Monday, July 06, 2026

NON, IL N'Y A PAS DE PETITE BULLE QUI TIENNE !

Alors qu'une partie du sud la France brûle, que des hectares de forêts partent en fumée et que les populations locales suffoquent, le grand cirque du Tour de France continue de pédaler comme si de rien n'était. 


Le maintien de l'étape de ce lundi 6 juin, en dépit d'incendies ravageurs, est une aberration écologique et humaine. 


Mais la palme du cynisme et de la déconnexion revient sans conteste à la déclaration surréaliste du patron du Tour, Christian Prudhomme, qui ose dire "Face aux incendies, le Tour de France doit s'adapter. À nous, au staff, de faire rester les coureurs dans leur petite bulle 


Vouloir maintenir les coureurs dans une «petite bulle» n'est plus de l'adaptation, c'est du négationnisme climatique en mondovision


Comment peut-on décemment oser parler de «petite bulle» quand tout brule et que l'air ambiant est saturé de microparticules issues de la combustion des forêts ? 


Quand des pompiers risquent leur vie à quelques kilomètres de là ? 


Cette «petite bulle», est la métaphore parfaite de l'économie du sport-spectacle porté par l'Equipe et qui refuse de voir le mur arriver.


Dans cette histoire il n'y a pas de petite bulle, mais trois très grosses i


- Une bulle d'irresponsabilité : On protège le produit commercial Tour de France au détriment de la décence et du bon sens environnemental.


- Une bulle d'inconscience : On transforme des athlètes de se couper du réel, sommés de pédaler au milieu du chaos sans poser de questions.


- Une bulle de carbone : Une caravane publicitaire de centaines de véhicules qui si elle ne précédera pas les coureurs aujourd'hui  -  va devoir traverser d'une façon ou d'une autre des zones sous haute tension incendie, ajoutant de l'absurdité à l'urgence.


Il n'y a pas de «petite bulle» qui tienne sur une planète qui brûle.