Thursday, June 13, 2019

ET SI LE SPORT PERMETTAIT AUX GARES DE SE RÉINVENTER ?


Les gares se sont toujours pensées autour du train.

Mais aujourd’hui les imaginaires de la mobilité changent.

Les mobilités actives et sportives vont devenir des enjeux incontournables du XXI° siècle.

Si les XIX° et les XX° siècles ont été les siècles de la mécanique, le XXI° va être celui du corps.

Cela va nous obliger à repenser toutes les mobilités, mais aussi tous les lieux de transit.

Dans ce nouveau contexte, le rôle des gares va changer.

Le rôle des gares au coeur va s’enrichir car leur rôle va changer.

Les questions du corps en mouvement et de la santé vont devenir centrales.

La notion motricité va devenir de plus en plus importante.

On va passer de la mobilité à la motri-cité ®.

Et on va passer du transport au trans-sport ®.

Cela va être une révolution.

Vont donc émerger de nouvelles questions :

Et si on mettait les gares au coeur des mobilités actives ?

Et si les gares devenaient les nouvelles escales sportives du XXI° siècle ?

Et si la SNCF s’intéressait enfin aux corps et au sport ?

Et si la SNCF devenait un opérateur de trans-sport ® ?

Et si Gares & Connexions remettait à plat toutes ses approches ?

Et si les pouvoirs publics regardaient les gares autrement ?

Et si les acteurs du sport et de la santé s'intéressaient aux gares ?

C’est pour débattre et réfléchir à toutes ces questions  - et à bien d’autres encore - queTransit-City et Gares & Connexions vous invitent le 27 juin prochain.

L’Atelier comportera plusieurs interventions, dont

- “C’est quoi une gare demain sous le prisme du corps en mouvement ?” 
par François Bellanger, directeur de Transit-City

- “Quelles sont les opportunités pour investir dans les gares d’Ile-de- France ?
par Céline Cuchet, de la Direction des Gares d’Ile de France de la SNCF.


S'ajouteront d’autres témoignages.

Cet Atelier sur les gares s'inscrit dans la continuité des trois récents Ateliers 
- "Et si demain, on passait du transport au trans-sport ® ?"

Les Ateliers Transit-City ont lieu au Pavillon de l'Arsenal 
de 8h45 à 11h 

21 Boulevard Morland - 75004 Paris

Pour s'inscrire, il suffit d'un mail à :  francois.bellanger@gmail.com

Wednesday, June 12, 2019

ET SI LA SNCF LANÇAIT DES STATIONSOCCER ?

En 2016, l'association Soccer in the streets implantait un terrain de foot dans la gare d'Atlanta.

Cette gare devenait ainsi la première StationSoccer au monde.

Cela a changé le regard sur la gare et la vocation de la gare. "Nous avons installé cet équipement ici en pensant avant tout au football. Mais, à notre grande surprise, le changement le plus significatif s'est opéré au niveau social expliquait le président de Soccer in the StreetsPhil Hill. Les communautés voisines n'ont pas été insensibles au développement d'un espace vert au sein de cette zone urbaine." - plus, .

Si vous aussi avez envie de changer les gares en y implantant des équipements sportifs nouveaux, venez à l'Atelier Transit-City co-organisé avec la SNCF autour de la question "Et si le sport permettait aux gares de se réinventer ?"

Tuesday, June 11, 2019

ET SI LA NATATION DEVENAIT UN CRITÈRE D'ANALYSE URBAINE ?

En 2017, on se posait la question de savoir "si la courrabilité allait devenir un critère d'analyse urbaine ?"

C'est exactement la même question que je me suis posée devant "Prague City Swim". Une démarche destinée à sensibiliser à la la lutte contre la maladie de Charcot, en les incitant les gens à venir se baigner et à nager au coeur de la ville lors d'une journée bien définie.

Lancé par Amsterdam et Londres, ce label de City Swim me séduit énormément, car à terme il pourrait désigner clairement les villes dans lesquelles les baignades urbaines sont autorisées... et les autres.

La natation deviendrait ainsi un vrai critère de qualité urbaine, car synonyme de qualité de l'eau.

 
Ce post s'inscrit dans le cadre des réflexion que nous menons dans le cadre de notre "Swimming Mobility Lab".

Voir :

Friday, June 07, 2019

Thursday, June 06, 2019

ET SI LE PARALYMPISME DESCENDAIT LUI-AUSSI DANS LA RUE ?

Il y a quelques semaines, le comité d'organisation des Jeux Olympiques de Tokyo dévoilait les pictogrammes des épreuves paralympiques.

Des pictogrammes au pouvoir d'évocation très fort, qui changent le regard et qui font réfléchir.

Car qu'y voit-on ?

Du handicap ou de la performance ?

Des humains diminués ou, au contraire, des humains augmentés ?

Des symboles sportifs ou, potentiellement, une nouvelle signalétique routière ?

Une signalétique routière qui ouvrirait de nouveaux horizons entre la voiture, les deux roues traditionnels et les piétons.

Une signalétique routière qui mettrait en avant des mobilités légères et sportives comme le vélo couché.

Cette nouvelle signalétique au coeur des villes pourrait mettre en avant des pratiques comme le tandem permettant notamment aux non-voyants de faire du vélo en ville, à l'image de ce que font les guides runners lors des marathons - voir, "Et si on lançait des lignes régulières de guides runners ?"

Cette nouvelle signalétique pourrait aussi mettre en avant de nouvelles options de multi-modularité autour de transports non-motorisés adaptés à tous - voir "Ca serait quoi la mobilité urbaine sous le prisme du triathlon ?"

A l'heure où l'Olympisme tente enfin de descendre dans la rue - voir,  -, il serait très salutaire que le paralympisme investisse lui aussi les espaces urbains.

Il ouvrirait de nouveaux champs d'expérimentation et de développement pour de nouvelles mobilités douces

Chez Transit-City cela fait longtemps que l'on est persuadé que le handicap est une formidable source d'innovation pour de nouvelles mobilités sportives et performantes.

Voir :
- "Et si le handicap était une formidable source d'innovations ?"
- "Et si les handicapés accéléraient la mutation vers le trans-sport ® ?"

Wednesday, June 05, 2019

LE DÉBUT D’UNE AUTRE APPROCHE ?

Pour prolonger le précédent post, voir, .

L'étape suivante consisterait à penser la place de la Concorde réellement sous le prisme du trans-sport ® et de la motri-cité ® au quotidien. 

Se déplacer à Paris de façon sportive deviendrait alors - peut-être - enfin un plaisir.

Voir "Quand Levi's et Nike avait quarante ans d'avance..."

PLAIDER POUR UNE AUTRE APPROCHE




Dans le cadre de la consultation internationale sur l'avenir des routes du futur Grand Paris, Transit-City faisait partie de l'équipe "Shared Utility Network" constituée autour de Rogers Stirk Harbour & Partners

Nous nous sommes juste efforcés de plaider pour une approche plus active et sportive des grands axes routiers, y compris des autoroutes.

Le chemin à parcourir reste encore très long, mais on a essayé !

Tuesday, June 04, 2019

LOS ANGELES 1984 COMME MODÈLE ?

Lors des J.O. de 1984 à Los Angeles, le premier marathon olympique féminin et les épreuves cyclistes sur route ont changé le regard sur les freeways.


35 ans plus tard, il reste toujours à concrétiser cette mutation des imaginaires en actes concrets pour -enfin ! - essayer de faire évoluer les espaces et les fonctions de l'autoroute.

C'est en tout cas ce que Transit-City a essayé de faire à l'occasion des réflexions faites sur "Les Routes du futur Grand Paris" dont l'exposition ouvrira ce vendredi au Pavillon de l'Arsenal.

Monday, June 03, 2019

ET SI LE CORPS ÉTAIT LE GRAND IMPENSÉ DE LA SNCF?

La SNCF ne connait pas le corps.

La SNCF est une maison de techniciens.

La SNCF est fascinée par la technique.

Son objet, c'est le train.

La SNCF ne s'est jamais intéressée aux corps.

Les seuls corps qui intéressent la SNCF, sont ceux des PMR (personne à mobilité réduite), car ils ont besoin d'assistance.

Même les concepteurs des gares ne s'intéressent pas aux corps, ils s'intéressent aux flux.

Le corps est clairement le grand impensé de la SNCF.

Pour le comprendre, il suffit de se poser la question de savoir ce qu'est une gare sous le prisme du corps.

C’est quoi la nature de la gare ?

- La gare est-elle un lieu de transit ? Un obstacle ? Un filtre ? Un accélérateur ?

- C’est quoi une gare quand on est un jeune cadre dynamique qui se rend au travail le cœur léger ?

- C’est quoi une gare quand on est une monitrice de colonie de vacances qui encadre un groupe de 30 ados turbulents ?

- C’est quoi une gare quand on va retrouver l’être aimé à l’autre bout de la France ?

- C’est quoi une gare lorsqu’on est handicapé moteur ?

- C’est quoi une gare quand on à 9 ans et qu’on vit en garde alternée dans 2 lieu distants de 300 km ?

- C’est quoi une gare quand on marche à 2,9 km/h parce que physiquement on ne peut faire mieux ?

Comment la gare juge les gens et les corps ?

- Elle nous dit quoi la Gare ?

- Est-ce qu’elle nous juge ?

- Préfère-t-elle les uns ou les autres ?

- A-t-elle des préférés ?

- Est-ce qu’elle m’aime pour ce que je suis, la gare ?

Une gare c’est d’abord un lieu où l’on marche.

- Dès lors lors c’est quoi la « marchabilité » d’une gare ? 

- Est-ce que la SNCF s’intéresse à la façon dont on marche dans la gare au-delà de l’organisation des flux ?

- Est-ce que la SNCF peut aider celles ou ceux dont la motricité est empêchée, diminuée, malaisée au-delà des handicapés ?

- Est-ce que la SNCF peut accompagner ses clients (usagers, voyageurs, abonnés ??..) dans l’amélioration de leurs capacité physiques ou dans la limitation de la dégradation de celles-ci ? 

- Est-ce qu’on peut optimiser le parcours, le rythme, la vitesse, l’expérience ?

Et si la SNCF envisageait la gare comme un lieu de motricité et de sportivité ?

- Et si demain, on pouvait réellement faire du sport dans la gare (pas n’importe quel sport, une activité ciblée pour chacun) 

- Et si demain dans une gare, on pouvait apprendre à se décontracter musculairement ?

- Et si demain dans une gare, on pouvait apprendre à se remuscler à mesure qu’on vieillit ?

- Et si demain dans une gare, on pouvait participer à des programmes spécifiques de préparation physique ?

Alors, et si demain la SNCF daignait enfin s'intéresser aux corps ?

On en reparle le 27 juin prochain, lors de l'Atelier Transit-City organisé avec la SNCF autour de la question "Et si le sport permettait aux gares de se réinventer ?"

Saturday, June 01, 2019

SAUT / VOL / VOILE

Ce week-end a lieu la "Vertical" de Perros Guirrec - photo du haut.

Une démonstration de parachutisme qui en se déroulant sur une plage permet de s'interroger sur les nouvelles pratiques sportives qui brouillent les frontières entre les gens de mer et ceux du ciel.

Plus, .

Wednesday, May 29, 2019

C'EST L'ÉCART ENTRE L'IDÉE ET SA FAISABILITÉ QUI EST INTÉRESSANT

C'est l'écart entre l'idée et sa faisabilité qui est intéressant en prospective. 

La "distance à la faisabilité" en quelque sorte. 

Faire évoluer les imaginaires de : "c'est une vue de l'esprit" à : "pourquoi pas ?" se fait par petites touches, discrètes, peu visibles mais qui peu à peu comblent l’écart et ce qui paraissait improbable devient évident.

Lorsqu'avec Patrick Roult de l'INSEP, on a lancé le "Swimming Mobility Lab" en faisant l'hypothèse que la natation devienne un moyen de déplacement à part entière, beaucoup de nos interlocuteurs ont souri.

Et pourtant, réfléchir à comment "nager" peut devenir une solution de mobilité, c'est s'ouvrir plus largement sur les mobilités sportives, c'est ne pas s'interdire de penser là où d'autres n'iraient pas penser

C'est ouvrir le champ des possibles.

Outre la question du déplacement, l'une des questions importante de la mobilité c'est la capacité à transporter ses affaires, d'autant plus si on nage, il faut un sac étanche !!! - voir, "et si on repensait la figure du nageur augmenté ?"

Historiquement les sacs étanches c'est un truc de militaires, c'est donc technique, solide, moche et assez cher mais très efficace, le spécialiste c'est Nautiraid à Laval.

Plus récemment il y a eu HPA avec des sacs techniques pour pêcheurs, photographes, randonneurs nautiques...,  ou Decathlon qui fait plutôt dans le sac polochon pour les loisirs nautiques estivaux. Bref, rien de nature à permettre d’emmener ses affaires comme Monsieur tout le monde, simplement, discrètement.

Et puis ce mois-ci, Bôte, une entreprise qui fait des paddles aux Etats-Unis, a sorti une ligne de sacs d’une grande banalité sauf qu’ils sont parfaitement étanches -

On peut ainsi désormais se promener dans la rue et se rendre au travail avec un sac qui ne vous fait pas passer pour un nageur de combat ou un vacancier.

Ce petit glissement anodin en apparence est un pas qui réduit l’écart, la distance à la faisabilité. 

Il permet aux imaginaires de faire un peu de chemin, il construit le possible.

Tuesday, May 28, 2019

DES IMAGES

Des images qui, d'une façon ou d'une autre, alimentent les imaginaires de Transit-City - .

Monday, May 27, 2019

SPEED PROJECT : L'ÉMERGENCE D'UNE NOUVELLE MYTHOLOGIE ROUTIÈRE ?

Le mythe de la route américaine s'est construit autour du chariot puis de la voiture.

Dans les années qui viennent, doit-on s'attendre à ce que mythe se renouvelle autour ... de la course à pied ?

C'est la question qu'on peut se poser devant le Speed Project, une course lancée en 2014 et qui relie sous forme de relais, Los Angeles à Las Vegas, soit la bagatelle de 540 km.

Entre les deux, c'est surtout du désert, des camions, des freeways, des SUV, des stations services ... bref un environnement totalement dédié à la la voiture et au moteur, mais pas du tout au coureur.

La course ressemble donc fort à un pied de nez à la grande mythologie automobile américaine, d’autant qu'elle démarre sur la Route 66 à Santa Monica pour se conclur sur le Strip de Las Vegas.

Si aujourd'hui cette course est trop atypique et anecdotique pour marquer les esprits du plus grand nombre, elle s'inscrit clairement dans la brèche ouverte par Nike en 1976 avec sa fameuse affiche "Man vs Machine".

Elle conforte le nouveau statut de la course à pied pour penser la route de demain, et ce même sur de très longues distances - voir "Et si nous assistions à l'émergence d'un trans-sport® très longues distances ?"

Bref, le Speed Project est peut être le début d'une mutation des imaginaires - et rien que pour cela, il fallait en parler.

C'est fait.

Et pour aller plus loin sur ce sujet des nouveaux imaginaires de la route sous le prisme du sport :
- "Et si la route, c'était fini ?"
- "What can be done with freeway after automobile age ?"
- "Et si l'autoroute devenait une piste d'athlétisme ?"
- "C'est quoi la signalétique routière demain ?"