Tuesday, April 28, 2015

LA POSSIBILITÉ D'UNE ÎLE

Pour prolonger mon précédent post sur les nouvelles façon de faire des îles, je voulais juste vous proposer ces images du Pioneering Spirit, le navire qui brouille les frontières entre bateau et plate-forme pétrolière.

Ça peut aussi renvoyer à "Quand les bateaux deviennent des ports" et à "Autre paysage marin".

Monday, April 27, 2015

LA POSSIBILITÉ DE NOUVELLES ILES

Cela fait des d'années que certains excentriques rêvent de créer des états indépendants sur des plates-formes pétrolières installées dans les zones internationales - voir "I rule my own ocean micronation"

Aujourd'hui, il y a la volonté de la Chine de développer des ilots artificiels pour étendre sa zone maritime et les droits à exploiter les ressources marines qui y sont liés - voir "China's Island Factory".

Dans le même temps certains ambitionnent de construire de vraies agglomérations au large. Il y a quelques semaines The Seasteading Institute a ainsi lancé un concours d'architecture visant à créer un "état flottant" au large du Salvador et du Nicaragua - voir les grandes lignes du concours et les détails techniques.

Cela fait vingt ans que de tel projets de ville off-shore sont soutenus par des milliardaires notamment pour échapper à la réglementation et la fiscalité des états - voir - et vingt ans qu'ils se plantent tous lamentablement.

Mais qu'importe cela fournit toujours de belles images - voir et -, entretient la réflexion sur les nouveaux liens entre la terre et la mer et - surtout - aboutit parfois à de très belles réalisations comme à Lagos - voir "D'une architecture flottante à un urbanisme flottant ?" - ou à de très ambitieux projets urbains à grandes échelles - et .

Friday, April 24, 2015

TROIS ÉTAGES DE DRONES

Demain les drones voleront en essaim - voir pour les grandes lignes et  pour les détails techniques - en complément des flottes de drones modulaires - .

Demain, on comptera trois étages de drones militaires très variés mais aussi très complémentaires les uns avec les autres - voir les planches ci-dessous tirées de "Unmanned Systems Integrated Roadmap" qui est la feuille de route de l'armée américaine en matière de drones et de leur inter-opérabilité à l'horizon de 2038.

Face à de telles images, on comprend que l'on change de monde avec des pans entiers de la mobilité et de ses imaginaires qui basculent dans le monde des robots - voir  - et que la Google Car  et les voitures autonomes n'en sont qu'un des premières manifestations - voir  "D'autres machines".

Le tout est évidement à compléter par certaines hypothèses comme celles que demain les containers deviennent des robots ou que la rue devienne une usine mobile.

Thursday, April 23, 2015

ET SI LES CONTAINERS DEVENAIENT DES ROBOTS ?

Pour prolonger mon précédent post sur les containers sur roues de l'US Air Force qui abrite les postes de pilotages des drones, je voulais vous proposer une hypothèse : et si demain les containers n'étaient plus de simples boites inertes, mais devenaient des robots autonomes capable de se mouvoir seuls ?

Au départ de mon hypothèse, il y a la volonté exprimée en 2013 par les Marines américains de trouver un système leur permettant de gérer la circulation des containers à l'intérieur de leurs navires. C'est leur laboratoire, le Marine Corps Warfighting Laboratory, qui se charge des recherches et rapidement un premier concept sort des cartons - c'est l'image ci-dessus.

En mars dernier est présenté la concrétisation de cette idée avec la construction d'un tracteur télécommandé - le Dense Pack Access Retrievla and Transit - dont vous trouverez des photos ci-dessous et .

Face à cette invention, il y a deux options

- soit on regarde cela comme une simple innovation permettant de faciliter la circulation des containers, et on s'arrête là de réfléchir.

- soit on y voit le début d'une révolution: celle qui voudrait que les containers n'aient à terme plus besoin de grues pour se déplacer,
- et donc qu'ils deviennent peu à peu autonomes,
- et donc que se mette en place une nouvelle logistique et une nouvelle façon de construire et de faire évoluer des structures nomades de façon totalement innovante.

Je vous ai souvent parler dans ce blog de la façon dont le container avait changer le monde - .

Je vous ai aussi souvent parler de la façon dont l'armée américaine repensait entièrement le monde à travers cet objet du container pour déployer sa nouvelle stratégie fondée sur la vitesse et la souplesse - .

J'ai aussi tenté de vous montrer comment cela pourrait nous inciter à repenser le tissus industriel de demain - - mais aussi la façon de penser et concevoir la ville - voir .

Quand on mixe toutes ces pistes de travail qui ont pour point commun d'avoir le container comme support, on peut facilement imaginer que cette idée de "containers autonomes" ou de "containers robots" alimente encore un peu plus les imaginaires mobiles et toutes les réflexions sur un urbanisme souple et nomade - voir "Vers un urbanisme de camping cars ?" Bref, c'est passionnant et on y revient très vite;

Wednesday, April 22, 2015

ET SI LE CONTAINER ÉTAIT L'AVENIR DE L'ARMÉE DE L'AIR ?

Les images ci-dessus viennent de .

L'image ci-dessous vient de .

Les explications sur le sens de ce type d'aménagements mobiles sont à lire . Et cela dépasse largement le petit monde des aéroports militaires et des drones.

Tuesday, April 21, 2015

CE QUE VOYAGER SUR LES TOITS VEUT DIRE ...

Pour prolonger mon précédent post sur les nouvelles formes possibles de la densité liée à la mobilité, je voulais vous proposer ces quelques photos de transports au Bengladesh.

Le fait de voyager sur le toit n'est certes pas une spécialité locale, on le voit dans d'autres pays et notamment à Indonésie -  ou -, mais il est rare de le voir pratiquer de façon aussi systématique. 

Ce qui est le plus surprenant c'est de constater que les moyens de transports n'aient pas été repensés dans l'optique de cette pratique, comme ce fut pensé à une certaine époque -  et  - ou comme le testent les militaires avec certains de leurs véhicules, voir "Transports collectifs : nouvelle approche ?".

On comprend bien qu'il est difficile de pérenniser ces pratiques dangereuses par des équipements qui les faciliterait encore une plus. Mais de là à ne rien faire, la chose est étonnante.

Ce qui fait ressortir une autre question : et si les moyens de transports actuels étaient inadaptés à la foule, à la densité et à la pauvreté ?

Et si face à ces pratiques, il était - peut être - temps de revoir de façon radicale nos façons de penser les trains, les bus, bref les transports collectifs ? 

C'est a priori juste une des grandes questions qui devrait agiter le XXI° siècle.

Rappelons juste qu'aujourd'hui, nous sommes 7 milliards sur terre, avec près de 2 milliards de très très pauvres.

En 2050, nous serons 9 milliards avec plus de 4 milliards de pauvres dont 2,5 milliards de très très pauvres et , dont une très grande partie vivront en ville.

Face à ces réalités est-ce que l'on continue à penser les moyens de transports comme on le fait en Occident depuis 150 ans, ou est-ce que l'on essaie d'inventer des choses enfin radicalement nouvelles ?

- On a vu que la pauvreté obligeait l'architecture à se réinventer - voir .

- On voit que la pauvreté oblige à repenser la voiture - voir "Une autre approche automobile"

- Par contre on ne voit rien du côté des opérateurs des transports collectifs.

De façon plus générale, voir .

Monday, April 20, 2015

Wednesday, April 15, 2015

ET SI REEBOK PRÉPARAIT AU TRANSHUMANISME ?

Si on fait le constat qu'en quinze ans le couple Nike/Apple a radicalement changé notre rapport au sport, au corps et à la performance - voir "Et si désormais il fallait regarder le monde sous ce prisme ?

Si on fait que le pari que quantified self va devenir un mouvement de fond des décennies à venir, notamment via les textiles connectés - - mais aussi sous la contrainte de ses proches et des assureurs - .

Alors on peut en déduire que les marques de sport vont changer de statut en se positionnant peu à peu comme les grands acteurs de la santé - voir Mizuno, - aux côtés des acteurs des nouvelles technologies, voir des projets comme Apple Health ou de Google Fit.

Et comme la notion de sport et de performance irrigue peu à peu tous les imaginaires du quotidien, il va s'agir pour les marques de sport de se positionner comme des marques des gestes et des pensées du quotidien.

La meilleur illustration de ce mouvement est la nouvelle signature de Reebok - "Be More Human" - qui prétend ni plus ni moins mesurer votre "niveau d'humanité" - voir .

Le test est évidement sidérant tant par sa prétention - ça veut dire quoi "le niveau d'humanité ?" - que par ses questions (il faut les lire pour le croire), mais aussi, et surtout, par son idéologie sous-jacente qui voudrait que tout soit mesurable et donc quantifiable, et donc numérisable et donc, d'une façon ou d'une autre, commercialisable. 

A plus long terme, on comprend aussi que ce genre de démarche et la signature qui va avec "Be More Human" préparent de façon parfaite l'émergence du "transhumanisme", c'est à dire cette idée que la science et la technique vont pouvoir tout "mesurer" et donc "améliorer" nos corps et nos âmes. 

J'ai toujours pris Reebok pour une mauvaise marque de sport, je découvre aujourd'hui que c'est aussi une marque dangereuse par les valeurs qu'elle véhicule.

Pour continuer à réfléchir à la question ;
- Et si nous étions fatigués d'être mobiles ?
C'est quoi un corps demain ?
C'est quoi penser la performance sportive ?

Tuesday, April 14, 2015

ET SI LE SPORT N'ÉTAIT QU'UNE HISTOIRE DE CUL ?

Les liens entre la pratique sportive et le sex ne sont pas nouveaux. La nouveauté est qu'ils soient de plus en plus exploités par les marques de sport. Puma avait ouvert la brèche en 2011 en Australie avec son opération "Love Run" pour la Saint ValentinNike suivait le mouvement un peu plus tard - voir "Speed Sex in the City ?" - suivi depuis un an par le réseau de salles de sport Equinoxe  - voir . Jusque là rien d'extraordinaire, tout le monde sait que le sport est un formidable aphrodisiaque et souvent une occasion de s'envoyer en l'air. Reebok rappelait récemment que 150 000 préservatifs avaient été distribués aux athlètes du village olympique lors des JO de Londres en 2012.

Si je reviens aujourd'hui sur le sujet, c'est qu'une nouvelle étape est sans doute en train d'être franchie par Equinoxe avec sa dernière campagne faisant du sport un moyen idéal pour assumer ses désirs et fantasmes sexuels plus ou moins avouables.

"T'as envie de te faire prendre accroché à un radiateur ?" "Alors fais du sport !"
"T'as envie de révéler ton côté queer ?" "Alors fais du sport !"
"T'as envie de te taper un petit jeune musclé et tatoué après qu'il ait couché tes gamins ?""Alors fais du sport !"

Ou quand le sport n'est clairement plus présenté comme une histoire de performance et de bien être, mais véritablement comme un moyen de pouvoir se transformer selon ses désirs sexuels du moment  - voir le spot, .

On est peut être là en train de voir la confirmation de ce que j'appelle "le quatrième temps du sports".

Rappelons en les étapes :

Premier temps - l'époque Adidas des années 60/70 où le sport se pratiquait surtout dans les stade et ou la compétition était la valeur centrale de la pratique sportive.

Deuxième temps - l'époque Nike qui émerge au milieu des années 70 et qui valorise un sport hors des stades et dont le principale objectif est avant tout de se faire plaisir - .

Troisième temps - l'époque Red Bull apparue récemment et qui tend à maximiser toutes les pratiques et tous les exploits partout et n'importe quand -  et .

Le quatrième temps révélé par Equinoxe serait celui du sport comme moyen de faire les cons - - et notamment - mais pas que ... - de s'éclater sexuellement comme bon nous semble. On n'est pas très loin de la sexualité, joyeuse et totalement transgressive que porte une oeuvre comme "The Adventure of Priscilla, Queen of the Desert"- plus  - ou des valeurs de "la bite à l'air comme idéal de mobilité ?"

La démarche d'Equinoxe participe largement des mutations du corps et du regard que nous portons sur lui depuis quelques années, mais aussi du rôle de plus en plus assumé de la sexualité dans nos imaginaires (il était temps !!!). Le pendant de ce type de campagne étant évident la banalisation du porno notamment via le net.

Ca veut aussi dire qu'on va sans doute voir se banaliser l'idée qu'une salle de sport c'est avant une salle de drague et de baise, comme c'est déjà le cas dans le milieu homo.

Ca veut aussi dire qu'il va sans doute falloir repenser l'architecture, les espaces et les services des salles de sport qui ne sont aujourd'hui que des gymnases améliorés.

Dit autrement, la question pourrait être : et si les salles de sports devenaient les nouveaux lieux du sex et de l'échangisme du futur ? Joli sujet de méditation. Je pense qu'on va y revenir très vite.

En attendant voir :
- C'est quoi un corps demain ?
- C'est quoi penser la performance sportive ?
- Et si la vraie question était "Comment faire l'amour ?"

On est dans la lignée de "Sex, il fallait que cela arrive ..."

Monday, April 13, 2015

MOBILITÉ SPORTIVE : POURQUOI EN RESTER AUX SYMBOLES ?

En 1998, dans un spot de pub resté fameux, Nike tentait de transformer un aéroport en terrain de foot - . La démarche de la marque s'inscrivait dans la lignée naturelle de sa stratégie markéting depuis le milieu des années 70 : montrer que le sport peut se pratiquer n'importe où et n'importe quand -  et "Entre pont de singe et ski de fond".

Depuis c'est une évidence, la ville est devenue un stade et le sport s'est infiltré partout - - et notamment dans le monde des bureaux - .

Si je vous reparle de ce sujet aujourd'hui, c'est que la semaine dernière a été inauguré le Terminal 3 de l'aéroport de Narita à Tokyo dont la signalétique reprend très directement les codes des pistes d'athlétisme - voir .  C'est plutôt assez bien réussi et cela donne à ce terminal dédié au vols low-cost une modernité fraiche et détendue accentuée par le mobilier très basic, mais toujours élégant signé Muji.

Évidement - et vous l'aurez compris - le point faible de cet aménagement est d'être purement symbolique et d'être accompagné d'aucune réflexion ni d'aucune offre de ce qui aurait pu être le premier vrai espace de sport et de détente dans un aéroport - voir "Et si c'était Nike qui réinventait les imaginaires du transport aérien ?"

Une réalité qui confirme une nouvelle fois que les lieux de transit continuent toujours à être les parents pauvres des mutations urbaines, pensés plus autour des moyens de transport mécaniques que des modes de vies et des aspirations des mobiles connectés que nous sommes tous devenus. La seule exception à cet état de fait étant l'aéroport de Schiphol à Amsterdam.

C'est pour lutter contre cet état de fait totalement aberrant qu'au sein de Transit-City on a lancé le chantier des "nouvelles escales sportives" - voir .

Et à la question que pourraient poser certains "Pourquoi s'intéresser à la performance sportive quand on réfléchit à la mobilité de demain ?" en voilà au moins quatre raisons :

- parce que le souci du corps, la santé et le sport sont devenus des valeurs centrales de la société - .

- parce que si les imaginaires de la mobilité ont longtemps été nourri par la mécanique, c'est aujourd'hui le corps en mouvement qui les nourrit - .

- parce que nos rapports aux corps sont en train de changer sous l'influence des nouvelles technologies - Voir, à ce sujet, les projets d'Apple Health ou de Google Fit.

- parce que pour penser la mobilité de demain, nous allons devoir intégrer ces mutations pour explorer de nouvelles pistes plus légères et moins motorisées - .