Tuesday, February 09, 2016

ET SI ON DEVENAIT COMME CELA DANS NOTRE TÊTE ?

Et si cette campagne anti-mine préfigurait notre nouvel état d'esprit face à la menace terroriste ?

On en reparle le vendredi 1 avril à l'occasion de l'Atelier organisé autour de la question "C'est quoi demain une ville en guerre ?

Monday, February 08, 2016

C’EST QUOI DEMAIN UNE VILLE EN GUERRE ?

C'est pour réfléchir à cette question que nous avons invité :
  • Léopold LAMBERT, architecte, chercheur, créateur de The Funanbulist et auteur de « Weaponized Architecture: The Impossibility of Innocence » (dpr-Barcelona, 2012), « Topie Impitoyable: Les politiques corporelles du vêtement, du mur et de la rue » (Punctum, 2016) et « La politique du bulldozer » (B2, 2016).

Cet Atelier sera le prolongement des Ateliers


- C’est quoi demain, la sécurité ? 



Les Ateliers Transit-City ont lieu au Pavillon de l'Arsenal de 8h45 à 11h
21 Bd. Morland 75004 PARIS.
Inscription obligatoire à : contact@transit-city.com

Thursday, February 04, 2016

ET SI LA COURSE A PIED DEVAIT ENFIN AVOIR SES ESCALES URBAINES ?

Cela fait un certain temps que chez Transit-City on essaie d'expliquer à un certains nombres d'acteurs publics et privés que dans notre société actuelle le sport a dépassé le sport et que, notamment, la course devenu aussi un moyen de déplacements ordinaires dans des villes devenus stades.

On l'a dit de plein de façons :

Avec des questions comme
- "qui va vite ?"
- "des voitures toujours plus lentes et des piétons toujours plus rapides ?"
- "de la performance technique à la performance physique ?"
- "et si penser la performance sportive permettait de mieux penser la ville de demain ?"
- "et si tout le monde courait ?"

En se focalisant depuis 10 ans sur le rôle de Nike dans cette mutation
- avec le tag Nike et les nombreux posts qui lui sont attachés dont "quand Levi's et Nike inventent la nouvelle mobilité parisienne".

Mais aussi, et surtout, en se demandant quand on allait enfin tirer les conséquences de cette mutation radicale en proposant aux sportifs de nouvelles escales en phase avec ces nouvelles pratiques sportives ?
- "Et si on construisait des douches plutôt que des parkings ?"
- "Mobilité sportive : pourquoi en rester aux symboles ?"

Rester à en tirer les conséquences.

Et on attendait qu'une chose, c'est que certains s'inspirent de ces questions pour les faire leurs et, surtout, proposer de nouvelles escales urbaines.

C'est ce qu'ont fait brillamment les jeunes architectes Benoit Salle et Ronan Thomas avec leurs projet Running City présenté dans le cadre du concours "Transit 2025 : c'est quoi un lieu de transit dans 10 ans ?organisé par Algeco.


"Implanté dans les lieux majeurs d’une ville, Running City crée le maillage de la course comme moyen de transport. Un abonnement permet à chaque coureur d’accéder au vestiaire le plus proche de son lieu de travail. Il y arrive le matin, prend une douche et lave ses vêtements. Son casier réservé lui permet de laisser sécher ses affaires dans la journée. Le soir, en sortant du travail, un nouveau passage au vestiaire et notre coureur est prêt. Il rentre chez lui en évitant les bouchons et en profitant des derniers rayons de soleil, tout en admirant la ville qu’il se réapproprie à la force des jambes. Si les kilomètres matinaux l’ont trop épuisé, il peut simplement rentrer chez lui par un autre moyen de transport et retrouver ses affaires le lendemain."
"L'architecture de ces bains publics du XXIème siècle doit refléter la philosophie du running comme alternative à la voiture : légèreté, souplesse, flexibilité... Autant de notions qui définissent également la force d'Algeco. En ce sens, le running est à la voiture ce que l'architecture modulaire est à la construction traditionnelle. (...)
L'articulation de notre totem se veut donc aussi simple et modeste qu'une course à pied : une circulation verticale centrale, encadrée par deux empilements de modules Algeco Progress de 30m², habillés par une peau composite, semblable à des plis de papier. Par cette écriture en origami, l'architecture fait écho à la légèreté et à la rythmique de la foulée. Enfin, grâce à la logique d'empilement des blocs modulaires, la quantité de vestiaires est facilement adaptable en fonction de la fréquentation."
Reste plus qu'à mettre tout cela en place ...

Wednesday, February 03, 2016

TOUT L'EFFORT DE L'AVENIR SERA ...

"Tout l'effort de l'avenir sera d'inventer le silence, la lenteur et la solitude" 
- Marcel Duchamp.

Et si c'était cela le vrai défi, à rebours de l'idéologie dominante actuelle ?

Tuesday, February 02, 2016

C'EST QUOI LA DIFFÉRENCE ENTRE UN COUREUR AVEUGLE ET UNE VOITURE AUTONOME ?

Et si demain il n'y avait plus de différence entre un coureur aveugle et une voiture automatique ?

Posée comme cela la question peut choquer, mais c'est pourtant bien celle que je me suis posée en voyant "How can data help a blind man run a 100 mile race". Ou comment via un simple téléphone doté de l'application Runkeeper et des infos transmises par écouteur, un athlète peut courir en ville en ne voyant rien.

Quand la data permet de contrôler au centimètre prêt nos parcours

Pour prolonger la réflexion, voir ci-dessous ces quelques lignes extraites de l'excellent « À quoi rêvent les algorithmes ? Nos vies à l’heure des big data » de Dominique Cardon.
"Comme les GPS dans les véhicules, les algorithmes se sont glissés silencieusement dans nos vies. Ils ne nous imposent pas la destination. Ils ne choisissent pas ce qui nous intéresse. 
Nous leur donnons la destination et ils nous demandent de suivre « leur » route. La conduite sous GPS s’est si fortement inscrite dans les pratiques des conducteurs que ceux-ci ont parfois perdu toute idée de la carte, des manières de la lire, de la diversité de ses chemins de traverse et des joies de l’égarement. 
Les algorithmes nous ont libérés des voyages de groupe, des points de vue obligés et des arrêts obligatoires devant des panoramas à souvenirs. Ils procèdent d’un désir d’autonomie et de liberté. Mais ils contribuent aussi à assujettir l’internaute à cette route calculée, efficace, automatique, qui s’adapte à nos désirs en se réglant secrètement sur le trafic des autres. Avec la carte, nous avons perdu le paysage. Le chemin que nous suivons est le « meilleur » pour nous. 
Mais nous ne savons plus bien identifier ce qu’il représente par rapport aux autres trajets possibles, aux routes alternatives et peu empruntées, à la manière dont la carte compose un ensemble. Nous n’allons pas en revenir aux voyages de groupe et à leur guide omniscient. En revanche, nous devons nous méfier du guidage automatique. Nous pouvons le comprendre et soumettre ceux qui le conçoivent à une critique vigilante. Il faut demander aux algorithmes de nous montrer et la route, et le paysage."

Monday, February 01, 2016

ET SI LES BIG DATA SE DÉVELOPPAIENT PARCE QUE LA SOCIÉTÉ NE SE LAISSE PLUS MESURER ?

"Depuis les années 1980, la société « tient » de moins en moins bien dans les catégories à travers lesquelles les institutions prétendent l’enregistrer, la mesurer et agir sur elle. La crise de la représentation politique est, de façon souterraine, solidaire de l’affaiblissement des formes statistiques qui donnaient une ossature au monde social. 
La méfiance que les individus manifestent parfois à l’égard des hommes politiques, des journalistes, des experts ou des syndicalistes a pour soubassement le refus de se laisser enfermer dans des classifications préalablement définies. 
C’est précisément pour faire droit à cette revendication de singularité qu’un vaste processus de réinvention des techniques statistiques s’est mis en branle pour calculer la société sans catégoriser les individus. Les nouveaux calculs numériques partent des traces d’activités des personnes, mais ne cherchent pas à en inférer des caractéristiques relatives à des phénomènes plus vastes permettant à la société tout entière de se représenter et de se comprendre.  
Les catégories statistiques traditionnelles ne déshabillent pas les individus et instaurent des mécanismes de mutualisation des risques pour faire face à l’incertitude des comportements individuels. Désormais, assurent les promoteurs des nouveaux calculs, il va être possible de connaître avec précision les destins individuels et de s’adresser aux individus en s’affranchissant de la solidarité collective. (...) 
Les agrégats de la statistique sociale n’accrochent plus sur nos sociétés : ils ne permettent plus ce va-et-vient des individus vers une totalité qui les représente et à laquelle ils s’identifient. Alors que les statistiques n’ont jamais été aussi présentes, elles sont de plus en plus fréquemment contestées. (...) 
Si les calculs deviennent de plus en plus conquérants, c’est aussi parce que la société ne se laisse plus aussi facilement mesurer."  (...)

Thursday, January 28, 2016

Wednesday, January 27, 2016

C'EST QUOI UN HANDICAPÉ ?

Pour prolonger les derniers posts sur les nouveaux rapports au corps et au sport- voir .

Tuesday, January 26, 2016

DE L'ÉVOLUTION DU TIREUR À L'ARC

Tokyo 64 / Londres 2012 - Trois images pour prolonger le précédent post sur les rapports handicaps / armement.

Monday, January 25, 2016

DE LA MUTATION DU SOLDAT A LA MUTATION DU VÉTÉRAN ?

Pour prolonger mes deux derniers posts sur la façon dont l'équipement militaires peut être vu comme outils de performance - et -, je voulais vous proposer quelques éléments de la réflexion que nous avons engagé à Transit-City sur les mutations récentes du soldat et de son pendant, le vétéran, sous l'intitulé "Soldier's Bodies".

L'un des déclencheurs de cette réflexion fut il y a quelques mois la vision du '"American Snipers" de Clint Eastwood. Un film totalement insupportable dans sa façon de présenter et de traiter de la guerre en Irak , mais qui a un mérite (le seul !), celui de montrer les conséquences physiques et mentales de la guerre sur les anciens combattants.

Le sujet n'est certes pas un nouveauté dans le cinéma américain - voir "Deer Hunter", "Forrest Gump" ou "Born on the Fourth of July" -, mais contrairement à ces films, il ne s'agit pas dans "American Snipers" de faire des vétérans des êtres révoltés contre la guerre, juste des types mutilés qui tentent de continuer à vivre normalement.

Ce que raconte "American Snipers" est donc aussi le reflet d'un certain rapport au corps et au handicap développé dans la culture américaine depuis plusieurs décennies, et dont des séries TV comme "L'Homme de fer" ou "L'Homme qui valait 3 milliards" furent dans les années 70 d'excellentes illustrations. Un rapport au corps qui voudrait que le handicap n'en soit pas vraiment un si on accepte de se battre, et qui pouvait même vous rendre plus fort que les valides. Quelques magazines se sont fait récemment le reflet de cette vision un peu simpliste avec des couvertures très américaines associant patriotisme et optimisme forcené. "Même avec un pied en moins, je continue à me battre et à faire un grand sourire".

C'est donc dans le prolongement de nos réflexions sur les mutations des rapports au corps - voir "C'est quoi un corps demain ?" - et sur la puissance des imaginaires militaires dans notre culture actuelle - voir "Et si c'était les militaires qui inventaient la mobilité du futur ?" -, que nous avons lancé "Soldier's Bodies".

Vous trouverez ci-dessous quelques facettes de ce travail.




On est dans le prolongement de la question "Le soldat amputé comme nouveau modèle de performance ?"