Friday, January 10, 2014

ET SI LES NOUVEAUX BUREAUX ANNONÇAIENT LA FIN DU SALARIAT ?

Au départ, il peut y avoir l'hypothèse que les bureaux traditionnels vont décliner - "si on peut travailler partout, pourquoi aller au bureau ?" - et qu'une partie d'entre eux vont se transformer en autre chose, et notamment en hôtel - voir . Ca serait presque dans la logique des choses tant les fonctions de bureau et d'hôtel se confondent de plus en plus (et sur tous les sujets - voir ), et que l'hôtel apparait de plus en plus comme une réponse idéale pour les nouveaux de modes de vies urbains fondés sur la mobilité - voir .

Ensuite, il y a l'hypothèse que le bureau serait forcément un lieu infernal et que le logement serait forcément un lieu idéal. Idée un peu simple, mais qui peut donner l'idée de transformer une partie de ses bureaux en micro-appartements. C'est ce que vient de faire Airbnb's dans son nouveau siège de San Francisco - images ci-dessous et .

On peut avoir une lecture esthétique de la chose, et trouver cela joli et élégant.

On peut aussi avoir une lecture politique de la chose: et se demander si cette idéalisation de l'habitat comme lieu de travail n'annonce pas, en fait, une future société post-industrielle qui ne serait qu'un retour au schéma de la période pré-industrielle ? 

Voir mon précédent post sur les mutations du logement comme nouveau lieu de travail.

Et on peut aller encore plus loin, en constatant

- que si la révolution industrielle a donné naissance à l'usine, au bureau et au salariat,

on peut aujourd'hui se demander 

- si la révolution post-industrielle (internet + l'imprimante 3D) ne va pas aboutir à la fin de l'usine, du bureau ... et du salariat ?

Dit autrement, ne peut-on pas faire l'hypothèse que si la machine a créé le salariat, l'ordinateur et le net vont sans doute le tuer ?

Aujourd'hui tous les lieux alternatifs de travail sont remplis par un nouveau lumpen prolétariat, ultra connecté et très bien formé, mais souvent dans une situation de très grande précarité professionnelle  - voir nos analyses sur le sujet, .

Tout cela est évidement top vite dit dans ce post forcément trop court, mais l'idée y est.

On a déjà parlé de cela récemment - , et on y revient très vite dans le cadre de Next Factory.

Wednesday, January 08, 2014

ET SI C'ÉTAIT LE GARAGE QUI DEVAIT RÉVOLUTIONNER L'HABITAT ?

Si on part du constat que la période industrielle a correspondu à une externalisation des fonctions productives de la maison (d'abord à l'usine, puis ensuite au bureau)

Si on fait l'hypothèse que la période post-industrielle dans laquelle nous entrons, va être synonyme d'un retour à la maison de fonctions productives (aujourd'hui l'ordinateur, demain l'imprimante 3 D)

Si on fait le constat qu'aujourd'hui la grande majorité des logements (et surtout des appartements) n'ont pas été et ne sont toujours pas pensés autour du travail (mais seulement de l'habiter au sens purement domestique du mot)

Si on fait le constat, donc, qu'aucune pièce n'est pensée aujourd'hui pour accueillir cette mutation du travail.

Si par ailleurs on fait le constat que dans la maison individuelle, le garage est de plus en plus investi comme une véritable pièce à vivre (et notamment comme pièce de travail) 

Si on fait le constat que le garage est devenu le dernier espace de liberté de la maison, car doté d'aucun statut social et donc d'aucune nécessité de représentation sociale.

Si un constructeur automobile comme Nissan fait lui aussi le constat que le garage sert à tout, sauf à ranger sa voiture - voir .

Si on fait le constat que le garage est associé à la notion d'innovation depuis une trentaine d'années grâce à Steve Jobs et aux geeks - et .

Alors ...

Alors on peut se demander si demain le garage ne va pas devenir l'espace idéal et central de l'habitat - non plus pour garer sa voiture mais pour y vivre et y travailler.

Et faire l'hypothèse que c'est la pièce la moins investie de la nation "d'habitat" qui va paradoxalement faire évoluer toute la réflexion sur "l'habiter" de demain.

Bref, on peut se demander si demain on ne va pas passer de cela ...

... à cela ...

... ou cela.

La notion de garage n'est ici évidement pas à prendre au pied de la lettre, mais juste comme un concept capable de refléter les nouvelles pratiques se développant dans l'habitat - dont le travail - et donc la nécessité de repenser les mots et les espaces qui nous servent aujourd'hui pour décrire l'habitat.

J'avais présenté ces réflexions lors du dernier Atelier Transit-City organisé autour du thème "Et si on se racontait une autre histoire de la mobilité du travail ?"

Et c'est pour continuer ces réflexions sur les mutations du travail engagées dans le cadre de Next Factory et les nourrir de celles développées dans le cadre d'Habitat(s), que nous ouvrons un nouveau chantier de réflexions prospectives sur l'habitat à travers le prisme de la  révolution post-industrielle que nous vivons aujourd'hui. On y revient très très vite

Voir à ce sujet, , ,  et, bien sur, .

Et pour pour le pendant mobile de cette mutation post-industrielle, voir  et .

Tuesday, January 07, 2014

REWILD CITY ® / DÉGRADATION OU JOYEUX RÉENSAUVAGEMENT ?

Les explications sur cette ville en phase de réensauvagement sont .

On est dans la même logique que "London 2050 Ecological Metamorphosis"

On est pas forcément très loin de l'affiche des Amis de la Terre pour les élections municipales de 1977 à Paris.

Monday, January 06, 2014

ET SI PARIS DEVENAIT UNE MEGA CENTRALE ÉNERGÉTIQUE AUTO-SUFFISANTE ?


C'est à cette question que nous essaierons de répondre 
lors du prochain Atelier Transit City 
qui aura lieu 
le vendredi 31 janvier 
avec l'architecte-urbaniste Philippe Villien 
qui viendra nous présenter ses réflexions sur le sujet conduites dans le cadre du programme Ignis mutat res 
sur les nouveaux paysages de l'énergie dans le Grand Paris

L'objectif du travail des équipes de Philippe Villien est de transformer chacun des équipements de Paris en producteurs d’énergie à partir de leurs « gisements », c'est à dire de leur territoire spécifique. Plus de détails, .

Les infos pratiques sur l'Atelier sont .

Friday, January 03, 2014

LANDSCAPES FORGOTTEN

"In an age of accelerating dematerialization (in which one orders something from Amazon and imagines it simply arrives digitally from some non-place known as Amazon), the pieces in this series are meant to insist on the fragile, physical, and deeply human needs that these banal or overlooked infrastructural elements address. There is some irony, of course, in using something as 'immaterial' as Google Satellite to make this point, but the satellite viewpoint (images of humanity taken from an inhuman perspective) affords us an understanding of our own systems that we simply cannot fathom from the ground." .

Voir Next Factory.

Thursday, January 02, 2014

LANDSCAPES FORGOTTEN / ENERGY

 pour le contexte de ces photos.

 pour les questions qu'elles posent. 

E sur l'idée que ce genre de pétrole puisse être une solution pour demain, voir "Peack Oil is here and it will "break economies"".