Tuesday, May 20, 2014

NORD / SUD : ON REGARDE OÙ POUR PENSER LES MICROFACTORIES AUTOMOBILES DU FUTUR ?

Quand on réfléchit à l'hypothèse de l'émergence d'une industrie post-fordiste dans le secteur automobile, il y a deux  attitudes possibles :

1 - La première attitude possible est de regarder dans les pays riches, c'est à dire dans les pays qui sont rentrées dans une logique post-fordiste et qui tente de renouveler leur modèle de conception et de production industrielle. Dans le cas de l'automobile, on peut être ainsi amené à citer les démarches de Dassault System (voir ) ou de Local Motors (voir , et les photos ci-dessus), deux sociétés qui chacune avec leurs outils ont la volonté de casser le process fordist de la production de voiture.

Mais cette approche semblerait vouloir dire que l'innovation ne peut venir que des pays riches et occidentaux, et surtout du monde lié au net. Ce qui serait bien évidement un erreur. Erreur, parce que "le sud" ne cesse d'innover car les solutions du "nord" sont souvent peu adaptées aux marchés dominés par la pauvreté. La rareté est de plus en plus source d'innovation obligeant à trouver de nouvelles réponses (Voir : "En quoi la pauvreté et la rareté vont-elles radicalement changer nos business model ?" et "Rareté, pauvreté et innovation : on travaille et on réfléchit comment ?") et de nouvelles coopérations sud/sud (Voir : "Sud/Sud : et si c'était là que s'inventait un nouveau modèle de croissance ?") 

2 - La deuxième attitude possible serait alors de se tourner vers ce sud qui ne se reconnait pas dans les produits venus du nord, et qui tente de réinventer un nouveau modèle fondé sur la rusticité, la frugalité et le low-tech. (voir : "Et si c'était dans les casses de Dakar que s'inventait la voiture de demain ?")

Et c'est exactement la démarche engagée par un jeune entrepreneur au Kenya qui, partant du principe que la mobilité africaine avait un certain nombre de spécificités auxquels les produits venus du "Nord" étaient incapable de répondre car beaucoup trop chers, à décider de créer une voiture low-tech et ultra low-cost dédiée spécialement au marché africain, sous le nom de Mobius Motors.

Je vous avais déjà parlé de ce projet il y a maintenant près de quatre ans (voir : "Et si la pauvreté et la rareté servait de base à un post-fordism low-tech ?")

Aujourd'hui le projet Mobius Motors a bien grandi. Les tâtonnements et les bricolages du départ ont fait place aujourd'hui une démarché extrêmement structurée concrétisée par la construction d'une première micro chaine de montage à Mombassa destinée à produire la Mobius 2 - voir  sur la démarche de Mobius.

Il y a quelques jours, Mobius Motors reçu le soutien financier d'un milliardaire américain pour lancer réellement sa production - voir .

On a peut-être là le début d'une nouvelle histoire industrielle fondée sur une vraie frugalité technique et financière pour ce qui va devenir l'un des plus grands marché du monde, celui de l'AfriqueRappelons juste qu'aujourd'hui l'Afrique sub-saharienne, c'est 800 millions de personnes. En 2050, ca sera 1,8 milliard d'habitants. 

Ce post s'inscrit à la fois dans la lignée des travaux que conduit Transit-City sur l'évolution du monde du travail - voir -, mais aussi dans la lignée des études que nous menons en Afrique, notamment dans le secteur de l'urbanisme et des transports.

Voir aussi, .

Monday, May 19, 2014

ÇA POURRAIT RESSEMBLER A QUOI UNE MICROFACTORY DEMAIN ?

Si on part d'une principe que nous sommes aujourd'hui à l'aube d'une nouvelle révolution industrielle s'appuyant en partie sur l'informatique, l'imprimante 3D et la micro production, alors on peut se demander à quoi pourrait ressembler un lieu de production demain ?

On a déjà essayer d'apporter des réponses à cette question - voir , , ou .

On voulait vous présenter aujourd'hui un autre type de réponse possible avec les plans de cette microfactory - toutes les explications sont .

Dans la représentation de ce à quoi pourrait ressembler les microfactories du futur dans des zones hyper denses, on est pas très loin de "Et si on parlait un peu d'ordures ..." et de "Hyper-Density : Walled City as countermodel ?"

On y revient le jeudi 12 juin à l'occasion de notre Atelier "C'est quoi penser le travail et l'entreprise de demain ?" avec Denis Ettighoffer.

Friday, May 16, 2014

ELLES SONT OÙ LES IDÉES NEUVES ?

Ci-dessus :
- une couverture du New-Yorker datant de ... 1941.
- deux visions prospectives des rues de New-York présentées en 2010 dans le Pavillon des Etats-Unis lors de la Biennale d'Architecture de Venise - plus .

Ci-dessous :
- une vision prospective des rues de New-York proposée très récemment par Terreform One sous le nom de NY Smart City Farm.
- la couverture du New-Yorker de cette semaine.

Face à cette confrontation d'images, il y a plusieurs attitudes possibles:

- la première serait juste de constater assez tristement que les imaginaires urbains ont - et ce contrairement à tout le discours ambiant sur l'innovation - ont très peu évolué ces dernières années, et que c'est toujours les mêmes ingrédients qui ressortent (toits verst, éoliennes, rue sans voiture ...)
Et ce constat ne peut que se renforcer si on compare les images de 2014 avec celles des années 70, voir ci-dessous - plus .

New-York 1976 / Paris 1977, ou quand tout était déjà là il y a quarante ans.

- la deuxième attitude serait de chercher les nouveautés dans les images récentes, et notamment dans celle de Terreform One. Ces nouveautés existent, symbolisées par deux objets techniques très récents: le drone, le robot imprimante 3D

L'hypothèse que ces deux innovations techniques contribuent à réinventer la façon de concevoir et de construire la ville de demain est intéressante et stimulante (voir , par exemple), mais semble un peu courte pour penser l'avenir urbain en manquant cruellement de profondeur politique et sociologique. 

On retrouve en fait dans cette image de Terreform One, la même idéologie que celle déployée à propos des Smart Cities, celle que la technique va tout changer et va faire de nos villes des havres de paix, d'écologie, d'équité sociale, où tout sera fluide et vert et sans pauvre ... 

Belle utopie mais évidement totalement bidon, surtout au vue de l'évolution du monde qui vient (en 2050, sur neuf milliards d'humains, on en comptera deux milliards vivant dans des bidonvilles !!!). L'avenir est proclament beaucoup plus à rechercher de ce côté ou de celui-là.

Tout cela est évidement trop vite dit, mais on y revient très bientôt.

Thursday, May 15, 2014

LE TRAVAIL : UNE HISTOIRE DE TOIT-TERRASSE ?

Ci-dessus une couverture du New Yorker datant de 1963.

Ci-dessous une couverture du New Yorker datant de 1998.

Ou comment avec deux toits-terrasses, on peut illustrer l'explosion des temps et des lieux du travail.

Wednesday, May 14, 2014

LA TABLE DE LA CUISINE COMME BUREAU IDÉAL ?

Ou la cuisine comme nouveau garage ? - voir "Et si c'était le travail et le garage qui devait enfin révolutionner l'habitat ?"

Et voir  sur les nouveaux imaginaires du logement comme lieu idéal de travail.

On en reparle le 12 juin, .

(Photo Tao Tikamoto)

Tuesday, May 13, 2014

LA FIRST CLASS COMME BUREAU IDÉAL ?

Ci-dessus des jeunes en train de travailler - .

Ci-dessous les espaces first class de la Lufthansa et de Swiss.

Je vous laisse faire les liens que ces images peuvent engendrer sur la définition d'un espace de travail aujourd'hui.

C'est évidement une prolongation du précédent post.

On y reviendra le jeudi 12 juin prochain à cette occasion .

Wednesday, May 07, 2014

NEW ABBEY : QU'EST-CE QUI A CHANGÉ ?

Ci-dessus scriptorium d'une abbaye ()

Ci-dessous, récents bureaux d'un banque norvégienne ()

Question: c'est quoi l'innovation spatiale et manageriale du XXI° siècle ?

On y revient le jeudi 12 juin à l'occasion de notre Atelier "C'est quoi penser le travail et l'entreprise de demain ?" avec Denis Ettighoffer.

En attendant, voir .

Monday, May 05, 2014

NEW WORKSPACE : ÇA CHANGE QUOI ?

De nouvelles formes de bureaux, mais cela change quoi dans les façons de travailler et de penser l'entreprise ?

, la question.

, les explications, mais aussi .