Tuesday, December 31, 2019

"HOW ARE WE GOING TO LIVE LIKE THIS ?"

Pour prolonger nos réflexions sur l'influence des incendies dans l'imaginaire australien - et -, on peut lire "How are we going to live like this ?" paru ce matin dans The Guardian.
"La situation des incendies dans l'est de l'Australie continue de s'intensifier rapidement. 
À ce stade, nous ne pouvons pas prédire quand cela prendra fin, mais avec des pertes en vies humaines et des biens s'accumulant sur la côte sud de la Nouvelle-Galles du Sud, l'est de Victoria, l'Australie du Sud, le sud-ouest de l'AO et la Tasmanie, nous avons maintenant une catastrophe d'importance nationale qui affecte tous le pays. 
La seule ampleur de ces incendies (environ 5 millions d'hectares et en augmentation rapide), en dehors de leurs conséquences humaines et environnementales, nous montre simplement que nous sommes maintenant confrontés à un nouveau monde plus inflammable: un mix de présence humaine, d'écosystèmes et de feux qui est désormais irrévocablement transformé. 
En tant que société, nous devons admettre que notre politique actuelle, nos capacités opérationnelles, de collecte de connaissances et de recherche sont insuffisantes pour faire face à un monde si nouveau et enflammé
Comment les Australiens de nos régions les plus peuplées vivent-ils dans un avenir défini par la chaleur, la sécheresse, les vents puissants et les orages qui conduisent à des incendies incontrôlés inévitables ?"
Sur la façon dont les catastrophes climatiques et notamment les canicules et les incendies changent nos imaginaires et nos références, voir "Australie/Californie".

Monday, December 30, 2019

"LA CALIFORNIE TESTE CONSTAMMENT LES LIMITES DE LA CROISSANCE"

Pour prolonger et alimenter nos récents questionnements sur le modèle californien - voir et -, on peut lire "Califorinia is booming. Why are so many californian unhappy ?" publié dans le NYT de ce matin.
"Que ce soit en apprivoisant les baies et les montagnes avec des routes, des ponts et des lignes électriques ou aux prises avec un manque d'eau et des tremblements de terre paralysants, la Californie teste constamment les limites de la croissance.  
Sa population est passée à 40 millions d'habitants et l'économie de l'État a augmenté plus que les générations précédentes ne l'avaient cru possible, entassant plus de voitures et plus de personnes dans des villes, tout en développant de nouvelles entreprises et de nouvelles industries à mesure que les anciennes mouraient ou déménageaient autre part. 
Mais aujourd'hui, il a un nouveau problème. Pour toutes ses entreprises avant-gardistes et ses politiques sociales et environnementales libérales, l'État a principalement placé des emplois et des industries de plus grande valeur dans des enclaves côtières coûteuses, tout en poussant des travailleurs moins bien payés et des logements à moindre coût dans des zones intérieures comme la vallée centrale. 
Cela a fait de la Californie l'État le plus cher - avec une valeur médiane de la maison de 550 000 $, environ le double de celle de la nation - et a créé une offre croissante de «super navetteurs» de trois heures. Et même si elle a certains des salaires les plus élevés du pays , elle a également le taux de pauvreté le plus élevé sur la base de son coût de la vie. 
Cela explique pourquoi l'État a perdu plus d'un million de résidents au profit d'autres États depuis 2006, et pourquoi le taux de croissance démographique pour l'année qui s'est terminée le 1er juillet était le plus bas depuis 1900. 
"Ce qui se passe en Californie en ce moment est un coup de semonce", explique Jim Newton, journaliste et historien sur les politiques publiques à UCLA. "Il s'agit d'un avertissement sur l'inégalité des revenus et l'étalement des banlieues, et sur la façon dont ceux-ci se recoupent avec la qualité de vie et le changement climatique."
A méditer, quand on sait que la Californie et la Silicon Valley restent pour beaucoup des modèles et des références à copier. 

Friday, December 27, 2019

UNE PARTIE DU COÛT DES CATASTROPHES

140 milliards de dollars.

Il faut lire dans les Echos, journal qui a longtemps minimisé le réchauffement et les dégâts écologiques, "le coût effrayant des catastrophes de 2019".

Ces chiffres « effrayants » ne correspondent évidement qu’aux biens assurés et ne disent rien de tout ce qui a été réellement détruit, ni des populations déplacées.

Et lire dans le Monde, "Chute de la productivité, inégalités creusées ... l'impact économique du changement climatique inquiète" dans lequel on peut relever cette phrase exceptionnelle "Les pays pauvres et en développement, ainsi que les Etats-Unis et la Chine seront parmi les plus touchés" par les dérèglements climatiques.

Dit autrement, les deux plus grandes puissances économiques actuelles - les Etats-Unis et la Chine - sont en train de contribuer à leur propre perte du fait de leur modèle de croissance - .

Ou quand il va peut-être enfin falloir revoir toutes nos grilles de lecture et tous nos outils de prospective -  et .

Voir :
- "Floride / Vietnam"
- "Australie / Californie"
- "Et si on avait pas assez peur ?"

Monday, December 23, 2019

QUAND LE SPORT AUSTRALIEN A DE L'AVANCE

Aujourd'hui une partie de l'Australie continue à bruler, notamment autour de Sydney, et ce week-end un certain nombre de rencontres sportives ont été annulées du fait des fumées toxiques émises par les incendies.

Mais l'Australie n'a pas attendu ces catastrophes pour s'intéresser à l'évolution du climat.

Dès 2013, Adidas communiquait sur la sécheresse - .

En 2014, the Climate Institute publiait, lui, deux documents sur les nouvelles menaces liées au réchauffement climatique, dont l'un spécialement dédié au sport - voir, .

L'élément déclencheur de ce travail avait été l'open d'Australie à Melbourne et sa cohorte de malaises due à une vague de chaleur exceptionnelle.

Depuis, les responsables du tournoi ont tenté de changer les choses avec des "heat policies", mais cela est évidement encore beaucoup trop dérisoire face aux vrais défis du réchauffement climatique que va subir l'Australie dans les années qui viennent.

Aujourd'hui le sport est un élément essentiel de la culture et de l'identité australienne.

Le réchauffement climatique va clairement réinterroger toutes les pratiques sportives du pays continent.

Tous les sportifs, et pas seulement les sportifs de haut niveau, vont être impactés. 

Les championnats du monde d'athlétisme au Quatar ont choqué beaucoup de monde - .

Mais c'est ce qui se passe aujourd'hui en Australie qu'il faut regarder, car c'est là que s'écrit une partie de notre avenir plus chaud et que va s'inventer en partie les nouvelles pratiques sportives liées à la chaleur - voir,  et .

On en reparle beaucoup plus longuement le vendredi 7 février 2020 à l'occasion de l'Atelier Transit-City consacré à la question "C'est quoi la mobilité active en 2040 ?"

Friday, December 20, 2019

AUSTRALIE / CALIFORNIE

L'Australie et la Californie ont toujours fait rêver.

L'Australie et la Californie ont toujours eu de nombreux points communs.

Même imaginaires : soleil, plage, surf, culte du corps ...

Mêmes modes de vie : banlieue pavillonnaire, piscine, barbecue, gros 4x4, ...

Aujourd'hui, l'Australie et la Californie partagent de nouveaux points communs, mais beaucoup moins désirables et beaucoup plus anxiogènes.

Ces points communs ont pour noms : canicule, sécheresse, incendie, fumée toxique -  et .

Et évidement ça change tout.

Ca change pour les Australiens et les Californiens, qui vont devoir repenser l'avenir de leurs territoires et de leurs villes avec de nouvelles approches.

Mais ca change aussi pour le reste du monde, qui perd là deux références qui furent longtemps désirables.

Et si donc après avoir longtemps fait rêver, l'Australie et la Californie devenaient des repoussoirs ?

Certes, la question est provocante et maximaliste, mais elle permet de s'interroger sur nos modèles de croissance à l'aune du réchauffement climatique.

C'est pour cela que chez Transit-City, nous avons décidé d'ouvrir dans le cadre de notre chantier Croisements climatiques, un Carnet Parallèle intitulé "Australie / Californie".

La démarche Croisements climatiques est simple : prendre une mutation climatique et ses conséquences et voir comment certains pays tentent concrètement d'y répondre.

Pour Floride/Vietnam, c'est la montée du niveau de la mer et les inondations .

Pour Australie / Californie, ce sont les vagues de chaleur et les incendies - , , et .

Thursday, December 19, 2019

EN AUSTRALIE, L’OMBRE DEVIENT UN ENJEU NATIONAL D’URBANISME



Dans certaines villes comme Los Angeles, l'ombre est déjà un luxe - .

Les Australiens ont, eux, historiquement toujours cherché de l'ombre.

Il suffit de voir comment ils pensent leur architecture et leur automobile - .

Mais aujourd'hui avec réchauffement climatique, cette recherche d'ombre à petite échelle ne suffit plus.

Il faut désormais penser beaucoup plus large.

Passer de l'architecture à l'urbanisme.

La réflexion s'est engagée dès 2013 au niveau national avec, notamment, un audit sur la tree canopy des grandes villes - .

Ce travail se poursuit aujourd'hui de façon dynamique dans un certain nombre de ville et plus particulièrement à Melbourne qui doit aujourd'hui repenser sa façon de penser son avenir - et .

L'analyse de la croissance des vastes banlieues de la ville montre, en effet, que les maisons ne cessent de s'agrandir et les espaces verts de rétrécirent.


C'est donc aujourd'hui en Australie, tout un urbanisme qui doit être repensé autour de la chaleur, de l'ombre et, donc, des arbres.

Comme à Los Angeles - .

La différence entre l'Australie et la Californie est que les Australiens ont décidé, eux, d'agir et ont une vision et des plans nationaux et locaux.

Les Californiens, non.

Ce qui va se passer - ou non - dans ces deux pays, va déterminer la façon de penser les villes demain.

Car l'ombre - ou plutôt, sa recherche - va, qu'on le veuille ou non, être une des grands enjeux urbains du XXI°.

Wednesday, December 18, 2019

ET SI L'OMBRE DEVENAIT UN LUXE ?

Los Angeles a construit son mythe autour du soleil.

Los Angeles s'est construit une identité autour des palmiers.

Mais aujourd'hui ces deux symboles ont du plomb dans l'aile.

Le soleil cogne désormais trop fort.

Et les palmiers n'apportent absolument pas d'ombre.

C'est ce qui explique que l'ombre devienne aujourd'hui un véritable enjeu urbain pour Los Angeles - voir "L.A. need more shade".

On assiste à un vrai basculement des imaginaires climatiques

Ce qui était désirable - le soleil et la chaleur - devient un danger ... et c'est tout d'un coup tout un modèle d'urbain qui se casse la figure.

La recherche d'ombre à L.A. est l'équivalent des feux à répétition en Californie : le révélateur d'un modèle qui n'est plus viable - voir, .

A la dimension climatique, s'ajoute évidement une dimension sociale et de santé publique

Les quartiers pauvres n'ont pas d'ombre, les quartiers riches, si.


La ville va donc devoir s'inventer un nouvel urbanisme forestier (urban forestry) capable à la fois d'apporter de l'ombre, de la fraicheur et de lutter contre les pollutions (atmosphérique, sonore, lumineuse), le tout sans consommer trop d'eau. Pas simple, surtout quand les intérêts sont divergents entre les différents acteurs urbains (pompier, police, réseau électrique, voirie...) - voir, "Shade".

Ce qui est certain, c'est que cette "bataille de l'ombre" menée par L.A. va être passionnante à suivre car c'est une bataille qui va toucher de plus en plus de villes à travers le monde.

Cette "bataille de l'ombre" marque le début d'un vrai basculement urbain. Après avoir chercher le soleil, les villes vont chercher à s'y soustraire. Des modèles existent : voir, .

Tuesday, December 17, 2019

ET SI LA FUMÉE OBLIGEAIT L’AUSTRALIE À CHANGER ?

La Californie n'est pas le seul pays dont l'image est aujourd'hui écornée par les incendies à répétition - .

C'est aussi le cas de l'Australie - .

Certes pays subit depuis quelques années tous les dérèglements liés au réchauffement climatique, et notamment les inondations ( et ), la sécheresse (), les vagues de chaleur extrêmes () et les feux ( et )

Le phénomène n'est pas nouveau  - voir "L'incendie comme futur ?" - et cela fait plus d'une dizaine d'années que chez Transit-City, nous travaillons sur les enjeux climatiques australiens avec Australia Burned lancé en 2008 ().

Mais aujourd'hui la situation est différente - .

La nouveauté, c'est la fumée qui assombrit le ciel et pollue l'atmosphère.

Car si la fumée est dans le ciel, elle est aussi dans les poumons 

Dans un certain nombre de villes de la Nouvelle-Galles du Sud, la pollution atmosphérique a été jusqu'à 11 fois pire que les niveaux «dangereux». 

Actuellement les images de Sydney ressemblent fort à celle de Shanghai () ou de New Delhi () les jours de grande pollution avec beaucoup d'habitant équipés d'un masque. 

Et en assombrissant le ciel, les feux assombrissent aussi le moral des Australiens.

"La fumée commence à rendre les gens un peu fous. Cela déclenche de l'anxiété, c'est comme une situation de guerre où l'ennemi attaque la ville mais vous ne savez pas où est l'ennemi." - .

La fumée, c'est la concrétisation de la sécheresse, de la chaleur, des incendies, ... et donc la concrétisation subite et violente des mutations climatiques que beaucoup d'Australiens se refusaient de voir jusque-là.

C'est donc aujourd'hui tout un pays qui s'interroge sur son avenir, sur son modèle de développement et sur la volonté ou non de ses responsables politiques et économiques de changer les choses pour lutter contre les dérèglements climatiques et les menaces sanitaires qui s'annoncent - et .

L'Australie est actuellement le pays développé le plus vulnérable aux mutations climatiques. C'est pour cela qu'il faut s'y intéresser, car elle devrait être en toute logique à la pointe d'un certain nombre d'initiatives et de réflexions innovantes sur le climat et sur ses conséquences. On en reparle très vite.

Monday, December 16, 2019

ET SI LES INCENDIES MARQUAIENT LA FIN DU RÊVE CALIFORNIEN ?


Depuis quelques années, le réchauffement climatique et la montée du niveau de la mer sont en train de d'écorner peu à peu l'image idyllique qu'avait réussi à se construire la Floride depuis les années 50 - voir, .

Les incendies sont-ils, eux, en train de détruire peu à peu le mythe californien ?

C'est l'hypothèse faite par l'éditorialiste Farhad Manjo dans "It's the End of California as We Know It" publié récemment par le NYT.

Pour lui, c'est simple : "the fires and the blackouts are connected to a larger problem in this state : a failure to live sustainably."

Extraits.
"C'est la fin de la Californie telle que nous la connaissons." 
"L'idée fondatrice de cet endroit est l'infinitude - sur des miles et des mile de jolies maisons reliées par des autoroutes et des lignes électriques non isolées qui s'étendent dans les collines boisées."  
"Notre mode de vie repose sur une série de mythes - le mythe de l'espace infini, du carburant infini, de l'eau infini, de l'optimisme infini, de l’étalement urbain infini et du stationnement gratuit infini."
"Un par un, ces mythes s'enflamment. 
Nous manquons de terres, de logements, d'eau, de routes et maintenant d'électricité. Réparer tout cela nécessite un changement systémique, mais nous ne sommes pas à la hauteur."  
"La Californie, telle qu'elle est actuellement conçue, ne survivra pas au climat à venir." - .
Ces quelques lignes sont dans le prolongement de celles tout aussi percutantes de Don Winslow dans "Savage" - lire et relire "Au bout du compte, ce n'était pas suffisant."

Saturday, December 14, 2019

FLORIDE / VIETNAM

Aujourd'hui faire de la prospective, c'est forcément intégrer le changement climatique.

Aujourd'hui faire de la prospective, c'est forcément intégrer des phénomènes totalement inédits - .

Aujourd'hui faire de la prospective, c'est donc s'interroger comme nous le faisons depuis de nombreuses années, sur "les nouveaux imaginaires climatiques".

Aujourd'hui faire de la prospective, c'est tenter des croisements inédits pour réfléchir de façon différente et innovante.

Aujourd'hui faire de la prospective, c'est par exemple croiser les menaces qui pèsent sur deux pays aussi différents que la Floride - - et le Vietnam - - pour penser la liquid city et la flood mobility du futur.

C'est pour cela que Transit-City lance un chantier "Floride/Vietnam" destiné a voir comment les nouvelles réalités climatiques de ces deux zones peuvent nous aider à dessiner de nouvelle lignes d'horizons en matière d'urbanisme et de mobilité.

C'est la première étape de notre vaste chantier Croisements climatiques qui va nous amener à travailler et à croiser les nouveaux imaginaires climatiques d'un certain nombre de pays à travers le monde.

Friday, December 13, 2019

ET SI LE VIETNAM NOUS FORÇAIT À PENSER AUTREMENT ?


Le Vietnam fait partie de ces pays qui d'ici 2050, vont devoir penser leurs avenir sous l'angle des inondations récurrentes et de la montée du niveau de la mer - voir, .

En 2050, ce n'est pas moins de 31 millions de vietnamiens qui sont menacés de vivre les pieds dans l'eau une partie de l'année.

Face à un tel défi, c'est quoi penser la mobilité d'un pays comme le Vietnam ?

On regarde où et quoi pour penser les futurs mobilités d'un pays inondé ? -  et .

Et si on se retournait vers ce qu'avait fait la Mobile Riverine Force américaine lors de la guerre du Vietnam ?

Oui, ça peut choquer vu les horreurs commises pendant le conflit.

Sauf qu'il faut bien reconnaître que l'armée américaine avec son concept de brown water navy avait su développer toute une game de navires à fond très plat et d'engins amphibies s'adaptant à merveille à l'alternance terre/eau du delta du Mekong.

Et ces engins, notamment les swamp boats et les hurricane aircats, sont exactement ce dont vont avoir besoin un certain nombre de pays demain pour gérer leurs mobilités motorisées - .


Et si c’était cela, les SUV du futur ?

Thursday, December 12, 2019

ET SI C’ÉTAIT CELA LA MÉCANIQUE ET LE GARAGE DU FUTUR ?



Et si avec la multiplication prévue des inondations dans le monde - voir,  , l'airboat devenait la mécanique du futur ?

Et si c'était cela les nouvelles escales de la flood mobility ? - .

Et si demain, ca ressemblait à cela un garage ? - .

Ca pourrait compléter cela.

Wednesday, December 11, 2019

C'EST QUOI DEMAIN, LA FLOOD MOBILITY ?

Dans les années qui viennent les inondations vont se multiplier dans le monde.

Les inondations vont nous obliger à repenser totalement différemment l'avenir - voir, .

Elles vont nous obliger à repenser nos imaginaires climatiques - voir, .

Elles vont nous obliger à changer notre façon de penser les mobilités - voir, .

Elles vont nous obliger à réinterroger le modèle automobile - voir, .

Elles vont nous obliger à imaginer de nouvelles mobilités actives et sportives - voir,  et .

C'est pour engager cette réflexion très riche et fondamentale pour l'avenir, que Transit-City lance son chantier "Flood Mobility".

Deux questions parmi beaucoup d'autres :
- et si le kayak devenait un des grands outils de la mobilité urbaine du futur ?
- et si le kayak devenait le trans-sport ® du futur ?

Tuesday, December 10, 2019

QUAND LA FLORIDE VA FAVORISER LE BATEAU AU DÉPEND DE LA VOITURE

C'est juste une petite phrase dans un article.

Mais c'est une petite phrase qui en dit long sur les mutations que nous allons devoir gérer et imaginer quand on parlera de mobilité dans le futur

Cette petite phrase c'est "She suggested the county could offer residents a ferry, water taxis, or some other kind of boat during the expanding window during which the road is expected to go underwater during the fall high tides."

En français "Elle a suggéré que le comté puisse offrir aux résidents un ferry, des bateaux-taxis ou un autre type de bateau pendant la période au cours de laquelle la route est sous l’eau." Soit en moyenne, trois mois de l'année.

Cette petite phrase est issue d'un article du NYT sur la façon dont les Keys au sud de la Floride envisagent de ne plus forcément lutter contre la montée des eaux, mais de s'y adapter - voir  "Florida Keys deliver a hard message : as seas rise, some place can't be saved".

Dit autrement : aux Etats-Unis, certains élus locaux ne vont plus chercher à entretenir certaines routes (trop cher !) et vont plutôt favoriser l'utilisation du bateau face à la voiture !!!!

C'est un vrai basculement et une vraie révolution  !!

Et cela permet de réfléchir un peu autrement aux grands défis des mobilités urbaines du futur - voir "En 2050, c'est quoi se déplacer à Shanghai, Mumbai et Bangkok ?"

En complément, lire "America's great climate exodus is starting in Florida Keys".

Monday, December 09, 2019

EN 2050, C'EST QUOI SE DÉPLACER À SHANGHAI, MUMBAI ET BANGKOK ?




Une récente étude vient de révéler que le nombre de personnes menacé par l'élévation du niveau de la mer est trois fois supérieur à ce qui avait été prévu il y a quelques années. C'est au total, 300 millions de personnes qui sont menacés à l'horizon de 2050 - voir, .

Les trois cartes ci-dessus indiquent les zones des régions de Shanghai, Bangkok et Mumbai qui seront potentiellement inondées en 2050 avec la montée du niveau de la mer - voir, .

Ces zones ont quasiment doublé par rapport à ce qui avait été imaginé il y a une dizaine d'années.

Trois questions - parmi beaucoup d'autres :

- C'est quoi se déplacer à ShanghaiBangkok et Mumbai en 2050 quand l'essentiel des réseaux routiers et ferrés seront noyés ?

- C'est quoi faire de la prospective sur la mobilité urbaine, quand on sait que des millions de citadins vivront une partie de l'année les pieds dans l'eau ?

- "Et si l'amphibie devenait un des grands imaginaires automobiles du futur ?"