Ces correspondances ne sont pas anodines - elles révèlent que le sport et la guerre fonctionnent selon des logiques parallèles.
Sauf que ces sept parallèles révèlent aussi un grand impensé ; celui du refus !!
Que se passe-t-il quand ni le sport ni la guerre n'arrivent plus à mobiliser ?
Quand les corps refusent l'optimisation et le toujours plus ?
Et si on utilisait la notion militaire de désertion pour poursuivre nos parallèles entre le sport et la guerre ?
Et si on réfléchissait à l'évolution et aux futurs du sport et de la guerre sous le prisme de la désertion ?
- Pour le sport, on pourrait appeler cela le récit de la Désaffection.
- Un récit qui ne peut pas et ne doit en aucun cas être réduit à une histoire de paresse !
- La Désaffection, c’est le refus d'un contrat : celui qui dit que le corps doit être optimisé, mesuré, comparé, classé.
- Dans la guerre, on pourrait appeler cela le récit de l’Insoumission.
- Un récit qui ne peut pas et ne doit surtout à être réduit à une histoire de manque de courage ! (Refuser d'obéir, c’est prendre beaucoup de risques à l'armée !!)
- L’Insoumission, c'est le refus d'un autre contrat : celui qui dit que le corps doit être disponible pour la violence et sacrifiable pour la nation.
- La Désaffection et l’Insoumission, c’est le corps qui se soustrait aux dispositifs de mobilisation totale.
- Le récit de la Désertion, c’est le corps qui dit : "Trouvez moi d’autres récits, je ne suis pas disponible pour ceux-là !"
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Nous y reviendrons évidement lors des prochaines Rencontres de la Prospective Sportive ® qui auront lieu le mercredi 18 mars autour de la question "Et si demain, la guerre changeait le sport ?"
