Friday, December 09, 2016

VERS UN CORPS ÉCLAIRÉ EN PERMANENCE ?

Trois étapes et une question pour prolonger la réflexion esquissée dans le précédent postsur la façon dont les mobilités sportives peuvent irriguer les imaginaires et les pratiques des mobilités urbaines et nocturnes.

Etape 1 : la frontale discrète.

Etape 2 : le textile réfléchissant.

Etape 3 : la guirlande luminescente.

Question : de "Tron" à "Steep", vers un corps en permanence éclairé ? 


Sur les imaginaires du sport la nuit, voir "Run fast = speed sex in the city ?"

On reparle évidement de tout cela lors du prochain Atelier Transit-City organisé le jeudi 26 janvier autour de la question  "Et si la montagne nous permettait de penser autrement la ville et ses mobilités ?"

Thursday, December 08, 2016

VERS MOBILITÉ MONTAGNARDE DÉCONNANTE ET NOCTURNE ?

Pour essayer de définir et de penser la mobilité montagnarde, notamment dans l'optique de notre prochain Atelier "Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?", il y a de multiples approches possibles.

L'une d'elles, est de s'intéresser aux discours des marques de sport comme nous l'avons fait avec North Face ou Salomon, en partant du principe que c'est elles avec leur discours publicitaires qui construisent nos imaginaires et les pratiques qui y sont associés.

Une autre approche est de regarder les pop cultures dominantes pour voir comment celles-ci s'emparent de la montagne et de ses imaginaires pour mieux les magnifier. Et sur ce créneau, le jeu vidéo est probablement l'un des médias le plus performant. Le tout nouveau "Steep", sorti il y a quelques jours, en est une excellente illustration - voir le trailer, .

La montagne est présentée comme un vaste terrain de jeu et tout - le ski, le surf, la luge, le parapente, le wingsuit - est l'occasion de découvrir la montagne autrement et, bien sur, d'y faire les cons. On peut ainsi voler en wingsuit au milieu de la piste de bobsleigh ou entre les nacelles de téléphérique.

On est donc très loin de l'ancienne culture montagnarde classique faite de lenteur et de précaution, mais en plein dans celle de la glisse transgressive tant vantée par des marques comme Red Bull ou GoPro, et qui s'exprime pleinement dans les X-Games.  

Voir un gameplay,


Mais évidement pour qu'un jeu soit désirable, il faut rajouter des options qui permettent au joueur de vivre des expériences qu'a priori il n'a jamais connu.

En l'occurrence dans "Steep", c'est l'option "Moonlight Pack" qui permet de glisser ou de voler de nuit grâce à des tenus et à des accessoires équipés de leds.  

L'effet est plutôt assez bluffant et s'inscrit là encore dans la lignée des expériences menées par Red Bull en 2012 avec ses Skylighter Suit - voir le reportage, .


Red Bull reprenait alors les codes développés par "Tron" et son illustration de la mobilité fluide et performante à travers la luminescence - voir .

Le travail de recherche et d'expérimentation de Red Bull se poursuivait en 2015 avec l'équipement des wingsuits de son équipe avec des leds - voir  pour les explications et  et  pour les vidéos.

Se dessine ainsi probablement entre Red Bull et Steep de nouveaux axes de réflexions sur la mobilité sportive, nocturne et déconnante qu'il va falloir suivre de près pour penser la mobilité urbaine de demain - on y revient très vite.

Ce post s'inscrit dans la prolongement de nos réflexions sur le thème "vers des mobilités de plus en plus déconnantes ?

Wednesday, December 07, 2016

ET SI LA NOUVELLE RÉVOLUTION INDUSTRIELLE ÉTAIT DÉJÀ DANS WATCH DOGS 2 ?

La révolution digitale rentre actuellement dans sa deuxième phase.

- La première phase de cette révolution digitale est apparue aux milieux des années 90 avec internet.

Elle s'est incarnée dans quatre objets symboliques : le mobile, l'ordinateur, le wifi et la basket, symbole de l'individu mobile et connecté.

Cette époque fut symbolisée par un jeux vidéo : Watch Dogs, dont le héros hacker impénitent se faisait un joyeux plaisir de casser tous les codes pour mieux contrôler son environnement urbain - voir et .

Ce jeu était - et est encore - très jouissif car totalement transgressif, mais aussi plein d'espoir : la smart city est piratable. 

- La deuxième phase de la révolution digitale est apparue aux alentours de 2010 à travers quatre objets symboliques : l'imprimante 3D, la réalité virtuelle, le drone et la voiture autonome.

Avec cette deuxième étape, le numérique n'est plus seulement une question d'écran et de flux, il s'incarne dans des objets qui vont tout changer dans nos façon de travailler, de produire et de se déplacer.

Nous entrons aujourd'hui réellement dans une nouvelle révolution industrielle

Jusque là, évidement aucun jeu vidéo (ni aucun film, ni aucun roman d'ailleurs) n'incarnait cette révolution. Depuis la sortie de Watch Dogs 2 il y a quelques jours, ce n'est plus vrai.

Watch Dogs 2 incarne et illustre complètement cette mutation industrielle et culturelle qui est en train d'éclore.

Et surtout, ce nouvel opus, permet de vivre cette révolution.

Dans Watch Dogs 2, il y a tout et on peut tout faire.

On peut y conduire un drone.

On peut y diriger une micro voiture autonome.

On peut y utiliser une imprimante 3 D.

Avec Watch Dogs 2, on passe du statut de hacker à celui beaucoup plus glorieux de maker.

Les concepteurs du jeu auraient pu s'arrêter là.

Mais non.

Ils nous offrent en plus la possibilité de rejoindre un maker lab équipé d'une grosse imprimante 3D pour y imprimer notre propre drone.

Et avec la même machine, on peut bien sur aussi imprimer son propre véhicule robot.

Avec Watch Dogs 2, on teste à la fois les nouvelles méthodes de travail, mais aussi les nouveaux objets de la mobilité urbaine.  

Et à ce rythme là, on devrait en toute logique dans Watch Dogs 3 pouvoir imprimer sa voiture comme le fait déjà Local Motors - - ou Honda - .

La série Watch Dogs est en quelque sorte la synthèse de "où s'invente le travail de demain ?" et de "et si on changeait juste de civilisation ?"

Plus avec "Next Factory".

Tuesday, December 06, 2016

ÇA SERAIT QUOI UNE SALOMON MOBILITY ?

Pour faire le lien entre le précédent post "Et si demain nous pratiquions la ville comme on pratique un sport ?" et le prochain Atelier Transit-City organisé autour de la question "Et si la montagne nous aidait à penser autrement la ville et ses mobilités ?", je voulais juste poser cette question de savoir à quoi pourrait correspondre un "Salomon Mobility" ?

Pour aider à réfléchir, vous trouverez ci-dessous un tableau de la créativité exceptionnelle de cette marque de montagne depuis près de 70 ans- voir, .

Et pour ceux qui ont besoin d'illustrations pour faire un lien avec la ville et le monde urbain, voir la démarche CityTrail.


Monday, December 05, 2016

DEMAIN PRATIQUERONS NOUS LA VILLE COMME NOUS PRATIQUONS UN SPORT ?

.

Voir, notamment, et .

.


et .

.

 et .

On revient très vite sur ces questions dans les jours qui viennent avec notre partenaire Patrick Roult, de l'Insep

Et surtout, on développera beaucoup plus longuement ces réflexions lors du prochain Atelier Transit-City organisé le jeudi 26 janvier autour de la question  "Et si la montagne nous permettait de penser autrement la ville et ses mobilités ?"