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Wednesday, February 08, 2023

ET POUR ELLE, ÇA VA CHANGER QUOI LES J.O DE PARIS 2024 ?

Les milieux institutionnels sportifs français n'ont actuellement qu'une obsession, les JO de Paris 2024.

Les JO sont censés régler tous les problèmes du sport français et notamment transformer des millions de non-pratiquants en sportifs réguliers.

Qu'importe si toutes le études prouvent que jamais les JO ou les grandes compétitions n'ont eu un quelconque effet d'entraînement sur la pratique sportive - voir là et là -, faut pas changer l'histoire, ni la promesse.

Le récit olympique, c'est pratique, et surtout ça évite de réfléchir aux mutations actuelles du sport - là.

Alors, on va pas ici une nouvelle fois dénoncer la grande pauvreté de la pensée prospective dans le monde sportif français actuellement.

Ce qu'on voudrait juste dans ce post, c'est inciter tous les responsables politiques et sportifs qui expliquent que les J.O vont tout changer, à regarder l'excellent film "À plein temps" (Il passe du Canal + actuellement).

Et que ces grands responsables, nous expliquent en quoi les JO de Paris 2024 vont donner envie et surtout la possibilité de faire du sport à une femme qui comme l'héroïne du film, passe son temps à courir entre ses enfants, son boulot et les transports ?

Dit autrement : en quoi les JO vont-ils changer la vie quotidienne de millions de franciliens et changer leurs relations aux sports ?

Ce post s'inscrit dans la lignée des deux précédents sur la nécessité de s'interroger sur les nouvelles promesses du sport - là et là -, et sur les nouveaux imaginaires sportifs - là.

Wednesday, July 08, 2020

ET SI C'ÉTAIT L'OPPORTUNITÉ RÊVÉE ET IDÉALE ?


Et si la décision du Conseil régional d'Ile de France de ne pas verser les subventions aux opérateurs de transport - là -, était l'occasion rêvée et idéale pour que la SNCF et la RATP se lancent enfin de façon sérieuse et conséquente dans les mobilités actives ?
Questions liées :

Sur le projet Pick & Go d'Algeco, toutes les infos là.

Wednesday, May 20, 2020

ET SI LA DISTANCIATION DEVENAIT UN IDÉAL DÉSIRABLE ?

Brooklyn - Domino Park.

À écouter et à lire la plupart des commentaires sur la distanciation sociale qui s'impose à tous depuis quelques semaines, on a l'impression que celle-ci est une horreur.

Et si, à l'opposé de ces approches négatives, on faisait l'hypothèse que la distanciation sociale devenait un nouvel idéal désirable du XXI° siècle ?

Un idéal qui viserait à éviter d'être entassé dans les transports publics, dans les ascenseurs et dans tous les lieux publics.

Un idéal qui viserait à éviter d'être trop serré au restaurant, trop bousculé dans les magasins ou dans les rues et les parcs.

Bref, la réalisation d'une nouvelle convivialité et d'un certain art du vivre ensemble qui dépasse le simple entassement de personnes qui n'ont pas forcément choisis d'être serrées les unes avec les autres.

Evidement en terme de mobilité, cela change tout 

La distanciation sociale, cela veut dire des espaces clairement définis pour les piétons, pour les cyclistes et une obligations pour les transporteurs publics de transporter les gens dans des conditions dignes - voir, là.

La distanciation sociale, c’est le grand retour du corps dans la pensée urbaine.

La distanciation sociale, c'est donc potentiellement le germe d'une des grandes révolutions urbaines du XXI° siècle qui va nous obliger à réinterroger tous nos schémas nés au XIX° et au XX° qui étaient, eux, pensés autour de la mécanique, de la technique et du moteur. 

C'est pas chez Transit-City, qu'on va se plaindre de cette évolution.

Voir: 

Thursday, May 14, 2020

LE SIDÉRANT SILENCE DES MARQUES DE SPORT

On est en train de vivre une révolution.

Une révolution urbaine et mobilitaire qui veut que les mobilités actives deviennent centrales pour penser demain.

Une révolution accélérée par le COVID.

Une révolution qui fait que c'est aujourd'hui la Ratp ou la SNCF qui font l'apologie du vélo.

Question : et les marques de sport, elles disent quoi dans ce contexte ?

Heuuu ... ben rien.

Elles sont encore persuadées que le sport ce n'est que du sport.

Elles font comme si elles n'avait pas pas compris que le sport devenait aussi trans-sport ® - et ce alors mêmes, qu'elles ont a priori tous les atouts pour devenir les grands acteurs de la mobilité urbaine du XXI° siècle - "Et si Decathlon remplaçaient la Ratp ?".

Elles font comme si elles n'avait pas pas compris que si le sport c'est longtemps pensé autour du corps ... il va devoir aussi se penser autour des enjeux écologiques - là.

Quelle manque de réactivité de leur part !!

Quelle manque de vision et d'ambition et - pourquoi ne pas le dire ? - de courage !!!

Peut-être feraient-elles bien de regarder du côté de certaines marques anglo-saxonnes.

Voir :
- "Et si Rapha devenait une marque d'écologie politique ?"
- "Et si les marques d'out-door remplaçaient les écolos ?"
- "Quand l'out-door américain s'engage dans l'écologie politique"

Et de façon plus large : "Et si peu à peu, les marques de sport remplaçaient les partis politique ?"

Tuesday, May 12, 2020

SPORT AS A MOBILITY SERVICE ®

Parfois certains interviews ont le grand mérite de synthétiser quelques idées forces. 

C'est le cas de celui que j'ai accordé il y a quelques semaines à Uzbek & Rica .


Le voilà. 
Q - Dans vos écrits, vous dites que nous sommes entrés dans "le siècle du corps" : qu’est-ce que cela signifie concrètement ? 
F.B : Les deux siècles qui viennent de s’écouler étaient les siècles de la machine. 
À l’époque, remplacer des corps en mouvement par des engins motorisés a permis la formation de grandes puissances qui ont dominé le monde.  
Mais, aujourd’hui, ce modèle s’essouffle et la technique est pointée du doigt comme responsable de la destruction de la planète. 
Parallèlement, les grandes idéologies politiques et religieuses se sont effondrées. Le corps est donc tout ce qui nous reste aujourd’hui. On se dit : "Demain est incertain, mais au moins moi je serai en forme".  
Aujourd’hui, dans l’imaginaire collectif, l’homme moderne, c’est celui qui court et qui prend soin de lui, pas celui qui reste assis dans sa voiture - là. 
En société, dire que l’on travaille dans le secteur du sport attire davantage l’intérêt que dire que l’on est employé du secteur automobile. Et, quand un médecin nous demande notre métier, la sédentarité de l’activité est perçue comme une tare, un handicap.  
Q - À ce propos, y a t-il un lien entre activité physique et activité professionnelle ?
F.B : Au XIXe et XX e  siècles, les premiers clubs de sport ont été montés par l’Église, l’armée puis le Parti communiste. Ces entités voulaient structurer la société et contrôler le monde, et leur stratégie passait par la promotion du sport auprès des individus. 
Aujourd’hui ces idéologies se sont effacées pour être remplacées par ceux de la réussite individuelle et l'idéalisation du corps performant.   
Or, depuis les années 1980, la sédentarité liée au travail nous a donné envie de « retrouver notre corps». 
Les entreprises doivent maintenant répondre à ce besoin, en réunissant les conditions nécessaires à la pratique du sport. 
Sur ce sujet, il y a de multiples manières de faire et des milliers de scénarios à imaginer. 
Les entreprises doivent également encourager la mobilité quotidienne des employés. Je milite par exemple pour les baskets de fonction : aujourd’hui l’employeur devrait rembourser les baskets de ses salariés au même titre que sa voiture ou son indemnité kilométrique - là.  
Comment est-il possible que la fiscalité encourage encore le fait d’avoir une voiture polluante d’une tonne et demie, et pas des paires de baskets ? Qu’elle incite à construire des parkings plutôt que des vestiaires ? - là.
Q - Vous parlez du concept de motri-cité ® : en quoi est-ce différent de celui de mobilité ?  
F.B : Actuellement, quand on parle de mobilité, cela désigne un tas de choses, dont la voiture autonome et le téléphone mobile. 
Mais je voulais remettre le corps en mouvement au centre de la pensée sur la mobilité, d’où l'utilisation de la notion de "motricité" - là.   
Et pour accentuer cette réflexion sur le corps en mouvement dans son contexte urbain, j’ai créé le concept de "motri-cité ®".  
J’ai eu recours à la même gymnastique pour le mot "trans-sport ®" - là. L’idée était de détacher la notion de transport de la question du déplacement motorisé.  
Ces deux concepts sont des des moyens d’attirer le regard sur le fait que le sport devient un mode de déplacement - là. 
C’est un moyen d’inviter les entreprises à arrêter de subventionner les déplacements motorisés ou de payer des voitures de fonction et à encourager plutôt l’achat de vélos ou de vélos cargos. 
L’employeur devrait rembourser les baskets de ses salariés au même titre que sa voiture ou son indemnité kilométrique.  
Q - Le trans-sport ® fait évoluer la notion même de sport ? 
F.B : On a vécu 100 à 120 ans avec l’idée du sport comme sport de compétition.  
Notre imaginaire est encore conditionné par la compétition, mais cela tend à changer.  
Aujourd’hui, beaucoup de gens ne se reconnaissent pas dans les Jeux Olympiques - là.  
En France, les sports dits « rapides » concernent une minorité de personnes, la majorité pratique plutôt la marche, la randonnée...  
D’ailleurs, un des derniers modèles de baskets sorti par Nike est destiné aux gens qui veulent courir lentement (running slow) - là. La marque a compris que l’enjeu aujourd’hui pour beaucoup ce n'est pas d’être winner mais finisher.  
Tout cela participe aussi d’un sport plus inclusif, adapté aux seniors, aux personnes en surpoids, aux individus en situation de handicap.  
Il faut construire un nouvel imaginaire autour du sport comme élément de la vie quotidienne, et pas seulement comme une parenthèse d’une heure dans la semaine, où l’on enfile son jogging pour aller courir sur un tapis.  
Le sport irrigue notre quotidien - là.  
D’ailleurs, il existe tout un tas de peuples qui continuent à parcourir 7 à 9 km par jour dans aucun problème, à la manière des civilisations pré-moteur - là. 
Q - À vous entendre, il semblerait qu’à l’avenir travail, sport et civilisation soient encore plus liés ? 
F.B : Le travail comme l’activité physique vont devoir s’adapter à la nouvelle donne climatique - là et là. 
Historiquement, l’humain s’est toujours battu contre le froid et la nuit, or, aujourd’hui, l’équation s’inverse et les pics de chaleur nous obligent à repenser nos temps de travail et notre manière de faire du sport - là.  
Par exemple, je crois au retour de la sieste : demain, on travaillera de 7h à 11h puis de 16h à 21h. Puis on rentrera chez soi en courant dans la fraîcheur de la nuit. C’est déjà le cas dans certaines villes, comme à Phoenix, où les habitants commencent à travailler de nuit, et où le top départ du dernier marathon a été donné avant le lever du soleil - là.
La recherche de la fraîcheur guidera nos manières de nous dé placer, de faire de l’exercice et de travailler : à Paris, la Seine sera sans doute l’une des dernières zones de fraîcheur - là. 
Qui sait, en 2027, elle pourrait enfin être réinvestie par les kayaks et les paddles, et connaître à son tour des heures de pointe quotidiennes de rameurs et de kayakistes ? - là.

Saturday, May 02, 2020

QUAND UNE CARTE PERMET DE CHOISIR ENTRE TRANSPORT ET TRANS-SPORT®


Quand une carte vous permet de calculer les calories que vous perdriez en marchant plutôt qu'en prenant le métro (ci-dessus) et vous propose en plus des alternatives piétonnes (ci-dessous), c'est juste parfait.


C'est la carte rêvée de la motri-cité ® et du trans-sport ®.

C'est le parfait prolongement de : "Et si Decathlon remplaçait la Ratp ?"

C'est aussi une certaine forme de réponse à "Et si on passait de "Mobility As A Service" à "Sport As A Mobility ®" ?"

C'est dans la lignée de :

Thursday, April 23, 2020

ET SI DECATHLON REMPLAÇAIT LA RATP ?




Le Covid-19 a au moins un grand mérite : celui d'accélérer la mutation des mobilités urbaines vers les mobilités actives et sportives.

Alors qu'il y a encore deux ans notre proposition de créer un un Grand réseau de Trans-Sport ® pour le Grand Paris ne rencontrait du côté des professionnels des transports que du mépris - là -, c'est aujourd'hui la région d'Ile de France qui annonce vouloir monter un réseau de pistes cyclables s'inspirant du réseau RER - là.

L'Ile de France et Paris ne sont évidement en rien innovants, ils ne font que suivre un mouvement mondial visant à faciliter l'utilisation du vélo pour éviter la saturation des transports collectifs et, surtout, le risque d'explosion du trafic automobile - voir "Et si demain la distanciation c'était toujours plus de voitures ?"

Ce qui est sidérant actuellement, mais en même temps pas très étonnant, c'est de voir que des sociétés de transports de type Ratp et Sncf n'ont aucun discours alternatif à nous proposer. 

Leur seul grosse préoccupation (très légitime) est de préserver leur personnel, pour la vision alternative à long terme, il n'y a personne.

Ces entreprises ne pensent pas le corps - voir "et si le corps était le grand impensé de la SNCF ?"

Or il apparait clairement qu'avec le Covid, il va enfin falloir penser aux corps !!!

Avec le Covid, on va enfin sortir du XIX° siècle.

On va enfin sortir de la mécanique et des moteurs, pour s'intéresser au corps en mouvement.

Au risque de nous répéter une fois de plus, notre conviction profonde chez Transit et que
- si les XIX° et XX° siècle ont été les siècle de la mécanique et du moteur
- le XXI° va être celui du corps.

C'est pour penser et agir sur cette mutation, que nous avons créer les concepts de motri-cité ® et de trans-sport ®.

C'est aussi pour cette raison qu'on avait imaginé notamment de lancer des lignes régulières de guide runners.

Mais sur cette question du corps en mouvement, les entreprises de transport n'ont rien à dire !!!

Et ceci est vrai partout - voir "Fuck the MTA, i'd get there faste if i ran"

D'où notre question : si dans les années qui viennent on doit passer d'une politique de transport à une politique des trans-sports ® , pourquoi ne pas confier la mise en place de celle-ci à ... une marque de sport ?

On avait évoqué il y a plusieurs années, la possibilité de confier la gestion de la voirie à Nike et à Adidas - voir, là.

Aujourd'hui on propose d'aller jusqu'au bout de cette démarche d'hypothèse et de questionnement : pourquoi ne pas remplacer la Ratp par Decathlon ?

Pourquoi ne pas remplacer un opérateur dépassé par l'évolution du monde et toujours cramponné à ces vieilles certitudes mécanistes, technicistes et corporatistes, par une marque qui a su depuis vingt ans s'adapter aux nouveaux modes de vies, aux aspiration pour la santé et le sport et au nouveau imaginaire de la mobilité.

Là ou la Ratp n'a rien de nouveau à proposer, Decathlon peut potentiellement proposer 55 nouveaux moyens de trans-sports ®.

On est avec cette approche dans la lignée de notre démarche "Et si on faisait moins de techno et plus d'ethno ?" 

Voir sur cette question, "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?" et notre démarche mettant le low-tech et le no motor au coeur de notre pensée prospective.

Et pour aller plus loin sur le possible rôle de Decathlon demain, voir là.

Tuesday, April 14, 2020

C'EST QUOI DEMAIN, LA VILLE DE LA DISTANCIATION ?



C'est quoi la ville de la distanciation demain ?

Un urbanisme repensé autour de l'individu et non plus de la foule ?

Un urbanisme repensé autour du corps et non plus des machines ?

Un urbanisme repensé autour de la mutualisation et non plus de la spécialisation ?

Mais aujourd'hui, on dispose de quels outils et de quelles visions pour penser ces nouvelles approches des espaces urbains ?

Chez Transit-City, on travaille depuis plusieurs années sur les alternatives possibles notamment autour des mobilités actives et sportives, voir :
- "C'est quoi la mobilité en 2040 ?"
- "Et si le sport permettait aux gares de se réinventer ?"
- "Et si on engageait une reconquête sportive de la Seine ?"