Monday, March 23, 2015

COMMENT PEUT-ON ENCORE FAIRE DE LA PROSPECTIVE TRANSPORT ?


Cet Atelier du 5 juin 2015 s'inscrit dans la continuité de nos réflexions sur :

- la pertinence de nos concepts pour analyser les mutations en cours et à venir
voir - Et si nos concepts étaient inopérants pour penser les mutations urbaines à venir ?

- les nouveaux modes d'innovation que nous allons devoir peu à peu mettre en place pour faire face aux enjeux urbains du XXI° siècle
voir - Et si les Chinois avaient un autre approche de l'innovation et de l'efficacité ?

Friday, March 20, 2015

D'AUTRES FORMES DE CORPS

Des photos ? Des illustrations ? Ou quand le travail de Minovo Wang nous fait douter des frontières entre corps augmentés et robots sous l'influence des nouvelles technologies militaires.

On est dans le prolongement de "2 Guerres / 2 Corps / 2 Villes".


Thursday, March 19, 2015

D'AUTRES FORMES SUR LE TARMAC

Vers une nouvelle esthétique aéroportuaire ? 

pour la machine.

Et de façon plus large.

Wednesday, March 18, 2015

C'EST QUOI UN AÉROPORT ?

Pour prolonger "C'est quoi Venise ?" sur les nouveaux rapports entre l'architecture classique et les grosses machines du transport contemporain, je voulais vous proposer ces photos signées Jeffrey Milstein à mettre en regard avec nos planches ci-dessous.

C'est la suite de "C'est quoi l'architecture d'un aéroport ?"

Et c'est à compléter par la lecture de "Heathrow, a Vatican of western suburbs ?"

Et si on veut poursuivre la réflexion en se demandant à quoi pourrait ressembler LAX dans quelques années, on tombe sur le travail de Marcus Lyon - photo-montage ci-dessous.

Monday, March 16, 2015

ET SI ON PASSAIT DES "NON LIEUX" AUX "HYPER-LIEUX", PUIS ... AUX "HYPER-LIEUX MOBILES ®" ?

Dans son livre « Non Lieux », l'anthropologue Marc Augé présentait les lieux de flux et de transit comme des « non-lieux » au prétexte que ceux-ci étaient incapables de construire une identité.

Dés sa sortie en 1992, j’avais trouvé ce livre mauvais et ses analyses totalement fausses.

Si j'y reviens aujourd'hui, c'est que je suis frappé par la persistance de cette notion de "non lieux" auprès de certains, alors que tout dans notre vie quotidienne en apporte la preuve contraire.

C'était déjà vrai il y a vingt ans, ça l'est encore plus aujourd'hui.

En effet, si on part du constat

- que la mobilité est devenue un mode de vie.

- que nous sommes tous devenus des individus mobiles et connectés

- que la mobilité touche nos façons de penser, manger, travailler, consommer.

- que le smart-phone est devenu un des éléments constitutifs de notre identité par les images, les musiques, les applications et les contactes que l’on y conserve 

- et que donc "l’identité perd littéralement sa localisation géographique » selon l'expression d'Hartmut Rosa dans "Accélération". 

Alors ...

Alors on peut faire les hypothèses :

- que nous entrons donc dans une période d’identité situative, ouverte et flexible, c'est à dire d'une identité qui se construit par et dans le mouvement, et non plus seulement à travers les lieux de l'enracinement.

- que dans notre société mobile , les lieux de flux non seulement ne sont plus des "non lieux" (à supposé qu'ils l'aient été à une époque, ce que je ne crois pas), mais au contraire les "hyper lieux" de notre modernité, là où nous construisons nos nouvelles identités urbaines et mobiles.

- et que ceci est d'autant plus vrai, qu'aujourd'hui tout lieu tend à devenir un lieu de flux, un lieu de mixité et un lieu de multi-activités avec le numérique qui démultiplient nos possibilités d'actions

Alors, quels pourraient ces nouveaux hyper-lieux de notre culture mondiale et connectée ?
- les lieux du transports
- les lieux du shopping
- les grands hôtels et les quartiers d'affaires
- les hot-spots touristiques et culturels permanents et/ou éphémères.
- les stades et autres lieux de rassemblements sportifs permanents et/ou éphémères

En écrivant cela, je ne fais que prolonger de très vieilles convictions, dont le travail de Transit City est le témoin depuis quinze ans, mais aussi de récents posts comme 
L'étape suivante sera l'apparition d'hyper lieux mobiles ®, c'est à dire des lieux nomades qui accueilleront de façon temporaires de multiples activités. 

L'un des vecteurs de ces hyper lieux mobiles ® sera la voiture autonome qui ne sera plus une voiture mais une plate-forme qui accueillera de nombreuses fonctions n'ayant plus rien à voir avec la voiture traditionnelle.

Voir notamment 
- "Quand la voiture et la rue vont changer de nature"

Saturday, March 14, 2015

ENTRE BITES EN LATEX ET MANUELS EN BRAILLE

(...) "Explique-moi quelque chose, dit-il. On a quatre containers de quarante pieds. On déclare quelques milliers de bites en latex dans chaque. Mais le poids réel ? Les cent trente-cinq tonnes, qu'est qu'on en fait ? 
- La moitié des bites sont enregistrées en containers de groupage importés par Novarca, la moitié comme cargo pour R.P. 
- Et ça veut dire quoi, exactement, containers de groupage ? ... 
- Les envois par bateau sont classifiés soit comme containers complet, soit comme containers de groupage. Les containers nous appartiennent. Mais c'est indétectable, on passe par des sociétés dormantes. On les a en leasing par le Groupe d'équipement intercontinentales à Bâle. On partage chaque containers avec d'autres envois en containers de groupage enregistrés par Lupino au nom de la Société du Phare. Là non, il n'y a pas moyen de remonter la filète jusqu'à nous. Le cargo pour Lupino, dont s'occupe aussi notre courtier à New-York, est déclaré comme un envoi de livres scolaires en braille, imprimés à Hong-Kong par la Société du Phare pour distribution gratuite par la Fondation américaine pour les mal voyants, l'institut judaïque braille américain, et le Phare, Inc. Trente-trois tonnes par containers. Le tout chargé derrière nos bites. En principe, Novarca ne sait pas à qui appartiennent les containers, ni avec qui ou quoi on les partage. Etant donné que nous ne pouvions pas remplir un container à nous tous seuls, le courtier nous a casé dans les quatre containers de livres. Quand les containers seront remorqués hors du port par camion, les documents indiqueront différentes destinations, l'une les entrepôts de Novarac, l'autre ceux de Lupino. Les bites sont notre raison légale pour ouvrir et partiellement décharger les containers lorsqu'ils seront livrés dans le New Jersey. Le reste du bordel, qu'on décharge par erreur, on n'a pas idées de ce que c'est.
- Des bites en latex et des manuels en braille" médita Louis." (...)
Ces quelques lignes sont tirées du superbe "Trinités" de Nick Tosches, qui offre un regard passionant sur la mondialisation des mafias.

Les images, elles, viennent de Unknown Field Division. Elles n'ont a priori rien à voir avec le texte de Tosches, mais elles l'illustrent à merveille. Et c'est pour cela que je les ai associées dans ce post qui prolonge les récents "Entre containers et mini-dromes" et "Ces nomades que l'on ne voit pas" sur les invisibles de la mondialisation.

Voir aussi :

Thursday, March 12, 2015

CES NOMADES QUE L'ON NE VOIT PAS

(...) "Ce sont des boulots éphémères, des déplacements brefs, une autre vie vécue dans une parenthèse, un intermède de vie dont nul ne connait la durée. Dans son réel comme dans son imaginaire, cet espace est un espace intermédiaire. Il ne se fixe jamais, il transite, il passe. Tout y est d'essence clandestine." (...) 
(...) "Si jamais une image métaphoriquement, se formait quand même à l'écoute de ces récits, ça serait l'image d'une ombre en mouvement. jamais plus. En tout cas, pas une image fixe. Ni une image trop nette." (...)  
(...) "L'image, toujours, flotte. Elle ne se stabilise jamais. Elle flotte toujours un peu de la même façon. Jamais elle n'est prise de secousse, elle est en flottaison, elle est mobile, suspendue à des mouvements qui ne sont pas les siens (les plans sont en général pris depuis un ferry ou un métro aérien, un téléphérique, une voiture, tout ce qui en somme "transporte"), à des décisions de cap, à des directions qui ne sont pas les siennes. Il est difficile de dire qui tient la caméra, qui produit l'image. Il s'agit d'ailleurs peut-être moins d'une personne que d'un flux." (...) 
"Mobiles" de Philippe Azoury in "Bouchra Khalili Story Mapping"
Un jour vous découvrez le travail d'un artiste qui vous prend au ventre, vous laisse pantois d'émotion et d'admiration, mais aussi très vite curieux d'en comprendre les dessous et les motivations. 

Ce travail c'est celui de la vidéaste Bouchra Khalili dont je vous propose ici quelques images accompagnée d'un texte tiré de "Story Mapping". Plus,

Un travail admirable qui renvoie à "A l'abri de rien", "Que savons-nous du monde ?", à "Invisible city ?" et à nos réflexions engagées depuis 2012 sur le thème de la clandestinité.