Thursday, August 22, 2019

DE L'ART OU DE L'ESPIONNAGE INDUSTRIEL ?

Les deux tableaux ci-dessus sont signés du peintre anglais William Hodges (1744-1797)

Il les a réalisé lors de son périple avec le capitaine Cook  dans le Pacifique entre 1772 et 1775.

Deux cents cinquante ans plus tard, il y a deux façons de regarder ces toiles :
- soit, comme la représentation de beaux paysages marins.
- soit, comme la représentation d'une révolution technique, celle de la découverte par les européens de nouveaux moyens de transport ultra légers et rapides, les catamarans et les praos.

Cet apport des cultures du Pacifique dans nos imaginaires mobiles a longtemps été nié et ignoré - voir ce sujet "Peut-être sommes-nous encore convaincus que la navigation ..."

Il faudra attendre deux siècles, et plus précisément les années 1960 et 70, pour que ces voiliers réémergent en Occident et qu'ils deviennent, peu à peu, des références de sportivité et de performance - voir, "Fueld by athletes, powered by nature".


On reviendra sur cette histoire le 13 septembre prochain lors de notre Atelier "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos mobilités futures ?"

Tuesday, August 20, 2019

ET SI BRANLY DEVENAIT LE LABORATOIRE DES LOW-TECHS FUTURES ?

Dans notre précédent post, nous évoquions l'idée de faire des musées d'ethnologie autre chose que des musées d'ethnologie pour en faire de vrais centres de ressources pour penser différemment nos futurs - voir "Branly, pour apprendre à survive dans le futur ?"

Cette interrogation sur le rôle d'un musée comme celui de Branly est évidement lié à notre Atelier du 13 septembre "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?"

On voudrait ici alimenter la réflexion à travers quelques quelques questions posées récemment par l'économiste sénégalais Felwin Sarr sur la vocation des musées d'ethnologie dans le futur - .
"En Europe, les musées sont les héritiers des cabinets de curiosités. Et se sont pensés comme le lieu où le groupe se constitue et dit son identité à travers des objets. C’est d’abord un musée du « nous ». Puis est venu le moment des conquêtes coloniales. Paris se considérait alors comme la capitale de l’univers et a décidé que toutes les beautés du monde devaient s’y retrouver. 
Durant la période coloniale se constituent les musées des « autres », ces musées ethnographiques fabriquent ainsi un discours sur les autres. 
Que signifie pour les Européens ce type de musée aujourd’hui ? 
Ses fonctions premières ne sont-elles pas frappées d’obsolescence ? 
Ne faut-il pas repenser radicalement les fonctions d’un tel lieu ? 
En finir avec la catégorie « ethnographique » et renouveler les perspectives ? (...) 
(...) Quel sens ces objets pourraient avoir dans une production actuelle, contemporaine, de soi ?  
Comment en faire un des combustibles de la forge dans laquelle nous sommes en train de construire un présent et un futur ?  
Comment les connecter à des problématiques actuelles ? "
Ces questions rejoignent totalement celles que nous aborderons le 13 septembre, .

Les musées d'ethnologie doivent-ils être des musées "du lointain et du passé" ou au contraire ceux "du proche et du futur" ?

Les musées d'ethnologie doivent-ils être des musées "d'art" ou au contraire des laboratoires "des nouvelles technologies low-tech" ?

Monday, August 19, 2019

ET SI BRANLY NOUS APPRENAIT À SURVIVRE DANS LE FUTUR ?

Le vendredi 13 septembre prochain nous organisons un Atelier Transit-City autour de la question "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?"

La question peut paraître iconoclaste tant on a pris l'habitude de penser le futur plus à travers la notion de progrès technologique qu'à travers l'ethnologie.

Mais chez Transit-City, nous pensons que nous sommes aujourd'hui à la fin d'une certaine façon de penser l'avenir et que nous devons chercher de nouvelles références pour construire des modèles plus viables pour demain. 

Et chez Transit-City, nous pensons que le musée Branly, qui se veut "le musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques", fait partie de ses nouveaux lieux repères pour penser nos futurs - voir "Et s'il fallait aller à Branly pour penser demain ?"

Et s'il y en a un qui parle très bien de ce basculement des références, c'est l'anthropologue Bruno Latour dans "Où atterrir ? Comment s'orienter en
politique ?"

A propos de cette recherche de nouvelles références, il écrit :
"On pouvait bien sûr aller fouiller dans les archives des autres peuples pour y découvrir des attitudes, des mythes, des rituels qui ignoraient absolument l’idée même d’une « ressource » ou d’une « production », mais il s’agissait là de ce qu’on ne prenait plus, à l’époque, que comme les résidus d’anciennes formes de subjectivité, d’archaïques cultures irréversiblement dépassées par le front de modernisation 
Témoignages émouvants, certes, mais bons pour les musées d’ethnographie.
C’est aujourd’hui seulement que toutes ces pratiques deviennent de précieux modèles pour apprendre comment survivre dans le futur."
Pour aller plus loin sur cette question, voir "Le choix de ne pas faire !"

On en reparlera beaucoup plus longuement, .

Monday, July 29, 2019

VERS UNE INVERSION DES RÉFÉRENCES ?


A partir d’octobre 2019, il ne sera ne plus possible d'escalader l'Uluru, ce mont australien plus connu sous le nom occidentalisé d'Ayers Rock - détails, .

Cette interdiction n'a aucun fondement sécuritaire, mais purement ... religieux.

Après plusieurs années de lutte, les Aborigènes ont, en effet, obtenu du gouvernement australien que ce mont qu'ils considèrent comme sacré, soit interdit d'accès au nom du respect de leur culture. 

Comme le titrait The Australian dans un raccourci saisissant pour expliquer la positions des Aborigènes, "You're not walking on a church".

"Il faut imaginer l’Australie comme un immense réseau, un maillage de milliers de parcours qui relient des centaines de groupes de langues différentes au moment de l’arrivée des colons. Tous les lieux qui apparaissent aux Occidentaux comme naturels sont en fait culturels pour les Aborigènes." explique l'anthropologue Barbara Glowczeski.

On ne va pas discuter dans ce post du fondement ni de la justesse de cette décision d'interdire l'accès au Uluru.

On retiendra juste que la cosmogonie d'un peuple dit premier a réussi à s'imposer face aux logiques économiques dominantes. On pourrait presque voir cela comme la vengeance des fourmis vertes.

Alors assiste-on avec cette décision, au début d'un basculement qui voudrait que certaines traditions de peuples autochtones redeviennent structurantes pour penser les mobilités dans le futur ?

On en est a priori assez loin, mais demain ?

On y reviendra plus longuement lors de notre Atelier du 13 septembre organisé autour de la question "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?"

Thursday, July 18, 2019

VERS UNE INVERSION DES IMAGINAIRES ?

Penser demain, c'était penser technique.

Penser demain, c'était penser technologie et technologie forcément occidentale.

Mais si à partir d’aujourd’hui, penser demain c'était au contraire penser frugalitélow-tech et non occidental ?

Voir, .

Monday, July 15, 2019

LES DEUX PROCHAINS ATELIERS : 13 SEPT / 8 NOV




toutes les infos sur le prochain Atelier Transit-City.



Bientôt plus d'infos sur cet Atelier - en attendant, voir .

Les Ateliers Transit-City ont lieu au Pavillon de l'Arsenal 
de 8h45 à 11h

Pour s'inscrire, il suffit d'un mail à :  francois.bellanger@gmail.com

Friday, July 12, 2019

SUR LA SEINE DEMAIN ?


Et si demain la Seine à Paris, c'était aussi ce genre d'image ?

Et si demain la Seine à Paris, ce n'était pas seulement des péniches et des bateaux mouche ?

Et si demain la Seine à Paris devenait un des grands lieux des mobilités douces et sportives ?

Bref, et si on renouvelait un peu les imaginaires de la Seine à Paris autour du sport et du corps en mouvement ?

On en reparle le 8 novembre prochain, .

Et en attendant voir "Paris 1953 / Visions pour le futur ?"

Tuesday, July 09, 2019

APRÈS TOUT, ELLE A ÉTÉ UTILISÉE PENDANT 5 000 ANS ...

"Je suis convaincu que la voile de travail peut redevenir pertinente. 
Après tout, elle a été utilisée pendant 5 000 ans avant d’être remplacée, ces 120 dernières années, par la propulsion mécanique." 
Déclaration Michel Péry, président de Néoline, à l'occasion de l'annonce d'un accord pour la construction de deux cargos à voile de 136 mètres de long à Saint-Nazaire - .

Une déclaration et une image qui renvoient au plus grand sept mâts jamais construits, le Thomas W. Lawson et au Vendredi 13 d'Alain Colas.

On en reparlera, .

Monday, July 08, 2019

SWIM CITY / BONHEUR SIMPLE

, toutes les informations sur la superbe et très stimulante expo "Swim City".

deux questions pour commencer à réfléchir autrement.

Et ci-dessous une photo du Rhin à Bâle prouvant que la natation et la batellerie peuvent très bien cohabiter, contrairement à ce que certains affirment à Paris.

Tout cela est évidement à inscrire dans la lignée de nos 
et

Friday, July 05, 2019

ET SI L'INSEP DEVENAIT LE LABORATOIRE DES MOBILITÉS DOUCES ET SPORTIVES DE DEMAIN ?

L’INSEP (Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance) est l’institution qui prépare les athlètes français aux grandes épreuves sportives et, notamment, aux Jeux Olympiques.

Mais si on fait le constat que l'un des grands enjeux de demain va être de développer les mobilités douces, sportives et performantes 

Et si, en plus, on fait l'hypothèse que les idéaux sportifs vont fortement évoluer dans les années qui viennent - voir, "Ca pourrait être quoi l'idéal olympique demain ?"

Alors …

Alors va-t-il falloir continuer à penser l’INSEP comme une “usine à champions” ou plutôt comme le grand laboratoire des mobilités douces et sportives de demain ?

Voir :