Wednesday, March 31, 2021

ET SI ON AVAIT BESOIN DE PLUS D'ÉCHECS ?

"Je ne sais pas si c’est notre époque qui veut ça, mais il semblerait que les winners n’aient plus la cote. 

Dans une société où les « premiers de cordée » parlent beaucoup, on pourrait vite se lasser du message de gagne répété à toutes les sauces. 

Les injonctions sont nombreuses : il faut « vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie » selon les coachs, oser des « expériences » en marketing, s’épanouir toujours plus personnellement et vite s’il vous plait, en véritables entrepreneurs de nos vies personnelles, sans oublier de « sortir de sa zone de confort » ! C’est la start-up nation tous azimuts

Et puis il y a ces histoires qui fleurent bon la réalité, la vraie vie comme on dit, incarnées par ceux qu’on aurait appelés « anti-héros » il y a quelque temps mais qui sonnent terriblement juste aujourd’hui.  

C’est ce qui transpire d’un livre comme "Une histoire d'échecs" de Victor Saunders, au sous-titre explicite : La vie chaotique d’un alpiniste

Dans ce livre de montagne, point de sommets. Juste des histoires d’ascensions avortées. Une somme d’aventures hautes en couleurs, teintées d’humour british, qui rendent son auteur terriblement humain. 

Serait-ce surtout de cette humanité dont nous aurions besoin ? (...)

Le droit à l’échec est un puissant moteur de confiance en soi. 

Parfois, se casser la gueule a du bon. 

Les ratés devraient être plus souvent montrés, décortiqués, valorisés."

Ces quelques lignes sont extraites d'Echecs magnifiques, un impeccable petit texte d'Ulysse Lefebvre lisible, .


Une réflexion sur le sport et ses valeurs qui animera probablement nos débats, .

Monday, March 29, 2021

ET SI L'ARTIFICIEL DEVENAIT LE NOUVEAU TERRITOIRE DE L'OUTDOOR ?

Trois sports.

Trois sports associés aux espaces naturels.

Trois sports originellement associés à la liberté. 

Trois sports peu à peu mangés par la compétition.

Trois sports peu à peu mangés par l'artificialisation.

Trois sports mangés par l'olympisme.

Un progrès ?

Une regression ?

Une simple diversification ?

Dans ce nouveau contexte, ce sont quoi les territoires de l'outdoor demain ?

La ville ?

L'artificiel ?

L'hyper sauvage ?

Quand les imaginaires et les lieux de l'outdoor se brouillent.

Quand émergent de nouvelles questions : et si cette l'artificialisation des pratiques de l'outdoor permettait de préserver les espaces sauvages ? - .

C'est pour réfléchir à ces questions sur le devenir des sports dits nature que nous venons de réaliser une étude prospective sur les nouveaux territoires de l'outdoor.

Pour en savoir plus, nous contacter - .

Thursday, March 25, 2021

ET SI NOUS AMBITIONNIONS DE DEVENIR PLUS DISCRETS ?

"Être sauvage, c’est savoir être discret."


"Si nous devenions plus discrets, nous serions de cette manière plus sauvages. 

Si nous étions moins visibles, nous serions plus fidèles à notre principe de liberté. 

Si la discrétion était notre marque, nous habiterions sans doute des milieux peuplés d’êtres fabuleusement variés.

Quelques lignes extraites de "Penser comme un iceberg", une très puisante réflexion sur la discrétion comme art de cohabiter avec les autres et notamment les non humains.


Et si la discrétion devenait un grand idéal du XXI° siècle ?


À méditer.


Une réflexion qui prolonge celle-ci.

Tuesday, March 23, 2021

ET SI L'OUTDOOR DÉTRUISAIT CE QU'IL PRÉTEND AÎMER ?

C'est quoi l'outdoor ? C’est l’ensemble des pratiques sportives qui se déploient en milieu naturel.


L’idée dominante voudrait donc que les gens qui pratiquent l’outdoor soient les meilleurs défenseurs des milieux naturels.


C’est en tout cas l'idée soutenue par les marques américaines du secteur () et par le mouvement Protect our Winter avec sa démarche Outdoor State dont nous parlions dans notre précédent post - .


Sauf que ....


Sauf que l’on peut aussi faire l’analyse totalement inverse et dire que les adeptes de l’outdoor sont ceux qui fragilisent le plus les milieux naturels par leurs activités.


Les exemples sont nombreux - voir notamment les dégâts engendrés par les Vttistes en forêt et en montagne.


Un basculement des imaginaires que raconte très bien le toujours impeccable Alpine Mag dans un récent article titré  "Skieurs et animaux : une multitude de traces à concilier". 


L'article explique la démarche de certaines associations comme Birdski qui tentent de concilier activités sportives et protection des espaces, notamment par la création de zones de quiétude afin de "laisser la faune sauvage vivre à son rythme" - .

Nous chez Transit-City, ce qui nous intéresse, ce sont les questions que pose cette nouvelle relation potentiellement conflictuelle entre l'outdoor et les milieux naturels.

- D'abord, la question du rééquilibrage dans les rapports entre animaux sauvages et humains magnifiquement traités par le philosophe Baptiste Morizot dans "Manières d'être vivant". 

- Ensuite, la question des nouveaux territoires du sauvage que nous avons souvent abordé dans notre chantier Rewild City ®.

- Enfin, la question des nouveaux territoires des activités d'outdoor que nous traitons dans nos chantier d'Outdoor City ®, d'Outwild City ® et de Rewild Urban Sport ® qui nous permettent de dessiner une nouvelle carte des pensables.

Nos quatre concepts posent globalement la même question : et si la meilleur façon de protéger les espaces naturels, c'était de réensauvager les villes en y permettant le développement des activités d'outdoor ?

Et si les villes devaient désormais se penser comme des parcs naturels, à l'image de ce que tente de faire la ville de Londres ? - .

Et là, alors oui, on pourra dire que les amoureux de l'outdoor contribuent à la préservation des espaces naturels.

Friday, March 19, 2021

ET SI L'OUTDOOR POSAIT LES BASES D'UN NOUVEAU TYPE DE SOUVERAINETÉ POLITIQUE ?

Commençons par un constat.

Aujourd'hui le poids de l'outdoor n'a jamais été aussi grand dans nos pratiques et nos imaginaires sportifs et urbains

C'est pour travailler sur cette mutation que nous avons lancé en juin 2020 notre chantier Outdoor City ®  - voir, .

Depuis ce désir d'outdoor n'a cessé de croitre, notamment par réaction à la Covid -

Cette montée en puissance de l'outdoor peut être regardée de deux façons :

- soit en la cantonnant à une simple envie de nature et de nouvelles pratiques sportives.

- soit en la regardant comme un véritable enjeu politique dans les années à venir.

Nous, chez Transit-City, nous faisons le pari que l'outdoor va devenir une nouvelle catégorie politique permettant de réinterroger les champs et les territoires du politique.

Nous avons souvent évoqué dans ce blog, le poids des acteurs de l'outdoor dans le débat politique américain - voir, notamment, .

Nous nous sommes même demandés, si ces acteurs de l'outdoor ne pourraient pas devenir une nouvelle force politique ? - .

Mais un nouveau palier dans cette politisation de l'outdoor est en train d'émerger avec la nouvelle notion d'Outdoor State lancée par le mouvement Protect Our Winters - plus, .

En deux mots, l'Outdoor State est l'ensemble des territoires naturels menacés par les dérèglements climatiques et qui devraient être protégés par tous les passionnés et pratiquants d'outdoor. 

Si cette notion est aujourd'hui purement américaine, sa force et sa valeur dépassent largement les Etats-Unis.

L'Outdoor State est un concept très fort et très novateur.

C'est un concept qui définit une nouvelle territorialité politique : celle des lieux où l'on peut assouvir sa passions pour l'outdoor. 

C'est un territoire qui ne se définit par pas ses frontières, mais par ce que l'on peut y faire.

C'est un concept qui dessine un nouveau type d'acteur politique : les pratiquants de l'outdoor.

C'est un concept qui dessine à la fois un nouveau concept de citoyenneté mais aussi un nouveau concept de territoire.

C'est donc potentiellement, un concept qui dessine un nouveau concept de nationc'est-à-dire des individus qui se considèrent comme liés par une même passion et des mêmes pratiques. 

Et si on va jusqu'au bout de cette grille de lecture juridico-politique, on peut se demander si l'Outdoor State ne pourrait pas être possiblement la base d'un nouveau type d'Etat-nationc'est-à-dire la coïncidence entre une notion d'ordre identitaire, la nation, ici définie par la pratique de l'outdoor, et une notion juridique, l'Etat, qui exerce via des institutions une souveraineté sur un territoire. Si les institutions de l'Outdoor State sont aujourd'hui absentes, le territoire et le désir de communauté y sont, eux, bien présents. Et rien ne dit qu'à long terme, ceux-ci n'aboutissent pas à la création de nouvelles institutions dotées de réels pouvoirs.

Le "we are the outdoor state" peut être vu comme une véritable déclaration d'indépendance souverainiste donnant à l'outdoor une nouveau poids politique. 

Notre réflexion sur l'évolution politique de la notion d'outdoor est directement liée à l'exceptionnel travail conceptuel de Bruno Latour engagé dans son livre "Où atterrir ? Comment s'orienter en politique ?" sur les nouvelles bases du combat au politique au XXI° siècle.

Selon lui, le nouveau mapping politique du XXI° ne se définira plus entre gauche/droite ou entre nationalistes et mondialistes, mais entre ceux qui mettent le changement climatique au coeur de leur réflexion et de leur action politique, et les autres.

Pour 
Bruno Latour, le vrai curseur en politique de demain sera la volonté de lutter ou non, contre les changements climatiques.

Avec l'Outdoor Stateon est très clairement dans cette possible redéfinition du curseur et des territoires du politique.

C'est passionnant.

Nous avions déjà engagé ce même genre de réflexion sur la possible définition d'une nouvelle grille politique du sport, .

Wednesday, March 17, 2021

ET SI C'ÉTAIT APPLE QUI DEVAIT TRANSFORMER LA VILLE EN STADE GLOBAL ?

Depuis 30 ans, les villes sont devenues des stades.

Cette mutation est associée une activité, le footing

Et cette cette mutation est associée à un produit, la basket.

Mais si demain, ...

Mais si demain, le moteur du sport en ville n'était plus le sport ?

Et si demain, le vrai moteur de l'activité physique en ville devenait la musique ?

Et si donc demain, l'équipement essentiel du sportif urbain n'était plus la basket, mais les écouteurs ?

Dit autrement : et si demain Apple devenait un acteur du sport urbain au même titre qu'Adidas ou Nike ?

Et si la musique avait la capacité à entrainer dans le sport des gens qui y sont totalement allergiques ?

Et si la musique avait le pouvoir de faire éclater les temps et les lieux du sport ?

Dit autrement : et si donc demain Apple avait encore plus d'influence que des marques comme Adidas ou Nike à transformer la ville en stade global ?

Ce sont quelques-unes des questions que l'on peut se poser en regardant le dernier spot d'Apple en faveur de ses AirPod Pro - voir, .

Ou quand à la fin, la danse et la musique font exploser les limites des terrains de sport.

Ce post prolonge la réflexion sur le rôle d'Apple dans le sport de demain - et .

Ce post prolonge aussi la réflexion sur le rôle de la danse dans nos imaginaires sportifs actuels -  et .

Il vient aussi alimenter notre chantier engagé autour de la question "Qui va construire le sport du XXI° siècle ?"

On reviendra plus longuement sur ces question le 24 juin prochain

Saturday, March 13, 2021

DEMAIN, QUI SERONT LES NOUVEAUX CORPS DU SPORT ?

La maternité va-t-elle être le moteur d'une prochaine révolution sportive ?

C'est la question que l'on peut se poser en regardant la toute dernière campagne Nike qui vient de sortir aux Etats-Unis et qui ne met en scène que des femmes enceintes ou qui viennent d'accoucher - voir le spot, .

Ce spot ne vient pas de nulle part. Il est notamment destiné à réembellir l'image écornée de la marque après les révélations faites en mai 2019 par la sprinteuse Allyson Felix sur la façon dont la firme de Beaverton traitait ses championnes après leur accouchement - lire "My own Nike pregancy". 

Depuis Nike a revu sa politique .

Mais au delà de cet épisode, reste une vraie question : dans un monde où la santé et le sport deviennent de plus en plus important, quel discours tenir vers les femmes enceintes ou celles qui viennent d'accoucher ?

Doit-on continuer à les considérer, comme c'est encore très souvent le cas, comme des personnes diminuées ou, au contraire, banaliser la grossesse et dire qu'elles peuvent continuer le sport ? Mettre en scène Alex Morgan enceinte jusqu'aux yeux tapant dans le ballon est une façon très directe d'y répondre

Mettre en scène une boxeuse et une surfeuse pratiquant leur sport favoris avec un ventre très rebondi, va presque jusqu'à nier l'état de grossesse. Certains diront que c'est génial, d'autres que c'est criminel.

On se gardera bien de juger en notant simplement qu'il existe déjà un certain nombre de guides à destination des femmes enceintes - voir notamment la plaquette éditée par le ministère des Sports, .

Reste la question : et si les femmes enceintes devaient nous inciter à nous réinterroger sur les valeurs et les missions du sport demain ?

Dit autrement et de façon plus large : et si après s'être concentré sur les corps jeunes et performants, le sport devait se réinventer autour des corps traditionnellement considérés comme diminués ?

Et si la vraie innovation sur les sport de demain devait se faire autour des "nouveaux corps du sport ®" ?

Les handicapés ? - .

Les vieux ? - .

Qui d'autres ? 

Et demain, ça sera quoi le corps idéal d'un athlète ? - .

On reviendra longuement sur cette question des nouveaux corps du sport et de leur place dans un possible nouveau récit sportif et olympique, le 24 juin prochain.

Thursday, March 11, 2021

ET SI LES VIEUX ÉTAIENT LA PROCHAINE RÉVOLUTION DU E-SPORT ?

S'interroger sur les nouveaux liens entre sport et vieillesse (voir,  et ), c'est confronter deux grands imaginaires souvent opposés, celui du sport et celui de la vieillesse.

Pas facile donc d'y voir clair, surtout quand les imaginaires du sport sont en plein chamboulement ()que les vieux ne se pensent et ne se vivent plus comme vieux !!!

Penser sport et vieux, c'est donc confronter deux notions en pleine mutation.

Celui qui raconte cela très bien, c'est Pascal Bruckner dans son essai "Une brève éternité".

"Désormais, les ancêtres veulent vivre la vie de leurs descendants. Adulescents de 40 ans, quincados, sexygénaires, baroudeurs de 70 et plus en sac à dos, bâtons de ski à la main et casque de protection sur la tête, adeptes de la marche scandinave, partis pour traverser la rue ou les jardins publics comme s’ils attaquaient l’Everest ou le Kalahari, grand-mères en trottinette, papys en rollers ou gyro-roue. Vertige de la régression autorisée. 

Entre les jeunes gandins serrés dans des costumes qui les corsètent et les vieux gamins aux tempes argentées qui déambulent en short, la chronologie est bouleversée. 

Nous entrons dans l’ère des générations et des identités liquides. 

La génération des baby-boomers en est à cet égard la pionnière. Elle a réinventé la jeunesse, elle croit réinventer la vieillesse."

Que rajouter ? 


La seule chose que l'on peut faire, c'est de tenter d'illustrer ce grand brouillage des temps et des pratiques.


Et quel meilleurs exemple que celui de l'émergence d'équipes de vieux dans le monde du e-sport ?


Oui, ça ressemble à un oxymore.


Et pour mieux comprendre le phénomène, on peut regarder la démarche engagée par Lenovo avec la création de son équipe de Silver Snipers, composée de cinq suédois âgés de 64 à 76 ans et engagée dans des compétitions de Counter Stricke - tous les détails, .


Le jeu vidéo permet notamment de casser la barrière des âges en rajeunissantt les vieux et en permettant de nouvelles relations intergénérationnelles.

Mais surtout le jeu vidéo s'ouvre un nouvel avenir sportif avec les séniors.

Le jeu vidéo est, en effet, aujourd'hui le premier loisir d'un monde qui vieillit !!!

Et le rapprochement de ces deux mondes devrait forcément changer changer nos imaginaires sportifs !!! Reste à imaginer comment.

On y reviendra forcément le 24 juin prochain.

Tuesday, March 09, 2021

ET SI LES VIEUX ÉTAIENT PORTEURS D'UN NOUVELLE PROMESSE SPORTIVE ?

Dans notre précédent post, "c'est quoi le problèmes des marques de sport avec les vieux ?", nous faisions le constat qu'à l'exception notable de Nike, les grandes marques de sport n'utilisaient jamais de vieux ni de vieilles dan leur communication publicitaire.

Nous faisions l'hypothèses, qu'elles étaient encore toutes prisonnières d'un récit qui associait sport à performance, sport à vitesse, sport à compétition ... et donc sport à jeunesse.

Et nous faisions le constat, que ces marques étaient tout simplement incapables de dessiner d'autres avenirs au sport que ceux apparus à la fin du XIX° siècle.

La question de la place des vieux dans la pub sportive est donc la question de savoir quel récit on veut faire porter au sport ?

Si, en effet, comme les équipementiers, on veut enfermer le sport dans la promesse de la performance, les vieux ne sont par forcément les meilleurs ambassadeurs.

Mais si, on attribue au sport d'autres objectifs que la performance, les vieux peuvent devenir d'excellents supports de nouvelles promesses sportives.

Preuve en est la démarche engagée par Rally Cycling avec sa démarche Longevity, qui vise à inciter les gens à faire du sport, et plus particulièrement du vélo, pour vivre plus longtemps et mieux plus longtemps.

En l'espèce, la promesse du sport est très simple : vivre plus longtemps.

Pour porter cette promesse, Rally Cycling a réalisé un petit film tout simple () avec un vieux monsieur de 92 ans, un certain Bob Power, faisant du vélo seul au milieu de la campagne.

Ce vieux monsieur est le sportif idéal pour porter cette promesse

Ce vieux monsieur est un idéal sportif.

Ce vieux monsieur est la preuve que la vieillesse peut réinventer les imaginaires et les promesse du sport.

On en reparlera forcément le 24 juin prochain.

Monday, March 08, 2021

C'EST QUOI LE PROBLÈME DES MARQUES DE SPORT AVEC LES VIEUX ?

Quand on se demande "si la vieillesse permettait de réinventer les Jeux olympiques ?" ou "pourquoi continuer à associer forcément sport et jeunesse ?", cela suppose a minima de s'interroger sur les imaginaires qui associent sport et senior.

Des imaginaires que la pub nourrit évidement largement en proposant des approches souvent très différentes, voir antinomiques.

Rapide réflexion sur trois campagnes signées d'équipementiers sportifs.

La première marque de sport a avoir mis des vieux en scènes, est à la fin des années 70 New Balance avec sa fameuse campagne signée de l'impeccable "Quand les choses se compliquent, les durs se mettent en routes". 

Les chaussures ne servent pas à faire du sport, mais à affronter le quotidien. 

Le look est volontairement anti-sportif. 

New Balance ne vend pas de l'effort mais du confort

En 2017, émergera une variante avec des seniors habillés en sportif, mais ... statiques.

Montrer un vieux en train de courir n'est visiblement pas possible pour New Balance.

Chez Nike, ils n'ont n'a pas ces pudeurs, au contraire même !!

Un vieux, ça court !!!

En 1988, le tout premier spot de la marque montre un monsieur de 80 ans faisant son footing sur le Golden Gatefilm visible, .

Pour Nike, les vieux sont des athlètes comme les autres - voir et -, la seule différence est qu'ils vont plus lentement.

Mais la lenteur pour Nike n'est pas problème non plus, c'est même l'opportunité de développer un nouveau marché - voir "Et si la lenteur devenait le nouvel idéal sportif ?"

Adidas, lui, n'a jamais mis de seniors en scène dans ses publicités. 

Pour la marque allemande, le vieux est visiblement un épouvantail commercial.

Quand en 2017, une jeune étudiant en cinéma, Eugen Merherpropose à Adidas une pub exceptionnelle () d'un vieux monsieur rêvent de s'échapper de sa maison de retraite pour aller courir ... la marque allemande ne donne pas suite.

Depuis, la fausse pub continue à être diffusée et à cartonner sur le net - .

Et Adidas continue, lui, à ne toujours pas montrer de vieux et de vieilles faisant du sport.

D'autres marques sont évidement dans le même déni.

Les japonaises Mizumo et Asics, pourtant originaires d'un pays vieillissant, ne communiquent, elles non plus, jamais sur les vieux.

D'où notre question : c'est quoi le problème des marques de sport avec les vieux ?

- Et si c'était qu'elles étaient encore toutes prisonnières d'un récit qui associait sport à performance, sport à vitesse, sport à compétition ?

- Et si les marques de sport ne faisaient, en fait, que répéter une vieille histoire inventée à la fin du XIX° siècle ?

- Et si les marques de sport étaient donc, tout simplement incapables de dessiner de nouveaux avenirs au sport ?

On en reparlera forcément à l'Insep, le 24 juin, .