

Quand certaines voitures font penser à la mort et certaines rues à une morgue. C'est signé du grand Robert Bechtle.
Prochaine étape : on fleurit les tombes ? Voir là


Quand certaines voitures font penser à la mort et certaines rues à une morgue. C'est signé du grand Robert Bechtle.




La course à la Lune, JFK, Marilyn, Elvis, Roswell ... ou quand les grands mythes américains du XX° siècle sont à rebricoler soi-même.
Explications, là.


Et de façon plus large là et là, sans oublier "New floating cities" ni "Le paquebot symbole des mutations urbaines ?"
Bangkok a deux particularités.
Si un tel scénario catastrophe devait se réaliser, Bangkok pourrait alors en 2050 ressembler à quelque chose comme les images ci-dessous. Celle que certains qualifient de "Venise de l'Asie" ressemblerait alors plutôt à l'Atlantide - voir, là.

Ce photo-montage est tiré du projet de Haen Suk Yi, visant à construire des tours permettant aux habitants de vivre au dessus de l'eau.
Évidement après avoir un tel projet, on est amené à regarder un peu autrement les fameuses tours abandonnées de Bangkok. C'est à dire non plus les premières ruines du XXI° siècle, mais comme les possibles futurs polders verticaux d'une nouvelle cité lacustre.





Pour prolonger mes récentes réflexions sur la forme des bidonvilles dans les années à venir (voir là), je voulais vous proposer ces quelques images tirées de l'exceptionnel et passionnant travail conduit par Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse sur la tour Ponte City située au coeur de Johannesburg (Plus de photos, là.)

Si je vous parle de cette tour dans ce post, c'est que son histoire reflète, selon moi, un phénomène de plus en plus courant dans les mégapoles du sud, celui de l'occupation plus ou moins légale des tours abandonnées, et la transformation de ces dernières en véritables bidonvilles verticaux, comme, par exemple, ci-dessous au coeur de Luanda, la capitale angolaise.
Je parle de phénomène récent car jusqu'à ces dernières années, les tours étaient - et sont encore très majoritairement - les symboles de la réussite économique et de la richesse. (voir, là ou là). Une des rares exceptions était la fameuse São Vito de Sao Paulo (photos ci-dessous), transformée en favela verticale depuis plus de vingt ans.

Mais la crise de 2008 a peu à peu bouleversé les choses en entraînant dans un certain nombre de villes du sud, notamment Bangkok ou Resistencia en Argentine le brusque arrêt de la construction de certaines tours dont les promoteurs avaient déposé le bilan. Ces bâtiments, plus ou moins finis, sont devenus au fil des ans de véritables alternatives pour des populations pauvres en mal de logements.

Et ci-dessous, extraits de "Au coeur du plus grand squat du monde"
Évidement devant de telles images, on peut imaginer de nombreux scenarii urbains, notament celui de villes riches qui, sous l'influence d'une grave crise économique, verraient leur quartier d'affaires s'effondrer et leurs luxueuses tours se transformer en bidonvilles. Certains l'ont déja imaginé et illustré avec la fameuse tour Swiss Ré installée au coeur de la City de Londres - voir ci-dessous. (Plus, là)
Une des autres pistes de réflexions serait de regarder autrement les images de ruines urbaines comme celle-ci dessous, en ne les voyant pas comme des images de catastrophe, mais au contraire comme le point départ de nouveaux développements architecturaux et urbains. (Voir sur ce sujet, Next cities, Destroy the tower et The next incredible London ? )
Une image de ruines ou de bâtiment en démolition peut, en effet, parfois prendre un tout autre sens quand elle est confrontée à une image de chantier.
Entre tour abandonnée et construction modulaire semble ainsi pouvoir peut-être se dessiner de nouvelles hypothèses pour demain, comme le montre certains projets tel celui de Vertical Slum, illustrée ci-dessous et qui n'est pas sans rappeler celui-ci, celui-ci ou celui-ci.
De façon plus glauque, voir aussi Dystopia favela
La Chine, l'Inde et l'Afrique sont - avec le Brésil - les trois zones qui connaissent actuellement les taux de croissance les plus forts au monde, entre 6 et 9 % depuis plusieurs années.Jean-Joseph BOILLOT, chercheur au Cepii dont il anime le cycle «pays émergents» depuis 2007.
Après de multiples séjours en Inde et en Chine au cours des années 1980, il a soutenu en 1989 une thèse sur le modèle Indien de développement comparé en particulier à celui de la Chine.
Il est le fondateur de l'Euro India Business Group (EIEBG) et l'auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont le tout récent "KAL, un abécédaire de l'Inde moderne".
Pour faite suite à mon précédent post, je voulais vous proposer cette affiche du dernier festival Cine Las Americas qui a eu lieu à Austin en avril dernier.
Il y a quelques mois au Brésil, je m'étais amusé à écrire très rapidement un post titré ; les favelas futurs territoires des bobos ?


Que l'on refuse de présenter les bidonvilles avec une iconographie misérabiliste, pourquoi pas ? - surtout si cela permet d'imaginer d'autres futures à ces zones traditionnellement délaissées. Mais que l'on essaie de nous présenter les slums et autres favelas comme le comble de nouvelle branchitude hype, j'ai juste un peu plus de mal. A moins d'imaginer que dans la lignée du succès grandissant du tourisme dans les bidonvilles, ceux-ci se "disneysent" peu à peu afin d'attirer toujours plus de visiteurs avec des activités toujours plus ludiques et hors normes, un peu comme le font déjà les écoles de samba à Rio. L'autre piste, serait que dans des villes de plus en plus aseptisées et surveillées, ces quartiers deviennent les dernières vraies enclaves de liberté et de débauches, où l'on pourrait trouver librement tout ce qui est interdit ailleurs. Les quartiers chauds et marginaux ont toujours fait partie des logiques de développement urbain ( voir Times Square) quand ca ne fait pas partie de l'identité même de la ville (voir Amsterdam, Hamburg ou Bangkok). Les bidonvilles en seraient la version la plus radicale.
Ci-dessus la célèbre Bingham Canyon Mine photographiée par Michael Light
Ci-dessus un des non moins célèbres barrios de Caracas