En une vingtaine d'années, le rapport à la marche à radicalement changer sous l'influence du sport et la banalisation du smart-phone.
Certains en tirent les conséquences, comme la Utah Valley University - voir les explications, là.
Ça renvoie directement à :
- "Et si le piéton devait désormais se penser comme une PME ambulante ?"
- "Des voitures toujours plus lentes et des piétons toujours plus rapides ?"
- "C'est quoi une mobilité en pente ?"
Tuesday, June 23, 2015
Monday, June 22, 2015
UN CORPS QUI NE S'ARRÊTE JAMAIS
Dans le prolongement du sport comme un travail.
Là, l'explication.
Et là, la question qui est derrière.
Là, l'explication.
Et là, la question qui est derrière.
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Friday, June 19, 2015
LE SPORT COMME UN TRAVAIL
Hormis pour les professionnels, le sport était jusque-là surtout une activité pratiquée pour le plaisir.
Demain, faire du sport sera aussi l'occasion de gagner de l'argent.
C'est en tout cas la promesse d'une entreprise comme de Fitcoin, qui promet que chacun de nos efforts pourrait se transformer en monnaie virtuelle - toutes les explications, là.
Fitcoin n'a rien d'exceptionnel, c'est juste une des facettes du néo-capitalisme lié aux nouvelles technologies.
Un néo-capitalisme qui tente par tous les moyens, de mettre de l'échange marchand là où, avant, il y avait du gratuit.
Fitcoin n'est donc qu'une étape de plus dans la monétisation de notre quotidien et s'inscrit dans le prolongement de ce qu'avait testé Nike durant l'été 2014 à New-York - là.
Nous allons tous pouvoir devenir des professionnels du sport, tout comme il nous est déjà tous possible de devenir hôtelier en louant une chambre sur AirBnB ou chauffeur de taxi en conduisant notre voiture pour UberPop.
Évidement ce genre d'initiative va radicalement changer notre rapport au sport et, à plus long terme, à notre corps.
Ça peut aussi changer notre rapport aux lieux de travail, surtout si ceux-ci deviennent peu à peu des salles de sport - voir là. Avec une question : travailler sur un tapis de course, va-t-il nous permettre de gagner deux fois plus d'argent ? - voir là.
Ça renvoie, donc, très directement à nos interrogations sur "C'est quoi penser la performance sportive ?" et "C'est quoi un corps demain ?"
De façon plus large ça pose aussi la question de savoir si nous ne serions pas en train de changer de civilisation ?
Demain, faire du sport sera aussi l'occasion de gagner de l'argent.
C'est en tout cas la promesse d'une entreprise comme de Fitcoin, qui promet que chacun de nos efforts pourrait se transformer en monnaie virtuelle - toutes les explications, là.
Fitcoin n'a rien d'exceptionnel, c'est juste une des facettes du néo-capitalisme lié aux nouvelles technologies.
Un néo-capitalisme qui tente par tous les moyens, de mettre de l'échange marchand là où, avant, il y avait du gratuit.
Fitcoin n'est donc qu'une étape de plus dans la monétisation de notre quotidien et s'inscrit dans le prolongement de ce qu'avait testé Nike durant l'été 2014 à New-York - là.
Nous allons tous pouvoir devenir des professionnels du sport, tout comme il nous est déjà tous possible de devenir hôtelier en louant une chambre sur AirBnB ou chauffeur de taxi en conduisant notre voiture pour UberPop.
Ça peut aussi changer notre rapport aux lieux de travail, surtout si ceux-ci deviennent peu à peu des salles de sport - voir là. Avec une question : travailler sur un tapis de course, va-t-il nous permettre de gagner deux fois plus d'argent ? - voir là.
Ça renvoie, donc, très directement à nos interrogations sur "C'est quoi penser la performance sportive ?" et "C'est quoi un corps demain ?"
De façon plus large ça pose aussi la question de savoir si nous ne serions pas en train de changer de civilisation ?
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Thursday, June 18, 2015
APOLOGIE DE LA VOITURE AUTONOME ?
Pour prolonger mon précédent post ...
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Wednesday, June 17, 2015
ET DEMAIN, ON LE MET OÙ CELUI QUI VEUT CONTINUER À S'OCCUPER DU VOLANT ?
La voiture autonome va être une des grandes révolutions du début du XXI° siècle, au même titre que la banalisation des drones et des imprimantes 3 D.
La voiture autonome va être une révolution en modifiant radicalement les activités que l'on va y faire à bord.
- "Ca sera quoi, demain, être derrière un volant ?"- "Et demain, on le met où le volant ?"
- "Trains suédois ou Google Car ?"
La voiture autonome va entrainer une révolution urbaine et économique
- "C'est quoi le modèle du bureau demain ?"
- "La rue comme usine du futur ?"
Elle va aussi entrainer une révolution sur la façon de penser l'habitacle
Et c'est pour ces raisons que les publicités ci-dessus signées Axa sont stupides.
Elles tendent à faire croire que tout changement dans l'organisation de l'habitacle est un danger.
C'est vrai aujourd'hui, mais cela ne le sera plus du tout dans 10 ans avec les voitures autonomes.
Et on peut même faire l'hypothèse que ce que Axa présente aujourd'hui comme répulsif, devienne demain un idéal.
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Tuesday, June 16, 2015
ET SI LES DRONES REDESSINAIENT LES ROUTES AFRICAINES ?
Pour poursuivre mes derniers posts sur la possibilité de redessiner de nouvelles cartes via de nouvelles routes ...
« L’âne a des qualités très proches de ce que l’on attend d’un drone de transport : il est agile, fiable, intelligent, résistant à la poussière et à la chaleur, bon marché, stoïque. (…) Il transporte des charges d’un point A à un point B, c’est tout. Ces futures routes des ânes sont le chemin de fer aérien de demain, mais elles sont aussi les héritières des antiques sentiers muletiers qui traversent des forêts et grimpent des montagnes pour rallier quelque lointain village.
Une chose est sûre : il n’y aura jamais assez d’argent pour construire un véritable réseau routier en Afrique. (…)
Le transport des hommes et des marchandises, lui, nécessiterait l’amélioration nette et généralisée des routes du continent.
Or seuls 16 % des routes africaines sont revêtues, et celles qui le sont se dégradent très vite sous l’effet d’une circulation intense.
La majorité des Africains doivent marcher pour rejoindre l’aménagement routier le plus proche – le plus souvent une route de terre à peine compactée qui se transforme en bourbier pendant les deux saisons des pluies annuelles.
Dans certains pays, des régions entières restent isolées pendant des semaines à cause d’inondations, de glissements de terrain ou de mares où les poids lourds s’enlisent jusqu’aux essieux.
Et ni les autoroutes que construisent les Chinois, ni les revenus dégagés pour la construction routière par la taxation directe de l’essence n’y pourront rien : l’entretien des routes africaines existantes est condamné à rester problématique.
Chaque année, ce sont 50 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures publiques qui manquent en Afrique, et ce chiffre se creuse sans cesse. Il n’y a pas d’argent pour des tunnels, pas assez pour des ponts et des voies de contournement, et ne parlons pas du simple entretien des routes. Le goudronnage d’un axe secondaire revient plus cher, au kilomètre, que celui d’une route plus importante, et ce coût s’est envolé au cours des dix dernières années.
Selon certains économistes, chaque dollar investi dans les routes en Afrique génère 4 dollars de productivité supplémentaire. Combien de fois plus pour un dollar investi dans les drones de marchandises ?»
On est pas obligé d'adhérer à l'idée, mais elle est loin d'être inintéressante - plus en lisant "Bientôt, des escadrilles de drones dans le ciel africain".
Cet article est à mettre en perspective avec
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Monday, June 15, 2015
PEUT-ON CLASSER LES BARBARES ?
Suite à mes récents posts "Quand les barbares redessinent la carte" et "C'est quoi une carte redessinée par les barbares ?", Alain Sauvant, directeur de la prospective de SNCF Réseau m'a fait parvenir l'analyse ci-dessous en comparant la SNCF à l'Empire Romain.
"Un barbare ne pense pas comme un romain, au moins au début en tout cas.
Ceci dit après le premier choc initial, il y a des "hybridisations", et une typologie de barbares et romains plus ou moins hybridisés est à construire.
Si l'on se réfère à l'époque romaine, par vague successive, on a :
- Barbares de 1ère catégorie (Alienigeni), étrangers à Rome, pouvant être alliés (Foedus) ou hostiles (Hostes)
- Barbares de 2nde catégorie (Dedititii), résidents sur le territoire romain, participant dans une certaine mesure aux avantages des sujets de l'Empire
- Barbares de 3ème catégorie, militaires dans l'armée romaine, devenant citoyens romains au Bas-Empire
- Puis vient la chute de Rome, le repli sur Constantinople,...
Aujourd'hui, on pourrait dans le domaine des transports s'en inspirer et classer comme suit divers acteurs :
- Barbares de 1ère catégorie
- Ouicar ou Sharette parmi les "Foedus"
- BlaBlaCar ou Uber comme "Hostes"
- Barbares de 2nde catégorie
- Ouigo et TGVPop parmi les "Dedititii"
- Barbares de 3ème catégorie
On n'y est pas encore ?"
Évidement certains ne manqueront pas de faire remarquer que si, en effet, dans un premier temps la SNCF pourrait se régénérer au contact des Barbares, le sens de l'histoire voudrait qu'à la fin elle disparaisse... ou se retire sur un territoire qui n'était, au départ, pas le sien.
Reste imaginer ce que pourrait vouloir dire pour la SNCF "le repli sur Constantinople ..."
Une question qui renvoie directement à "Comment peut-on encore faire de la prospective transport ?"
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Friday, June 12, 2015
C'EST QUOI UNE CARTE REDESSINÉE PAR LES BARBARES ?
Pour prolonger mon récent post "Ils sont en train de redessiner la carte", je voulais vous proposer ces deux cartes présentées par Alain Sauvant, le directeur de la Prospective de SNCF Réseau, lors du dernier Atelier Transit-City organisé autour de la question "Comment peut-on encore faire de la prospective transport ?"
Pour réaliser la première carte, Alain Sauvant a regardé quelles offres TGV et covoiturage existaient pour faire un trajet Paris / Reims entre 8 et 10 h du matin un jour de mai 2015.
Pour la deuxième carte, il a prolongé la croissance de l'offre covoiturage de ces dernières années jusqu'en 2018, pour montrer le nombre de points de départ possibles d'ici trois ans (évidement la localisation des points de covoiturage est totalement fictive, seules les gares de l'Est et de Massy n'auront pas bougé)
C'est simple, c'est clair et on comprend que les points d'entrée dans le réseau de mobilité de demain vont se multiplier et prendre des formes radicalement inédites.
C'est la traduction spatiale de la remarque d'Alessandro Baricco dans "Les Barbares - Essai sur une mutation" : « D’habitude on se bat pour contrôler des points stratégiques sur la carte. Aujourd’hui, les agresseurs font quelque chose de plus radical : ils sont en train de redessiner la carte ».
Pour tous les acteurs urbains et les acteurs de la mobilité, cela va poser beaucoup de questions, dont deux toutes simples :
- c'est quoi demain un lieu de transit ?
- c'est quoi demain un lieu stratégique ?
Pour alimenter la réflexion, je voulais vous proposer ces quelques lignes de Baricco toujours tirées des "Barbares".
A la question : c'est quoi demain un lieu stratégique ?
Pour réaliser la première carte, Alain Sauvant a regardé quelles offres TGV et covoiturage existaient pour faire un trajet Paris / Reims entre 8 et 10 h du matin un jour de mai 2015.
Pour la deuxième carte, il a prolongé la croissance de l'offre covoiturage de ces dernières années jusqu'en 2018, pour montrer le nombre de points de départ possibles d'ici trois ans (évidement la localisation des points de covoiturage est totalement fictive, seules les gares de l'Est et de Massy n'auront pas bougé)
C'est simple, c'est clair et on comprend que les points d'entrée dans le réseau de mobilité de demain vont se multiplier et prendre des formes radicalement inédites.
C'est la traduction spatiale de la remarque d'Alessandro Baricco dans "Les Barbares - Essai sur une mutation" : « D’habitude on se bat pour contrôler des points stratégiques sur la carte. Aujourd’hui, les agresseurs font quelque chose de plus radical : ils sont en train de redessiner la carte ».
Pour tous les acteurs urbains et les acteurs de la mobilité, cela va poser beaucoup de questions, dont deux toutes simples :
- c'est quoi demain un lieu de transit ?
- c'est quoi demain un lieu stratégique ?
Pour alimenter la réflexion, je voulais vous proposer ces quelques lignes de Baricco toujours tirées des "Barbares".
A la question : c'est quoi demain un lieu stratégique ?
"En général, les barbares vont là où ils trouvent des systèmes passants. Dans leur recherche de sens, d’expérience, ils vont chercher des gestes dans lesquels il est rapide d’entrer et facile de sortir. Ils privilégient ceux qui, au lieu de rassembler le mouvement, le produisent. Ils aiment n’importe quel espace entraînant une accélération. Ils ne se déplacent pas en direction d’un but, car le but est le mouvement. Leurs trajectoires naissent par hasard et s’éteignent par fatigue : ils ne cherchent pas l’expérience, ils sont l’expérience. Quand ils peuvent, les barbares créent à leur image des systèmes où voyager : le réseau, par exemple.
Mais il ne leur échappe pas que la plus grande partie du terrain qui peut être parcouru est faite de gestes qu’ils ont hérités du passé et de leur nature : de vieux villages. Alors, ce qu’ils font consiste à les modifier jusqu’à ce qu’ils deviennent des systèmes passants : c’est ce que nous appelons « saccage »
Y a-t-il un nom pour cette nouvelle façon d’être au monde ? Un mot, rien qu’un, histoire qu’on se comprenne ? Je n’en sais rien. (…)
Mais je voudrais que nous nous comprenions, vous et moi : quoi que nous percevions de la mutation en cours, de l’invasion barbare, il faudra la regarder de l’endroit exact où nous sommes en ce moment et la comprendre comme une conséquence de la transformation profonde qui a dicté une nouvelle idée de l’expérience.
Une localisation nouvelle du sens.
Une forme nouvelle de perception.
Une technique de survie nouvelle.
Je ne voudrais pas exagérer, mais j’ai envie de dire : une nouvelle civilisation."
A la question : c'est quoi demain un lieu de transit ?
C'est évidement à mettre en perspective avec :
"Et si la notion de tiers-lieux n'avait plus de sens ?"
"Et si on passait des "non-lieux" aux "hyper-lieux mobiles ®" ?"
On est dans la suite logique de "Et si nos concepts étaient inopérants pour penser les mutations urbaines à venir ?"
"N’oubliez pas que le barbare cherche toujours et seulement des systèmes passants : il veut des stations intermédiaires qui n’étouffent pas son mouvement mais qui, au contraire, le régénèrent.
Quand il approche de séquences synthétiques (des portions massives de monde coagulées en un seul point), il sait qu’il court un risque : celui d’y rester prisonnier.
Ces stations promettent une telle convergence de morceaux épars qu’elles peuvent devenir des destinations finales. C’est le spectre de la voie de garage.
C’est pour cette raison que le barbare privilégie les séquences synthétiques qui conservent une forme de légèreté et de fluidité structurelle, celles qui sont capables d’accélérer le pas de celui qui les traverse ...""Les Barbares - Essai sur une mutation" - Alessandro Baricco
C'est évidement à mettre en perspective avec :
"Et si la notion de tiers-lieux n'avait plus de sens ?"
"Et si on passait des "non-lieux" aux "hyper-lieux mobiles ®" ?"
On est dans la suite logique de "Et si nos concepts étaient inopérants pour penser les mutations urbaines à venir ?"
Et on y revient beaucoup plus longuement le 25 septembre prochain à l'occasion de l'Atelier "Et si nous étions juste en train de changer de civilisation ?"
Thursday, June 11, 2015
QUAND LE CENTRE COMMERCIAL PERMET AUSSI DE REPENSER LE "BUREAU".
Dans le prolongement de :
voir là comment Bespoke tente de réinventer les espaces de travail dans un centre commercial de San Francisco.
Et on peut relire "Ils sont en train de redessiner la carte".
On en reparle le 25 septembre prochain, là.
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Wednesday, June 10, 2015
8 SCHÉMAS POUR UNE AUTRE APPROCHE HÔTELIÈRE
La question pourrait être "Comment les hôtels peuvent-ils nous aider à réfléchir sur les nouveaux modes de vie du XXI° siècle ?"
Dans le prolongement de "C'est quoi prendre l'avion aujourd'hui ?", voir là.
Dans le prolongement de "C'est quoi prendre l'avion aujourd'hui ?", voir là.
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Tuesday, June 09, 2015
QUAND LES BARBARES REDESSINENT LA CARTE
"Nos vieux réflexes européens nous portent à juger sans cesse les coups d’éclats outre-Atlantique comme une agression, déclenchant mécaniquement une position défensive.
Or, il va bien falloir que nous acceptions que le monde a changé, ou plutôt que le monde s’est invité chez nous.
Nos outils (institutions, langues, systèmes de pensée, etc.) se montrent de plus en plus inefficaces, car comme nous l’explique Alessandro Baricco dans "Les Barbares - Essai sur une mutation" : « D’habitude on se bat pour contrôler des points stratégiques sur la carte. Aujourd’hui, les agresseurs font quelque chose de plus radical : ils sont en train de redessiner la carte ».
Il est temps de comprendre les nouvelles règles du jeu. Cela ne signifie pas perdre son identité, mais la construire dans un univers plus vaste.
« Nous sommes tous au même point, dans le seul lieu qui soit et dans le courant de la mutation, où nous appelons civilisation ce que nous connaissons, et barbarie ce qui n’a pas encore de nom. Et contrairement à d’autres, je pense que c’est un lieu magnifique» conclut Baricco.
Qu'est qui définit ces nouveaux barbares et, donc, notre future civilisation ?"Extrait d'un très bel article signé de la toujours très pertinente Chrystèle Bazin, à lire in extenso, là.
C'est une excellente introduction à "Et si nous étions juste en train de changer de civilisation ?"
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Thursday, June 04, 2015
ET SI PENSER LE TRANSPORT, C'ÉTAIT PENSER À DES GENS ASSIS ?
"Bien sûr, le nomade bouge, mais il est assis, il n'est jamais autant assis que quand il bouge."
Deleuze-Guattari, "Mille plateaux" - éd. Minuit - 1980
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Wednesday, June 03, 2015
PENSER LE TRANSPORT AVEC D'AUTRES RÉFÉRENCES
Tuesday, June 02, 2015
QUAND NIKE ET LEVI'S AVAIENT QUARANTE ANS D'AVANCE ...
Pour prolonger et approfondir mon précédent post "Et si Levi's devenait un grand acteur de la mobilité urbaine ?", je voulais vous proposer ces quatre planches sur le poids de certaines marques américaines dans la construction des imaginaires urbains et plus particulièrement parisiens.
Sur l'importance de Nike dans la construction de nos imaginaires, je me suis déjà très souvent exprimé sur le sujet - voir là, là ou là, entre autres.
Sur l'influence de Levi's, je voulais juste vous proposer cette pub datant de 1974 à comparer aux images des projets de l'équipe municipale actuelle et celle de l'opposition pour l'aménagement des berges de la Seine ...
Les seuls politiques qui étaient en phase avec ses imaginaires il y a quarante ans, étaient les écologistes des Amis de la Terre comme on peut le voir l'affiche ci-dessous datant des municipales de 1977 où toutes les réponses présentées comme radicalement innovantes aujourd'hui y étaient déjà: les voies sur berges piétonnes, les vélos en libre service, le rejet de la voiture, les jardins à la place des rues, l'éolien, le solaire...
C'est là que l'on voit combien les élus parisiens sont imaginatifs et créatifs ...
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Monday, June 01, 2015
ET SI LEVI'S DEVENAIT UN GRAND ACTEUR DE LA MOBILITÉ ?
Cela fait plus d'une vingtaine d'années que Levi's présente ses jeans comme des objets érotiques - voir l'excitant "Wash Room ".
Sauf que les imaginaires du jeans et de la marque Levi's pourraient radicalement changer dans les années qui viennent en n'étant plus seulement associés à la décontraction et au cul, mais plutôt aux imaginaires des nouvelles technologies, de la connexion permanente et des nouvelles formes de travail.
C'est en tout cas l'hypothèse que l'on peut faire suite à l'annonce il y a quelques jours, du rapprochement de Google et de Levi's Strauss autour du projet dit Jacquard destiné à développer des textiles intelligents ayant vocation à faire du jeans un "pantalon connecté".
Voir là les explications de Levi's sur ce projet, et de façon plus globale "Google wants turn everything wearable".
Cette évolution n'a rien de surprenante face à la montée en puissance des textiles connectées - voir "Du sportwear au smartwear, le grand basculement" -, la seule particularité de ce projet étant d'associer deux grandes marques mondiales capables de banaliser encore un peu plus dans les années qui viennent les "wearable technologies" et le "E-textile".
Si on élargit la réflexion au delà du corps et de la mode, on peut se demander si cette révolution "wearable technologies" ne va pas permettre à Levi's de renforcer son discours et son positionnement autour de la notion de "commuter" lancé en 2010 afin de se mettre en phase avec les nouvelles mobilités urbaines, et plus particulièrement le vélo, et les nouvelles formes de travail associées aux nouvelles technologies et au nomadisme - voir là.
Un premier pas avait été fait en 2011 avec notamment des jeans coupés pour accueillir un anti-vol ou des blousons avec des poches dans le dos.
En 2014, elle prolongeait cette expérience en ouvrant pendant plusieurs mois dans différentes villes américaines et européennes des "Commuter Workspace" regroupant des espaces de travail, un café, un garage à vélo et pouvant accueillir des événements culturels du genre concert. Bref le lieux mixte par excellence en phase avec les nouvelles pratiques urbaines - voir "Et si la notion de tiers-lieux n'avait plus aucun sens ?"
C'est cette récente évolution de Levi's autour du travail, de la mobilité et des wearables technologies, qui nous a donné envie d'ouvrir un chantier de réflexion pour voir comment cette marque pourrait devenir porteuse des nouveaux imaginaires urbains, des nouveaux imaginaires mobiles et des nouveaux imaginaires du travail et - surtout - comment elle pourrait les nourrir et les renouveler.
Ce travail s'inscrit dans la lignée des réflexions que nous avons autour de marques Nike, Red Bull ou Havaïanas.
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