Quelques jours après les
Uber Toys dans les rues de
Paris - voir
là -,
Le Monde annonçait l'édition le lancement d'un collection des plus fameuses petites voitures des aventures de
Tintin -
là.
C'est évidemment un pur hasard.
Mais un hasard qui en dit beaucoup sur notre rapport à la voiture.
Aujourd'hui, la voiture est venue tellement banale et sans magie que
seules la fiction - là - et les jouets - là - semblent pouvoir la magnifier et la réinventer.
Car la voiture va disparaitre.
Le
faire part de décès a été émis par l'industrie automobile elle-même, lors du
Mondial de l'Auto à
Paris en octobre 2018.
Le funérailles vont être longues, mais elles sont engagées.
Car demain, la voiture autonome va tuer la voiture
La voiture autonome va tuer la voiture, car elle sera tout sauf une voiture.
La voiture autonome va tuer la voiture, car elle va tuer la conduite.
Bientôt dans les rues, il y aura des engins à roues que l'on continuera à appeler "
voiture" mais qui n'en seront plus.
Un peu comme on continue à dire "
téléphone" pour parler d'un
iPhone, qui n'est, évidemment, plus plus un téléphone.
Cette mutation de la voiture va en chagriner certains, notamment les fous de la conduite.
Mais c'est pas très grave, ils iront s'amuser sur des circuits.
Il y a plusieurs années,
Toyota avait déjà très bien identifié cette mutation et la frustration qu'elle pourrait engendré auprès des amoureux de la conduite sportive et transgressive - voir "
Toyota contre Google Car".
La question qui va se poser demain aux constructeurs automobiles, va donc être : c'est quoi l'identité de la voiture si ce n'est plus la conduite et la vitesse ?
Certains y répondent avec talent, comme
Toyota,
là.
D'autres, sans imagination, comme
Renault,
là.
Ce décalage s'explique par l'histoire et la culture des deux marques.
Toyota pense
mobilité - voir,
là - et, dans ce cadre, la voiture n'est qu'un élément de la réponse, ce qui permet d'être plus créatif et imaginatif par rapport à l'objet automobile
Renault pense
voiture, et uniquement voiture. Mais quand
l'histoire de la voiture change - ce qui va être le cas avec la voiture autonome - la marque se retrouve sans discours, ni vision.
Evidement,
Renault n'est pas seule
, beaucoup d'autres marques sont dans la même situation.
Ce qui fait qu'entre un présent terne -
la voiture et le design automobile ne font plus rêver - et une mort annoncée -
on aura plus besoin de conduire -, l'histoire de la voiture est aujourd'hui a un basculement.
Et comme à chaque fois que lorsqu'une histoire se termine, et que la nouvelle histoire n'est pas encore claire ni désirable, revient la nostalgie du passé.
Un passé forcément magnifié, souvent lié à l'enfance et donc au jouet.
Les récentes créations de
Smart et
Citroën illustrent à merveille cette évolution.
L'étape suivante ayant été imaginé il y a maintenant dix ans par les designers de
GM, - voir ci-dessous et
là.