Friday, November 30, 2018

ET SI NOTRE PENSÉE MULTI-MODALE ÉTAIT TRÈS PAUVRE ?

Quand devant les images de certains challenges sportifs, on réalise combien notre façon de penser la multi-modalité est en réalité très pauvre... et qu'il reste plein de choses à imaginer.

Quand devant les images de certaines compétitions sport/nature, on réalise à quel point penser la mobilité sans moteur est beaucoup plus riche qu'on ne peut l'imaginer - .

Quand devant les images de certains défis sportifs, on réalise pourquoi penser la fin de la route est une formidable opportunité pour réinventer nos modèles de mobilité - .


.

Thursday, November 29, 2018

FIN DE LA ROUTE + FIN DE LA NEIGE = ?

Si on part des hypothèses :
1°- qu'une partie du réseau routier ne va plus être entretenu et va retourner à un état plus sauvage - voir, .
2° - que la neige va peu à peu disparaître de notre paysage hivernal - voir, .
3° - que la montagne va devoir s'inventer une nouvelle mobilité moins mécanique - voir, .
4° - que la mobilité sportive va être une des grandes tendances fortes du XXI° siècle - voir, .

.... alors, l'une des questions que l'on peut se poser est : c'est quoi l'engin ou les engins de cette mobilité sportive, écolo et post-routière de demain ?

Et si c'était, notamment, le mountainboard

Comme le rappelle Camille Bonassies, "il se pratique sans remontée mécanique, sans balisage, hors saison, à la montagne, à la campagne, en ville, pourvu qu'il y ai de la pente, ou sur la plage avec un kite. 

Méconnu, il est pourtant animé par une communauté soudée, qui aime se réunir pour s'attaquer aux chemins les plus pourris, à les grimper une heure pour deux minutes de glisse"

On en reparlera forcément, .

Wednesday, November 28, 2018

ET SI LES DAMEUSES, C'ÉTAIT BIENTÔT FINI ?

S'interroger sur la dégradation des routes - "Et si la route dégradée devenait un idéal ?"   - voir carrément sur la fin des routes au sens traditionnel du terme - voir, -, c'est s'interroger sur les nouveaux rapports entre les nouveaux imaginaires mobiles et sportifs et les aménagements techniques qui accompagnent nos voies de circulation.

Cette interrogation concerne donc les routes et les autoroutes.

Mais cette interrogation concerne aussi les fleuves et les rivières - voir, .

Et cette question va commencer à interroger le monde la montagne - voir, - et plus particulièrement l'univers du ski - .

Depuis cinquante ans la pratique du ski a largement contribué à dénaturer la montagne en la suréquipant, la question étant aujourd'hui de savoir si tout cela a encore un sens notamment au vu du réchauffement climatique - voir, "Et si tout cela était déjà dépassé ?"

La question est aujourd'hui de savoir si on va continuer à équiper la montagne ou au contraire laisser la nature reprendre peu à peu ses droits ?

La question est aussi de savoir si le sport et ses nouveaux imaginaires pourraient aider à cette mutation ?

Va-t-on retrouver dans le ski le mouvement d'une recherche de pistes non équipées et donc d'un hors-piste généralisé comme on peut le voir en matière de cyclisme avec le VTT dans la course à pied avec les ultra-trails ? - voir, .

L'image du surfer face aux dameuses est peut-être le début d'un changement d'époque.

Et si dans quarante ans, entre réchauffement climatique et recherche de montagne non équipée et plus sauvage, les dameuses disparaissaient des montagnes ?

Et si demain, les dameuses étaient à la montagne, ce que sont les voitures diesel aujourd'hui en milieu urbain ?

Monday, November 26, 2018

ET SI LA ROUTE DÉGRADÉE DEVENAIT UN IDÉAL ?

Le constat serait alarmant et il faudrait que nous soyons tous très inquiets.

Dans de nombreux pays, les infrastructures routières se dégradent à grande vitesse, et les États ne disposeraient pas des budgets nécessaires pour les entretenir.

Evidement, beaucoup d'élus et d'automobilistes s'inquiètent et se plaignent de cette situation, notamment en France, voir, .

Et évidemment, encore, le lobby autoroutier se frotte les mains devant cette situation en espérant renforcer encore un peu sa main mise sur le réseau national - voir, .

Le discours dominant est donc actuellement : il faut entretenir les routes pour que celles-ci soient de plus en plus fluides.

Et si on essayait de penser autrement ?

Et si, au lieu de voir dans cette dégradation des routes une menace, on voyait, au contraire, une formidable opportunité pour penser la mobilité routière un peu autrement que sous le seul prisme de la voiture ?

Chez Transit-City, on aime bien penser un peu autrement, et notamment penser autrement la route et les nouvelles façons de la pratiquer notamment de façon sportive et écologique - voir nos récents posts, , ou .

Essayons dans ce post, de réfléchir à l'évolution de la route au vu de l'évolution de la course cycliste.

Longtemps, c'est la figure de la fluidité et du roulant qui a dominé le monde cycliste, la seule exception notable étant Paris-Roubaix avec ses fameux pavés.

Puis le cyclisme s'est déployé et a connu une formidable croissance en dehors de la route avec le VTT. La référence n'était plus le roulant et le bitume, mais son contraire, l'escarpé et les chemins naturels.

Depuis quelques années, la nouvelle référence des course sur route est la Strade Bianche (la route blanche) qui a pour particularité d'avoir toute une partie de son parcours qui se fait sur des tronçons non bitumés.

Cette Strade Bianche est devenue une telle référence, que Thierry Gouvenou,  le "Monsieur Parcours" du Tour de France  avouait récemment rechercher pour de prochaines éditions des passages non bitumés - lire l'interview, .

On est donc clairement plus dans une recherche de fluidité, mais au contraire de dégradation.

Et on retrouve le même phénomène dans la course à pied.

Longtemps, la référence fut le tartan de la piste d'athlétisme.

Puis, la référence se transféra sur le marathon urbain très roulant.

Et aujourd'hui ce sont les trails et les ultra-trails qui sont devenus les références - voir, .

Cette évolution ne peut évidemment qu'inciter à s'interroger sur les nouvelles références et les nouveaux imaginaires de la route de demain - voir, .

Doit-on penser la route de demain sous le seul prisme de la voiture et d'une recherche de fluidité maximale pour cette dernière ?

Ou, au contraire, doit-on partir de l'hypothèse qu'une partie du réseau pourrait être laissé à l'abandon pour être réinvesti par des mobilités non motorisées ?

Voir :

Et sur ce créneau de la sportivité et d'un certain retour à la nature, on peut pousser la réflexion très loin comme le montre les trois slides ci-dessous.



Nous ouvrons avec ce post une nouvelle série de réflexions intitulée "Et si la route, c'était fini ?" qui fera l'objet d'un Atelier Transit-City le 15 février 2019.

Thursday, November 22, 2018

ET SI LE RIDE & RUN REDEVENAIT UN MOYEN DE TRANS-SPORT® ?

Longtemps la mobilité terrestre s'est pensée et organisée autour du cheval.

Puis le cheval a disparu du paysage urbain et routier face au chemin de fer et face à la voiture.

Ce basculement s'est fait très vite dans certaine ville, moins d'une quinzaine d'années - voir le cas de New-York,  .

Aujourd'hui réfléchir à un possible retour du cheval en ville comme nous essayons de le faire avec notre "Horse Mobility Lab", fait souvent sourire nos interlocuteurs ingénieurs et urbanistes nourris à la culture du moteur.

Malgré ce scepticisme, chez Transit-City, nous sommes persuadés qu'il y a aujourd'hui une vraie réflexion à avoir sur le cheval comme nouvel acteur d'une mobilité urbaine réinventée autour de l'écologie et du sport.

C'est ce que nous avons tentés d'esquisser dans
- "Et si le cheval permettait de penser autrement ?"
- "Et si on imaginait un retour du cheval en ville ?"
- "Et si on réinventait les allées cavalières pour penser autrement ?"

Reste à savoir comment pourrait s'opérer ce retour ?

L'hypothèse que nous faisons dans ce post est que c'est le sport qui va permettre ce retour.

Et que c'est plus particulièrement la renaissance du Ride & Run qui pourrait être le vecteur de cette réintroduction de l'animal dans la ville.

Le Ride & Run c'est quoi ? C'est une discipline équestre en binôme, le cavalier et le coureur échangeant de rôle à plusieurs reprise durant l'épreuve.

Ce retour du cheval associé à la course à pied s'est fait, dans un premier temps, au début des années 70 avec le Levi's Ride & Ride puis au milieu des années 80, avec les Horse Marathon opposant des coureurs à des cavaliers - voir, .

Puis sont apparues de nouveaux types d'épreuves comme l'éphémère Dubai Desert Triathlon qui associait pour un même individu l'équitation, la course à pied et le cyclisme, en remettant ainsi le cheval dans une certaine modernité sportive.

Puis, tout récemment, le Ride & Run est devenu un sport à part entière reconnu par les fédérations équestres qui en développent les épreuves - voir, ,  et .

Notre hypothèse est que le Run & Ride pourrait devenir ce qu'a été la course à pied avec le marathon ou les trails, c'est à dire un sport qui se diffuse peu à peu à travers de nouvelles compétition jusqu'à devenir - pourquoi pas ? - un sport urbain.

La course à pied a donné naissance au run commuting - qui l'aurait imaginé dans les années 80 ?

La natation pourrait donner naissance au swim commuting - qui l'aurait suggéré il y a encore peu ?

Pourquoi dès lors ne pas imaginer à l'horizon de dix ans, un développement du Ride & Run en ville à l'image de ce qu'a connu le triathlon depuis quelques années en devant un vrai sport urbain ? - voir,

Évidement à partir de cette hypothèse, on peut tout repenser autrement la mobilité urbaine.

On peut imaginer que le run commuting évolue vers un ride & run commuting, permettant de parcourir de longue distance urbaine face à l'alternance de la course et de l'équitation.

On peut imaginer que dans une dizaine d'années, on repense la voirie autour de la course à pied et du cheval.


Bref on peut imaginer plein de choses nouvelles.

Des choses qui apparaissent forcément aujourd'hui totalement utopiques et peu sérieuses, tant nous sommes sous la coupe d'une culture de la mécanique et du moteur.

Mais c'est aussi le travail de Transit-City de tenter de décaler le regard pour penser un peu autrement demain.

Wednesday, November 21, 2018

Tuesday, November 20, 2018

ET SI C'ÉTAIT LE JOURNAL IDÉAL POUR PENSER DEMAIN ?

On a plus trop le choix.

Il faut penser notre mobilité radicalement autrement.

C'est ce que nous tentons de faire chez Transit-City autour de trois axes :
- le trans-sport ®
- la motri-cité ®
- le "no motor project".

Pour nourrir ces visions, il faut des références, des exemples qui montrent que l'on peut se déplacer et voyager même sur de très très longues distances sans avoir avoir besoin de moteur.

Le journal qui raconte et illustre le mieux cela, c'est "Carnets d'Aventures" dont vous trouverez la ligne éditoriale ci-dessous.

"Qui a pour thème le voyage sportif itinérantsans moyen motorisé (à pied, à vélo, en kayak, en canoë, à ski, en parapente, à cheval, en cordée, etc.), dans la nature et avec bivouac."
Tout y est : la sportivité, la frugalité, le refus du moteur, un autre rapport à la nature.

Bref, pour nous ce journal est une bible, un modèle et une formidable source d'inspiration.

Lisez le, cela vous donnera plein d'idées nouvelles.

Lisez le, cela vous donnera envie de bouger autrement... même en ville.

On en reparlera forcément vendredi matin, .

Monday, November 19, 2018

ET SI NOUS ASSISTIONS À L'ÉMERGENCE D'UN TRANS-SPORT® LONGUE DISTANCE ?

Pour prolonger les récents posts 
- "Et si on repensait le gilet jaune comme un moyen de transport ?"
- "Et si on repensait la figure du coureur augmenté ?",
je ne peux que vous inciter à regarder "K2K".

Ou comment Pete Kostelnick a traversé l'Amérique du Nord d'Alaska à la Floride, en courant avec "sa poussette".

Où l'on comprend que les ultra-marathons et les ultra-trails sont peu à peu en train de modifier nos façons de penser et d'envisager la mobilité longue distance de demain.

Se dessine dans ces images d'un athlète courant avec sa poussette sur une route, un imaginaire totalement nouveau qui va forcément donner des idées décalées et disruptives pour penser la route demain (doit-elle rester le lieu exclusif de la mécanique ?) et, surtout, la façon de l'utiliser et de l'aménager (voir "Pourquoi l'autoroute ne deviendrait-il pas une piste d'athlétisme ?") 

On y reviendra lors de notre prochain Atelier Transit City organisé ce vendredi 23 novembre avec l'ultra-marathonien Malek A Boukerchi qui sera un de nos invités - voir,  .

Ce post peut aussi renvoyer à
- "Et s'il était urgent de réinventer l'UTMB ?" sur le rôle des courses très longue distance dans nos imaginaires.
- "Et si le jogging stroller servait à démarrer une nouvelle histoire ?" sur la figure d'un coureur de plus en plus équipé et augmenté.

Thursday, November 15, 2018

ET SI ON REPENSAIT LE GILET JAUNE COMME UN MOYEN DE TRANS-SPORT® ?

Et si au lieu d'essayer de justifier le mouvement des "gilets jaunes" au nom de la défense des pauvres qui seraient dépendants de leur voiture (ce qui est par ailleurs totalement faux, voir ), on expliquait que le "gilet jaune" peut devenir la base d'une nouvelle mobilité sportive ?

Dis autrement :
- et si on faisait du "gilet jaune" le symbole du trans-sport ®, c'est dire de la mobilité active et sportive ?
- et si on faisait du "gilet jaune" le symbole d'une nouvelle motri-cité ®, c'est à dire d'une mobilité fondée sur un corps actif ?

La mutation serait simple à engager : il suffirait de faire de ce gilet jaune purement sécuritaire, un vrai "gilet serviciel", c'est à dire un gilet doté d'équipement et de poches à l'image des gilets de trails.

Voir sur ce sujet "L'ultra-trailer comme nouvelle référence mobile ?"

On est dans le prolongement direct de notre question "et si on repensait la figure du coureur augmenté ?"

On est aussi complètement dans la lignée de notre prochain Atelier "Et si le sport permettait de renouvelait le combat écologique ?"

Wednesday, November 14, 2018

ET SI LA VOILE PERMETTAIT DE RÉENCHANTER LE COMBAT ÉCOLOGIQUE ?


Avant notre Atelier du 23 novembre sur la question "Vers de nouveaux rapports entre sport et écologie ?", il faut lire absolument "La voile à contre courant"
"Le sport puise son origine – et son succès – dans la première révolution industrielle, grâce à sa parfaite adéquation avec ce modèle. 
Mesure du temps et efficacité sont ses deux aiguilles cardinales et sa traduction populaire, ludique mais hautement symbolique, disons, n’est qu’aimable extension des principes de l’économie productiviste. 
Certaines disciplines se prêtent mieux que d’autres à ce parallèle, mais la rationalisation de l’effort, le raffinement technologique qui l’accompagne, les progrès tous azimuts de la science sont au service de la sélection des hommes. Pourtant, à y regarder de plus près, dès que techniques et matériels paraissent devoir être devenus indispensables à la performance de ces hommes et à leur enrichissement, ils peuvent aussi faillir, devenir obsolètes. Et alors, la prérogative du désir humain reprend sa naturelle superbe, sa belle capacité à se réinventer, sa quête sans but autre que celui de combler son désir de liberté, de créativité, d’expression. 
À l’inverse de la progression cheval-cycle-automobile qui a marqué l’évolution de nos sociétés et qui est aujourd’hui remise en cause (le cheval ne boit pas de diesel), la voile a fait un drôle de chemin puisqu’elle n’a jamais cessé d’aller contre conventions et fumée. 
Si la recherche a amélioré les performances des marins jusqu’à faire muter des bateaux en fusée, notamment lors de l’America’s Cup, il n’en reste pas moins que, volant ou voguant, skippers et voiliers se maintiennent à distance d’une évolution globale qui va du pourrissement de l’air à la plastification des océans et les interventions déterminées d’Isabelle Autissier, d’Ellen MacArthur ou d’Yvan Bourgnon pour « réparer » la mer en donnent la mesure. Ces grands sportifs qui ont vu leur terrain de jeu salopé par les rejets de la consommation de masse ont donc quitté la compétition pour sauver de cette agression ce qui pouvait l’être, notamment la faune aquatique.(...) 
(...) Ce qui rassure également avec la voile est que le progrès technique qui vise à accélérer la vitesse sur l’eau vise aussi l’optimisation de l’utilisation des forces naturelles, qui sont ici les seuls éléments nécessaires à la propulsion des bateaux.(...)
C'est dans le prolongement direct de "L'ultra-performance sans moteur".

Et c'est une réflexion qui s'inscrit complètement dans notre "No Motor Project" et dont on reparlera, donc, le 23 novembre, .

Et toujours, et plus que jamais, .

Tuesday, November 13, 2018

ET SI ON REPENSAIT LA FIGURE DU COUREUR AUGMENTÉ ?

Dans les années 60 et 70, courir c'était simple, il suffisait d'un short, d'un t-shirt et d'une paire de basket - voir "Marathon Man".

A la fin des années 80 et dans des années 90, cela se complique un peu plus car, s'il suffit toujours de mettre un pied devant l'autre, le coureur doit s'équiper à la fois de nouveaux textiles mais aussi de nouvelles prothèse pour écouter sa musique et mesurer ses performances - voir "c'est quoi courir aujourd'hui ?

Au début des années 2000, le coureur continue à s'alourdir sous l'influence du trail. Il s'équipe notamment d'un gilet multi-poches, de gourdes, d'une frontale et de bâtons - voir "L'ultra-trailer comme nouvelle référence mobile ?"


Dès lors comment s'étonner que lors d'un marathon comme celui de Beijing, on puisse voir côte à côté une marathonienne équipée comme pour un ultra-trail, et un homme tractant ses deux enfants ?

Reste à savoir comme on regarde cette évolution du runner ?

N'est-on pas avec cette évolution au début d'une nouvelle histoire de la course à pieds qui verrait le coureur se transformer en trans-sporteur® ?

Voir sur ce sujet :
- "Et si le jogging stroller servait à démarrer une nouvelle histoire ?"
- "Et si les handicapés accéléraient la mutation vers le trans-sport ® ?"

Ce post est aussi le prolongement terrestre de "Et si on repensait la figure du nageur augmenté ?"