La prise de participation faite récemment par
Google Ventures dans la société de taxis
Uber - voir les détails
là - a relancé l'hypothèse que
Google puisse lancer dans les années qui viennent
un service de taxis robots - voir
là.
Il faut dire que cela serait dans logique des choses quand on connait les investissements fait par la firme californienne dans la voiture autonome depuis plusieurs années et sa volonté affichée de devenir un acteur majeur de la mobilité du futur notamment par le contrôle de l'information - voir "
Google Car, un avant goût de Minority Report". L'hypothèse est même tellement évidente que quand
Techcrunch s'est amusé à annoncer qu'
Uber avait, dès le lendemain de cette prise de participation,
acheté 2 500
Google Cars (voir
là),
plusieurs sites ont repris l'info sans comprendre que ce n'était qu'un gag
. Gag pourtant évident, la
Google Car n'existant pas aujourd'hui en tant qu'automobile, les modèles qui circulent aujourd'hui étant des
Toyota Prius équipées par
Google. Cela va peut-être très vite changer, voir "
Pourquoi Google va forcément devenir une marque automobile", mais rien n'est encore fait, même si, là encore, ça serait dans la logique des choses - voir
là.
En lisant cette information, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la scène du
Total Recall de 1990, dans laquelle le héros en fuite
, joué par
Schwartzenegger, prend un taxi conduit par un robot, le fameux
JohnnyCab.
Le problème est que
Johnny est bavard, très con et n'en fait qu'à sa tête dans le choix du parcours (
même sous forme de robot, un chauffeur de taxi reste un chauffeur de taxi !!).
Schwartzy qui veut pouvoir se planquer où il veut et - surtout - ne laisser aucune trace, n'a d'autre choix que de le casser, de le foutre sur la banquette arrière et de reprendre le volant pour reprendre le contrôle des choses. La chose est assez jubilatoire et le devient encore plus quand, après que
Schwartzy en soit descendu, le taxi robot va littéralement s'exploser tout seul contre un mur et faire ainsi cramé l'insupportable
Johnny - voir l'
extrait du film là.
J'aime ces différentes scènes car elles synthétisent
une saine révolte contre la surveillance et le traçage de nos déplacements et contre tout ce qui limite notre autonomie et nos libertés. Ce sont d'ailleurs les arguments utilisés aujourd'hui par certains constructeurs automobiles
contre les voitures automatiques - voir "
Toyota contre Google Car".
Derrière ces images, je retrouve un certain nombre de mes interrogations actuelles sur :
- le rôle, dans les années à venir, de
Google dans le contrôle, la maîtrise et la surveillance de nos mobilités -
là et
là
On devrait donc en toute logique reparler très vite de Johnny Cab.