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Monday, June 17, 2019

ET SI C'ÉTAIT CELA UN PARKING DE GARE DEMAIN ?

Et si demain un parking de gare c'était aussi une salle de sport mobile qui s'adapte aux temps et aux envies sportives des voyageurs ?

Les managers de Wheelness présenteront leur concept lors de l'Atelier Transit-City qui aura lieu le jeudi 27 juin prochain autour de la question "Et si le sport permettait aux gares de se réinventer ?"

Friday, January 25, 2019

ET SI L'HABITAT MOBILE DÉVORAIT LA ROUTE ?

Réfléchir sur l'évolution de la route à travers l'évolution de ses à-côtés peut prendre plusieurs formes.

Soit on analyse l'évolution des équipement fixes qui traditionnellement la jalonnent, comme les garages notamment, et on tente de voir comment l'évolution de ces dernier peut, ou non, changer les fonctions de la route. C'est ce que nous avons fait dans notre précédent post,  "Et si la garageïfication mangeait la route ?"

Soit on analyse les façons dont les voitures et les camions investissent ses abords pour en faire autre chose qu'une route.

C'est ce deuxième aspect qui nous intéresse ici avec ces images extraites d'une impressionnante vidéo d'un bord de route en Californie - voir la vidéo, .

On peut, bien sur, n'y voir qu'une succession de camping-cars garés devant une plage.

Mais on peut y voir d'autres choses.

On peut y voir la négation du rôle traditionnelle de la route.

La route est là, mais elle n'est plus une route.

Car ici, la route ne sert plus à circuler, mais à juste stationner. 

Ce qui compte, c'est le stationnement, pas la circulation.

Le stationnement a mangé la route.

La route est devenue une ville éphémère.

Sur ce sujet, voir
- "Le parking, comme nouvel habitat idéal ?"

Cela renvoie directement vers notre approche sur les "hyper lieux mobiles ®"

On en reparle le vendredi 15 février lors de notre Atelier "Et si la route, c'était fini ?"

Thursday, January 24, 2019

ET SI LA GARAGEÏFICATION MANGEAIT LA ROUTE ?

Aujourd'hui le garage sert à tout... sauf à garer une voiture.

Le garage est devenu un espace de liberté au coeur de l'habitat.

On en a souvent parler dans ce blog
"Et si c'était le garage qui devait révolutionner l'habitat ?"
"Et si la montagne devait aussi changer le garage ?"
"Mutation du garage : de la voiture à la prothèse ?"

Et un tout récemment un ouvrage édité par le MIT et titré sobrement "Garage" est venu rappeler la mutation radicale qu'à connu cet espace devenu dans l'imaginaire collectif un espace exceptionnel de créativité - très belle analyse, .

Hewlett Packard a largement participé à cette mutation du regard avec ses fameuses "Rules of the garage" apparues en 1999 afin de renforcer la mystique de l'innovation de la marque.

Apple et de Steve Jobs ont eux aussi participé à cette évolution - voir, "Le garage, le campus et la chambre"

Certains ont même créé le néologisme de "garageïfication" pour parler qualifier tout détournement des espaces au profit de nouvelles pratiques plus ou moins atypiques.

L'une des questions que l'on est droit de se poser est : et si la garageïfication, après avoir changé la pensée sur l'habitat, pouvait maintenant aussi changer la pensée urbaine ?

C'est indirectement à cette question que répond le projet "Rebel Garage" conçu pour repenser les espaces de circulations dans les banlieues de Chicago.

Avec "Rebel Garage", une nouvelle typologie de rue est inventée à partir de "garages" qui ne sont plus des garages, mais des espaces mi-privatifs/mi-collectifs d'un genre nouveau et très différents les uns des autres.

Une vision qui peut renvoyer aux pistes d'ultra densification évoquées dans "And if the American suburb become dense ?" (image ci-dessous)

On en reparle le vendredi 15 février lors de notre Atelier "Et si la route, c'était fini ?"

Tuesday, October 09, 2018

ET SI ON ARRÉTAIT DE MOTORISER NOS ENFANTS ?

Quand avec juste quelques photos de Copenhague, on comprends combien certains modes de mobilité simples et silencieux peuvent être pratiqués avec bonheur et intelligence au quotidien.

Et comment, et ce de façon essentielle pour notre avenir, on peut nourrir de façon sportive et écologique les imaginaires mobiles de nos enfants - voir, "No Motor Project".

Wednesday, October 03, 2018

ET SI L'ASCENSEUR DEVENAIT LA PIÈCE IDÉALE ?

Bouger et pouvoir tout faire bouger, tels sont deux des grandes obsessions de notre début du XXI° siècle.

Ca veut dire, tout faire partout, et transformé les lieux de transport en lieux d'habitat ().

Ca veut dire aussi pouvoir bouger ce qui historiquement était fixe, notamment les usines () et les bureaux ().

L'étape suivant devrait être de pouvoir faire bouger ce qui est a priori est par nature immobile, à savoir l'immeuble lui-même.

Si aujourd'hui, cette hypothèse trouve peu de concrétisation, elle existe bien dans la tête des jeunes générations.

Preuve en est la vision "Paster Noster Office" (image ci-dessus) visant à penser l'immeuble de bureau comme un ensemble d'espace totalement mobiles, et penser le travailleur comme un ... passager.
"Un bureau de paternoster est un bâtiment composé de plusieurs ceintures de compartiments de bureaux de différentes tailles qui se déplacent lentement dans une boucle; en haut, autour et en bas d'un noyau central, sans s'arrêter. Les passagers peuvent monter ou descendre à n'importe quel étage, ou se déplacer dans un compartiment adjacent, dans la direction opposée. 
À son arrivée au bureau de paternoster, le passager peut chercher son compartiment de bureau désigné en naviguant sur le noyau central ou attendre à un niveau que son compartiment arrive. Le bureau paternoster refuse toute gratification immédiate du passager." - .
Face à cette vision, deux attitudes possibles.

- Soit se dire que c'est juste complément con, car difficile techniquement pour peu d'avantages concrets, si ce n'est de la perte de temps - "Elevators : time cost".

- Soit se dire, qu'il y a peut-être dans cette façon de penser l'immeuble comme une vaste batterie d'ascenseurs, le début d'une nouvelle approche - voir "Quand les voitures et le ascenseurs vont se rejoindre".

Si l'hypothèse de "l'ascenseur pièce à part entière" était encore très hypothétique il y a peu, et relevait plutôt de la science fiction, ca ne sera bientôt plus totalement vrai.

Ca ne sera plus vrai avec le lancement d'un nouveau paquebot, le Celebrity Edge, qui sera doté d'une pièce totalement mobile, le "Magic carpet".

De la taille d'un terrain de tennis, le Magic Carpet est un espace qui se transforme selon les niveaux qu'il occupePlateforme de débarquement lorsqu'il est au Pont 2, il devient un restaurant en plein air au Pont 5, ou extension de l'espace piscine au Pont 14.

On se gardera bien de juger de la pertinence de ce concept tant sur un paquebot qu'éventuellement sur un immeuble, mais on retiendra deux choses.

- d'abord que le paquebot est encore et toujours formidable réservoir d'innovations pour penser l'habitat et la ville de demain - voir sur ce sujet :  et .

- ensuite, que l'une de nos grandes hypothèses de travail chez Transit-City, à savoir que le XXI° siècle sera le siècle où tout se devra d'être mobile - même l'immobile - (voir, ) se confirme avec ce magic carpet qui casse tous les codes traditionnels de l'immeuble et qui pourrait - qui sait ? - peut être irrigué les imaginaires des professionnels du bâtiment dans un futur proche.


Wednesday, September 19, 2018

QUAND ODIKO CONFIRME QUE LES USINES VONT, ELLES AUSSI, DEVENIR MOBILES

Demain le tissus industriel va se réorganiser en partie autour de l'imprimante 3D et d'infrastructures mobiles et modulaires - voir,  et .


Cette mutation est déjà acquise pour une entreprise comme Amazon quand elle réfléchit à son futur - voir, .

Cette mutation est déjà espérée pour les nouvelles générations - voir, "et si les parkings devenaient des usines ?"

Dès lors, comment s'étonner qu'une marque de robots comme Odiko envisage son avenir sous le prisme de la micro usine nomade joliment appelé "Factory on the Fly".

Plus de détails, .


C'est aussi à mettre dans la lignée du précédent post "quand Ikea confirme que la voiture e sera bientôt plus une voiture" et "la rue comme usine du futur ?"

Question : c'est quoi le marché de l'immobilier industriel demain ?

Tuesday, April 24, 2018

ET SI ON PASSAIT DE MICHEL VAILLANT À BEN HUR ?

C'est quoi faire de la prospective ? C'est essayer de penser le futur.

C'est quoi faire de la prospective chez Transit-City ? C'est évidemment aussi essayer de penser le futur en interrogeant notamment les modèles dominants ou émergents présentés comme des évidences.

La voiture électrique fait partie de ces évidences devenue ... évidente. Même ceux qui étaient contre et qui n'y croyaient absolument pas, comme beaucoup chez notre client Renault, s'y sont convertis.

Donc la voiture électrique est devenue une solution technique crédible (et on va pas s'en plaindre), reste à en convaincre une bonne part de la population dubitative sur ses capacités d'autonomie et de puissance.

C'est pour répondre ce défi, qu'a été lancé en 2014 le circuit de E-Formula, copie de la Formule 1 mais avec des engins dotés de moteurs électriques et dont les courses se déroulent en coeur de ville - Le prochain aura lieu à Paris, le 28 avril - .

C'est l'affiche de ce Paris E-Prix qui illustre le début de ce post.

Cette affiche est une caricature visant à essayer de faire croire que faire rouler des voitures à plus de 250 km/h en ville n'est pas une énorme connerie au simple prétexte qu'elles sont électriques. C'est pour cela qu'on y a mis une bouche de métro et des plaques de rues parisiennes (voir ci-dessous)

C'est évidemment pitoyable.

C'est pitoyable car c'est moche, grotesque mais c'est surtout scandaleux, ce E-Prix n'étant qu'une apologie de la vitesse automobile en ville et donc une apologie de la violence routière.

C'est pitoyable car ce E-Prix relève d'un imaginaire totalement usé et dépassé, celui de la F 1 dont, d'une certaine façon, les fameuses BD de "Michel Vaillant" furent les porteuses y a une vingtaine d'années avec notamment l'album "300 à l'heure dans Paris" paru en 1983.

En 2016, Michel Vaillant revenait dans Paris avec l'album "Renaissance", nouvelle apologie de la course en ville, la seule différence étant que les "vroaw" et les "rooaar" ont été remplacé par des "wrii" et "driuuu", moteur électrique oblige.

On comprend que les constructeurs automobiles aient trouvé cet album formidable - voir, .

On s'étonne plus que la mairie de Paris soit disant en lutte contre l'envahissement automobile, défende une telle apologie de la violence routière, voir, . De façon incroyable, seuls les écologistes semblent avoir compris le scandale et l'aberration de cette course (). Mais, bon....

Une fois considéré que ce E-Prix est juste une vaste escroquerie intellectuelle tentant de faire croire que la violence automobile serait moindre avec un moteur électrique, on peut se demander comment Paris pourrait réellement servir de cadre à de nouveaux types de défis sportifs capables de renouveler les imaginaires de la mobilité urbaine.

La question pourrait être : quelle serait la compétition qui pourrait inciter à repenser la mobilité parisienne à l'horizon de 2025 ? Un peu à l'image de ce que pourrait faire le Tour de France cycliste - .

Pour essayer de répondre à cette question, et dans la lignée des réflexions conduites dans le cadre de notre Horse mobility lab, nous nous sommes inspirés d'une autre affiche parisienne, celle du "Prix de l'Arc de Triomphe" ci-dessous.

Nous sommes partis du principe qu'il y avait dans cette image des chevaux galopant un imaginaire sportif à réinventer autour du cheval au coeur de Paris, un peu à l'image de ce que pourrait faire le Tour de France cycliste - .

L'un des modèles pourrait être le fameux Palio de Sienne.

Un autre modèle, plus violent, pourrait être la réintroduction des courses de chars à la romaine. La mairie de Paris y retrouverait ses petits avec des bolides non polluants et neutre sur le plan cartonne.

Le modèle pourrait alors être la figure de "Ben Hur".

En passant ainsi de Michel Vaillant à Ben Hur, on s'ouvre les portes d'une réflexion neuve.

On se nourrit des imaginaires de notre pop culture pour imaginer des futurs plus disruptifs - voir "Fiction Cities".

On se force à imaginer la mobilité urbaine, écologiste et sportive autrement.


On s'oblige aussi à se replonger dans l'histoire - en l'occurence celle de l'antiquité romaine, mais pas que - pour essayer de penser un peu différemment.

Bref, on essaie de faire de la prospective de façon un peu décalée pour renouveler nos références

Sur la figure de l'hippodrome pour penser demain, voir "Run fast, live low", l'hippodrome comme modèle urbain ?"

Et pour ceux qui n'aiment pas Ben Hur mais adorent "Alix", voir le slide ci-dessous.


On reviendra sur ce thème des nouveaux imaginaires sportifs urbains, le 8 juin prochain à l'occasion de l'Atelier Transit City organisé autour de la question "Et si les révolutions du sport entrainaient une vraie mutation urbaine ?"