouvelle esthétique qui va influencer la façon de penser le mouvement, le confort et donc la mobilité urbaine active.

La danse va avoir le même rôle qu'ont eu le jogging puis l'out-door depuis une vingtaine d'années sur les imaginaires de la mobilité urbaine - voir "l'ultra-trailer comme nouvelle référence mobile ?"

Le danseur va devenir une référence désirable.

Wednesday, July 18, 2018

C'EST QUOI LE FOOT EN 2033 ?



Un monde et un sport dominés par la Chine ?

C'est ce que se plait à imaginer Nike dans son tout récent spot chinois - voir, .


Ça renvoie très directement à "c'est quoi demain regarder un match de foot ?"

Wednesday, July 11, 2018

C'EST QUOI LA COMPAGNIE DU TRANS-SPORT® ?


Cela, fait plusieurs post que nous évoquons dans ce blog, La Compagnie du Trans-Sport ® - , notamment.

Mais c'est quoi cette compagnie ?

La Compagnie du Trans-Sport ® est un GIE qui regroupe plusieurs partenaires qui se sont associés pour favoriser les mobilités actives et les activités sportives avec une nouvelle génération d’équipements et de services autour de la mobilité, du sport et de la santé.

Aujourd'hui les quatre partenaires sont :
- Transit-City
- Ma Maison Sport Santé
- Dehors - la Conciergerie du Sport
- Patrick Roult, chef du haut niveau à l'INSEP.

Notre ambition est de passer :
- du monde du transport à celui du trans-sport ®
- de la mobilité à la motri-cité ®

Bref, de transformer à la fois les approches de la mobilité, mais aussi celle du sport et de la santé.

Oui, c'est totalement immodeste, mais c'est le challenge qu'on s'est fixé.

Et c'est pour cela que le nom complet de la compagnie est La Compagnie du Trans-Sport ® et de la Motri-Cité ®.

On vous en dira beaucoup plus à la rentrée de septembre.

Tuesday, July 10, 2018

ET SI LA GARE DU NORD DEVENAIT LA PREMIÈRE GARE DE TRANS-SPORT® ?

Transit-City fait partie de l'équipe Ceetrus qui a gagné le projet de transformation de la Gare du Nord - .

Habituellement, nous ne parlons jamais de nos missions dans ce blog.

Mais aujourd'hui, nous faisons une exception.

Car dès le début de cet appel d'offres, nous avons tout fait pour positionner la gare du Nord comme un pôle de trans-sport ®.

C'est à dire un pôle qui favorisera les mobilités actives et les activités sportives.

La nouvelle gare comprendra des équipements sportifs sur le toit avec, entre autres, une piste de trail de 1 000 mètres de long et de 50 mètres de dénivelé.

Mais - et cela se sait moins - la future gare comprendra aussi une Maison Sport Santé et une Conciergerie du Sport installées sur les flux quotidiens des passagers.

Ces équipements font partie de l'offre que développe cette nouvelle entité qu'est La Compagnie du Trans-sport ® et de la Motri-Cité ® dont la vocation est de faciliter le développement des mobilités actives - voir les réflexions de cette Compagnie.

Une des ambitions de La Compagnie du Trans-sport ® est, notamment, de transformer un certain nombre de gares en pôle de trans-sport ® 

L'ambition est aussi clairement d'inventer de nouvelles approches et de nouveaux équipements sportifs plus en phase avec les nouvelles pratiques et les nouveaux imaginaires sportifs de ce début de XXI° siècle - voir sur ce sujet, "Et si on arrêtait de construire des stades ?" et "Et si on passait d'Autolib' au stade éclaté ?"

On en reparle très vite

Monday, July 09, 2018

ET SI TESLA INVENTAIT L'USINE CAMPING DU FUTUR ?

Chez Transit-City, cela fait plusieurs années que nous défendons l'idée que ce sont les militaires qui inventent une partie du monde industriel de demain - voir "et si c'était l'U.S. Army qui inventait le tissus industriel souple et nomade du post-fordism ?"

Cela fait aussi plusieurs années, que nous sommes persuadés que parallèlement au bureau éclaté, va apparaitre un tissus industriel nomade - voir "sans usine fixe ?

Enfin, cela fait plusieurs années que nous sommes convaincus que les tentes et le camping vont être des enjeux importants du monde de demain - voir "vers une architecture de toile ?"

Aujourd'hui la convergence de ces trois phénomènes à un nom : Tesla.

En effet, après avoir construit une mega factory entièrement automatisée pour produire son Model 3, la firme d'Elon Musk vient de changer radicalement son fusil d'épaule en installant une nouvelle usine très peu robotisée et ce, ... sous une tente !!!

Bref, une structure industrielle légère symbole d'un double virage : fin du tout robot, fin du fixe.


Pour les détails, il faut lire l'excellent papier du NYT,  "Inside Tesla's audacieux push to réinventait the way cars are made".

On a avec cette usine, la concrétisation de deux mutations importantes de ce début de XXI° siècle :

- celle de la souplesse et de la mobilité toujours de plus en plus grandes du monde industriel - voir "et si la mobilité était le nouvel horizon de la religion industrielle ?"

- celle du rôle toujours plus important des structures légères dans le futur - voir "vers une nouvelle architecture de toile ?" et "pourquoi le camping va devenir un véritable enjeu urbain du XXI° siècle".

Pour aller plus loin sur ces grands thèmes, voir "Next Factory".

Friday, July 06, 2018

SIMPLES PÉDALES OU TROISIÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE ?

Parler de voiture légère comme on le fait régulièrement dans ce blog ( ou ) , ce n’est pas seulement parler d’un autre modèle mobilitaire possible - celui de la mobilité active -, c’est aussi parler d’un autre modèle productif.

Ces engins light sont, en effet, des engins produits de façon radicalement nouvelle grâce aux imprimantes 3D - voir,  et .

Voir dans ces engins à pédales des trucs anecdotiques, ce n’est donc ne rien comprendre à la troisième révolution industrielle émergente - celle qui va faire exploser le système fordiste grâce à l’imprimante 3D.

L’imprimante 3D va permettre de passer de “la production de masse” à "la production par la masse".

L’impression 3D va transformer les modes de production et par conséquent, es façons dont les entreprises vont s’organiser à long terme.

Cela va supposer de repenser les modèles économiques nés lors de la révolution industrielle à la fin du XIX° siècle. 

Les anciennes règles de fabrication, tels que "vous devez rechercher des économies d'échelle" et "vous devez réduire les coûts salariaux unitaires", ne vont plus fonctionner. 

Cela va obliger les entreprises à redéfinir des vraies visions industrielles capables de s’adapter rapidement, et donc d’être plus souples, plus réactives et plus mobiles.

Cela va permettre la production locale de produits plus légers et plus écologiques.

L’ordinateur a fait de tout lieu, un lieu possible de travail. 

L’imprimante 3D va faire de tout lieu, un lieu de production industrielle.

Ca a va donc changer la ville et la façon d’y produire.

Ca va aussi changer la nature des produits.

Ces engin à pédales sont le révélateur de trois révolutions :
- une révolution industrielle : celle de la production décentralisée.
- une révolution urbaine : celle du retour des fonctions productives en villes.
- une révolution mobilitaire  : celle de l’émergence d'une nouvelle mobilité active.

Thursday, July 05, 2018

THE URBAN LIGHT CAR OF THE FUTURE ?

Certains continuent à ne penser la mobilité urbaine qu'à travers le prisme automobile - voir, "la bêtise".

D'autres,au contraire, tentent de nouvelles choses plus en phase avec les nouveaux imaginaires urbains et les nouvelles attentes de mobilité active.

C'est le cas de Reto Togni avec "The Reagiro" ou la "Curvetta".

Vous mettez un petit moteur électrique sur ces machines, et elles peuvent répondre à 90% des déplacements automobiles en ville.

Reste maintenant aux élus à penser "leur" ville sous le prisme de ce genre d'engins plutôt que de voitures lourdes et très consommatrices d'espaces - voir "Et ces engins, on les fait rouler où ?".

C'est malheureusement pas gagné - voir, .

Wednesday, July 04, 2018

LA BÊTISE

La Mairie de Paris vient d'annoncer un accord avec Renault pour mettre 2 000 voitures électrique en libre service.

Cet accord est destiné à remplacer au plus vite le service Autolib.


Mais cet accord n'est qu'une petite partie d'un envahissement programmé de Paris par de nouveaux véhicules. 


PSA est déjà sur les rangs pour proposer lui aussi un service.


Et au final, on parle de 20 000 véhicules électriques en libre service dans la capitale !!! - .

La Mairie de Paris a décidé de se tourner vers les solutions d'autopartage sans station. L'objectif ? Disposer à terme d'une flotte de plus de 20.000 véhicules au total, un volume à même d'inciter les Parisiens à abandonner leur voiture individuelle.” - .
Donc, si on comprend bien, on va tenter de desintoxicer les parisiens de la voiture... en leur en proposant encore un peu plus. 

Et en plus, en libre service.


Et en plus, avec la bonne conscience qu'elles ne sont pas polluantes, car électriques.

Bref, la mairie de Paris va tout faire pour faciliter encore un peu plus l'utilisation de la voiture en ville et accroître encore un peu plus l'idée qu'elle est une réponse intelligente aux défis de la mobilité urbaine de demain.

Alors que la fin d'Autolib était l'occasion rêvée d'inventer quelque chose de radicalement nouveau - voir, - notamment autour de la mobilité active - voir, -, l'équipe municipale fait tout le contraire.

C'est juste sidérant de bêtise.


Car cela veut dire, un peu plus de bouchons


Car cela veut dire, toujours plus d'espaces dédiés la voiture.


Car cela veut dire, encore un peu plus d'insécurité pour les cyclistes.


Car cela veut dire, que l'équipe municipale actuelle est incapable d'inventer de nouveaux modèles de mobilité.


Pitoyable.

Tuesday, July 03, 2018

SIMPLY PROPELLED

A l'heure où la mairie de Paris s'apprête, semble-t-il, à passer un accord avec différents constructeurs automobiles pour mettre 20 000 voitures électriques en libre service dans la ville - voir, -, confirmant ainsi son incapacité à concevoir une vraie mobilité active pour la capitale, je ne peux que vous renvoyer vers "Simply Propelled". 

"Simply Propelled", c'est le contraire de la mobilité imaginée par l'actuelle équipe municipale de Paris.

"Simply Propelled", c'est le contraire de toujours plus de voitures.

"Simply Propelled", c'est le contraire de "on peut ne pas se passer de voiture".

"Simply Propelled", c'est la preuve que l'on peut parcourir en famille le monde en vélo et en canot.

"Simply Propelled", c'est la démonstration que si une famille parcourt le monde en vélo, ça serait très possible de le faire dans une grande capitale.

Ça supposerait juste une autre façon de penser la ville.

Ça supposerait une autre façon de penser la mobilité, sans se précipiter dans les bras d'un constructeur automobile.

Ça supposerait d'offrir de nouveaux services et de nouveaux espaces pour une vraie mobilité décarbonée, active et sportive et ce largement au delà de la piste cyclable et des vélos en libre service.

Bref ça supposerait de penser vraiment autrement la ville et ses mobilités.

Mais  nos élus en sont-ils capables ?

Et ont en ils seulement envie ?

Ou leur manquent-ils simplement un peu d'imagination ?

Ce post peut être vu comme le prolongement de ""Race to Alaska", comme modèle ?" sur la nécessité de chercher de nouveaux modèle frugaux pour penser demain.

Et sur le thème du remplacement d'Autolib par un autre modèle plus intelligent, voir : 

Monday, July 02, 2018

"THE RACE TO ALASKA", COMME MODÈLE DE TRANS-SPORT® ?

Chez Transit-City, on aime la mer, la voile et le paddle - .

Chez Transit-City, on aime pas beaucoup les moteurs et tout ce qui fait du bruit et qui pollue inutilement.

Chez Transit-City, on a aussi que la conviction que le sport pourrait participer à un certain réenchantement et réinvention de l'écologie politique et urbaine - .

C'est pour ces raisons que nous regardons avec beaucoup d'intérêt les différents compétitions sport:nature capables de renouveler nos imaginaires mobiles, notamment dans le domaine de la voile et de la montagne.

C'est cette état d'esprit qui nous a amené à nous interroger dans notre dernier post, sur les leçons que nous pourrions tirer d'une compétition comme la Golden Globe Race 2018 qui veut revaloriser un autre rapport à la navigation en bannissant, notamment, toute assistance électronique - .

C'st aussi pour cela que nous suivons avec passion depuis sa création en 2015, la "Race to Alaska".

Cette régate vise à relier Port Townsend, au nord de l'état de Washington, à l'Alaska sur n'importe quel type de navires  ... à partir du moment où ceux ci n'ont pas de moteur !!! - plus, .

Comme le disent les organisateurs "It’s in the spirit of tradition, exploration, and the lawless self-reliance of the gold rush that Race to Alaska was born. R2AK is the first of its kind and North America’s longest human and wind powered raceLa R2AK a été créée dans l'esprit de réduire les constructions à un strict minimum technique, en faisant confiance à l'autonomie, au matelotage et à l'esprit marin des participants.

Avec une telle approche, vous vous doutez bien que toute sorte de navires prennent le départ, du paddle au trimaran plus ou moins bricolé ... et que tous n'arrivent pas à la destination finale. Il faut dire que le parcours est long - 750 miles - et peut se révéler très costaud que la Pacific se lève.  

Nous que l'on retient chez Transit-City de cette "R2AK", c'est à la fois son esprit libertaire et aventureux, mais aussi et surtout l'innovation qu'elle suscite.

Une innovation qui, pour une fois, n'est pas associée au numérique, mais, au contraire, à une approche low tech et frugale qui nous plaît beaucoup. (On a rien contre le numérique, mais on en juste marre que l'innovation lui soit systématiquement associée aux dépends des autres approches !! )

A partir de là, et dans le cadre de nos réflexions sur les nouvelles mobilités urbaines, il était tentant pour nous de regarder ces bateaux comme des modèles possibles pour ce qui pourrait être une mobilité fluviale innovante.

On a déjà évoqué dans ce blog, comment la natation ou le paddle pourraient chacun à leur façon dessiner une nouvelle mobilité sportive et écologique en ville - ,  et .

On se dit qu'il est sans doute temps, que les villes dotées de fleuve cessent de voir ceux-ci comme des lieux de transport ou de tourisme de masse, pour les imaginer plutôt comme les supports de nouvelles pratiques mobilitaires et sportives en ville.

Bref, de passer d'un monde du transport vers celui des trans-sports ®.

Imaginez la mobilité de Londres ou de Paris, si la Tamise ou la Seine étaient sillonnées par ce genre de navire !!

Imaginez la révolution urbaine que cela pourrait conduire : repenser les circulations sur l'eau, repenser les escales qui vont avec... 

On en reparlera, .

Thursday, June 28, 2018

ET SI L'AVENIR DU SPORT, C'ÉTAIT LA DECONNEXION ?

Tous les auto-proclamés spécialistes du sport, vous l'expliquent doctement : l'avenir du sport, c'est la data. Voir, notamment, .

Et si vous n'y croyiez pas, ils vous renvoient à votre monstrueuse crasse de croire que le plaisir du sport et de la compétition n'a pas forcément besoin de data ni de connexion.

Chez Transit-City, on est persuadé que l'avenir du sport, c'est, au contraire, "tout ce qui n'est pas numérisable" - voir, .

Chez Transit-City, on est aussi persuadé que face à l'invasion de la data et de l'hyper-connexion, va se développer toute une activité et une offre sportive low-tech et "anti-connexion" - voir, "vers une joyeuse mobilité fatigante et déconnante ?"

L'une des illustrations de ce phénomène pourrait être la "Golden Globe Race 2018" qui va se s'élancer ce 1er juillet des Sables d'Olonne.

De quoi s'agit-il ?

Juste du contraire du "Vendée Globe Challenge".

C'est à dire d'une course réservée à des bateaux de série conçus avant 1988 et, surtout, qui interdit toute électronique et aide à la navigation par satellite !!

Autant dire un truc ringard pour les obsédés de la connexion et de la data.

Sauf que cette course est "tout, sauf une course de pauvres".

Ca va être une course longue, entre 250 et 270 jours a priori , et donc une course où il va falloir aux marins engagés affronter la solitude et l'adversité sans assistance électronique.

Les voiliers ne seront pas des "formule 1 de la mer" pour reprendre l'expression débile des journalistes télé.

Les bateaux seront juste "un moyen unique pour courir les mers, un compagnon indispensable pour éprouver sa liberté" pour reprendre l'expression de Voile & Voiliers.

Pour éprouver sa liberté .... 


Pour éprouver sa liberté sans connexion ...


Pour éprouver sa liberté sans moteur .... 


Et si, à l'encontre de toute la doxa dominante, c'était plutôt cela l'avenir ? Être capable de se déplacer sans connexion et sans moteur !!


Et si c'était une des grandes batailles politique et écologique de demain ? - .

Voir "Et si on s'intéressait à la façon dont les voiles innovent ?"

Wednesday, June 27, 2018

ET SI ON PASSAIT D'AUTOLIB' AU STADE ÉCLATÉ ?

Autolib est mort et c'est une bonne chose - voir, .

Autolib c'était encore un peu plus de voiture en ville.

Autolib c'était des stations qui ne servaient à rien.

Mais Autolib c'était aussi un réseau riche - voir la carte ci-dessus.

Et donc Autolib, c'est aujourd'hui un certain nombre d'emprises sur l'espace public - voirie et trottoirs - qui ne demandent qu'à être réinvestis, mais cette fois-ci de façon intelligente - voir, .

Question : et si on profitait de ces espaces libérés par Autolib, pour créer un nouveau réseau d'escales urbaines dédiées à la mobilité active et sportive ?

C'est ce que nous imaginions dans le précédent post "Et si Autolib' laissait la place à Trans-Sport® Lib ?

A quoi pourrait ressembler ces escales sportives ?

Les réponses possibles sont nombreuses, et bientôt "La Compagnie du Trans-Sport®" va en révéler plusieurs d'un nouveau genre.

Mais déjà existe de nombreuses visions d'escales sportives éclatées dans la ville.

Parmi elles, Alégo, l'une des visions présentées dans le cadre du concours "Better Health, better place"organisé par Algeco.

La vision Alégo, c'est le contraire d'Autolib.

Alégo, c'est la vision de mini-salles de sport réparties dans la ville.

C'est donc un outils de soutien au développement de la mobilité active.

Ce sont des stations qui servent à quelques choses.

Et c'est aussi une très pertinente réponse à notre question "et si on arrêtait de construire des stades ?"


Évidemment, développer ce genre de projet suppose en amont un changement de logiciel chez les élus qui, quoi qu'ils en disent, restent fascinés par la voiture (la Mairie de Paris est déjà en train de négocier avec des constructeurs.)

On en reparlera beaucoup plus longuement à la rentrée se septembre autour de la question "et si le sport permettait de renouveler l'écologie politique ?"