Monday, August 30, 2021

CE SONT QUOI DEMAIN, LES IMAGINAIRES DE LA VITESSE ?

- Des voitures trop puissantes et trop rapides pour courir un Grand Prix sous la pluie - .

- Un corps handicapé qui montre toute sa polyvalence à travers le paratriathlon - .

- Et un athlète qui met moins de 21 heures pour faire le tour du Mont-Blanc - .

Forcément quand on s'interroge comme nous le faisons au sein de notre Prospective Sport Lab ® pour savoir ce que seront les imaginaires de la performance demain - -, on ne peut qu'être marqué par la confrontation d'images qu'a offert le dernier week-end sportif.

Trois questions, parmi beaucoup d'autres, nées de ce choc des images :

- C'est quoi demain l'imaginaire de la vitesse, quand ce qui est censé en être un symbole fort - une Formule 1 - ne peut pas courir juste pour des raisons de grosses pluies ?

C'est quoi demain l'imaginaire de la vitesse, quand ce qui est censé en être l'antithèse - un corps handicapé - symbolise aujourd'hui un nouvel idéal de performance ?

C'est quoi demain l'imaginaire de la vitesse, quand il est incarné par un sportif - un trailer - qui en fait ne va jamais très vite ? (la moyenne sur l'UTMB est 8 km/h pour les meilleurs et de 4 km/h pour les autres)

On ne va évidement pas répondre à ces questions dans ce post, mais on peut vous renvoyer vers :

Et pour prolonger "Qui va vite ?", voir "Outlaw Runners".

Friday, August 27, 2021

ET SI STRAVA DEVENAIT UNE ABBERATION SPORTIVE ?

Dans le cadre de notre Prospective Sport Lab ®, nous travaillons actuellement autour des deux questions :

Parallèlement, nous avons lancé notre démarche New Narrative for Sport ® autour d'un premier chantier intitulé "Et si l'outdoor devait s'inventer de nouveaux récits ?"

Ces trois questionnements ne sont pas directement liés, mais forcément se rejoignent et se croisent.

C'est notamment le cas quand on analyse l'Ultra Trail du Mont Blanc et les imaginaires que celui-ci véhicule - voir .

Car oui, aujourd'hui, l'UTMB contribue à changer les imaginaires montagnards.

Avec le trail, la montagne est oubliée au profit de la performance - voir, 

Le chemin de randonnée du Tour du Mont Blanc est devenue une piste d'athlétisme suivant en cela l'évolution d'autres sports - .

Le GR 20 en Corse subit la même mutation, à tel point que nous faisions récemment l'hypothèse qu'il devienne un jour une distance olympique - voir, .

La montagne en été change donc peu à peu d'imaginaire sportif.

Le trailer a pris la place de l'alpiniste.

Ce qui était demandé aux alpinistes, à savoir une certaine connaissance de la montagne, est aujourd'hui évacué. 

Le trailer veut aller vite.

Et cette culture va se renforcer dans les années qui viennent avec des applications mobiles comme Strava qui permettent, via un GPS, d'enregistrer les activités sportives.

Soyons clairs, Strava est un formidable outil qui a renouvelé l'approche du sport et de la mobilité - voir :

Mais on peut aussi constater que Strava est en train de changer les pratiques en montagne, et que cette évolution ne va pas forcément dans le bon sens.

Preuve en est la démarche que Strava développe actuellement sur le parcours de l'UTMB - voir  Strava/UTMB - en décomposant le tour du Mont Blanc en douze segments.

Il faut regarder le film sur le segment dit du "Grand Col Ferret" qui rend très bien compte de cette approche.

La montagne est oubliée, seul compte ma performance individuelle sur certains secteurs qui me permettent de me comparer aux autres.

La nature n'est qu'un décor, l'importance c'est le chrono.

Questions : 

- Ce genre d'approche va-t-elle être encore tenable longtemps à l'heure de la fragilisation des éco-systèmes montagnards ? - .

- Va-t-on pouvoir encore longtemps continuer à se regarder le nombril (ma perf), quand tout autour ça se dégrade ? - voir, .

Et s'il était enfin temps de se ré-interroger sur la notion de performance à l'heure du réchauffement climatique ?

Au sein du Prospective Sport Lab ®, nous travaillons sur cette question.

Si cela vous intéresse, contactez nous.

Wednesday, August 25, 2021

ET SI ON ARRÉTAIT DE DIRE QUE LA NATURE EST UN FORMIDABLE TERRAIN DE JEU ?

Je sais pas pour vous, mais moi ça ne passe plus.

Cette idée que la nature est "un terrain de jeu", me devient plus en plus insupportable.

Et les images actuelles de l'UTMB avec ses trailers à la queue leu leu sur des sentiers de montagnes, me semblent de plus en plus grotesque.

Certes, les organisateurs de l'UTMB font des efforts pour compenser les dégâts engendrés par leur évènement - voir, .

Mais quand même ...

Mais quand même, à l'heure du réchauffement climatique et de la sur-fréquentation des lieux sauvages, peut-on continuer à dire que la nature est un terrain de jeu ?

Peut-on continuer à s'abriter derrière des "gestes éco-responsables", pour faire venir des milliers de personnes pour courir avec des batons dans des zones déjà fragilisées ?

Peut-on continuer à dire "l'environnement est une priorité", pour justifier l'organisation d'une compétition dont les 3/4 des participants ne cherchent pas vraiment à comprendre ce que sont les éco-systèmes montagnards ?

Bref, est-ce qu'il ne serait pas temps pour l'UTMB d'essayer de se poser les bonnes questions sur le message que cette course véhicule aujourd'hui ?

Et si l'UTMB et le monde du trail en général, devait faire l'effort de s'inventer un nouveau récit au vu de la catastrophe écologique en cours ? 

Et si l'UTMB devait enfin proposer une autre approche de la performance que celle du temps pour réaliser un parcours ?

Ces questions de pure bon sens, ne viennent pas de nulle part.

D'abord, cela fait plusieurs années que ces questions nous travaillent : 

Elles sont liées évidement à l'état de notre planète et à l'urgence de repenser les rapports sports/nature - voir "Et si l'outdoor devait s'inventer de nouveaux récits ?"

Enfin, elles s'inscrivent dans le cadre des chantiers menés actuellement par notre Prospective Sport Lab ®  autour des deux questions "C'est quoi penser la performance ?" et "C'est quoi penser le sauvage ?"

Des questions qui - en tout cas, on l'espérer -  deviennent très rapidement celles de tous les organisateurs d'ultra-trails et autres événements de pleine nature.

On en reparlera le 24 novembre au musée de l'Homme - voir, .

Tuesday, August 24, 2021

ET SI DEMAIN, C'ÉTAIT LES SAUVAGES QUI DÉFINISSAIENT LES TERRITOIRES DE L'OUTDOOR ?

Depuis le 1 er octobre 2019 l’accès à l’Uluru, longtemps plus connu dans le monde entier sous le nom d’Ayer Rock, a été interdit d’accès par le gouvernement australien - .


Cette décision a été prise sous la pression des aborigènes Anangu qui considèrent que ce mont est sacré et devait être fermé aux pratiques sportives et touristiques.


Le 17 décembre 2020, le gouvernement néo-zélandais a racheté à un promoteur immobilier pour 30 millions de dollars un terrain afin de bloquer un projet immobilier sur des terres maoris - .


Cette décision du gouvernement a était prise après quatre ans de lutte des Maoris Tainui qui estimaient que ce terrain qui leur avait été volé au moment de la colonisation anglaise, était sacré et inconstructible.


Ce mercredi 25 aout 2021, aura lieu dans le Minnesota une nouvelle manifestation contre la construction d’un pipe-line - .


La manifestation est organisée par les communautés Anishinaabe qui considèrent que leurs droits de chasser et de pêcher sur leurs terres sacrées seraient très directement menacés si ce pipe-line était construit.


Trois combats.


Trois combats qui montrent comment des lieux considérés comme naturels et sauvages par les Occidentaux, sont en fait des lieux culturels pour ceux que l'Occident a longtemps traité de sauvages”.


Cette dichotomie n'est pas une nouveauté. 


Mais elle devient très interessante quand comme nous le faisons actuellement au sein du Prospective Sport Lab ®, nous nous interrogeons pour savoir ce qui définira le sauvage et les territoires sauvages demain ? 


Cette réflexion s'inscrit dans la préparation des secondes Rencontres de la Prospective Sportive organisées en novembre autour de la question "Et si le sauvage devenait le nouvel horizon du sport ?"


Parmi les question que cela pose, il y a notamment celle-ci : peut-on continuer à penser la nature sauvage sous le seul prisme occidental ou doit-on s'ouvrir à d'autres visions culturelles, et notamment animistes ? - .


Et si demain, c'était les "sauvages" notamment à travers leurs luttes éthno-ecologiques, qui dessinaient une nouvelle cartographie du sauvage ?


Et si c'était le cas, où regarder pour penser cette nouvelle cartographie du sauvage ?


Pour y réfléchir, on peut toujours regarder la superbe cartographie proposée par Native Land qui illustre ce post, et qui offre une vision des territoires occupés par un certain nombre de peuples avant les colonisations occidentales - voir les explications détaillées, .


Avec Native Land  s'offre à nous une toute nouvelle representation du monde qui nous oblige forcément à réfléchir un peu autrement ... 


On poursuit la réflexion dans de prochains posts.


Sur les pouvoirs prospectifs de l'approche ethnologique, voir aussi notre démarche "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?"

Friday, August 20, 2021

ET SI C'ÉTAIT LE DÉBUT D'UN BASCULEMENT ?

Les faits se sont déroulés en août 2019, mais la décision de justice est toute récente.

Aux Etats-Unis, un grand jury vient d'inculper deux entraîneurs de meurtre après la mort d'une jeune basketteuse suite à un entraînement en extérieur par une température de 38° - .

Face à cette actualité, deux attitudes possibles :

- C'est triste, mais anecdotique.

- C'est possiblement le début d'une nécessaire nouvelle réflexion sur la pratique sportive sous l'influence du changement climatique.

Chez Transit-City, on ose espérer que ça soit la deuxième hypothèse qui l'emporte.

Voir :

- "Et si c'était celles-là, les vraies cartes de la prospective sportive ?"

"C'est quoi penser le sport demain ?"

Wednesday, August 18, 2021

ET SI CERTAINS SPORTS DEVAIENT CHANGER D'IMAGINAIRES CLIMATIQUES ?

Certains sports sont associés à la chaleur, au soleil et aux eaux chaudes.

C'est notamment le cas du super triathlon de l'IronMan.

Son lancement dans les décors paradisiaques de Hawaï en 1978 a évidement largement contribué à cette image - .

Et même si depuis vingt ans, cette compétition a pris des formes très diverses, l'IronMan et le triathlon de façon générale, reste dans l'imaginaire un sport qui se pratique quand il fait chaud.

Mais ...

Mais quand on travaille comme nous le faisons chez Transit-City depuis une dizaine d'années, sur les nouveaux imaginaires climatiques - .

Quand on réfléchit, sur les nouveaux imaginaires saisonniers comme nous le faisons avec New Seasonal Imaginaries ®.
 
Quand on s'interroge sur les conséquences des ces mutations climatiques sur les pratiques sportives avec, notamment, avec notre démarche New Narratives for Sport ®.

Alors ...

Alors, on est bien obligé de se demander si ce qui faisait rêver - la chaleur notamment - ne va pas devenir un repoussoir.

Et donc de se demander, si certains sports ne vont pas changer d'imaginaire climatique ?

Et donc de se demander si, par exemple, l'athlétisme ne devrait pas devenir un sport d'hivers ? - voir, .

Mais certains sports semblent déjà basculer.

C'est notamment le cas des IronMan avec le succès toujours grandissant d'une épreuve comme le Norseman.

Ce triathlon extrême se déroule certes en été en Norvège, mais dans un cadre de fjords très froids et avec souvent une météo capricieuse (voir l'épreuve, ).

On est très loin des palmiers d'Hawaï ... 

Cette mutation des imaginaires du triathlon extrême n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres d'une mutation des imaginaires sportifs à venir sous l'influence des mutations climatiques - .

La fraicheur nocturne devient un idéal sportif - .

La chaleur devient, elle, un repoussoir sportif - "Et si Los Angeles cachait son soleil..."

Et ce n'est qu'un début d'une mutation beaucoup plus radicale - "Et si en 2050, le climat..."

On en reparlera forcément en novembre, .

Tuesday, August 17, 2021

C'EST QUOI PENSER LE SPORT DEMAIN ?

08 September, 2017 - The Eagle Creek wildfire burns as golfers play at the Beacon Rock Golf Course in North Bonneville, Washington - .

Le sport demain, ça ne sera pas que cela ... mais ça sera aussi cela.


Et cela devrait a priori commencer à nous inciter à - enfin - proposer de nouvelles visions sur la vocation du sport demain, non ?


"New Narratives for Sport ®" 

"New Seasonal Imaginaries ®"

"Et si c'était celles-là, les vraies cartes de la prospective sportive ?"


On regarde où pour penser le sport demain ? - .

Monday, August 16, 2021

ET SI C'ÉTAIT CELLES-LÀ, LES VRAIES CARTES DE LA PROSPECTIVE SPORTIVE ?

Pour prolonger sous un angle sportif
il faut jeter un coup d'oeil sur le travail conduit par le WWF sur les possibles conséquences du réchauffement climatique sur les activités sportives en France - voir, .

C'est au croisement de nos démarches "New Narratives for Sport ®" et "New Seasonal Imaginaries ®".

Sur le même sujet, voir :

Et pour rappel, les troisièmes Rencontres de la Prospective Sportive ® qui auront lieu au printemps 2022 s'organiseront autour de la question "Et si les bouleversements climatiques révolutionnaient le sport et ses imaginaires ?"

Friday, August 13, 2021

NEW SEASONAL IMAGINARIES ®

Pour approfondir la réflexion sur les nouveaux imaginaires saisonniers et vacanciers esquissée avec
C'est le prolongement d'un chantier ouvert il y a déjà une dizaine d'années avec, notamment, "Quand le froid nous manquera".


Cette réflexion va aussi permettre d'enrichir notre "New Narratives for Sport ®".

Thursday, August 12, 2021

ET SI DEMAIN, L'ÉTÉ DEVAIT DURER LA MOITIÉ DE L'ANNÉE ?

Pour prolonger le précédent post "Et si demain, l'été devait changer de nom ?", je voulais vous inciter à jeter un coup d'oeil sur la passionnante étude "Changing Lengths of the Four Seasons by Global Warming" publié récemment par l'AGU.

En voilà une synthèse.

"Quelle sera la durée des quatre saisons d'ici 2100 ? 

De plus en plus de preuves suggèrent que la durée d'une seule saison ou à l'échelle régionale a changé sous le réchauffement climatique, mais une réponse à l'échelle hémisphérique des quatre saisons passées et futures reste inconnue. 

Nous constatons que l'été dans les latitudes moyennes de l'hémisphère nord s'est allongé, tandis que l'hiver s'est raccourci, en raison de changements dans leurs débuts et leurs retraits, accompagnés d'un printemps et d'un automne plus courts. 

De tels changements dans les longueurs et les débuts peuvent être principalement attribués au réchauffement de l'effet de serre. Même si le taux de réchauffement actuel ne s'accélère pas, les changements de saisons seront encore exacerbés à l'avenir. 

Dans le scénario du statu quo, l'été devrait durer près de six mois, mais l'hiver moins de 2 mois d'ici 2100. 

L'horloge saisonnière changeante signifie des saisons agricoles perturbées et le rythme des activités des espèces, des vagues de chaleur, des tempêtes et des incendies de forêt plus fréquents, équivalant à des risques accrus pour l'humanité.


Une série de phénomènes tels que la précocité de la floraison des plantes et de la migration de certains oiseaux, suggèrent que les quatre saisons traditionnelles peuvent avoir déjà changé." 

Dans l'hémisphère nord au cours de la période 1952-2011

- la durée de l'été est passée de 78 à 95 jours, 

- la durée du printemps a, lui, diminué de 124 à 115 jours,

- la durée de l'automne a diminué 87 à 82 jours,

- la durée de l'hiverdiminué de 76 à 73 jours.


À méditer.

Wednesday, August 11, 2021

ET SI DEMAIN, L'ÉTÉ DEVAIT CHANGER DE NOM ?

En deux siècles, l'Occident a fait une grande invention qui a changé le monde.

Cette invention s'appelle les vacances d'été, associées à la chaleur, à la détente, au repos.

Les lieux les plus symboliques de cette grande invention furent au XIX° siècle les rivages maritimes - - puis au XX° siècle, la plage  -  et .

Depuis le désirs de vacances d'été s'est mondialisé et banalisé.

Sauf que tout cette belle histoire des vacances d'été est peu à peu en train de changer.

Le responsable de cette mutation est évidement le changement climatique avec les vagues de catastrophes qui l'accompagnent.

Cela chamboule la notion de vacances d'été - voir "Is This the End of Summer as We’ve Known It ?"

Et ce n'est qu'un début.

Nos imaginaires climatiques vont changer.

Nos imaginaires touristiques vont donc, eux aussi, peu à peu évoluer - .

Nos imaginaires mobiles et sportifs vont s'en trouver impactés -  et .

Et des territoires de vacances jusque-là désirables vont devenir peu à peu des repoussoirs - et .

Bref, il va falloir tout revoir dans notre façons de penser la planète et de la fréquenter selon de nouvelles normes climatiques et saisonnières.

Mais, ce sont quoi les saisons demain ?

Et si notre façon de les nommer devait être revue ?

C'est la question que pose la spécialiste du climat K. Baughman McLeod dans "Summer Is Hot, but This Is Abnormal" à propos de l'été.

"Pour protéger la vie humaine alors que les températures montent en flèche, nous devons concevoir ce que nous pourrions appeler la saison des chaleurs comme un phénomène distinct de l'été.

Une proposition a priori pleine de bon sens, mais qui est en fait une véritable révolution tant elle vient chambouler nos pratiques et nos imaginaires saisonniers.


Dit autrement : 

- c'est quoi demain l'été ?

- c'est quoi demain l'hivers ?

et accessoirement, 

- c'est quoi demain, les vacances d'été ?

- c'est quoi demain, l'économie du tourisme ?

On en reparlera , le 23 septembre prochain.

Tuesday, August 10, 2021

ET SI L'OUTDOOR DEVAIT S'INVENTER DE NOUVEAUX RÉCITS ?

North Face vient de sortir un nouveau spot publicitaire faisant l'apologie des joies de l'outdoor - voir, "Have you ever ?"

En temps normal, nous n'aurions pas parlé de ce spot.

Sauf que ...

Sauf que ce spot a été clairement tourné dans l'ouest américain.

Et que l'ouest américain connait en ce moment à la fois la pire des sécheresses - -, des vagues de chaleurs incessantes - - et de terribles mega-feux à répétition - .

Et au vu de l'évolution climatique, ce n'est qu'un début.

Ces catastrophes climatiques changent forcément la façon de penser la nature - -, les vacances - voir, "Is this the end of summer as we've known it ?" - et les activités d'outdoor - voir, "Reconsidering outdoor travel in the west, as wildfires burn."

Ces catastrophes vont nous obliger à penser ce qu'est le sauvage - voir, "c'est quoi la nature sauvage demain ?"

Ces catastrophes vont obliger à repenser ce qu'est l'outdoor dans les décennies à venir.

Ces catastrophes vont obliger les marques du secteur à prévoir leurs discours et leurs promesses.

Ces catastrophes vont obliger à inventer de nouveaux récits de l'outdoor

C'est pour travailler sur cette nécessité d'inventer de nouveaux avenirs à l'outdoor et aux sports en général, que dans le cadre de notre Prospective Sport Lab ®, nous lançons une nouvelle série de recherches intitulée New Narratives for Sport ®.

Notre premier chantier (en cours) est consacré à l'outdoor sous le titre "Ce sont quoi les nouveaux récits de l'outdoor demain ?"

On en reparlera forcément au musée de l'Homme, .

Wednesday, August 04, 2021

ET SI ON REGARDAIT UN PEU PLUS LES FLAMANTS ROSES ?

Se poser la question "Et si le sauvage devenait le nouvel horizon du sport ?" comme nous le ferons le 24 novembre prochain lors de la deuxième édition des Rencontres de la prospective sportive ®, suppose d'essayer de définir ce que sera le sauvage demain.

Il n'y aura évidement pas une seule réponse, mais de multiples.

Et c'est pour alimenter la réflexion, que je vous propose ces quelques lignes extraites d'un interview de Raphaël Mathevet, chercheur et auteur du très stimulant "Politique du flamant rose - Vers une écologie du sauvage".

"Le flamant est une espèce dont l’histoire naturelle et politique singulière permet d’interroger l’engouement actuel pour le sauvage et le réensauvagement, ainsi que les conditions de coexistence des hommes avec le reste du vivant. 

En s’affranchissant des frontières humaines, la mobilité du flamant rose rebat les cartes des politiques d’aménagement du territoire : comment faire, ou que faire du sauvage dans un espace qui appartient aux hommes ? Les sangliers et les loups, par exemple, se déplacent, ils font fi des zonages établis par les humains et où l’on voudrait les cantonner. Les animaux sauvages transgressent ou résistent aux classifications et aux places que l’on tente de leur assigner et construisent leur propre territoire.

La mobilité animale perturbe les usages et l’entendement des catégories que nous utilisons pour mettre de l’ordre dans nos lectures du monde : naturel, artificiel, domestique, sauvage." - .

Un constat sur les catégories d'analyses qui renvoie très directement à nos réflexions sur une nécessaire nouvelle cartes des pensables pour mieux penser nos territoires et nos façons de nous y déplacer et d'y faire du sport - .


Un constat qui nous oblige, aussi, à nous demander si on ne devrait pas remettre un peu plus les mobilités animales au coeur de nos façons de penser les territoires ? - .


Voir sur ce sujet : 

- "Et si le sauvage, nous aidait à redéfinir nos sensibilités urbaines ?"

- "Et si demain, c'était cela les nouvelles références ?"

- "Et si l'outdoor détruisait ce qu'il prétend aimer ?"