



Peu de photographes savent résumer en seulement quelques clichés tout le maelstrom des mobilités urbaines et de ses transits. C'est le cas - et de façon assez percutante - de Nicolas Fontas













"L'impression 3D est une technique de prototypage rapide récente. Issue du MIT (Massachusetts Institute of Technology), elle permet de produire un objet réel à partir d'un fichier CAO en le découpant en tranches puis en déposant ou solidifiant de la matière couche par couche pour, en fin de compte, obtenir la pièce terminée. Le principe est donc assez proche de celui d'une imprimante 2D classique : les buses utilisées, qui déposent de la colle, sont d'ailleurs identiques aux imprimantes de bureau. C'est l'empilement de ces couches qui crée un volume.
Par rapport aux autres techniques de prototypage rapide traditionnelles (stéréolithographie...), l'impression 3D est nettement meilleur marché et plus rapide.
Les applications sont multiples : de l'architecture au design en passant par l'industrie. Elle est ainsi idéale pour la visualisation de projets, de vérification d'ergonomie, etc ..."
"L'Imprimante 3D est sûrement un composant important dans la nouvelle forme de production, et qui pourrait le devenir de plus en plus (là).
La précision et les types de matériaux augmenteront à l'avenir avec des techniques plus avancées (là).
Arthur C. Clarke avait parlé d'une « machine à répliquer » dans les années 1960, machine qui allait répliquer les objets comme on imprimait des livres, ce qui aurait un impact profondément positif sur la société : « l'humanité s'adaptera comme par le passé » (là).
Le New York Times a traité de ce sujet et parle de moyen de fabrication révolutionnaire, et déjà utilisé par de nombreuses entreprises (voir là).
Le commandement des opérations spéciales de l'armée américaine construit « huit usines mobiles » qui peuvent rentrer dans des conteneurs de transport standard. Ces usines sont basées sur une expérience réussie , le MPH. Ce type de « micro usines » est l'aboutissement de l'idée d'usine, avec des technologies d'impressions 3-D.
EADS, constructeur de l'Airbus a des projets visant à produire toutes les parties des avions par des techniques d'impression 3D (ALM-enabled : additive layer manufacturing) (voir là, là et là)
Des entreprises d'impression 3D à la demande existent et reprennent la vision de service web : envoie de vos plans par un site internet, paiement , impression, (montage), envoie du produit fini.
D'après l'armée américaine, l'impression 3D réduit de 97% les coûts de production; et de 83% le temps de production."



Sur l'impression 3 D, voir aussi là, là et là.








"La Chine vit dans une bulle spéculative très bien déguisée. Ceux qui en ont le plus profité sont ceux qui ont le plus placé d'argent à l'étranger et qui sauront partir lorsque le système explosera. Ils préfèrent naturellement tirer les bénéfices de cette bulle plutôt que la faire connaître et continuer à propager l'idée de grands succès économiques. Or tout le système est basé sur une escroquerie.
Prenons l'immobilier, par exemple. Le ciment, les parpaings ou l'acier sont de très mauvaise qualité. D'ici douze, quatorze ans, tout cela va s'effondrer, au sens propre comme au figuré. Mais les spéculateurs couleront leurs vieux jours sur la Riviera ou à Vancouver."
"C'est une "carte du sang" de l'immobilier chinois, qui répertorie les incidents violents auxquels ont donné lieu des expulsions en Chine. Créé par un internaute chinois sur le logiciel Google Map, le site, consacré "à toutes les existences qui ont pâti de l'ultra-rapide processus d'urbanisation chinoise", a été visité plus de 350 000 fois depuis sa création le 8 octobre.
Une version ouverte de la carte est modifiable par des contributeurs, sur le modèle de Wikipedia. L'auteur, qui a pris le pseudonyme de Xuefangditu, ou "carte de sang de l'immobilier", incite les internautes à "refuser d'acheter les logements où le sang a coulé".
Il y a toujours beaucoup de façons de regarder un lieu, et notamment un lieu de transit aussi particulier que le parking.



Sur une violence plus feutrée, mais tout aussi réelle, voir là ou là
Et si nous étions sur le point de connaître l'arrêt du développement économique tel que nous l'avons connu depuis plusieurs siècles ? "La crise que nous disons bancaire et financière fut crise alimentaire et crise des ressources, avant d'être économique et sociale, elle est aussi, et peut-être surtout, la première crise de l'unification planétaire, telle que l'individualisme libéral la promet, telle que la mondialisation prétend la réaliser. Crise d'un espace monde dans lequel tous désormais sont convoqués, de la Russie à la Chine, et de l'Amazonie à Bornéo. Crise d'un système qui ne se connaît plus de l'extérieur, qui refuse que l'on soit étrangers à ses cultes et à ses pompes, qui se veut le système monde, unique et clos comme une bulle. Crise d'un temps unique du monde, qui pourrait bien sonner l'arrêt du développement tel que nous l'avons connu, et ruiner le fol espoir d'une croissance infinie."Voilà les premières lignes - très fortes - qui débutent le dernier livre d'Hervé Juvin, “Le Renversement du monde - Politique de la crise”. Pour l'essayiste les choses sont claires, nous nous apprêtons à vivre un double basculement.



Évidement quand on lit cela, on ne peut que penser immédiatement au fameux "Collapse: How Societies Choose to Fail or Succeed" de Jared Diamond, dont le petit tableau ci-dessous, réalisé par le NYT, résume tout.
“Nous avons en commun avec les Mayas de ne pas percevoir de manière très rationnelle la manière dont le monde fonctionne. Ils avaient leurs rituels et leurs sacrifices – de la magie, en somme. Or nous aussi, nous croyons à la magie : nous sommes convaincus que l’argent et l’innovation nous permettront de franchir les limites inhérentes à notre système, comme si les vieilles règles ne s’appliquaient pas à nous.” écrivait, peu avant de mourir, le grand anthropologue sud-africain David Webster.

