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Monday, March 16, 2026

ET SI LES PISTES D'ATHLÉ DEVAIENT S'INVENTER UN NOUVEL AVENIR ?

Les pistes d'athlétisme se vident. 


Les trails affichent complet.


Même époque. 


Même corps. 


Même besoin de courir.


Mais d'un côté : des couloirs numérotés, du tartan, une performance mesurée au centième. 


De l'autre : de la boue, du dénivelé, de l'incertitude.


Les coureurs ont choisi l'incertitude.


Ce que montrent ces photos n'est pas la mort du sport. 


Juste le déclin d'une certaine idée du sport.


La piste abandonnée dit exactement ce qu'elle est devenue.


Un terrain vague... où quelque chose de nouveau devrait pouvoir s’inventer.



Axes de réflexion possibles là :

Monday, February 16, 2026

C'EST QUOI DEMAIN, ALLER DEHORS ?

A l’occasion des J.O d’hiver 2026, ACG vient de produire deux actions marketing qui peuvent faire réfléchir sur deux de nos grands sujets favoris, à savoir la mobilité et le sport, ou plutôt les nouveaux imaginaires de la mobilité et les nouveaux imaginaires du sport.


- D’un côté le All Conditions Express, un ancien train de banlieue transformé en camp de base mobile, incarne le fantasme romantique ultime, celui du voyage, de la découverte et de l’aventure.

Ce train dit : l'outdoor commence bien avant d'arriver.


- De l'autre, l'Exhibition of SPEED à l'Espazo Maiocchi fait exactement l'inverse : elle importe la montagne dans un bâtiment fermé, réduit un ultra-trail à un circuit de 150 mètres répété 666 fois pour atteindre 100 km, et remplace les panoramas alpins par la "répétition mentale presque carcérale" d'un tunnel urbain.

Ce tunnel dit : l'outdoor peut exister n'importe où dès lors que tu acceptes la contrainte, la répétition, l'épuisement mental.


Ce que pourrait révéler cette double opération.


D’abord que l’outdoor n'existe plus seulement comme lieu, mais de plus en plus comme état mental.


- Le train fonctionne comme un dispositif scénographique de transformation : ce qui compte n'est pas d'être "dans les Alpes", c'est de vivre la transition, le passage, la préparation. 


Le train n'est pas un moyen de transport, c'est une chambre de décompression narrative.


- L’Exhibition of SPEED pulvérise l'idée que la nature est nécessaire à l'expérience outdoor. En enfermant volontairement les coureurs dans un espace claustrophobe, l'installation démontre que ce qu'on appelle "outdoor" est avant tout une architecture psychologique : la confrontation à soi-même, l'obsession, la douleur, l'euphorie (SPEED : Sueur, Douleur, Endurance, Euphorie, Découverte).


Avec ses deux opérations, ACG ne se contente pas de s'adapter aux usages existants du territoire - elle en invente de nouveaux.


Le train et le tunnel sont deux infrastructures narratives qui peuvent aider à redéfinir ce que signifiera demain "aller dehors".


ACG ne nous demande pas  aller... mais comment sortir ?


Très très beau sujet de réflexion !

Monday, January 26, 2026

ANECDOTIQUE... MAIS RÉVÉLATEUR ?

Il y a quelques jours, l'Inter de Milan a joué un match de foot sur un terrain enneigé et en partie occupé par des rochers et un arbre. Ce match était destiné à marquer de façon symbolique le fait que son quatrième maillot serait désormais brandé ACG, la filalie outdoor de Nike - détail, .

En soi, ce n'est qu'un coup marketing de plus dont on n'aurait franchement pas dû parler ici.

Alors pourquoi le faire ?

Car cela s'inscrit dans le cadre de nos réflexions sur les nouveaux imaginaires climatiques et sportifs dont notre dernier post témoignait sous le titre et si la guerre et le sport passaient du chaud au froid ?

Dans ce post nous posions l'hypothèse que le sport de demain pourrait notamment se partager (mais pas que...) en deux grands camps ayant chacun leurs codes et leurs imaginaires : le camp du chaud et le camp du froid.

En délaissant son stade de San Siro pour un terrain enneigé dans les Alpes, l'Inter semble illustrer parfaitement ce basculement de l'imaginaire sportif d'une esthétique de performance associé au confort et à la chaleur vers une esthétique de résistance et de résilience au froid.


On retrouve dans cette collaboration ACG/Inter quelques points de nos analyses :

- L'imagerie "héroïque" : le décor sauvage remplace le confort urbain par une esthétique montagnarde. 

- La mutation technique : Nike incarne avec ACG ces équipementiers qui ont compris que l'adaptabilité et la performance "brute" en milieu hostile était une valeur en hausse depuis quelques années. 

- Le paradoxe climatique : organiser un match sur neige en plein Piedmont souligne cette "nostalgie du froid" que l'on cultive artificiellement alors que le monde se réchauffe.

Ici l'Inter et ACG ne jouent donc plus seulement au foot, ils s'inscrivent dans ce qui pourrait devenir une nouvelle guerre culturelle où la noblesse sportive se mesurerait à la capacité de survivre - avec style - au froid glacial.


Voir : et si le désir d'outdoor supprimait les stades ?

Monday, November 10, 2025

ET SI AU CONTRAIRE, IL FALLAIT MILITER POUR UN RETOUR DU CHEVAL ?

En 2018, au sein de Transit-City nous avons monté le Horse Mobility Lab afin de voir comment les imaginaires équestres pourraient ou non nous amener à réfléchir autrement aux mobilités urbaines dans les villes de demain.


C’est un chantier qui s'est révélé très fécond pour penser tant les autoroutes (), que la signalétique routière (), les espaces publics (là), l’architecture et l'organisation des immeubles (), la forme des voitures ( ou ), mais aussi les services (), la compétition de haut niveau ( et ), ainsi que la place possible de certaines marques de luxe () dans les villes qui souhaiteraient remettre du vivant au coeur de leurs réflexions sur les territoires du quotidien - voir,.


L’exercice était purement intellectuel, le retour du cheval n’étant pas vraiment d’actualité, et nous étions loin d’imaginer qu’en 2025 un constructeur automobile verrait dans le cheval un repoussoir à dénigrer.


C’est pourtant bien ce que fait actuellement le constructeur chinois BYD en Australie avec une campagne signée « Suddenly everything else feels old fashioned » qui n’attaque pas le moteur thermique, mais… le cheval.


Voir le film, .


Faut-il que l’imaginaire de la voiture électrique soit pauvre, pour qu’un constructeur ait besoin de dénigrer un animal pour tenter de vendre ses modèles !


Et surtout quel aveu de faiblesse : cette campagne semblant reconnaitre que la voiture électrique, en tant que concept, est incapable de définir seule un avenir désirable !!


Et BYD le fait de façon d’autant plus stupide, qu'elle s’inscrit dans une rhétorique totalement dépassée : celle qui voudrait que le nouveau soit nécessairement supérieur à l'ancien.


Sauf qu’à l’heure du réchauffement climatique et de l’épuisement des ressources, mettre sur un même plan une machine issue d'une chaîne industrielle forcément polluante et un être vivant ayant une empreinte carbone et environnementale minimale, est évidement un total contresens, voir une connerie monumentale.


Car c'est avouer que l'on a rien compris aux véritables enjeux du monde qui vient.


Et si on relançait nos réflexions sur le retour du cheval ? 


Et si demain, le vrai luxe était de se déplacer à cheval ?

Tuesday, September 27, 2022

ET SI LE SPORT SE PENSAIT COMME ÉCOUTEUR DU VIVANT ?

Si on fait l'hypothèse que les animaux sauvages vont être de plus en plus importants dans la pensée prospective urbaine - voir, .

Si on fait l'hypothèse que les animaux sauvages vont devenir de plus en plus importants dans la pensée prospective sur le sport - voir, .

Si on fait l'hypothèse qu'il va falloir réinventer de nouveaux rapports entre la ville, le sport et les animaux sauvages, pourquoi cela ne passerait-il pas par les oreilles ?

Pourquoi ne pas imaginer que la bioacoustique, c'est à dire l'écoute des voix animales, ne devienne un facteur important dans la partique de certains sports demain et ce tant en milieu urbain que naturel ?

Et si au lieu d'écouter de la musique en courant, on s'ouvrait aux vocalises des oiseaux, aux stridulations des insectes, voir aux hurlements chorales des loups ?

Et si c'était le cas, ne faudrait-il pas dès lors regarder l'exposition "Musicanimale" organisée à la Philharmonie de Paris, comme un laboratoire de ce qui pourrait caractériser une partie des nouvelles pratiques sportives de demain ?

Ca serait un excellent complément et enrichissement aux hypothèses sportives faites autour des "Veilleurs du vivant".

On en reparle le 16 novembre prochain, .

Thursday, September 22, 2022

ET S'IL RESSEMBLAIT À CELA, LE STADE URBAIN DU FUTUR ?

Le sport urbain est en pleine mutation et se cherche de nouveaux espaces et de nouveaux récits.

Les stades urbains n'ont eux pas bougé depuis 150 ans (un terrain entouré d'une piste d'athlé)


Et si les stades s'inventaient enfin de nouveaux espaces et de nouvelles promesses pour de nouveaux récits sportifs urbains plus désirables ?


On en parlera longuement, .

Et en attendant, une possible source d'inspiration, .

Wednesday, April 27, 2022

ET SI ON CRÉAIT DES SPORTY-ECOLOGICAL CONSTELLATIONS ® ?


Si on fait l'hypothèse que cette mutation de la finalité du sport (du renforcement du corps humain à la protection de l'ensemble des vivants) va nous obliger à développer de nouvelles approches pour penser autrement les territoires du sport - voir, et .

Alors ...

Alors, il va bien falloir inventer de nouveaux concepts pour penser les nouveaux territoires du sport.

C'est ce que nous avons fait en proposant le concept de Next Accidental Sport Ecosystem ®.

Reste à alimenter ce concept et à le rendre plus opérationnel.

A le faire atterrir, comme le dirait Bruno Latour - .

Et c'est là qu'un livre récemment publié peut nous aider à penser cet atterrissage autour d'un nouvelle notion permettant une nouvelle approche.


Honnêtement le livre n'a rien d'exceptionnel tant il balaie des choses vues et revues partout ailleurs depuis plusieurs années sur la résurgence du sauvage en ville.

Mais ce livre a une vraie qualité et elle est dans son titre, c'est la notion d'Ecological Constellations.

Une notion qui pourrait permettre, selon nous, de bâtir une nouvelle grille de lecture des territoires et de bâtir un nouveau récit du sport pour peu que l'on se donne la peine de l'enrichir et de la travailler.

Et c'est ce que nous voulons faire en créant la notion de Sporty-Ecological Constellations ®.

La notion de Sporty-Ecological Constellations ® peut permettre beaucoup de choses.

- La notion de Sporty-Ecological Constellations ® pourrait permettre de casser la classification traditionnelle mais totalement dépassée des territoires autour du triptyque ville/campagne/sauvage.

- La notion de Sporty-Ecological Constellations ® pourrait permettre de construire un nouveau discours cessant d'opposer sports urbains à sports outdoor.

- La notion de Sporty-Ecological Constellations ® pourrait permettre de construire une nouvelle typologie des territoires et des équipements sportifs ...

Bref la notion de Sporty-Ecological Constellations ® pourrait nous permettre de poser les bases de nouvelles approches du sport autour de la notion du vivant et des territoires du vivant.

C'est dans ce cadre, que nous lançons donc aujourd'hui même notre chantier Sporty-Ecological Constellations ® afin de voir concrètement s'il ne serait pas possible de développer et d'implanter ces constellations d'un nouveau genre.

Reste à construire les nouveaux points d'ancrage de ces nouvelles constellations sportivo-écologiques.

Chez Transit-City, nous y travaillons.

Monday, April 25, 2022

CA POURRAIT ÊTRE QUOI PENSER UN NEXT ACCIDENTAL SPORT ECOSYSTEM ® ?

Commençons par trois constats, pour ne pas dire trois évidences :
- les villes sont devenues des stades,
- l'outdoor est un marché en pleine explosion,
- le sauvage est un des grands imaginaires désirables de ce début de siècle.

Si parallèlement à ces constats, on fait l'hypothèse que la protection du vivant pourrait devenir le coeur du projet sportif au XXI° siècle.

Alors ...

Alors, c'est quoi penser le sport demain dans le cadre d'une ville qui s'imagine rénsauvagée ?

C'est pour répondre à cette question que nous avons défini une nouvelle carte des pensables pour imaginer la ville et le sport demain.

Cette carte des pensables nous l'avons dessinée autour de 7 concepts, dont 4 intègrent très directement cette notion du sauvage et du vivant :

Ce travail se révèle aujourd'hui extrêmement fécond pour penser la ville, ses mobilités et les pratiques sportives.

Mais il manquait peut-être dans notre travail, un vrai concept de rupture permettant justement de penser de façon totale cette mutation des imaginaires et des pratiques urbaines et sportives.

Ce concept nous l'avons sans doute trouver dans le titre d'un livre paru tout récemment aux Etats-Unis, "The Accidental Ecosystem"  de Peter Alagona.

Le livre raconte comment les villes américaines sont peu à peu devenues bien malgré elles, des réservoirs de plus en plus importants de la vie sauvage notamment pour un certain nombre d'espèces animales.

Cette invasion du sauvage, n'était pas du tout prévue.

Et pourtant ...

Et pourtant, il apparait clairement que va s'ouvrir à nous dans les années qui viennent la possibilité de créer de nouveaux écosystèmes urbains dynamiques servant à la fois les humains et les animaux - voir, .

Cela va nous obliger à repenser les territoires de la ville et du sauvage.

Cela va nous obliger à repenser les territoires du sport, entre outdoor et metasport.

Et c'est là que le concept d'accidental ecosystem peut nous aider à penser le sport demain en marquant la nécessité de casser nos grilles de lecture qui deviennent totalement dépassées pour penser demain.

La notion d'accident est toujours très féconde pour penser la rupture - .

Et c'est pour cela que nous ouvrons notre chantier Next Accidental Sport Ecosystem ® afin de repenser et redéfinir les territoires des futurs du sport.

On poursuit et développe nos réflexions dans de prochains posts.

En attendant, voir .