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Tuesday, July 15, 2025

ET SI ON FAISAIT UN MAPPING DES MARQUES DE SPORT DÉFAILLANTES ?

Quand on se demande "c'est quoi réfléchir à l'avenir d'une marque de sport ?", on se questionne à la fois sur ce qui pourrait être les points forts... mais aussi les points faibles.

Ces points faibles sont facilement descriptibles : 

- produits de mauvaise qualité 

- produits blessants

- service après vente fuyant

- promesses commerciales non tenues.


Ces rares que des marques associent ces quatre faiblesses.


C'est rare, mais cela arrive !!!


C'est le cas par exemple de la marque Orca spécialisée dans les différents types de combinaisons liées la nage.


Orca est, en effet, capable :


- de vendre une combi qui s'abime en séchant,

- de vendre une combi très abrasive pour la peau,

- d'avoir un customer service multipliant les manoeuvres dilatoires

- de promettre des produits annexes qu'elle ne délivre pas lors de l'achat.


Oui, ça fait beaucoup pour une seule marque !!!  


Nous avons évidement toutes les preuves - notamment photographiques - de ce que nous avançons !!!


En soi ce n'est pas très grave, les marques incapables d'être à la hauteur de leurs promesses et de leur communication ont toujours existé.


Orca en fait partie.


Ce qui est plus intéressant avec cette marque, c'est une fois de plus l'incroyable décalage entre le storytelling développé sur son site et sur les réseaux et la réalité de ses produits et "service".


Un décalage qui nous a donné l'idée de développer une hypothèse de travail

et si au lieu de faire le énième mapping marketing sur les attributs plus ou moins positifs des marques de sport, on construisait un mapping des marques de sport défaillantes ?


On en reparlera lors de nos Rencontres Sport/Équipement/Stratégie ® organisées autour de la question "c'est quoi demain, une marque de sport ?"

Friday, June 28, 2024

C'EST QUOI SE DÉPLACER VITE A NEW-YORK ?

Il y a quelques jours, a eu lieu l'étape new-yorkaise du Sail GP -  

Ou quand des images qui semblent tout droit sorties d'un jeu vidéo - mais qui sont pourtant bien réelles - invitent à repenser la mobilité urbaine sous un autre angle.

Wednesday, January 10, 2024

ET SI CHAQUE OLYMPIADE DEVENAIT LA MARQUE D'UNE MUTATION MOBILITAIRE ?

Quand on travaille et réfléchit sur les effets des Jeux Olympiques sur la façon de penser et de faire la ville, l'aspect bâti et construction émerge très rapidement.

Et c'est normal car les J.O ont pour principale vocation de permettre aux pays et aux villes hôtes de construire plus vite des infrastructures et de la ville.

Les J.O sont du dopage urbain - voir, .

Par contre, l'aspect mobilitaire de l'héritage des Jeux est souvent méconnu, voir totalement oublié.

Alors que les J.O sont souvent l'occasion de proposer un nouveau modèle mobilitaire.

- Ce fut le cas à Rome en 1960 avec les Vespa et une Fiat présentés à l'époque comme des nouveaux modèles d'autonomie mobile.

- Ce fut le cas à Tokyo en 1964 avec, entre autres, le lancement spectaculaire du Shinkanzen présenté comme la marque du renouveau du train dans un monde qui ne parlait que voiture.

- Ce fut le cas à Los Angeles en 1984 avec l'organisation sur les freeways de la métropole de course cycliste mais aussi des marathons et notamment du premier marathon féminin olympique.

Ces trois Olympiades ont marqué trois changements d'imaginaires avec lesquels nous vivons encore aujourd'hui.

La question qu'on pourrait se poser c'est quel nouveau modèle mobilitaire vont laisser les Jeux de Paris 2024 ?

Franchement, on voit pas trop.

Ce qui est dommage

Il y avait de belles opportunités de développer entre autre tout un nouveau discours sur la multimodalité urbaine et active autour du triathlon qui associent trois grands sports mobilitaires: la course à pied, le vélo et la natation.

Le deux pictos dessinaient pour les jeux résument très bien à eux seuls cette promesse d'une mixité et d'une complémentarité des mobilités actives urbaines. 

Cela aurait été de plus, un moyen de faire de la Seine non pas seulement un espace de baignade, mais un véritable axe de mobilité à travers la natation.

C'est ce que nous avions imaginé avec :


Mais ce que Paris a clairement loupé, d'autres villes pourront le faire.

Et puis, il n'y a pas que les Jeux d'été.

Et à ce titre, pourquoi ne pas rêver que les J.O d'hiver de 2030 qui se dérouleront en France, soient l'occasion d'une nouvelle approche active de la mobilité montagnarde au XXI ° siècle ?

Friday, August 12, 2022

ET SI LE SPORT ACCENTUAIT LA SOLASTOLOGIE ?

Quand les sommets deviennent impraticables ...

Quand les forêts deviennent infréquentables ...

Quand les fleuves deviennent innavigables ... 

Quand les territoires de l'outdoor deviennent invivables ...`

Alors, surgit une question toute simple :

Et si le sport devait accentuer la solastologie ?

Et si le sport devait accentuer cette détresse psychique causées par les changements climatiques en faisant comprendre à de nombreux sportifs que leurs terrains de jeux favoris étaient en train de disparaître ?


Et si on arrêtait de dire que la nature est un formidable terrain de jeu ?


Des questions qui s'intègrent à notre plus vaste réflexion "C'est quoi la future histoire climatique du sport ?"


On en reparlera, .

Thursday, March 03, 2022

ET SI DEMAIN, LE NIGHT CANOEING DEVENAIT UN TRANS-SPORT URBAIN À PART ENTIÈRE ?

Afin de prolonger "une autre façon de penser le monde" sur le rôle toujours possible du kayak pour renouveler nos imaginaires mobiles, je voulais vous proposer ces images nocturnes de Tokyo.

Elles sont issues des parcours touristiques en canoë ou en kayak que proposent certains tour operator la nuit sur la Kyunaka River - voir, .

C'est l'occasion de découvrir un autre Tokyo très loin de l'image caricaturale et totalement fausse d'une ville stressante et en permanence animée. Il y a, en effet, peu de ville qui offrent autant de calme et de sérénité que la capitale japonaise - voir, .

Ces images nous intéressent, car elles montrent qu'en matière de services mobilité urbaine, les offres sont encore partout dans le monde encore très pauvres et peu imaginatives (transport collectif, voiture, moto et vélo

Ces images nous intéressent, car elles montrent qu'il y a aujourd'hui largement de la place pour enrichir et diversifier le discours et surtout les offres en matière de mobilités actives en ville.

Ces images nous intéressent, car elles montrent que dans la plupart des grandes villes mondiales les cours d'eau sont en fait très peu investis pour développer de nouvelles mobilités actives au quotidien - voir "Et les cours d'eau, on y pense un peu comme alternative ?"

Et si demain le kayak devenait un trans-sport ® urbain à part entière ?

Et si demain le night canoeing devenait un trans-sport ® urbain à part entière ?

Sur les cours d'eau urbains comme futur enjeu des mobilités actives, voir nos réflexions développées dans le cadre de notre démarche River Trans-Sport Project ®.

Monday, October 04, 2021

ET SI L'OUTDOOR DE DEMAIN, C'ÉTAIT L'URBAIN ?

Aujourd'hui, le désir de sport de nature s'exprime ... dans la nature.

C'est normal.

Sauf qu'aujourd'hui l'explosion des sports de pleine nature - donc d'outdoor - est train de fragiliser des pans entiers de zones naturelles.

Et si on se décidait à penser autrement ? 




Et si les villes se lançaient, entre autres, dans le packrafting urbain ? - .

Et si on se donnait enfin vraiment les moyens de réensauvager les sports urbains ?

Et si donc, on acceptait enfin de penser les notions d'outdoor et de sauvage un peu autrement ?

Ce sont pas des questions neuves.

Mais ce sont des questions qui ne trouvent toujours aucune réponse concrète, alors que les zones naturelles sont de plus en plus fragilisées.

On en reparlera, .

Tuesday, February 09, 2021

DES MENACES OU PLUTÔT DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS ?

Terrifiant et inquiétant.

Terrifiant et inquiétant d'observer comment les imaginaires de la mobilité se sont rétrécis.

Cela avait commencé avant même la Covid, avec les concepts de "micromobilité", de "démobilité" et de " ville du quart d'heure".

Des concepts qui sentent l'étroit.

Des concepts qui sentent le petit.

Des concepts qui sentent le pas trop loin.

Des concepts qui sentent le pas trop d'effort.

Bref, des concepts qui reflètent surtout la pensée de gens fatigués.

Aujourd'hui, s'ajoute la peur de l'eau.

Ainsi depuis quelques jours, devant les images des quais inondés à Paris, nous sommes censés être inquiets.

Et si on refusait enfin de se laisser bouffer par ce climat anxiogène ?

Et si au contraire, on prenait ces crues comme une formidable opportunité pour inventer de nouvelles mobilités sportives et fluviales ?

Et si c'était actuellement la période idéale pour aller faire du kayak sur la Seine ?

Et si on remettait un peu de sport et d'aventure y compris dans nos mobilités urbaines ? 


Bref, et si on arrêtait de voir nos futurs mobiles confisqués par de petits penseurs des mobilités pépères ou par de fausses menaces, pour inventer d'autres avenirs plus mobiles et joyeux ?

Nous chez Transit-City, nos concepts mobiles sont , et ils sentent bon le grand air et le large.


On en reparle le 24 juin prochain, .

Thursday, October 22, 2020

ET SI ON REPENSAIT NEW-YORK SOUS CET ANGLE ?

Pour prolonger les deux précédents posts sur la nécessité de repenser le rôle du vent en ville de façon plus positive et active - voir et -, je voulais vous proposer ces quatre images d'un kite surfer envisageant New-York avec une optique un peu différente de celle de la majorité des citadins - .

Et si nous aussi, on essayait de décaler un peu plus souvent nos regards pour penser la ville et ses mobilités un peu différemment et notamment sous l'angle de la Windy Mobility ® ?

Ce post s'inscrit dans le cadre de nos réflexions sur l'Outdoor City ®, l'Outwild City ® et notre démarche Rewild Urban Sport ®.

Wednesday, October 21, 2020

ET SI LE VENT PERMETTAIT D'IMAGINER DE NOUVEAUX TRANS-SPORT® URBAINS ?

Aujourd'hui la réflexion sur les mobilités actives urbaine est polarisée sur le vélo et commence à s'élargir vers le run-commuting - .

Par contre, strictement aucune réflexion et encore moins action ne sont engagées vers les mobilités actives aquatiques - voir "Et les cours d'eau, on y pense un peu comme alternative ?

Il y a pourtant en France de quoi être créatif entre notre industrie nautique très dynamique et au vu du nombre de cours d'eau qui sillonne l'hexagone - "Et si on essayait de dessiner de nouvelles mobilités aquatiques ?

Ce manque d'imagination est d'autant plus surprenant que les activités nautiques ont connu depuis une quinzaine d'années une formidable créativité et inventivité avec, entre autres, le paddle, le kitesurf et le wingsurf.

Si le paddle a fait son entre en ville depuis quelques années - - les deux autres sports (kite et wing) sont, eux, aujourd'hui toujours confinés au bord de mer.

Mais si on commence à mettre le vent au coeur de la pensée urbaine comme nous le faisons - voir, - les choses pourrait changer.

Le wingsurf, extrêmement léger et facilement transportable, pourrait ainsi arriver en ville sans aucune difficulté tant son maniement est aisé, demande peu d'espace et n'est pas pénalisé par les ponts.

Il connait un vrai succès sur les plages depuis deux ans - voir, - mais rien n'empêche aujourd'hui de le regarder comme un futur trans-sport ® urbain

Évidement ce que permet le Wing sur l'eau pourrait aussi s'appliquer sur le terre ferme en ville. Il suffit juste de remplacer la planche par un skateboard - .

Si pour le kitesurf  les choses paraissent plus compliquées du fait de sa haute voile et de son imaginaire associé au vol - voir,  -, rien n'empêche de le voir se développer dans certaines villes ayant de larges cour d'eau. 

Là encore, la réflexion mérite d'être engagée tant le kite pourrait dessiner de nouvelles pratiques urbaines.

Ces réflexions sur le vent s'inscrivent dans le cadre de notre travail sur l'Outdoor City ® et l'Outwild City ®.

Ces réflexions visent aussi à alimenter notre démarche Rewild Urban Sport ®.

Monday, October 19, 2020

ET SI ON CHANGEAIT DE REGARD SUR LE VENT EN VILLE ?

Chez Transit-City, on est passionné par le vent et la voile.

C'est pour cela que nous avons monté dès 2013 le premier Sailing Mobility Lab ® de France - .

C'est aussi pour cela que nous sommes toujours intéressés à la façon dont les voileux innovent - .

Et c'est toujours pour cela que nous élargissons cette réflexion sur le monde terrestre  - voir  et .

Aujourd'hui la multiplication des pratiques de la voile fait que le spectre de réflexion ne cesse de s'élargir et devrait touché le monde urbain - voir "Et si le vent changeait nos imaginaires mobiles ?".

Et ce d'autant plus que la force du vent devrait croitre dans les années à venir du fait du réchauffement climatique - .

Mais pour cela il faudrait cesser de voir le vent comme une menace et se décider enfin à le voir comme une super opportunité pour développer de nouvelles mobilités.

C'est pourtant malheureusement tout le contraire qui se passe.

Preuve en est avec deux récentes études conduites par Londres et Paris.

La ville de Londres a révélé récemment le résultat d'une étude conduite en 2019 intitulée Wind Microclimate Guideline qui montre combien les effets canyon ou Venturi peuvent être importants en ville notamment dans les zones comprenant de nombreuses tours - - voir, .

Le vent n'est ainsi pensé et présenté que comme une menace pour les piétons et les cyclistes.

Pas mot, par contre, sur les effets du vent sur la Tamise qui sont pourtant très importants et donc même pas  la possibilité de débuter une réflexion sur les effets positifs de vent pour développer des mobilités douces et sportives comme la voile, kitesurf ou le wing foil... 

Même chose à Paris où dans le cadre d'une étude sur les puits de chaleur, l'Apur a étudié en 2018 les brises thermiques sur la capitale - voir,

Alors que la carte montre très bien que la Seine est un corridor venteux exceptionnel, pas un mot là non plus sur ce que pourrait apporter les brises thermiques pour développer de nouvelles activité sur la Seine.

Certes ces deux études n'avaient pas vocation à imaginer le vent comme moyen de trans-sport ®, mais elles rendent bien compte de la pensée étroitement technicienne et mécanicienne des ingénieurs urbains dès qu'il s'agit d'aborder le vent et l'eau. Pour eux la réponse, c'est le moteur.

On sait que c'est pas vrai et que cela le sera de moins en moins - voir, .

On sait aussi que les imaginaires sportifs vont contribuer à regarder autrement les mobilités urbaines demain - - et notamment celles sur les fleuves - .

C'est pour cela que nous lançons notre chantier Windy Mobility ®.

On poursuit la réflexion dans les prochains posts.

Tuesday, May 12, 2020

SPORT AS A MOBILITY SERVICE ®

Parfois certains interviews ont le grand mérite de synthétiser quelques idées forces

C'est le cas de celui que j'ai accordé il y a quelques semaines à Uzbek & Rica .


Le voilà. 
Q - Dans vos écrits, vous dites que nous sommes entrés dans "le siècle du corps" : qu’est-ce que cela signifie concrètement ? 
F.B : Les deux siècles qui viennent de s’écouler étaient les siècles de la machine. 
À l’époque, remplacer des corps en mouvement par des engins motorisés a permis la formation de grandes puissances qui ont dominé le monde.  
Mais, aujourd’hui, ce modèle s’essouffle et la technique est pointée du doigt comme responsable de la destruction de la planète. 
Parallèlement, les grandes idéologies politiques et religieuses se sont effondrées. Le corps est donc tout ce qui nous reste aujourd’hui. On se dit : "Demain est incertain, mais au moins moi je serai en forme".  
Aujourd’hui, dans l’imaginaire collectif, l’homme moderne, c’est celui qui court et qui prend soin de lui, pas celui qui reste assis dans sa voiture -
En société, dire que l’on travaille dans le secteur du sport attire davantage l’intérêt que dire que l’on est employé du secteur automobile. Et, quand un médecin nous demande notre métier, la sédentarité de l’activité est perçue comme une tare, un handicap.  
Q - À ce propos, y a t-il un lien entre activité physique et activité professionnelle ?
F.B : Au XIXe et XX e  siècles, les premiers clubs de sport ont été montés par l’Église, l’armée puis le Parti communiste. Ces entités voulaient structurer la société et contrôler le monde, et leur stratégie passait par la promotion du sport auprès des individus. 
Aujourd’hui ces idéologies se sont effacées pour être remplacées par ceux de la réussite individuelle et l'idéalisation du corps performant.   
Or, depuis les années 1980, la sédentarité liée au travail nous a donné envie de « retrouver notre corps». 
Les entreprises doivent maintenant répondre à ce besoin, en réunissant les conditions nécessaires à la pratique du sport. 
Sur ce sujet, il y a de multiples manières de faire et des milliers de scénarios à imaginer. 
Les entreprises doivent également encourager la mobilité quotidienne des employés. Je milite par exemple pour les baskets de fonction : aujourd’hui l’employeur devrait rembourser les baskets de ses salariés au même titre que sa voiture ou son indemnité kilométrique -  
Comment est-il possible que la fiscalité encourage encore le fait d’avoir une voiture polluante d’une tonne et demie, et pas des paires de baskets ? Qu’elle incite à construire des parkings plutôt que des vestiaires ? - .
Q - Vous parlez du concept de motri-cité ® : en quoi est-ce différent de celui de mobilité ?  
F.B : Actuellement, quand on parle de mobilité, cela désigne un tas de choses, dont la voiture autonome et le téléphone mobile. 
Mais je voulais remettre le corps en mouvement au centre de la pensée sur la mobilité, d’où l'utilisation de la notion de "motricité" -   
Et pour accentuer cette réflexion sur le corps en mouvement dans son contexte urbain, j’ai créé le concept de "motri-cité ®".  
J’ai eu recours à la même gymnastique pour le mot "trans-sport ®" - . L’idée était de détacher la notion de transport de la question du déplacement motorisé.  
Ces deux concepts sont des des moyens d’attirer le regard sur le fait que le sport devient un mode de déplacement - . 
C’est un moyen d’inviter les entreprises à arrêter de subventionner les déplacements motorisés ou de payer des voitures de fonction et à encourager plutôt l’achat de vélos ou de vélos cargos. 
L’employeur devrait rembourser les baskets de ses salariés au même titre que sa voiture ou son indemnité kilométrique.  
Q - Le trans-sport ® fait évoluer la notion même de sport ? 
F.B : On a vécu 100 à 120 ans avec l’idée du sport comme sport de compétition.  
Notre imaginaire est encore conditionné par la compétition, mais cela tend à changer.  
Aujourd’hui, beaucoup de gens ne se reconnaissent pas dans les Jeux Olympiques -  
En France, les sports dits « rapides » concernent une minorité de personnes, la majorité pratique plutôt la marche, la randonnée...  
D’ailleurs, un des derniers modèles de baskets sorti par Nike est destiné aux gens qui veulent courir lentement (running slow) - La marque a compris que l’enjeu aujourd’hui pour beaucoup ce n'est pas d’être winner mais finisher 
Tout cela participe aussi d’un sport plus inclusif, adapté aux seniors, aux personnes en surpoids, aux individus en situation de handicap.  
Il faut construire un nouvel imaginaire autour du sport comme élément de la vie quotidienne, et pas seulement comme une parenthèse d’une heure dans la semaine, où l’on enfile son jogging pour aller courir sur un tapis.  
Le sport irrigue notre quotidien -  
D’ailleurs, il existe tout un tas de peuples qui continuent à parcourir 7 à 9 km par jour dans aucun problème, à la manière des civilisations pré-moteur - . 
Q - À vous entendre, il semblerait qu’à l’avenir travail, sport et civilisation soient encore plus liés ? 
F.B : Le travail comme l’activité physique vont devoir s’adapter à la nouvelle donne climatique -  et . 
Historiquement, l’humain s’est toujours battu contre le froid et la nuit, or, aujourd’hui, l’équation s’inverse et les pics de chaleur nous obligent à repenser nos temps de travail et notre manière de faire du sport -  
Par exemple, je crois au retour de la sieste : demain, on travaillera de 7h à 11h puis de 16h à 21h. Puis on rentrera chez soi en courant dans la fraîcheur de la nuit. C’est déjà le cas dans certaines villes, comme à Phoenix, où les habitants commencent à travailler de nuit, et où le top départ du dernier marathon a été donné avant le lever du soleil - .
La recherche de la fraîcheur guidera nos manières de nous dé placer, de faire de l’exercice et de travailler : à Paris, la Seine sera sans doute l’une des dernières zones de fraîcheur - . 
Qui sait, en 2027, elle pourrait enfin être réinvestie par les kayaks et les paddles, et connaître à son tour des heures de pointe quotidiennes de rameurs et de kayakistes ? - .