C'est une nouvelle facette de cela.
Thursday, February 09, 2017
QUAND D'AUTRES FORMES SONT POSSIBLES...
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Wednesday, February 08, 2017
ET SI LES MANGAS PERMETTAIENT DE PENSER AUTREMENT LE TRAIN ?
Pour comprendre la mobilité japonaise, il faut lire les mangas.
Les mangas ne sont pas simplement des bandes dessinées, ils sont le profond reflet des imaginaires japonais.
On comprends mieux les recherches sur le Maglev, si on a lu des mangas - voir "Et si pour les japonais la roue n'était qu'une parenthèse ?"
On comprends mieux l'avance des Japonais sur les exosquelettes, si on a lu des mangas - voir "The new exo-mobility by Honda" et "Quand le super-héros américain devient japonais ".
On comprends mieux l'avance des Japonais sur les micro-cars et les voitures autonomes, si on a lu des mangas - voir "Entre robots et fauteuils-roulants"
On comprends mieux les recherches sur les Shinkansen, si on a lu des manages - voir "Les nouveaux imaginaires des trains japonais".
Et le Shinkansen Evangelion Project en est une des illustrations en hommage à la série télé culte "Evangelion".
Voir les vidéos de présentation du train et de son univers, là avec les codes manga et là avec des codes plus commerciaux.
Outre le travail sur la livrée extérieure, c'est toute l'univers de la série et notamment ses personnages, que l'on retrouve dans différents espaces de la rame, avec y compris un espace jeu vidéo - là.
On est pas obligé d'apprécier le style, reste que tout cela est extrêmement cohérent en terme d'approche et de marketing.
Mais surtout - et c'est là où je voulais en venir - le Shinkansen Eva montre qu'il est possible de penser autrement l'offre de la grande vitesse ferroviaire que sous le simple prisme financier comme à la SNCF par exemple qui est incapable d'avoir un récit désirable sur son TGV.
La bataille de demain sur les enjeux de mobilité ne sera pas que technologique, elle se fera aussi sur le plan des imaginaires et des cultures.
On est pas obligé d'apprécier le style, reste que tout cela est extrêmement cohérent en terme d'approche et de marketing.
Mais surtout - et c'est là où je voulais en venir - le Shinkansen Eva montre qu'il est possible de penser autrement l'offre de la grande vitesse ferroviaire que sous le simple prisme financier comme à la SNCF par exemple qui est incapable d'avoir un récit désirable sur son TGV.
La bataille de demain sur les enjeux de mobilité ne sera pas que technologique, elle se fera aussi sur le plan des imaginaires et des cultures.
Aujourd'hui le Japon montre qu'il est capable de le faire et de se mettre en phase avec les références culturelles des jeunes générations pour soutenir de nouvelles réponses transport.
On devrait aussi bientôt le voir à l'occasion des JO de Tokyo en 2020 - voir, là.
L'autre chose qu'il faut retenir - et cela nous ramène à l'introduction de ce post - c'est le logo du 500 Type Eva, à savoir un Eva (soit un énorme exosquelette dirigé par un pilote) courant et allant aussi vite qu'un Shinkansen.
Au Japon, ce genre de parallèle ne choque pas car cela fait longtemps que l'exosquelette est pensé comme un moyen de transport du futur - voir, là - et que la roue n'est pas forcément vu comme la solution à tout - voir, là.



Sur la capacité des Japonais a réinventer le train avec de nouvelles références décalées, voir "la galerie d'art" et "la maison traditionnelle".
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Tuesday, February 07, 2017
QUAND L'INNOVATION VIENT DE L'ARRIÈRE
Pour prolonger "et si l'habitat traditionnel devenait un modèle ferroviaire ?", voir "The Seven Stars".
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ET SI L'HABITAT JAPONAIS DEVENAIT UN MODÈLE FERROVIAIRE ?
Pour prolonger le précédent post sur les nouveaux futurs du train - voir, là, je voulais vous proposer aujourd'hui la maison traditionnelle japonaise comme modèle possible d'aménagement intérieur avec, entre autres, un espace pour le bain très important dans la culture nippone.
"Pris souvent dans les familles juste avant le coucher, le bain est plus qu’un rituel de transition entre le jour et la nuit, il est davantage qu’un rituel de purification des pollutions extérieures, il est le rituel par lequel se confirme l’intimité commune du groupe familial et la relation fusionnelle à la mère qui en constitue le cœur.
Au-delà, il est aussi un lieu privilégié où l’identité individuelle, intégrée au sein du groupe familial, se confond avec l’identité conférée par le sentiment d’appartenance à un groupe plus large encore, celui qu’offre la culture japonaise, passée et présente."
"Le rituel du bain au Japon"
Si dans le Toreyu, on ne peut certes pas se plonger entièrement dans l'eau, l'idée d'offrir un espace de partage et de la convivialité autour de l'eau est bien là et réelle dans le train.
« Les Japonais pratiquent le bain depuis toujours à leur façon, entre sensualité, sociabilité et méditation.
Pour des Japonais, prendre un bain rapide est suspect. On peut alors s’entendre dire ironiquement que l’on se baigne comme un corbeau – karasu gyiôzui : ablutions de corbeau. C’est bien connu, au Japon, on a coutume de se laver avant et après le bain, jamais pendant. On se lave à l’extérieur du bain, jamais dedans.
(…) Si l’on se lave avant, c’est que le bain est avant tout un espace de détente où se délester de la pesanteur ordinaire, un espace de confort et de régénération. On dissout ses soucis dans l’eau, on les « laisse couler», on se lave de la vie, inochi no sentaku ou kokoro no sentaku (littéralement : lavage de la vie, ou lavage du cœur), dit-on en japonais. On fait sortir les miasmes de la vie ordinaire et laborieuse par les pores de sa peau. »
"Le rituel du bain au Japon"

Tous les détails sur le Toreyu, là.
Monday, February 06, 2017
ET SI ON PENSAIT LE TRAIN COMME UNE GALERIE D'ART ?
Face à la voiture autonome, le train va devoir se réinventer. Car demain la voiture autonome va faire la même promesse que le train aujourd'hui : pouvoir faire autre chose que conduire pendant quand on se déplace - voir "et si c'était la meilleure pub pour la voiture autonome ?" et "trains suédois ou Google car ?".
Le train ne va plus pouvoir se contenter d'offrir bêtement des rangées de sièges derrière des rangées de sièges. Il va falloir qu'il s'invente de nouveaux imaginaires, de nouveaux espaces et de nouveaux services.
L'avenir du train ne passe pas par le numérique ou des politiques tarifaires, mais par une vraie réflexion sur ses espaces. Demain ce qui aura de la valeur sera ce qui n'est pas numérisable. Et l'espace, le confort et le bien-être ne seront jamais numérisables. Ce sont donc les vrais enjeux pour demain.
Le train va donc devoir s'interroger sur l'histoire qu'il veut offrir.
Il va pouvoir, notamment, s'imaginer :
- comme une ville mobile - là,
- comme un appartement mobile - là,
- comme une usine mobile - là,
- comme une centre culturel mobile - là.
Les possibles du train sont nombreux et dans certains pays l'expérimentation est multiformes et continue depuis plusieurs décennies.
Le Japon est certainement le pays le plus à la pointe dans ce domaine de l'innovation permanente - voir "les nouveaux imaginaires des trains japonais". Les Japonais ont compris depuis longtemps que la grande vitesse ne suffisait plus et qu'il fallait inventer de nouvelles histoires et nouvelles offres.
Le train ne va plus pouvoir se contenter d'offrir bêtement des rangées de sièges derrière des rangées de sièges. Il va falloir qu'il s'invente de nouveaux imaginaires, de nouveaux espaces et de nouveaux services.
L'avenir du train ne passe pas par le numérique ou des politiques tarifaires, mais par une vraie réflexion sur ses espaces. Demain ce qui aura de la valeur sera ce qui n'est pas numérisable. Et l'espace, le confort et le bien-être ne seront jamais numérisables. Ce sont donc les vrais enjeux pour demain.
Le train va donc devoir s'interroger sur l'histoire qu'il veut offrir.
Il va pouvoir, notamment, s'imaginer :
- comme une ville mobile - là,
- comme un appartement mobile - là,
- comme une usine mobile - là,
- comme une centre culturel mobile - là.
Les possibles du train sont nombreux et dans certains pays l'expérimentation est multiformes et continue depuis plusieurs décennies.
Le Japon est certainement le pays le plus à la pointe dans ce domaine de l'innovation permanente - voir "les nouveaux imaginaires des trains japonais". Les Japonais ont compris depuis longtemps que la grande vitesse ne suffisait plus et qu'il fallait inventer de nouvelles histoires et nouvelles offres.
La rame Gembi Shinkansen en est une illustration intéressante. Elle a été pensé comme une galerie d'art avec un gros travail aussi bien sur les livrées extérieures (photo ci-dessus) que sur les aménagements intérieurs. Chacune des voitures ayant été confiée à un artiste différents, elles sont toutes dotée d'une vraie personnalité.
Tout n'est pas beau, ni séduisant, mais la réflexion sur les espaces n'est jamais inintéressante comme le montre ci-dessous le travail sur les miroirs qui permet de changer la perception de l'espace d'une voiture forcément trop étroite par rapport à sa longueur.
Ce travail avec les artistes peut se révéler encore plus stimulant quand à partir d'une oeuvre exposée dans une galerie, on aboutit à un espace de loisir pour des enfants (voir ci-dessous)
Pour une visite complète du Gembi, voir la vidéo, là.
On poursuit notre réflexion sur les nouveaux futurs du train dans le prochain post.
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Friday, February 03, 2017
ET SI LES TRAINS DEVENAIENT DES USINES ?
Voir "System" qui modifie la façon de repenser les lieux et les modes de productions traditionnels sous l'angle de l'usine nomade et modulaire.
Sur ce thème, voir aussi,
Et de façon plus globale et stratégique, là.
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Thursday, February 02, 2017
ET SI LE VÉLO AIDAIT AU RETOUR DE L'INDUSTRIE EN VILLE ?
La question peut surprendre, mais des éléments de réponses et surtout de réflexion sont à trouver dans les deux projets illustrés ici :
- "Office dexterous" (images ci-dessus)
- "Office dexterous" (images ci-dessus)
- "Neighborhood resilience design" (images ci-dessous)
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Wednesday, February 01, 2017
QUAND PIAGGIO VEUT RÉINVENTER LA LIVRAISON URBAINE... SANS LIVREUR
On est dans le prolongement de "pourquoi faire croire que l'on aura encore besoin des hommes ?"
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