Thursday, September 05, 2019

ET SI C'ÉTAIT LE MÊME SUJET ?

D'un côté, une livre passionnant, "Le savoir de la main - Savant et artisans dans l'Europe pré-industriele" de l'historien Robert Halleux.

De l'autre, un stimulant hors-série du magazine Socialter, "L'avenir sera low-tech"

D'un côté des faits historiques, de l'autre un pari pour le futur.

Deux ouvrages de nature très différente, mais une même question : on regarde où pour penser les techniques de demain ?

On en reparlera forcément vendredi prochain quand on s'interrogera sur les possibles apports d'un musée comme celui du quai Branly pour faire de la prospective, voir .

En attendant, voir "Et si Branly devenait le laboratoire des low-tech futures ?"

Wednesday, September 04, 2019

Tuesday, September 03, 2019

ET NOUS, ON REGARDE OÙ ?

Ce sont juste quelques lignes dans les dernières pages de "La mer des Cosmonautes".

Après de longues semaines en Antartique, Cédric Gras se promène dans Cap Town.
"Ivre de terre, je vais déambuler dans Long street et ses maisons coloniales. La propreté éclipse la misère des faubourgs. Les touristes se promènent sac au ventre afin de se prémunir des vols à l'arraché. La police veille nonchalamment. Les locaux vous donnent du Brother et du How are you ? (...) Je me mêle à ceux qui font leur jogging après le travail sur Sea Point ou bien aux classes aisées qui boivent un verre dans les restaurants bariolés du quartier malais de Bo-Kaap. Une dolce vite matinée des pires crimes et personne ici ne se soucie de l'Antarcide. L'Afrique du Sud se vit comme le bout d'un monde qui n'a jamais été polarisé que par le Nord."
Et nous, on regarde où pour penser demain ?

Au sud ?

Au nord ?

On en reparle, .

Monday, September 02, 2019

ET SI L'UTMB AVAIT TOTALEMENT OUBLIÉ LA MONTAGNE ?

Chez Transit-City, on aime la montagne et c'est pour cette raison que nous avons monté en 2013 notre Mountain City Lab et que nous essayons de comprendre comment les mobilités montagnardes peuvent irriguer nos imaginaires mobiles - voir "Et si la montagne nous aidait à penser autrement les mobilités ?

Chez Transit-City, on aime aussi le trail et on essaie de comprendre comment cette discipline peut nous aider à penser les mobilités - voir "l'ultra-traiter comme référence de la performance mobile ?" et "ca serait quoi une Salomon mobility ?"

On s'est toujours intéressé à l'Ultra Trail du Mont Blanc (UTMB) et la façon dont cette course pouvait nous aider à penser demain - voir "Et s'il était urgent de réinventer l'UTMB ?"

Ce qui est aujourd'hui valorisé dans l'UTMB, ce n'est plus la montagne, c'est le coureur et la performance. C'est le summum de ce que nous appelons le Temps 4 des mobilités montagnardes, celles de mobilités sportives - voir,

La montagne est désormais oubliée, elle n'est plus qu'un vaste terrain de jeu en arrière-fond, comme on peut le voir sur l'affiche de l'édition 2019 qui a eu lieu ce week-end.
D'autres grands trails dans le monde ont une approche différente et plus respectueuse de leur environnement.

Parmi eux, on peut citer l'exceptionnel Ultra Trail du Mont Fuji (UTMF).

Les organisateurs japonais mettent, eux, en avant la montagne, comme on peut le voir sur l'affiche de l'édition 2019 qui a eu lieu en juin (image tout en haut)

Et quand ils mettent en scène des coureurs comme en 2018, ils montrent des traileurs dominés par la montagne et qui sont presque effrayés par elle - l'image ci-dessous.

On pourrait s'imaginer que ces affiche de l'UTMF ne sont qu'une reprise ou une déclinaison de l'esthétique développée par Hokusai dans les Trente-six vues du mont Fuji ou par Andô Hiroshige dans les Cinquante-trois relais du Tôkaidô.

C'est plus profond que cela.

Ces affiches ont une explication religieuse.

Les Japonais sont de culture animiste et le shintoïsme est encore très vivant.

Ils mettent donc sur un pied d'égalité l'homme et la nature.

Pour eux, la montagne est dotée d'un esprit. 

Elle est sacrée comme on le comprend quand on gravit le Mont Fuji dont les chemins sont balisés par petits sanctuaires pour des génies protecteurs qui continuent à être honorés par les marcheurs.

L'homme ne dominera jamais la montagne, comme le montre de façon très significative l'image ci-dessous.

C'est tout le contraire de l'approche développées en Europe et plus particulièrement en France depuis 60 ans - voir "Et si les Alpes devaient enfin changer de culture mobile ?"

Ces réflexions renvoient évidement au retour du sacré dans la façon d'appréhender la montagne comme le montre la récente décision australienne d'interdir l'accès à l'Ayer Rock au nom du respect des cultures aborigènes. - voir "Vers un retour de la montagne sacrée ?

Voir : "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?"

Thursday, August 29, 2019

ET SI L'AVENIR, C'ÉTAIT LA DÉCONNEXION ?

Chez Transit-City on a est persuadé que la déconnexion va devenir une des grandes valeurs de demain, aux même titre que la solitude et le silence.

Voir :
The land where internet ends.
- Et si l'avenir du sport, c'était la déconnexion ?
- Et si l'avenir de la voiture, c'était la déconnexion ?

Aujourd'hui, cette conviction est évidement ultra-minoritaire.

Le progrès est aujourd'hui est associé au numérique et à son principal corollaire, la connexion permanente.

La bonne nouvelle est que cette association est de plus en plus questionnée.

Parmi ces questionneurs, il y a depuis peu, l'écrivain aventurier Sylvain Tesson.


Son offensive a commencé cet été dans un interview au Monde dans lequel il estimait que "phénomène inédit dans l’histoire de l’homme, vivre mieux aujourd’hui consiste à échapper aux développements du progrès !"


Cette offensive se poursuit dans la revue Limite avec un percutant "il n'y a rien de plus ringard que ce qui est innovant".

"Je suis éberlué par les gens qui se passionnent pour l’innovation. Il n’y a rien de plus ringard que ce qui est innovant. 

Moi, je suis passionné par les invariants. 

Par exemple le sens de l’orientation chez des guides de montagne. Je trouve plus intéressant l’homme qui a une perception animale du terrain, plutôt qu’un GPS. Je préfère les intuitions aux algorithmes."

Certes S. Tesson assimile un peu trop l'innovation au numériquemais son propos interpelle forcément, et montre combien il est urgent de définir de nouvelles références et de nouveaux imaginaires techniques pour penser demain - voir "Et si on valorisait plutôt la tradition low-tech ?"

Et c'est justement pour cela que nous avons organisé notre Atelier Transit-City du 13 septembre autour de la question "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?

Wednesday, August 28, 2019

MAIS QU'A-T-ON ÉTÉ CHERCHER À L'AUTRE BOUT DU MONDE ?

Quand les sociétés vacillent, elles se cherchent d'autres modèles pour se regénérer.

Des modèles qu'elles vont souvent chercher dans le lointain, le lointain historique ou le lointain géographique.

C'est notamment comme cela que l'Europe s'est reconstruite d'un lointain historique à partir de la littérature et de la philosophie antique.

Cela a donné ce qu'on a appelé la Renaissance.

Ce fut ensuite pour l'Europe l'appel du lointain géographique .

Cela a donné ce qu'on appelé les Grandes découvertes.

Puis les Conquêtes avec leurs lots de massacres et de pillages.

A la fin du XVIII°, il se passe un tournant dans la découverte du lointain.

Il ne s'agit plus seulement de conquérir et de s'accaparer les ressources des autres ... mais de comprendre les autres.

Ce tournant est symbolisé en Angleterre par les voyages du capitaine Cook, et en France par les expéditions de Lapérouse et celle de d'Entrecasteaux parti à son secours.

Le 21 janvier 1793, le jour où l'on coupe la tête du roi, Entrecasteaux rencontre les Aborigènes de Tasmanie.

Au-delà de l’histoire des capitaines illustres et des manuels scolaires sur « le bon sauvage » quelque chose s’est joué ce jour là

Sans rien savoir les uns des autres, entre espoir et méfiance, Français et Aborigènes communiquent lors de danses, de repas, d’échanges d’objets et parfois d’escarmouches. Une même humanité se découvre en rencontrant enfin celui qui se cache derrière l’horizon.

C'est pour nous parler de cette rencontre et des leçons que l'on pourrait aujourd'hui en tirer, que nous avons invité à notre Atelier "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?", l'historien Bertrand Daugeron auteur de "À la recherche de l'Espérance - revisiter la rencontre des Aborigènes tasmaniens avec les François 1772-1802"

Venez écouter Bertrand Daugeron, il est passionnant.

Toutes les informations sur l'Atelier, .

Tuesday, August 27, 2019

ET SI ON DÉCOLONISAIT LA TECHNIQUE ?

Dans un tout récent article publié dans Le Monde, la philosophe Nadia Yala Kisukidi propose de "décoloniser la philosophie" - voir, .

L'article est passionnant, car si Kisukidi ne parle que de philosophie, sa portée dépasse évidement largement la philosophie. 

Elle pose de multiple questions sur la façon dont l'Occident s'est construite une histoire philosophique en reléguant le reste du monde dans un second plan lointain et quasiment anecdotique.

Ces questions peuvent s'appliquer à d'autres histoires que celle de la philosophie, notamment à celle de l'histoire des techniques.

La preuve en est ces quelques extraits du texte de Nadia Yala Kisukdi dans lequel j'ai remplacé le mot "philosophie" par le mot "technique".

- Texte original de N Y Kisukidi
"Quelle histoire raconte-t-on quand on raconte l’histoire de la philosophie ? Quand cette histoire commença-t-elle ? Qui sont les philosophes – les acteurs principaux de cette histoire ? "

Texte modifié
"Quelle histoire raconte-t-on quand on raconte l’histoire des techniques ? Quand cette histoire commença-t-elle ? Qui sont les inventeurs – les acteurs principaux de cette histoire ? "


Texte original de N Y Kisukidi
"L’histoire de la philosophie trace des frontières entre une humanité philosophique dont l’homme européen constitue le « type absolu », opposé aux simples « types anthropologiques » incarnés par tous les autres peuples du monde."

Texte modifié
"L’histoire des techniques trace des frontières entre une humanité technicienne dont l’homme européen/occidental constitue le « type absolu », opposé aux simples « types anthropologiques » incarnés par tous les autres peuples du monde."


En conclusion de son article, Nadia Yala Kisukidi propose de "décoloniser la philosophie, c’est-à-dire éclater les hiérarchies du savoir qui placent l’Europe au centre et décrètent l’inconsistance historique, culturelle et scientifique du reste du monde." Et de préciser "Au-delà de sa dimension déconstructiviste, critique, un tel projet invite à redessiner les cartographies de la vie intellectuelle à l’échelle globale."

On pourrait la paraphraser en proposant de "décoloniser la technique afin de redessiner les cartographies des technologies à l’échelle globale."

L'idée n'est évidement pas de nier les révolutions industrielles de l'Occident et ses formidables avancées depuis quatre siècles, mais de cesser de penser que ce sont les seules réponses possibles aux défis de demain.

Il y a là des champs de réflexions prospectifs extrêmement forts pour les années à venir.

On en reparlera beaucoup plus longuement lors de notre Atelier du 13 septembre organisé autour de la question "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?" 

Monday, August 26, 2019

ET SI ON RÉHABILITAIT L'ALTÉRITÉ TECHNIQUE ?

Le moteur a mangé le monde depuis deux siècles.

Le numérique a mangé le monde en deux décennies.

Le moteur et le numérique bornent nos univers, conditionnent nos imaginaires et quand aujourd'hui on engage une réflexion prospective, ils sont forcément présents.

C'est une réalité et il serait illusoire de lutter contre.

Par contre, il est possible de réinterroger ce modèle et de se demander et comment pourraient s'esquisser des alternatives.

Des alternatives qui pourraient s'appuyer sur des techniques qui après avoir été considérés comme dépassées, réémergent aujourd'hui comme des pistes pour demain - voir "Après tout, elle a été utilisée pendant 5 000 ans ..."

Cela implique de renouveler nos imaginaires techniques.

Cela implique d'aller voir là où spontanément on a pas l'habitude d'aller regarder.

C'est ce que nous tenterons de faire lors de notre Atelier du 13 septembre organisé autour de la question "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?" 


Quand au Pérou, des surfs en roseau - les caballito de totora - sont à la fois des moyens de transport et des outils de travail pour les pécheurs - .

Questions parmi beaucoup d'autres : 
- Ca pourrait servir à quoi le roseau demain ?
- Ca pourrait être quoi le surf demain ?

Thursday, August 22, 2019

DE L'ART OU DE L'ESPIONNAGE INDUSTRIEL ?

Les deux tableaux ci-dessus sont signés du peintre anglais William Hodges (1744-1797)

Il les a réalisé lors de son périple dans le Pacifique avec le capitaine Cook entre 1772 et 1775.

Deux cents cinquante ans plus tard, il y a deux façons de regarder ces toiles :
- soit, comme la représentation de beaux paysages marins.
- soit, comme la représentation d'une révolution technique, celle de la découverte par les européens de nouveaux moyens de transport ultra légers et rapides, les catamarans et les praos.

Cet apport des cultures du Pacifique dans nos imaginaires mobiles a longtemps été nié et ignoré - voir ce sujet "Peut-être sommes-nous encore convaincus que la navigation ..."

Il faudra attendre deux siècles, et plus précisément les années 1960 et 70, pour que ces voiliers réémergent en Occident et qu'ils deviennent, peu à peu, des références de sportivité et de performance - voir, "Fueld by athletes, powered by nature".


On reviendra sur cette histoire le 13 septembre prochain lors de notre Atelier "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos mobilités futures ?"

Tuesday, August 20, 2019

ET SI BRANLY DEVENAIT LE LABORATOIRE DES LOW-TECHS FUTURES ?

Dans notre précédent post, nous évoquions l'idée de faire des musées d'ethnologie autre chose que des musées d'ethnologie pour en faire de vrais centres de ressources pour penser différemment nos futurs - voir "Branly, pour apprendre à survivre dans le futur ?"

Cette interrogation sur le rôle d'un musée comme celui de Branly est évidement lié à notre Atelier du 13 septembre "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?"

On voudrait ici alimenter la réflexion à travers quelques quelques questions posées récemment par l'économiste sénégalais Felwin Sarr sur la vocation des musées d'ethnologie dans le futur - .
"En Europe, les musées sont les héritiers des cabinets de curiosités. Et se sont pensés comme le lieu où le groupe se constitue et dit son identité à travers des objets. C’est d’abord un musée du « nous ». Puis est venu le moment des conquêtes coloniales. Paris se considérait alors comme la capitale de l’univers et a décidé que toutes les beautés du monde devaient s’y retrouver. 
Durant la période coloniale se constituent les musées des « autres », ces musées ethnographiques fabriquent ainsi un discours sur les autres. 
Que signifie pour les Européens ce type de musée aujourd’hui ? 
Ses fonctions premières ne sont-elles pas frappées d’obsolescence ? 
Ne faut-il pas repenser radicalement les fonctions d’un tel lieu ? 
En finir avec la catégorie « ethnographique » et renouveler les perspectives ? (...) 
(...) Quel sens ces objets pourraient avoir dans une production actuelle, contemporaine, de soi ?  
Comment en faire un des combustibles de la forge dans laquelle nous sommes en train de construire un présent et un futur ?  
Comment les connecter à des problématiques actuelles ? "
Ces questions rejoignent totalement celles que nous aborderons le 13 septembre, .

Les musées d'ethnologie doivent-ils être des musées "du lointain et du passé" ou au contraire ceux "du proche et du futur" ?

Les musées d'ethnologie doivent-ils être des musées "d'art" ou au contraire des laboratoires "des nouvelles technologies low-tech" ?

Monday, August 19, 2019

ET SI BRANLY NOUS APPRENAIT À SURVIVRE DANS LE FUTUR ?

Le vendredi 13 septembre prochain nous organisons un Atelier Transit-City autour de la question "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?"

La question peut paraître iconoclaste tant on a pris l'habitude de penser le futur plus à travers la notion de progrès technologique qu'à travers l'ethnologie.

Mais chez Transit-City, nous pensons que nous sommes aujourd'hui à la fin d'une certaine façon de penser l'avenir et que nous devons chercher de nouvelles références pour construire des modèles plus viables pour demain. 

Et chez Transit-City, nous pensons que le musée Branly, qui se veut "le musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques", fait partie de ses nouveaux lieux repères pour penser nos futurs - voir "Et s'il fallait aller à Branly pour penser demain ?"

Et s'il y en a un qui parle très bien de ce basculement des références, c'est l'anthropologue Bruno Latour dans "Où atterrir ? Comment s'orienter en
politique ?"

A propos de cette recherche de nouvelles références, il écrit :
"On pouvait bien sûr aller fouiller dans les archives des autres peuples pour y découvrir des attitudes, des mythes, des rituels qui ignoraient absolument l’idée même d’une « ressource » ou d’une « production », mais il s’agissait là de ce qu’on ne prenait plus, à l’époque, que comme les résidus d’anciennes formes de subjectivité, d’archaïques cultures irréversiblement dépassées par le front de modernisation 
Témoignages émouvants, certes, mais bons pour les musées d’ethnographie.
C’est aujourd’hui seulement que toutes ces pratiques deviennent de précieux modèles pour apprendre comment survivre dans le futur."
Pour aller plus loin sur cette question, voir "Le choix de ne pas faire !"

On en reparlera beaucoup plus longuement, .

Monday, July 29, 2019

VERS UN RETOUR DE LA MONTAGNE SACRÉE ?


A partir d’octobre 2019, il ne sera ne plus possible d'escalader l'Uluru, ce mont australien plus connu sous le nom occidentalisé d'Ayers Rock - détails, .

Cette interdiction n'a aucun fondement sécuritaire, mais purement ... religieux.

Après plusieurs années de lutte, les Aborigènes ont, en effet, obtenu du gouvernement australien que ce mont qu'ils considèrent comme sacré, soit interdit d'accès au nom du respect de leur culture. 

Comme le titrait The Australian dans un raccourci saisissant pour expliquer la positions des Aborigènes, "You're not walking on a church".

"Il faut imaginer l’Australie comme un immense réseau, un maillage de milliers de parcours qui relient des centaines de groupes de langues différentes au moment de l’arrivée des colons. Tous les lieux qui apparaissent aux Occidentaux comme naturels sont en fait culturels pour les Aborigènes." explique l'anthropologue Barbara Glowczeski.

On ne va pas discuter dans ce post du fondement ni de la justesse de cette décision d'interdire l'accès au Uluru.

On retiendra juste que la cosmogonie d'un peuple dit premier a réussi à s'imposer face aux logiques économiques dominantes. On pourrait presque voir cela comme la vengeance des fourmis vertes.

Cette décision d'interdire l'accès à l'Uluru est un vrai retournement dans la façon de penser la nature et la montagne en particulier.

Cette décision renvoie directement à la vision de la montagne en trois phases que nous avez proposé Pierre-Louis Roy lors de l'Atelier "Et si la montagne nous aidait à penser autrement les mobilités ?


Nous à Transit-City, on prolongeait son analyse en créant une quatrième phase "la montagne sportive" qui, nous semblait-il, était en train de s'imposer - voir, "et si nous entrions dans le 4° temps des mobilités montagnardes ?"

L'interdiction de monter sur l'Uluru, c'est le retour de "la montagne sacrée" face à "la montagne sportive".

C'est la revanche du Temps 1 - le temps du religieux - sur le Temps 4 - le temps du sport.

Alors assiste-on avec cette décision, au début d'un basculement qui voudrait que certaines traditions de peuples autochtones redeviennent structurantes pour penser les mobilités dans le futur ?

Est-ce que cela veut dire que le sport va être de plus en plus concurrence avec des mythes ancestraux ?

On y reviendra plus longuement lors de notre Atelier du 13 septembre organisé autour de la question "Et si c'était à Branly que s'inventaient nos futures mobilités ?"

Thursday, July 18, 2019

VERS UNE INVERSION DES IMAGINAIRES ?

Avant, penser le futur, c'était penser nouvelles et hautes technologies forcément occidentales

Et si pour penser demain, on pensait plutôt  frugalitélow-tech et non occidental ?

Voir, .

Friday, July 12, 2019

SUR LA SEINE DEMAIN ?


Et si demain la Seine à Paris, c'était aussi ce genre d'image ?

Et si demain la Seine à Paris, ce n'était pas seulement des péniches et des bateaux mouche ?

Et si demain la Seine à Paris devenait un des grands lieux des mobilités douces et sportives ?

Bref, et si on renouvelait un peu les imaginaires de la Seine à Paris autour du sport et du corps en mouvement ?

On en reparle le mardi 26 novembre.

Et en attendant voir "Paris 1953 / Visions pour le futur ?"

Tuesday, July 09, 2019

APRÈS TOUT, ELLE A ÉTÉ UTILISÉE PENDANT 5 000 ANS ...

"Je suis convaincu que la voile de travail peut redevenir pertinente. 
Après tout, elle a été utilisée pendant 5 000 ans avant d’être remplacée, ces 120 dernières années, par la propulsion mécanique." 
Déclaration Michel Péry, président de Néoline, à l'occasion de l'annonce d'un accord pour la construction de deux cargos à voile de 136 mètres de long à Saint-Nazaire - .

Une déclaration et une image qui renvoient au plus grand sept mâts jamais construits, le Thomas W. Lawson et au Vendredi 13 d'Alain Colas.


Mais on ne doit pas s'arrêter à ces images anciennes.

S’intéresser aujourd’hui à la voile, ce n’est pas faire un retour vers le passé. 

S’intéresser aujourd’hui à la voile, consiste à envisager la voile comme une perspective ouvertement futuriste.

On en reparlera, .

Monday, July 08, 2019

SWIM CITY / BONHEUR SIMPLE

, toutes les informations sur la superbe et très stimulante expo "Swim City".

, l'enjeu pour demain.

Et ci-dessous une photo du Rhin à Bâle prouvant que la natation et la batellerie peuvent très bien cohabiter, contrairement à ce que certains affirment à Paris.

Tout cela est évidement à inscrire dans la lignée de nos 
et

Friday, July 05, 2019

ET SI L'INSEP DEVENAIT LE LABORATOIRE DES MOBILITÉS DOUCES ET SPORTIVES DE DEMAIN ?

L’INSEP (Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance) est l’institution qui prépare les athlètes français aux grandes épreuves sportives et, notamment, aux Jeux Olympiques.

Mais si on fait le constat que l'un des grands enjeux de demain va être de développer les mobilités douces, sportives et performantes 

Et si, en plus, on fait l'hypothèse que les idéaux sportifs vont fortement évoluer dans les années qui viennent - voir, "Ca pourrait être quoi l'idéal olympique demain ?"

Alors …

Alors va-t-il falloir continuer à penser l’INSEP comme une “usine à champions” ou plutôt comme le grand laboratoire des mobilités douces et sportives de demain ?

Voir :