Tuesday, December 08, 2009

AUTRES PERSPECTIVES


Parfois certains interviews semblent résumer en quelques lignes les réflexions que nous conduisons au sein de notre think-tank Transit-City depuis plusieurs années. Ainsi celui de Daniel Cohen accordé il y a quelques jours Le Monde et qui était titré "Nous devons penser ce que serait un monde sans croissance"

"Industriels et politiques s'échinent à développer les voitures électriques, à mettre des panneaux solaires partout. Peut-être parviendra-t-on effectivement à tirer un câble sous la Méditerranée pour aller chercher l'électricité d'immenses centrales solaires situées en plein Sahara ! Mais verdir notre monde industriel, ce n'est pas changer de modèle. (voir )

La véritable quatrième révolution industrielle, après la vapeur, l'électricité et l'informatique, serait plutôt celle de la mobilité, qui allierait une technologie - l'interconnexion généralisée - à une nouvelle organisation du travail, modifiant complètement le rapport entre l'homme et son espace. (voir et )

C'est un peu le modèle californien : chacun sur son vélo et derrière son écran, chez soi, dans la rue, et au maximum une fois par semaine à son bureau. Mais le risque est celui d'une ghettoïsation sociale complète, avec un retour à une économie villageoise médiévale... mais branchée sur la planète.

Je pense toutefois que ces visions d'un avenir technologique plus ou moins radieux ne doivent pas nous dispenser du "catastrophisme éclairé" que prône par exemple le philosophe Jean-Pierre Dupuy. (voir ) Nous devons penser ce que pourrait être un monde qui n'aurait pas trouvé le moyen de perpétuer sa fuite en avant planétaire dans une croissance perpétuelle.
"

On aurait aimé que ce genre de réflexions dans la bouche d'un économiste reconnu apparaissent un peu plus tôt, et pas seulement après la crise. Mais bon, c'est déjà un premier pas ...

Sur ce sujet des limites de nos modes de vie liées à nos modèles urbains dominants, voir, entre autres, .

Sunday, December 06, 2009

LES PLUS HAUTES TOURS ANNONCENT-ELLES LES PLUS GRANDES CRISES ?


La construction des plus hautes tours du monde annoncent-elles les plus grandes crises économiques ? Ou dit autrement "existe-il une corrélation entre la hauteur des gratte-ciel et l'ampleur des crises économiques ?"

Si la question peut apparaître un peu incongrue, elle n'en est pas moins légitime au vu d'une récente analyse publiée en mai dernier dans la revue Histoire par Gilles Antier sous le titre "Tours suspendues".

Pour réfléchir à cette hypothèse, je vous propose quelques extraits de cet article qui se révèlent très troublants car historiquement et économiquement rigoureusement vrais.

"Les annonces d'arrêt de chantiers de tours de 70 à 100 étages se multiplient dans le monde. Avant la tour Costanera de Santiago du Chili en février, ce furent, en rafale, la tour Russie à Moscou et la tour Spire à Chicago (610 mètres chacune), les 270 mètres de l'impressionnante double tour Trump à Dubaï, et même la plus modeste « râpe à fromage » promise à Londres pour les Jeux olympiques de 2012. La déroute économique mondiale a très vite conduit à un retrait généralisé des investisseurs, des entreprises, et des locataires."(...)

(...) "Comme l'avait soupçonné dès 1999 Andrew Lawrence, un analyste américain de la Dresdner Bank, (semble ainsi exister), depuis le début du XXe siècle, une corrélation entre les crises financières et la hauteur des gratte-ciel dans les pays où elles se sont produites."


"A Manhattan, les deux plus hautes tours du monde à l'époque, le Singer Building et le Metropolitan Life Building, étaient en cours d'achèvement en 1907 lorsque l'indice de Wall Street perdit la moitié de sa valeur.

Puis ce furent le Chrysler Building et l'Empire State Building (319 et 381 mètres) qui marquèrent à leur façon le début de la Grande Dépression en 1930-1931. Quant aux tours jumelles du World Trade Center de New York comme la tour Sears de Chicago, elles furent inaugurées à l'époque du premier choc pétrolier.

Ce troublant « indice des gratte-ciel » , comme le dénomma Lawrence, s'est ensuite manifesté en Asie en 1997-1998 au moment où furent achevés les 88 étages des fameuses tours Petronas de Kuala Lumpur et de la tour Jin Mao de Shanghai... en pleine crise financière asiatique.

En 2008 enfin, la récession a stoppé de nombreux projets ou chantiers reflets de l'euphorie immobilière des années 2000, cela aussi bien dans les zones de très forte croissance (Asie et pays du Golfe, au premier rang desquels Dubaï) qu'en Europe.
" (...)

(...) "La démonstration d'Andrew Lawrence est donc assez troublante. Elle s'expliquerait par le fait que l'apparition de tours de plus en plus hautes, ou l'idée d'en construire des géantes, seraient toutes deux le signe d'une bulle immobilière arrivée à son volume maximal et donc annonciatrices d'un retournement de conjoncture. Au Japon, les plus incroyables projets ont coïncidé avec le début de la grande récession du pays en 1992-1993." (...)

Friday, December 04, 2009

HORS-SOL

Pour faire suite à mes récents posts Quand les hollandais rêvent de .... et Cubes volants, je ne résiste pas à vous proposer ces deux superbes visions de villes volantes. Elles sont issues d'un campagne Nokia pour ses téléphones NSeries intégrant un GPS.

Le fait que ces annonces aient été réalisées par une agence basée à Jakarta, JWT, explique la présence des bidons-villes et des tours ultra-modernes qui aujourd'hui se côtoient dans la capitale indonésienne.

Sur le même sujet, voir l'incontournable film pour le métro de Madrid, . Toujours aussi magique et merveilleux.

ELLE EST OU LA FICTION ?

J'ai toujours adoré les concours réservés aux étudiants en architecture, car ils sont l'occasion de mieux comprendre les nouveaux imaginaires urbains des jeunes générations, mais aussi de découvrir des visions urbaines que bien souvent on ne peut voir que dans les films de science-fiction (voir sur ce sujet the top 50 dystopian movies of all time, mais aussi Heterotopia in cinema)

Parmi les concours que je suis avec attention d'année en année, il y a The President's Medals Student Awards organisé par the Royal Institute of British Architects, et dont je vous avais déjà parlé .

Les noms des lauréats de l'édition 2009 viennent de tomber, et les images ci-dessus sont le reflet très partiel mais assez justes des nombreuses propositions faîtes au jury. On remarquera qu'elles ne suscitent pas forcément la joie, et que l'avenir urbain vu par les jeunes archi semble quand même très marquée par les crise économiques, sociales et écologiques qui nous menacent.

Mais je vais vous avouer que la réponse qui m'a le plus interpellée est celle faîte par Adam Towle de University of Sheffield sous le titre Negotiating The Spectacle: Projecting Fact, Fantasy And Fiction In Dubai.
Ses photos très banales, voir ci-dessous, ont, en effet, un effet destructeur terrifiant en soulignant le gap entre certaines ambitions urbaines et la réalité actuelle fait d'un mélange de chantiers jamais finis, de gated communities sinistres ou d'enseignes connues mais qui, placées là, font totalement déplacées et incongrues. Ces photos sont une réponses assez terribles à celles d'en haut. Elles semblent leur dire que la vision plus ou moins sinistre du futur qu'elles développent ne sera jamais" aussi pire" que la réalité actuelle dans certaines parties du monde. Car ces images de Dubaï sont aussi celles de nombreuses périphéries de megapoles arabes, sud-américaines mais aussi indiennes.

Thursday, December 03, 2009

SPORTS CITY ?

Certaines images se révèlent au fil du temps parfois très cruelles pour ceux qui les ont imaginées et construites.

Les annonces ci-dessus réalisées par Dubai Sports City et signée "Sport has moved to a new playground", sont extraites d'une campagne de communication lancée il y a maintenant deux ans. Elles étaient destinées à ringardiser les équipements sportifs traditionnels afin de mieux mettre en évidence l'originalité de Dubai Sports City, dont je vous ai déjà parlé .

Ce projet urbain s'inscrit dans la série des nombreux chantiers pharaoniques lancés par l'émirat depuis une dizaine d'années (voir le site Dream Dubai Properties) mais qui, comme tous les autres, est aujourd'hui très largement remis en cause du fait de la crise financière que connaît Dubaï (voir ). Sur la folie immobilière dubaïote, voir aussi l'efficace Dubai’s Improbable Tale.

Au final Dubai Sports City devait ressembler à l'image ci-dessus, mais aujourd'hui ne fait que ressembler à l'image ci-dessous. Et cet état des choses, entre désert et chantiers pas finis, risque de durer encore quelques années, les déboires rencontrés par l'émirat actuellement ayant peu de chance de permettre un relancement très dynamique de ce projet à court terme. Surtout que la Dubai Sports City avait déjà pris beaucoup de retard et avait beaucoup mal à se financer avant même que n'éclate la bombe de l'incapacité de Dubaï à remplir ses obligations de remboursement (voir, entre autres, Le golf s’ensable à Dubaï)

Quand j'ai découvert cette image, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un lien - même si les deux situations n'ont strictement rien à voir - avec le schéma ci-dessous, destiné lui à illustrer une hypothèse totalement aberrante - mais intellectuellement pas ininteressante - développée par le magasine The Onion qui voudrait que Haiti Makes Bid For 2216 Olympics. Le papier est - vous l'aurez deviné - une charge satirique contre cette idée que les J.O, et le sport en général, seraient de formidables booster urbains capables, entre autres, de sortir un pays de la pauvreté.

Mon rapprochement entre Dubaï et Haïti peut apparaître à certains d'entre vous tiré par les cheveux. Peut-être, mais il me semble en tout cas interroger de nouveau les rapports entre le sport et le développement urbain dont l'organisation de la prochaine Coupe du Monde de foot en Afrique du Sud risque de nous donner quelques éclairages étonnants dans quelques mois. J'y reviens très bientôt.

Sur ce sujet, voir : Et si la ville devenait un immense stade ?

Wednesday, December 02, 2009

ÉMEUTES - ÉLÉMENTS DE RÉFLEXIONS 01

Même si notre Atelier du 18 décembre prochain sur le thème Et si nous entrions dans une nouvelle époque d'émeutes urbaines ? ne concernera pas que la France, je voulais juste vous soumettre deux petits extraits d'un article paru hier dans Le Monde sous le titre "Zones urbaines sensibles : près d'un mineur sur deux connaît la pauvreté".

"Dans les zones urbaines sensibles (ZUS), qui correspondent aux quartiers les plus difficiles des métropoles françaises, soit 4,5 millions d'habitants, près d'un mineur sur deux vit aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté. (...)

(...) Le rapport annuel de l'Observatoire national des ZUS (Onzus), rendu public lundi 30 novembre, témoigne de la gravité de la situation dans les quartiers sensibles et éclaire les poussées de violence répétées, depuis les émeutes de 2005, d'une partie de la jeunesse des cités difficiles.

Il montre que, sur les cinq dernières années, avant même que la crise économique actuelle ne commence à faire effet, les gouvernements successifs n'ont pas réussi à corriger significativement les inégalités accumulées. Qu'il s'agisse de chômage, de pauvreté ou d'éducation, les ZUS demeurent des territoires relégués, en première ligne des tensions sociales.

Les données les plus préoccupantes concernent la pauvreté. Selon l'Onzus, 33,1 % des habitants des ZUS vivent en dessous du seuil de pauvreté (908 euros mensuels pour vivre) contre 12 % pour le reste du territoire. Cette proportion atteint le chiffre record de 44,3 % pour les moins de 18 ans habitant en ZUS, les premiers touchés par les inégalités de revenus
."

Et dans la même page du Monde, on pouvait lire un interview de Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, sous le titre "La logique du ghetto arrange tout le monde"

Extraits : "Comme tous les maires de banlieue, je suis inquiet. Nous faisons face à un phénomène nouveau: la colère ne touche plus uniquement les jeunes, ceux qui étaient en première ligne pendant les émeutes de 2005, mais elle s'étend désormais aux adultes, en particulier aux trentenaires qui ont fait des études, se sont mariés, ont des enfants, mais sont retombés au chômage avec la crise.

En 2005, il y avait un débat un peu théorique pour savoir si on se trouvait face à une émeute ou une révolte sociale. Aujourd'hui, dans certains cas, je sens qu'on est passés au stade de la révolte sociale et c'est dangereux.
" (...)

(...)"En réalité, la logique du ghetto arrange tout le monde. La société fabrique des situations extrêmes, mais ce qui compte, aux yeux des classes moyennes et supérieures, c'est que cela reste invisible et qu'on n'en parle pas trop. Les pauvres, surtout s'ils sont noirs et arabes, on les met à Clichy-sous-Bois en pensant, sans trop le dire ou se l'avouer à soi-même, qu'on préfère les avoir là-bas, à distance, plutôt que dans la classe de sa fille ou de son fils."

Tuesday, December 01, 2009

CARACAS

Juste deux images de Caracas pour se rappeler à quoi ressemble la croissance urbaine dans de nombreuses parties du monde aujourd'hui.

Deux photos qui ressemblent étrangement à celle de Mumbai publiée .

Monday, November 30, 2009

ET SI NOUS ENTRIONS DANS UNE NOUVELLE ÉPOQUE D'ÉMEUTES URBAINES ?

Et si nous nous interrogions sur le sens de la multiplications des émeutes urbaines ?


Et si on sortait d'une vision sécuritaire pour une vision réellement politique ?


Et si ces émeutes annonçaient la fin d'une certaine façon de faire de la politique ?


Et si ces mouvements devaient modifier en profondeur les espaces de nos cités ?


Bref, si on essayait enfin de comprendre ce que ces mouvements pouvaient dire sur nos villes de demain ?


C'est pour tenter de répondre à ces questions - et à de nombreuses autres - que nous avons invité :

  • Alain BERTHO, professeur d'anthropologie à l'Institut d'Études Européennes et directeur de l'école doctorale de Sciences sociales de l'Université de Paris 8-Saint-Denis, qui est l'auteur du tout récent livre Le Temps des émeutes paru chez Bayard.

Voici en quelques lignes l'objet de ses réflexions qu'il viendra partager avec nous.

"Il y a eu l'automne 2005 et les banlieues françaises en flammes. Il y a aujourd'hui la crise et un vent de révolte qui semble ne pas faiblir. Et entre-temps, la Guadeloupe, les émeutes de la faim, le Tibet, Athènes, l'Iran... Ce livre vient mettre des mots sur des images de plus en plus fréquentes sur nos écrans, peu commentées et rarement mises en relations.


Le retour chronologique sur les quarante dernières années démontre la nouveauté et l'ampleur de ce phénomène qui s'impose chaque mois un peu plus dans le monde entier.


Il est temps de s'interroger sur le sens profond et peut-être commun de ces émeutes qui éclatent aux quatre coins de la planète, au sein de pays et de régimes politiques radicalement différents et selon des modes de protestation semblables.


Il faut lire attentivement ce que toutes ces explosions de colère nous disent de notre époque, de notre monde, de la globalisation et de la crise."

Voir son blog : anthropologie du présent


Les Ateliers Transit-City ont lieu au Pavillon de l'Arsenal de 8h45 à 11h

21 Bd. Morland 75004 PARIS.

Sunday, November 29, 2009

ENTRE ÉOLIENNES, INONDATIONS ET EPAVES RECONVERTIES

Du fait de la crise de l'énergie et du réchauffement climatique (et de son corollaire que pourrait être la montée des océans), une partie de notre avenir urbain est-elle en train de se dessiner entre des éoliennes et zones inondées ? C'est en tout cas ce que pourrait laisser croire l'affiche ci-dessus qui annonce le lancement par le NAI de Rotterdam de son nouveau chantier de réflexion intitulé Architectuur als Noodzaak (Architecture of Consequence en bon anglais)

Au delà de l'effet un peu mode et très batave de cette obsession du niveau de la mer, les réflexions se révèlent en tout cas particulièrement fécondes, l'enjeu des inondations étant l'occasion de repenser entièrement ce que pourraient être l'architecture et l'approvisionnement énergétique des zones noyées sous les flots, comme le montre la maquette de Park Supermarket et le schéma ci-dessous. C'est en tout cas une très bonne suite à notre Atelier Vers de nouvelles relations entre la mer et les villes ?

Et sur ce sujet voir l'excellent, Rising sea levels: A tale of two cities, et en complément le post Waterpleinen.

Si ces images peuvent apparaître à certains un peu science-ficionnesque, il faut juste se rappeler que l'habitat individuel en Hollande ressemble déjà dans certains coins du pays aux images ci-dessous. (Voir sur ce sujet et )

Sur un thème très proche, je ne peux que vous conseiller de jeter aussi un coup d'oeil aux visions développées ci-dessous dans R_Ignite par une équipe de jeunes anglais dans le cadre du concours WPA 2.0 organisé par le cityLAB de UCLA. (Plus d'images et d'infos )

Pour mieux comprendre les images de R_Ignite, qui s'inspirent quand même très directement de beaucoup de visions déjà vues depuis quelques mois (voir , et surtout ) lire les explications et regarder la petite animation .

(Cliquer sur les images pour les agrandir)

Friday, November 27, 2009

LE CAIRE, LA VALLÉE DU NIL ET AUTRES VILLES ARABES


A l'heure ou dans les pays riches riches et occidentaux, on ne cesse de parler de développement durable et d'éco-quartiers (voir, entre autres, la très caricaturale exposition Villes rêvées, villes désirables ? financée par EDF et PSA), j'avais juste envie de vous proposer la photo ci-dessus d'un quartier du Caire. Titrée Garbage City et réalisée par le talentueux Bas Princen, elle a le grand mérite de rappeler à quoi ressemble aujourd'hui la croissance urbaine et la réalité quotidienne dans de nombreux pays du monde. Pas forcément rose et pas forcément ni très viable ni très durable, tant sur le plan écologique que social. (Sur Garbage City, voir et )


Pour aller plus loin sur la croissance urbaine égyptienne, voir le très bon travail conduit par l'ETH Studio Basel dirigé par duo Herzog-de Meuron, sous le nom de Nile Valley et dont vous trouverez ci-dessous l'explication de la démarche.

"The Nile Valley covers only about 5% of the territory of Egypt, while at the same time it provides a living environment for 95% of the countryʼs population. This thousand kilometres long and fertile strip of land embedded within the smooth topography of the valley with a natural and sharp edge to the Sahara desert, allowed the genesis of the oldest civilisations dating back as far as 3000 B.C. Today the sublime beauty of this ʻlinear oasisʼ meandering through Sahara is still recognisable, still showing the extraordinary achievements of its ancient cultures.

Throughout the 19th and the 20th century, modernization processes have tremendously transformed Egypt and Nile Valley with multiple layers of urbanisation and the new technologies in agriculture and water management. This growth was also a reflection of a society that repeatedly underwent significant political and economical breaks, from the period of Muhammad Ali, to the British protectorate, to independence under Nasser, Sadat and since 1981, Hosni Mubarak.

Egypt is today considered a developing country with its main economic revenues from pass-tolls of the Suez Canal, the real estate market and the tourist sectors. However, the main challenges to the countryʼs development remain the scarcity of water, land and above all a rapid population growth of more than one million people each year. Egyptian society is also experiencing an increasing social and economic divide, with the formation of new and affluent elites, while a large amount of population continues to live in poverty.

The governmental apparatus and the economic management are strongly centralised and concentrated on the Greater Region of Cairo. By contrast, the major agricultural regions in the Upper Egypt and in the Nile Valley seem to have less political and legal means for controlling their future. In this situation, various informal energies emerge as a vital, self-sustaining mechanism.

A large portion of new construction in Egypt and the Nile valley belong to informal housing, which seems more advanced than elsewhere in developing world. The massive demand for housing is also not meet through the so-called New Town or New Settlement program, run by the state since the 1970s. This long-term project has developed until today through three generations of cities spread all along the Nile valley on desert land, mainly intended for an upper middle-class and incompatible with the actual family needs
."


Et toujours sur ces nouvelles formes de croissances urbaines dans les pays arabes, voir l'autre travail conduit par l'ETH Basel Studio appelé Investigating Specificity : Cities in the middle east, et plus spécialement centré dans un premier temps sur Beyrouth et Damas.


PS / Et toujours à propos de" villes arabes", mais à l'heure ou le modèle de croissance développé à Dubaï s'écroule, vous pouvez toujours jeter un coup d'oeil , et .

Monday, November 23, 2009

DES OURS QUI TOMBENT









Ou comment l'imagerie du 11 septembre 2001 est aujourd'hui détournée pour des combats écologiques.

Voir les explications sur plane stupid, pour mieux comprendre ce film qui s'inscrit très directement dans la lignée du déjà très percutant Tsunami brésilien sur New-York (voir ).

Et sur le fond, voir ci-dessous ces deux pages extraites du Cahier Et cela ressemblera à quoi le voyage dans 25 ans ?