Friday, October 23, 2026

FINANCER LE SPORT PAR L'ÉCOLOGIE ?

Voici une synthèse de nos quatre précédents articles qui explorent l'idée d'une refonte du financement du sport à travers le prisme de l'écologie et de l'utilité environnementale :


Un changement de modèle inspiré par l'agriculture et les services de secours : À l'image de la réforme post-Brexit en Angleterre (où l'argent public finance les biens publics) ou des calculs de valeur des services de secours lors des incendies (comme les pompiers du Var), nous proposons de basculer d'une économie sportive extractive et basée sur le volume (nombre de licenciés, médailles) à une logique d'« éco-rendement sportif » (Sporting Eco-Yield ®).

La valorisation du sport régénérateur : Le sport ne doit plus être vu uniquement comme un consommateur d'espace, mais comme un gestionnaire d'actifs naturels. Les clubs et infrastructures pourraient être financés (via une part variable de 10 à 20 % des subventions) pour des actions concrètes : entretien des sentiers par les clubs de sports de nature agissant en éco-gardes, désimperméabilisation des parkings, renaturalisation des abords et gestion des eaux pluviales.


L'implication du secteur privé et la pérennité financière : Ce modèle intègre des acteurs privés et des compagnies d'assurances (qui y voient un moyen de réduire les risques climatiques) ainsi que des outils juridiques comme les Obligations Réelles Environnementales (ORE). Des Fonds Territoriaux de Transition Sportive permettraient de sceller des contrats à long terme (20 à 30 ans) cofinancés par le public et le privé.


Une diffusion par étapes (La fenêtre d'Overton) : Conscients que cette idée peut paraître utopique face aux institutions actuelles, nous proposons de nous appuyer sur le process dit de la fenêtre d'Overton pour faire progresser le concept, en passant par 6 étapes (de l'impensable au légal), en commençant par des expérimentations pilotes sur les sports de plein air avant une potentielle généralisation.


On vous laisse y réfléchir.