Wednesday, October 31, 2012

LA VOITURE DISPARUE DE TOYOTA

C'est une pub Toyota sortie tout récemment à Puerto Rico, avec pour signature "Un Toyota para siempre". Oui ... sauf que l'image dit tout le contraire.

En effet, quand le train semble s'élever pour passer des années 60 aux années 2000, non seulement la voiture ne suit pas, mais, en plus, elle disparait complètement. Un peu comme si elle était incapable - elle - de "changer de niveau". Étonnant.

A moins d'imaginer que l'idéal automobile de Toyota soit la disparition de l'objet automobile au profit d'autres objets de mobilité. Ce qui n'est pas forcément une hypothèse totalement farfelue au vue de l'histoire japonaise - voir "Et si pour les Japonais, ... "

TRAIN ? VOITURE ? TRAIN DE VOITURES ?

C'est le prolongement de "Trains suédois ou Google Car ?", sauf que là ce sont les voitures qui sont suédoises, mais l'idée est la même ; la conduite est une perte de temps et d'énergie qui pourrait être dépensée à faire des choses plus intéressantes. Une thèse évidement totalement opposée à celle-là, mais qui va, dans la décennie à venir, évidement radicalement changer nos rapports à l'objet automobile et aux imaginaires qu'il est censé porter.

Toutes les explications sur cette expérimentation, .

Tuesday, October 30, 2012

ENFIN DE LA PROSPECTIVE DE RUPTURES

En 2050, Tokyo va-t-elle devenir une mégapole verte et de faible densité, favorisant la lenteur et le low-tech (photos du haut), ou au contraire une mégapole ultra-techno et hight-tech, avec des Shinkansen très gros porteurs de haut et de véritables mini-villes verticales ? (photos du bas)

Les questions, les réflexions et les débuts de réponses sont sur l'excellent site Tokyo 2050. C'est joyeux, innovant et assez stimulant. Bref de la prospective de ruptures créatives, comme on l'aime - voir, .

Et pour faire suite au précédent post,  et comme on est au Japon, la catastrophe n'est évidement pas oubliée dans la réflexion - voir, .

NEW-YORK : NEED TO RETHINK TRANSPORT ?

New-York, cette nuit.

Et cela pour les touristes ? - plus .

Mais de façon plus fondamentale, voir "The New Normal ?", mais aussi "Et si les catastrophes ..."

Pour faire suite au précédent post, on est là typiquement entre cela et cela.

Monday, October 29, 2012

ENFIN DE LA PROSPECTIVE QUI DÉCOIFFE

Enfin de la prospective qui sort de la méthode des scénarios à la con, pour - enfin - envisager l'avenir de façon plus radicale, plus joyeuse, plus créative et avec de vraies options de ruptures et pas du "tendanciel mou du genou". 

Cette démarche, qui s'appuie ouvertement sur la fiction, a pour très joli nom "Under Tomorrow Sky Project", et regroupe des gens comme  Bruce SterlingMike Davis, Liam Young de "Tomorrows Thoughts Todayou les géniaux graphistes de Factory FifteenBref que des gens dont on a déjà largement parlé dans ce blog, car on apprécie beaucoup leur travail.


A Transit-City, on adore cette façon de faire et de penser car elle renvoie très directement aux méthodes de travail que nous avons développé au sein de "Fiction Cities" et de "Catastrophic Cities".

Sunday, October 28, 2012

Friday, October 26, 2012

C'EST QUOI ÊTRE CLANDESTIN ?

Éléments de réflexions, .

VILLE CLANDESTINE

Bientôt plus d'infos sur ce nouveau chantier déjà évoqué, .
« Pour la plupart, on ne les voyait jamais, ou alors seulement quand il faisait froid comme aujourd’hui. Ils mangeaient et ils repartaient, ne venaient se faire soigner que quand ça devenait trop dur. Quand leurs dents les faisaient souffrir ou que leur peau se barrait en lambeaux. Le reste du temps ils se planquaient du matin jusqu’au soir, personne ne savait à quoi ils occupaient leurs journées. Ils ne sortaient que la nuit, on les devinait le long des routes, ils marchaient par petits groupes avec leurs sacs plastiques à la main, leurs bonnets enfoncés jusqu’aux yeux, leurs capuches. »
"A l’abri de rien", Olivier Adam, (2007) 

Thursday, October 25, 2012

LAHORE COMME MODÈLE ?

Pour prolonger mon précédent post, je vous propose ces deux photos pour vous inciter à lire l'excellent "City, Space, Power : Lahore's Architecture of In/security" de Sadia Shirazi, publié par The Funambulist.

C'est une excellent complément à "Karachi as Urban Model ?et ça permet de réfléchir à notre avenir mobile et urbain de façon un peu différente.

RÊVES PAKISTANAIS

A Islamabad, le trafic routier est - comme dans de très nombreuses mégapoles - un véritable enfer quotidien. On comprend que dans ces conditions certains rêvent de véhicules volants made in Pakistan.

L'idée peut évidement faire sourire, mais elle a au moins le mérite de se présenter comme une pure utopie. Et on peut s'amuser à rêver qu'un jeune réalisateur pakistanais nous fasse un remake du "Cinquième élément" avec Karachi pour cadre. Ca changerait un peu des éternels décors américains ou japonais que tout les films de SF nous imposent, comme si c'était forcément dans ces villes que s'inventait demain. Ce qui est évident une pure illusion - voir "Dacca, our urban future ?"

Et puis ce genre d'approche aurait le grand mérite de nous sortir des sempiternelles visions technos et pseudo-vertes développées par les architectes pour les constructeurs automobiles et ce évidement au seul profits des grandes villes riches d'Amérique du Nord ou d'Europe. Là encore, comme si c'était à Manhattan, où seul un foyer sur quatre a une voiture, que se concentraient les grands défis de la mobilité urbaines des vingt prochaines années !!

L'une des plus belles caricature de ce genre de démarche vient de sortir avec les visions proposées par le Studio Hëweler + Yoon Architecture dans le cadre de l'Audi Urban Futur Award 2012. Les images parlent d'elles-mêmes, et ne méritent même pas de critique tant leur vacuité et leur ineptie sautent aux yeux. Tout les poncifs y sont, et on comprend qu'Audi leur ait donné le premier prix de son Challenge.
Il n'y a évidement aucun pauvre, ni aucune misère (c'est vrai que l'on est sur Park Avenue et que les pauvres Audi s'en est toujours un foutu !!) et donc aucune réponse aux vrais défis urbains et mobile de demain : un monde avec 9 milliards de personnes, 5 milliards de pauvres dont les 3/4 vivront en ville.

Wednesday, October 24, 2012

LE STAIRMASTER COMME IDÉAL DE VIE ?

"Je fais du sport pour ne surtout rien changer à mon mode de vie et de consommation." C'est un certain modèle américain et c'est le parfait prolongement de "Au bout du compte, ce n'était pas suffisant".

Tuesday, October 23, 2012

TRAINS SUÉDOIS OU GOOGLE CAR ?

Les visuels ci-dessus sont extraits d'une campagne des chemins de fer suédois sortie l'année dernière en faveur du train.

Il y a encore quelques mois, ce message était clair et évident : en train on peut faire des choses que l'on ne peut pas faire quand on est au volant d'une voiture et que l'on doit conduire.

Mais aujourd'hui avec la Google Car qui se conduit toute seule, le message est-il toujours aussi évident ? 

Remplacer "SJ" par "SD" (pour self driving), et vous avez une parfaite publicité pour la Google Car.

Monday, October 22, 2012

"AU BOUT DU COMPTE, CE N'ÉTAIT PAS SUFFISANT"

"Un bref moment, nous avons eu une civilisation qui s'accrochait à une mince bande de terre entre l'océan et le désert. 
Notre problème était l'eau, trop d'un côté, pas assez de l'autre, mais cela ne nous a pas arrêtés. 
Nous avons bâti des maisons, des autoroutes, des hôtels, des galeries marchandes, des ensembles d'immeubles, des parcs de stationnement, des parkings, des écoles et des stades. 
Nous avons proclamé la liberté de l'individu, acheté et conduit des millions de véhicules pour le prouver, construit de nouvelles routes pour y mener nos voitures de manière à pouvoir parcourir le partout qui était nulle part. 
Nous avons arrosé nos pelouses, lavé nos voitures, englouti des bouteilles et des bouteilles d'eau sous plastique pour nous tenir hydratés sur une terre déshydratée, nous avons bâti des aquaparcs. 
Nous avons construit des temples à nos fantasmes - studio de cinéma, parcs récréatifs, cathédrales de cristal, méga-églises - pour nous y rassembler en masse. 
Nous sommes allés sur la plage, nous avons chevauché les vagues et versés nos ordures dans l'eau dont nous disons que nous l'aimons tant. 
Nous nous sommes réinventés au quotidien, nous avons refabriqué notre culture, nous nous sommes verrouillés à double tour dans des communautés forteresses, nous avons mangé de la nourriture saine, arrêté de fumer, lifté nos visages tout en évitant le soleil, soumis nos peaux au peeling, fait aspirer notre graisse aussi bien que nos bébés non désirés, nous avons défié l'avancée de l'âge et la mort. 
Nous avons fait des déesses de la richesse et de la santé. 
Une Religion du narcissisme. 
Au bout du compte, nous avons adoré que nous-mêmes. 
Au bout du compte, ce n'était pas suffisant."
"Savages" - 2011 - Don Winslow