Et si les crises aidaient à penser le sport de façon plus stratégique et prospective ?
Le sport comme nouvelle boussole pour penser l’incertitude
Ce virage méthodologique du PSL® n'est pas une adaptation au marché, c'est une mutation de l'intelligence stratégique.
Le virage méthodologique pris par le PSL ® réside dans un constat simple : la crise n'est plus un accident de parcours, elle est notre demeure - là.
Alors plutôt que de s'épuiser à prévoir un "retour à la normale" qui ne viendra jamais, utilisons la crise comme un instrument de mesure et d'action.
En analysant le sport comme le point de collision de toutes les tensions actuelles (climatique, démocratique, numérique, géopolitique), nous voulons cesser de faire de la prédiction pour faire de la navigation.
Et plus particulièrement, faire de la navigation dans monde qui n'évolue plus par étapes lisibles, mais par chocs et convergences brutales de ces chocs.
Ces chocs et ces convergences brutales, c’est ce que nous avons conceptualisé avec la notion de Crise(s).
La convergence de crises crée des "effets de seuil" qu'une analyse classique par secteur est incapable de saisir.
L'approche que nous développons change beaucoup de chose, notamment en faisant émerger le concept de bifurcation.
La prospective devient alors beaucoup plus l'étude des bifurcations que celle d'une simple évolution des tendances comme encore trop souvent.
Voilà ce que notre méthode change :
- En matière d'analyse, on passe d'un logique linéaire autour de tendances à une analyse systémique des chocs.
- Par rapport aux aléas, on passe d'une logique de gestion de crise à une logique de logiciel de pensée.
- En terme d'objectif, on passe d'une volonté de réduire l'incertitude à la volonté de construire des boussoles pour un monde troublé.
- En terme de modèle d'action, on passe d'un système de sauvegarde du système existant à un système permettant de se préparer et de profiter des bifurcations .
C’est cette rupture que nous avons essayé de formaliser dans le tableau qui débute ce post.
On vous laisse y réfléchir.

