Monday, November 12, 2018

ET SI LES VIEUX FACILITAIENT LE PASSAGE DU SPORT AU TRANS-SPORT® ?

Longtemps le sport a été associé à la jeunesse.

C'est de moins en moins vrai.

Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les chiffres ci-dessous extraits de "Extreme Athletism Is the New Midlife Crisis".
"Today, almost a third of all triathlon participants in the United States are between the ages of 40 and 49, according to the U.S. Triathlon organization. That’s the largest age demographic by decade and one of the most competitive. 
The same holds true for the Boston Marathon, where more than 8,200 runners in their 40s crossed the finish line in April, a little more than 31 percent of the total field. 
The largest field of competitors at the 2017 New York Marathon was between the ages of 40 and 44. 
In London in 2015, those 40–49 runners had faster overall times than the 20–29-year-olds. 
The trail runners, bless their hippie souls, don’t keep as detailed records, but as the number of races has more than doubled over the last decade, so have the ranks of graybeards. A research paper by Martin D. Hoffman and Kevin Fogard found that the average age of participants in 100-mile ultras was 44."
Bien sur ces chiffres ne concernent, en l'espèce, qu'un type de sport : celui de la course à pied longue distance.

Mais c'est justement ce qui nous intéresse.

Car ce sont ces sports "hors-stade" qui permettent de penser autrement les pratiques sportives avec leurs environnements qu'il soit naturels ou urbains - voir, .

Ces chiffres posent une question : et si on s'appuyait sur cette population des plus de 40 ans qui aiment courir, pour imaginer une nouvelle politique de trans-sports® urbains ?

Et si on cessait de regarder ces marathoniens ou les ultra-trainers de près de 50 ans comme des tarés, mais au contraire comme de vraies cellules souches pour de nouveaux modèles de mobilités actives de demain ?

Et si le vieillissement des pratiquants étaient donc une très bonne nouvelle, car cela permettrait de renouveler les imaginaires du sport autour de nouveaux enjeux urbains et de motri-cité ® ?

Cela renvoie directement à "Quand Audi rêve de concurrencer Nike" ou "quand la basket remplace la voiture" dans l'imaginaire mobile de beaucoup d'hommes. 

On est aussi dans le prolongement de la question posée par Nike "C'est quoi vieillir ?"

Saturday, November 10, 2018

DE NOUVELLES JAMBES ?

Après l'hybridation des corps avec"Quand les nageurs et les coureurs deviennent amphibies", l'hybridation des techniques avec "Meet the Mule"


C'est le résultat d'une vraie vision innovante -  - et de premières tentatives de mise en application - .

Ou quand avec quelques images, on comprend que nous sommes est en train de changer totalement d'époque et d'imaginaires.

Dans quelques années, pourra-t-on continuer à chanter à nos enfants ? "Maman, les p'tits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ? Mais non, mon gros bêta, s'ils en avaient, ils marcheraient !"

Un brouillage des codes et des références qui peut aussi bien renvoyer à la question "Des roues + des foils = une nouvelle forme d'amphibie ?" qu'à celle-là "Pistorius sur des foils ?"

Friday, November 09, 2018

QUAND LES NAGEURS ET LES COUREURS DEVIENNENT AMPHIBIES

Dans les sports traditionnels, le nageur nage et le coureur coure

Depuis l'émergence du triathlon, la frontière entre ces deux pratiques a eu tendance à se dissoudre, Reste que dans le triathlon, la nage et la course sont deux épreuves bien distinctes et que le sportif se change au moins un minimum.

Aujourd'hui, avec les épreuves de swimrun comme la fameuse ÖTILLÖ suédoise, le sportif nage et coure de façon discontinue et toujours dans la même tenue.

Il n'y a plus de frontière entre les deux sports.

Le nageur est habillé en trailer.

Le coureur coure avec des palmes et des boudins de mousse.

Le nageur devient amphibie.

Le coureur aussi.

Tout se mélange.

Ça renvoie à deux questions récentes :
- "Et si on créait des swiming lines urbaines ?" où l'on cite en exemple les Vies Braves espagnoles qui permettent de circuler le long des côtes en mêlant natation et courses à pieds.


On en reparlera .

Thursday, November 08, 2018

ET SI ON REPENSAIT LA FIGURE DU NAGEUR AUGMENTÉ ?

Quand on réfléchit à l'évolution de la natation comme nous le faisons dans le cadre de notre Swiming Mobility Lab, on est obligé de façon ou d'un autre de penser le corps du nageur.

Quand on essaie de réfléchir à la natation comme un possible moyen de trans-sport ® comme l'avons fait récemment  ou , on est aussi de se poser la question du corps et de l'équipement du nageur.

Penser "le corps du nageur" de façon prospectif, offre de nombreux angles d'attaque possibles. 

- Un premier angle pourrait être de penser les modifications physiques et physiologiques du nageur au prisme de la compétition de haut niveau - voir l'image ci-dessus tirée de "C'est quoi un corps idéal pour gagner les Jeux Olympiques ?"

- Un deuxième angle d'attaque pourrait être d'imaginer une super-prothèse qui démultiplierait les pouvoirs du nageur sans qu'ils se fatigue - voir l'image ci-dessous tirée de "Quand Honda réinvente les J.O. de 2060".
Entre ces deux extrêmes d'augmentation, il y a évidemment d'autres voies plus modestes et déjà très accessibles.

Il y a d'abord le nageur augmenté par les prothèses traditionnelles de la nage sportive et loisir

Il y a aussi, et de plus en plus depuis quelques, le nageur augmenté d'un ou plusieurs "bagages" prenant la forme de sacs étanches et flottants.

Enfin, apparaissent actuellement des nageurs augmentés par des swimming board leur permettant de parcourir de longues distances en se fatiguant moins.

Et on peut imaginer que vue la créativité des acteur de ce secteur, apparaissent dans les années qui viennent encore toute une flopées de prothèses diverses et variées en matière de natation plus ou moins augmentée.

Alors pourquoi parler et s'intéresser à cette figure du nageur augmenté  ?

Cela permet de penser autrement nos rivières et nos fleuves - voir, .

Ensuite, cela permet de réfléchir sur les nouvelles dimensions de la natation - voir, .

Cela permet aussi - et surtout - d'alimenter les notions de trans-sport® et de motri-cité®.

Cela permet d'envisager la natation comme un moyen de trans-sport® urbain - voir,  et .

Enfin, cela permet d'enrichir la réflexion sur la mobilité sans moteur - voir, "No Motor Project".

Et donc au final, cela permet de d'imaginerde nouveaux d'horizons tant en matière de mobilité que de sport, que de nouveaux rapports entre la pratique sportive et l'écologie - voir, .

Tuesday, November 06, 2018

ET SI LA NATATION ÉTAIT EN TRAIN DE CHANGER DE DIMENSION ?

On parle beaucoup depuis quelques années des ultra-trailers et des ultra marathoniens comme Malek Boukerchi qui sera un de nos invités le 23 novembre prochain - voir, .

On va être amenés de plus en plus à parler et à envisager de nouveaux rapports entre pratiques sportives et combat écologique.

Parallèlement émergent de nouvelles pratique de la natation notamment en eaux vives sur de très longues distances - voir "Et si l'out door swimming society ..."

Le tour de la Grande Bretagne à la nage que vient de réaliser par Ross Edgley, rejoint ces phénomènes et mutations en cours - il faut lire "Ross Edgley on swimming around Great Britain".

Ce se dessinent ainsi peu à peu de nouveaux rapports à la nage, à la mer et à l'environnement.

Ceci devrait nous inciter, en toute logique, à peu à peu regarder nos espaces aquatiques comme espaces de mobilités sportives - - et nos cours d'eau urbains comme véritables espaces de natation - 

On est là au croisement des réflexions engagées dans le cadre de notre Swimming Mobility Lab.

Et on en reparlera donc forcément le 23 novembre, .

Monday, November 05, 2018

ET SI NOUS ASSISTIONS À DE NOUVEAUX RAPPORTS SPORTS / ÉCOLOGIE ?


Venez partager avec eux sur cette questions des nouveaux rapports entre sport et écologie, vous êtes tous les bienvenus.

Pour s'inscrire, il suffit d'un mail à :  francois.bellanger@gmail.com

Les Ateliers Transit-City ont lieu au Pavillon de l'Arsenal 
de 8h45 à 11h
21 Bd. Morland 75004 PARIS


Cet Atelier prolongera nos deux précédents Ateliers :
Et si les révolutions du sport entraînaient une vaste mutation urbaine ?
Et si demain, on passait du transport au trans-sport ® ?

Cela sera aussi le prolongement de notre réflexion "Et si l'écologie devenait le 7° temps du sport ?"

On y abordera la question d'un possible et souhaitable "Plan National du Trans-Sport ®"

En attendant, vous pouvez jeter lire : 

Friday, November 02, 2018

ET SI L'ENJEU DES J.O. N'ÉTAIT ÉVIDEMENT PAS LE SPORT ?

Je viens de lire  un énième interview d'un grand sportif français, en l'occurence Martin Fourcade, se plaignant une fois de plus que la politique sportive du gouvernement actuel était en contradiction avec l'organisation des Jeux Olympiques à Paris en 2024.

Mais pourquoi associer J.O. et politique sportive ?

Depuis quand les J.O. sont-ils un enjeu sportif ?

Rappelons juste que les J.O. sont un spectacle sportif qui ne dure que deux fois 15 jours, avec le handisport.

Et rappelons que l'enjeu des J.O. n'a jamais été sportif mais purement un outil de prestige politique.

Et rappelons, surtout, que le premier enjeu des J.O. a toujours été - et avant tout - un enjeu urbain.

Les Jeux Olympiques c'est avant tout du dopage urbain qui permet de construire des infrastructures (dont des stades, mais ce n'est pas le plus important ...) plus rapidement et de façon plus coordonnée que si les J.O. n'étaient pas là comme dead line fatale pour finir les travaux.

Les J.O. sont d'abord l'occasion de repenser autrement la ville qui les accueille.

Alors oui, il y a certainement des raisons pour les sportifs français liés au système des fédérations de se plaindre de la volonté de remettre en cause le sytème fédéral actuel pourtant à bout de course. Mais cessons d'associer cette plainte aux Jeux Olympiques.

L'enjeu des J.O. c'est la ville, pas la vie des fédérations sportives.

Aujourd'hui, la majorité des français fait du sport hors fédération.

Aujourd'hui, la majorité des français fait du sport hors des stades.

Aujourd'hui, la compétition ne concerne qu'un minorité de personnes parmi les sportifs.

Les J.O. sont donc à l'inverse des grandes pratiques sportives actuelles.

Les pratiques sportives n'ont donc plus rien à voir avec la vision des Jeux Olympiques qui ne restent qu'un spectacle.

Le sport a dépassé le sport. 

Le sport est devenu un mode de vie et la ville est devenue un stade. 

Les vraies questions pour les J.O sont donc :
- C’est quoi la ville qui aura intégré cette mutation des pratiques sportives ? 
- C’est quoi le Village Olympique qui incarnerait cette mutation des nouveaux liens entre ville et sport ?
- C’est serait quoi le transport si celui-ci était pensé comme trans-sport ® ?
- C’est serait quoi la mobilité si celle-ci était pensée autour de la motri-cité ® ?

Bref, et si on repensait le sport comme enjeu urbain, et non comme enjeu pour les fédérations sportives ?

On en reparle le vendredi 23 novembre prochain à l'occasion de l'Atelier Transit-City organisé autour de la double question "Et si le sport pouvait réinventer le combat écologique ? Et si l'écologie pouvait réinventer le sport ?"