Tuesday, May 18, 2021

ET SI PATAGONIA DEVENAIT UN FUTUR CONCURRENT POUR EDF ?

Les marques américaines d'outdoor ont toujours eu beaucoup d'avance la défense de l'environnement - .

Mais à l'heure ou toutes les marques, notamment de textile, font du greenwashing, ces grandes marques américaines d'outdoor ne peuvent plus se contenter de dire qu'elles font des vêtements recyclés. 

Il faut qu'elles passent un cap dans leur combat écologique si elle veulent continuer à exister dans un brouhaha consumériste qui met du vert partout.

Patagonia a très bien compris cette menace de dilution de ce qui a longtemps fait son identité - .

Il ne s'agit donc plus seulement pour les marques d'outdoor de défendre la nature, mais de proposer de nouveaux modèles de productions moins polluants et plus juste socialement.

C'est ce que fait Patagonia avec son projet We The Power, visant à permettre aux citoyens de produire leur propre électricité.

On y retrouve toute l'esprit écolo des années 70 visant à lutter contre les monopoles au profit de petites unités de production locales - voir, .

Quand Patagonia dit "l'avenir de l'énergie appartient aux citoyens" ...

Quand Patagonia propose d'imaginer "un nouveau modèle énergétique" ...

... Patagonia propose clairement un combat politique à mener.

Un combat contre un certain modèle industriel.

Un combat contre le modèle dominant de la production électrique aujourd'hui dans le monde ; celui des méga compagnies peu transparentes et du système politique centralisé qui leur est associé. 

Avec sa démarche We The Power, Patagonia devient donc clairement le concurrent idéologique d'une compagnie comme EDF.

Un peu comme si Patagonia devait bientôt dépasser et remplacer Greenpeace, c'est à dire en ne se contentant pas de critiquer la production nucléaire, mais en proposer et soutenant des alternatives crédibles.

Faut-il s'en plaindre ?

Wednesday, May 12, 2021

ET SI LES NUTRITIONISTES DEVENAIENT LES GRANDS URBANISTES DU XXI° SIÈCLE ?

En octobre 2017, Transit-City proposait de créer le concept d'Obé-Cité ®  afin d'intégrer la condition physique dans les analyses urbaines et mobilitaires.

Voir :

En France, pays dans lequel il est toujours difficile de parler du physique en général et des gros en particulier, notre proposition n'a pas rencontré un gros succès (dans d'autres pays européens, nous n'avons pas eu ce problème). 

Pour beaucoup de professionnels de la ville, l'obésité est un enjeu de santé publique, mais pas d'urbanisme.

Grave erreur, selon nous.

Et c'est donc avec un réel plaisir, que nous avons découvert il y a quelques jours le lancement d'une démarche appelée Obecity

Financée par le Pennington Biomedical Research CenterObecity vise à réinterroger l'approche de l'obésité en la traitant à la fois sous l'angle de la souffrance individuelle mais aussi, et surtout, sous l'angle plus global de l'American Way of Life qui n'incite ni à l'effort, ni à faire vraiment attention à ce que l'on mange.

Mais le site Obecity dépasse largement la situation américaine. L'analyse pourrait s'appliquer à de nombreux autres pays.

Obecity dépasse le seul problème de l'obésité. Cette dernière n'est que la partie la plus visible d'un problème plus large.

Obecity est une vraie réflexion politique sur nos modes de vie et nos modes de consommation.

Obecity nous montre que si notre nouvel modernité urbaine est très séduisante, elle n'est par contre absolument pas soutenable notamment sur le plan de la santé publique. 

On s'en doutait un peu.

D'où notre hypothèse : Et si désormais, on intégrait systématiquement des nutritionnistes dans les réflexions urbaines ?  

Aujourd'hui, on intègre les émissions de carbone dans l'analyse urbaine. Alors, pourquoi ne pas imaginer que demain on intègre aussi la consommation de calories dans les aménagements urbains ? Un ascenseur serait ainsi mal noté face à un escalier, et un drive-in face à un marché traditionnel.

Ce post n'est qu'une étape dans notre réflexion. 

Et on poursuit notre chantier Obé-Cité ®.

Monday, May 10, 2021

ET SI LE ESPORT SERVAIT DE BASE À UN NOUVEAU RÉCIT OLYMPIQUE ?


L'avantage quand on est dans la merde, c'est qu'on est obligé de bouger et d'innover.

C'est la situation que vit actuellement le Comité International Olympique qui se prend de plein fouet deux phénomènes de nature très différents mais qui le déstabilisent complètement.

- Un phénomène structurel qui est celui de la désaffection des JO dans les imaginaires sportifs des jeunes générations.

- Un phénomène conjoncturel qui est celui de la menace que la pandémie fait toujours peser sur l'organisation des JO de Tokyo cet été.

Deux réalités qui ont obligé le CIO à accélérer sa mutation notamment vis à vis du esport.

Le CIO a, en effet, annoncé il y a quelques jours avoir passé des accords pour l'organisation d'épreuves de esport avant et pendant les J.O.

Avant les J.O, ça sera les les Olympic Virtual Séries.

Pendant les J.O, ça sera les Intel World Open.

Cette double arrivée devrait bouleverser les choses en posant a minima trois questions très concrètes sur l'identité des Jeux Olympiques :
- c'est quoi demain une enceinte sportive ?
- c'est quoi demain la représentation d'un corps d'athlète ?
- c'est quoi les J.O., si les sports motorisés y sont autorisés ?

Reprenons les choses.

Première question : c'est quoi demain une enceinte olympique ?

Les Jeux Olympiques, c'était jusque-là des enceintes dédiées et des espaces très encadrés et normés.

Avec le esport, tout peut devenir enceintes sportives. 

Virtual Regatta, c'est potentiellement l'arrivée du grand large.

Zwift, c'est l'arrivé des athlètes enfermés dans une pièces qui font semblant d'avancer

C'est quoi dans ces conditions un équipement sportif demain ?

Est-ce qu'un seule structure pourra accueillir toutes les épreuves sportives ?

Question induite : Est-ce que demain cela vaudra toujours le coup de construire des enceintes sportives de plus en plus chères ?


Deuxième question : c'est quoi demain le corps d'un athlète olympique ?

Les Jeux Olympiques, c'était jusque-là des corps athlétiques.

Avec le esport, tout corps peut devenir corps athlétique.

eBaseball Powerful Pro Baseball, c'est l'arrivé des athlètes gamefiés et sans jambes.

Street Fighter V, c'est l'arrivée des corps fictionnels dopés aux super pouvoirs.

C'est donc reconnaitre avec ces deux jeux vidéo, que tout corps est potentiellement un corps d'athlète légitime.

C'est aussi reconnaitre que les frontière du corps vont devenir de plus en plus difficile à déterminer.

Question induite : Entre virtuel et prothèse d'handisport, c'est quoi demain la définition d'un corps d'athlète ?


Troisième question : c'est quoi les J.O, si les sports motorisés y sont autorisés ?

Les Jeux Olympiques, c'était jusque-là des corps d'athlètes et uniquement des corps.

Avec le esport, le moteur va remplacer le corps.

Gran Turismo, c'est l'arrivée de la voiture aux J.O. 

Rocket League, une partie de foot avec des voitures, c'est la concrétisation du remplacement du corps du sportif par une machine.

C'est un vrai basculement 

Au départ, il y a eu l'athlète avec ses muscles.

Ensuite, il y a eu l'athlète handisport équipé de prothèses.

Aujourd'hui, arrive le moteur virtuel.

Demain va-t-on voir arriver de vraies épreuves automobiles aux J.O ?

Question induite : C'est quoi la définition d'un sport olympique demain ?


On comprends qu'à partir de ces trois questions, pourraient se construire les bases d'un récit olympique totalement renouvelé pour le XXI° siècle.

Un nouveau récit olympique avec une nouvelle définition de ce qu'est une enceinte sportive demain.

Un nouveau récit olympique avec une nouvelle définition de ce qu'est un corps d'athlète demain.

Un nouveau récit olympique savec une nouvelle définition de ce qu'est un sport demain.


On vous laisse méditer.

Et on en reparlera forcément beaucoup plus longuement lors des Rencontres de la Prospective Sportivenotamment avec Nicolas Besombes, vice président de France Esports.

Friday, May 07, 2021

ET SI NIKE ÉTAIT JUSTE EN TRAIN DE FLINGUER LES VALEURS DES JEUX OLYMPIQUES ?

Commençons ce post par deux banalités :

- le sport vit aujourd’hui une mutation radicale de ses pratiques et de ses imaginaires,

- la compétition et les Jeux Olympiques ne sont plus les grandes références qu’ils furent au XX° siècle.


Face à ces constats, les Jeux Olympiques tentent de s’adapter en s’accaparant de nouveaux sports (surf, escalade, skate …) et en s’acoquinant avec le eSport.


Les équipementiers, eux, sont obligés de se chercher de nouveaux positionnements marketing.


Que dire sur le sport quand les J.O ne font plus rêver les jeunes générations et que leur organisation est très incertaine pour cause de Covid ?


Nike a choisi (mais avait-il le choix ?)


A 80 jours de l’ouverture des Jeux de Tokyo, l’équipementier américain vient, en effet, de lancer une grande campagne intitulée de façon très symbolique “Play New” - film, .


Le film n'est qu'apologie de l'échec, de la persévérance, du partage, de la rigolade, du "ce n'est que du sport", du "ben, c'est pas si grave" et du "j'y retourne, même si c'est pour me prendre une gamelle !"


LePlay New de Nike n'est ainsi que du hors-stade et du hors-compétition !!


Soit juste l'inverse des territoires et des valeurs de l'olympisme.


Nike célèbre le pouvoir du jeu et non pas le pouvoir des Jeux.


Bref, si Nike avait voulu montrer que les J.O. n'étaient plus vraiment le moteur du sport au XXI° siècle, il ne s'y serait pas pris autrement.


On en reparlera forcément le 24 juin, .

Wednesday, May 05, 2021

ET SI UN ATHLÈTE NE POUVAIT PLUS AVOIR UN CORPS NORMAL ?

Au départ, c'est un film en faveur de l'athlète sud-africaine Caster Semenya interdite de compétition par la Fédération internationale d'athlétisme en raison de son taux de testostérone trop élevé - .

A l'arrivée, c'est un film qui pose une vraie question.

Et si au delà de la génétique, un athlète de haut niveau ne pouvait plus avoir un corps normal ?

"L’athlète résulte d’une production scientifique et politique qui confine à l’eugénisme. 
Il est sélectionné parmi des milliers, parfois programmé avant sa naissance. 
Les morphotypes se sont tellement affinés en quelques décennies qu’il n’est plus possible de confondre les disciplines au vu des corps surentraînés, hyper spécialisés. 
Gymnastes, nageurs, marathoniens incarnent ainsi leur sport de manière allégorique et l’extrémisation de leur pratique. 
La surnaturation technicienne du corps des champions rencontre paradoxalement un hyper naturalisme, une prédétermination physique essentielle." - Isabelle Queval in "Le sport le diable au corps"

Dit autrement : et si tous les athlètes de haut niveau avaient forcément des corps anormaux


Dans ce contexte, c'est quoi demain l'exemplarité de l'athlète de haut-niveau pour le commun des mortels ?

Une référence ?

Un repoussoir ?

On en reparle, .

Monday, May 03, 2021

ET SI POUR PENSER LE SPORT DE DEMAIN, VOUS VENIEZ LES ÉCOUTER LE 24 JUIN ?

La date des premières Rencontres de la Prospective Sportive se rapproche.

Nous pouvons aujourd'hui révéler les noms de nos invités qui viendront partager leurs visions sur l'évolution du sport.

- Isabelle Queval, ancienne athlète de haut-niveau et philosophe, auteur de "Le sport le diable au corps"

- André Comte-Sponville, philosophe et auteur, entre autre, de "Que le meilleur gagne !"


- Philippe Blanchard, ancien directeur au CIO et fondateur de Futurous.

- Charly Felgate, vision leader et responsable de la démarche Decathlon Perspective.

- Jean-Marc Djian, ancien athlète olympique et aujourd'hui VP Footwear de North Face.

- Nicolas Besombes, professeur en sociologie du sport et vice président de France Esports.

- Benjamin Pichery, auteur, réalisateur et directeur de la collection Homo Ludens à l'Insep

Ils témoigneront chacun sur la façon dont ils réfléchissent à l'évolution du sport et au possible rôle des J.O dans cette réflexion prospective.

Merci à eux d'avoir accepter de venir partager leurs champs de réflexions, leurs convictions et leurs interrogations avec nous.

On en reparle très vite.

Thursday, April 29, 2021

ET SI POUR PENSER LE SPORT, ON ARRÊTAIT D'ÊTRE FASCINÉ PAR LE HAUT-NIVEAU ?

Aujourd'hui l'essentiel de la pensée sportive est captée par le haut-niveau.

Aujourd'hui, et plus particulièrement en France avec la préparation des JO de Paris 2024, l'essentiel de la pensée sportive se fait sous les prisme de l'olympisme.

Aujourd'hui, le discours dominant des fédérations sportives est de nous présenter les Jeux olympiques comme la finalité de la pratique sportive. 

Aujourd'hui, l'Olympisme et le haut-niveau semblent être devenus des idéaux absolus pour penser le sport.

Et si on prenait le contre-pied de cette fascination pour le haut-niveau ?


Et si on décidait que le haut-niveau n'était plus un modèle ... mais au contraire un contre-modèle ?

Et si on prenait conscience que l'obsession de la performance avait plus d'effets négatifs que positifs sur la pensée et la pratique sportive?

Ce sont quelques-unes des questions que l'on ne peut s'empêcher de se poser en lisant le passionnant livre "Le sport le diable au corps" signé de la philosophe et ancienne athlète de haut-niveau, Isabelle Queval.

"Là où le monde du travail, ou celui de l’école, alertent sur les méfaits du culte de la performance à outrance et ses conséquences sur la santé mentale, produisant çà et là des contre-discours, rien de tel dans le monde du sport de haut niveau où la recherche incessante de performance est la clé de voûte. 

Le sport de haut niveau est fondé, au sens le plus strict, sur le culte de la performance, et cette trajectoire brute, cette ligne d’excès dans toute son épure, explique bien des «dérives». (...)

Porté par le contexte de sa naissance qui a vu dans la compétition sportive le vecteur de valeurs éducatives et morales propres à influencer la société, le sport de haut niveau n’en finit plus de voir se télescoper ces valeurs – comme si elles lui étaient indéfectiblement attachées – avec les dérèglements de toute nature dont il est aujourd’hui l’objet.

Et de poser la vraie question - et si le sport sortait enfin du XIX° siècle ?

"L’activité du XIX° siècle, emblématique d’une méritocratie réglementée, icône même de la valeur de la règle et de son impact moral sur les structures sociales, subit les coups de boutoir des dérégulations qui agitent le monde du XXI° siècle. 
À ce titre, encore une fois parce qu’il se situe à la pointe de toutes les innovations et porte en lui tous les excès, le sport de haut niveau hyperbolise les problèmes du temps. 
C’est donc seulement en renouvelant ses valeurs, en les réinventant, et non en se référant, toujours, à celles du XIX° siècle, que le sport pourra relever les défis sociaux et éducatifs de la société d’aujourd’hui."

Et c'est justement pour réfléchir à cette question des nouvelles valeurs du sport, que nous organisons le 24 juin prochain les premières Rencontres de la prospective sportive autour de la question "Et si les Jeux Olympiques portaient une vision dépassée du sport ?"  

Isabelle Queval interviendra lors des Rencontres de la prospective sportive.

Tuesday, April 27, 2021

ET SI POUR PENSER LE SPORT, ON ÉCOUTAIT PLUS CEUX QUI N'AIMENT PAS LES JEUX OLYMPIQUES ?

Chez Transit-City, on fait de la prospective.

On fait notamment de la prospective sur le sport, et c'est pour cela que nous avons monté avec Patrick Roult de l'Insep, les Rencontres de la Prospective Sportive.

Ce qui sous-tend la démarche des Rencontres, est une question toute simple : on regarde où pour penser demain ?

Une question que l'on peut décomposer en deux sous-questions : 
- où doit-on regarder pour penser le sport dans les années qui viennent ?
- qui doit-on écouter pour imaginer les évolutions du sport dans l'avenir ?

En général, les professionnels qui prétendent regarder l'évolution du sport regardent ... le sport et le marché du sport.

Ils font donc de la tendance en regardant les données du marchés ou en écoutant des sportifs.

Mais jamais, ils n'écoutent les non-sportifs et encore moins ceux qui détestent ouvertement le sport.

Et c'est dommage.

Car écouter les gens qui n'aiment pas le sport, c'est devoir entendre ce qu'ils reprochent au sport et à son système de valeur.

Et ça c'est fondamental pour penser demain.

Cela oblige à penser d'autres modèles et d'autres valeurs pour penser l'activité physique.

Surtout quand cette critique du sport est intelligente et incite à penser en dehors des schémas dominants comme le fait le philosophe André Comte-Sponville dans son livre "Que le meilleur gagne !".

Ses questions et ses doutes font réfléchir notamment sur l'obsession de la compétition.

"Quand je pense à ces centaines de jeunes qui passent des heures chaque jour à faire des longueurs de piscine, dans l’espoir de gagner, dans dix ans, une possible médaille olympique ! Il y a quand même mieux à faire de son enfance, de son adolescence, de sa jeunesse, que de faire des longueurs de piscine jusqu’à vous en dégoûter ! 

« Va au bout de ton rêve », disent les imbéciles. 

Eh bien alors, ne rêvons pas de devenir des champions ! 

Combien de jeunes garçons commencent leur vie d’adulte, tristement, sur un constat d’échec : ils ne seront jamais footballeurs professionnels! Quelle tristesse ! Quelle sottise ! Quel gâchis !"

Dans l'optique des Rencontres organisées cette années autour de la question "Et si les Jeux Olympiques portaient une vision dépassées du sport ?", on retiendra parmi les propos de Comte-Sponville, ceux concernant la fameuse devise "Citius, altius, fortius" qui, pour lui, "renvoie les Jeux olympiques au dérisoire qui est le leur."

 "Dès l’âge de trente ou trente-cinq ans, ce n’est plus « Plus vite, plus haut, plus fort », mais « Moins vite, moins haut, moins fort ». 
Or, que je sache, à trente ans, la vie n’est pas terminée ! 
À force de célébrer le sport, on finit par enfermer nos jeunes gens dans un jeunisme délétère, puisqu’on leur laisse croire qu’après trente-cinq ans, en gros, tout est foutu – ils n’iront pas plus vite, plus haut, plus fort. 
Si bien que la devise olympique revient à dire : « À trente-cinq ans, la vie est finie. » 
Ce qui est exactement le contraire de la vérité, le contraire de ce qu’il faut dire à nos enfants !"  

On est pas obligé d'être d'accord avec Comte-Sponville, ni de réduire les J.O à cette devise.

Mais sa critique est franchement à méditer dans un monde qui va compter de plus en plus de vieux et qui va être de plus en plus obsédé par le corps, la santé et la forme.

Dans ce nouveau contexte, les J.O. vont-ils à l'encontre de l'évolution démographique du monde ?

Voir "Et si la vieillesse permettait de réinventer les Jeux Olympiques ?"

André Comte-Sponville interviendra lors des Rencontres de la prospective sportive.

Monday, April 26, 2021

"REMEMBER THE OFFICE ?"

Quand parfois une simple couverture de magazine dit à elle seule toute une révolution.

Avec la révolution digitale, quel est le lieu qui symbolise l'entreprise ? 
Est-ce encore le bureau ? voir, .

Et est-ce encore un lieu ? Ou n'est-ce pas plutôt la connexion, c'est à dire, non plus un lieu, mais des outils, un téléphone, un ordinateur et une imprimante 3D ?

Qu'est-ce qui fait "le territoire d'une entreprise" aujourd'hui ?

Avec la révolution digitale, n'est-on pas en train de rentrer dans une nouvelle étape de la religion industrielle dont le symbole serait l'absence de lieu ... symbolique ?

Wednesday, April 21, 2021

ET SI L'ABSENCE DE ROUE DEVENAIT UN NOUVEL IDÉAL CYCLISTE ?

Pour prolonger le précédent post sur les nouveaux imaginaires possibles de la basket autour de la roue - voir, -, je voulais vous proposer cette image d'un certain nouvel idéal du cyclisme contemporain : le vélo haut de gamme sans roue (ce modèle vaut 3 500 $ - ).

Une machine paradoxale : car si elle nie la qualité première du vélo - se déplacer -, elle génère en même temps une nouvelle image très désirable de la performance cycliste.

Troublant.

Tuesday, April 20, 2021

ET SI LA BASKET DEVAIT SE PENSER COMME UN MONSTER TRUCK ?

Si on part du principe que ....
- ... le XXI° siècle va être le siècle du corps, par opposition au XIX° et au XX° siècles qui furent les siècles de la mécanique.
- ... les imaginaires de la mobilité sont encore très dominés par les imaginaires automobiles.

Alors ...

Alors ne faut-il pas prendre l'imaginaire automobile le plus excessif qui soit, à savoir celui du monster truck, pour penser la chaussure performante de demain ?

C'est ce qu'on peut penser devant ce film de Nike sur la conception de sa Road Warrior.

Si le modèle automobile choisi peut paraître surprenant tant il est à l'opposé des valeurs de la basket, la méthode et le cheminement de la pensée des designers sont eux loin d'être inintéressants. 

C'est à voir et à méditer quand on réfléchit aux nouveaux imaginaires de la mobilité et du sport - voir "Nouvelles technicités de la mobilité ?"

Pour aller plus loin sur les imaginaires de la nouvelle gamme I.S.P.A de Nike, voir "Et si Nike se lançait dans le survivalisme urbain ?"

Et sur la capacité de Nike a toujours faire du très malin storytelling sur la création de ses modèles, voir "Et si Nike devait beaucoup à Archigram ?"

Monday, April 19, 2021

ET SI LE "NON AUTORISÉ" DEVENAIT UN IDÉAL SPORTIF ?

A la naissance de chaque sport, il y a une idée déconnante - .

A la naissance de chaque sport, il y a toujours une idée de transgression, une histoire de ne pas faire ce qui se fait d'habitude, une histoire de plaisir, une histoire de jeu.

Et dans un monde de plus en plus normé, encadré, sécurisé, contrôlé, le sport va devenir de plus en plus un outils de libération.

A l'heure où il faut demander l'autorisation pour tout, le "non autorisé" va devenir terriblement désirable.

C'est en tout cas une des leçons que l'on peut retenir de la course Take the bridge, course clandestine organisée la nuit sur des parcours inconnus à l'avance par les coureurs - voir la vidéo et les explications sur l'édition de Melbourne, .

Et il est à parier qu'après les vagues successives de confinement, le besoin de transgression va se développer.

Aujourd'hui pour beaucoup, le sport c'est le respect de la règle.

Demain pour beaucoup d'autres, le sport ça sera la transgression des règles.

Deux questions induites : 


- Ce sont quoi "les valeurs du sport" demain ?


- C'est quoi enseigner "les valeurs du sport" demain ?


On ne va évidement pas répondre dans ce post.

Mais on en reparlera forcément, .