Tuesday, June 11, 2019

ET SI LA NATATION DEVENAIT UN CRITÈRE D'ANALYSE URBAINE ?

En 2017, on se posait la question de savoir "si la courrabilité allait devenir un critère d'analyse urbaine ?"

C'est exactement la même question que je me suis posée devant "Prague City Swim". Une démarche destinée à sensibiliser à la la lutte contre la maladie de Charcot, en incitant les gens à venir se baigner et à nager au coeur de la ville lors d'une journée bien définie.

Lancé par Amsterdam et Londres, ce label de City Swim me séduit énormément, car à terme il pourrait désigner clairement les villes dans lesquelles les baignades urbaines sont autorisées... et les autres.

La natation deviendrait ainsi un vrai critère de qualité urbaine, car synonyme de qualité de l'eau.

 
Ce post s'inscrit dans le cadre des réflexion que nous menons dans le cadre de notre "Swimming Mobility Lab".

Voir :

Friday, June 07, 2019

ÇA SERAIT QUOI ...




Ça serait quoi une ville réellement pensée autour du vélo ?

Éléments de réflexion, .


Des équipements qui peuvent aussi être vus au prisme du précédent post : "Et si le paralympisme descendait lui aussi dans la rue ?"

Thursday, June 06, 2019

ET SI LE PARALYMPISME DESCENDAIT LUI-AUSSI DANS LA RUE ?

Il y a quelques semaines, le comité d'organisation des Jeux Olympiques de Tokyo dévoilait les pictogrammes des épreuves paralympiques.

Des pictogrammes au pouvoir d'évocation très fort, qui changent le regard et qui font réfléchir.

Car qu'y voit-on ?

Du handicap ou de la performance ?

Des humains diminués ou, au contraire, des humains augmentés ?

Des symboles sportifs ou, potentiellement, une nouvelle signalétique routière ?

Une signalétique routière qui ouvrirait de nouveaux horizons entre la voiture, les deux roues traditionnels et les piétons.

Une signalétique routière qui mettrait en avant des mobilités légères et sportives comme le vélo couché.

Cette nouvelle signalétique au coeur des villes pourrait mettre en avant des pratiques comme le tandem permettant notamment aux non-voyants de faire du vélo en ville, à l'image de ce que font les guides runners lors des marathons - voir, "Et si on lançait des lignes régulières de guides runners ?"

Cette nouvelle signalétique pourrait aussi mettre en avant de nouvelles options de multi-modularité autour de transports non-motorisés adaptés à tous - voir "Ca serait quoi la mobilité urbaine sous le prisme du triathlon ?"

A l'heure où l'Olympisme tente enfin de descendre dans la rue - voir,  -, il serait très salutaire que le paralympisme investisse lui aussi les espaces urbains.

Il ouvrirait de nouveaux champs d'expérimentation et de développement pour de nouvelles mobilités douces

Chez Transit-City cela fait longtemps que l'on est persuadé que le handicap est une formidable source d'innovation pour de nouvelles mobilités sportives et performantes.

Voir :
- "Et si le handicap était une formidable source d'innovations ?"
- "Et si les handicapés accéléraient la mutation vers le trans-sport ® ?"

Wednesday, June 05, 2019

LE DÉBUT D’UNE AUTRE APPROCHE ?

Pour prolonger le précédent post, voir, .

L'étape suivante consisterait à penser la place de la Concorde réellement sous le prisme du trans-sport ® et de la motri-cité ® au quotidien. 

Se déplacer à Paris de façon sportive deviendrait alors - peut-être - enfin un plaisir.

Voir "Quand Levi's et Nike avait quarante ans d'avance..."

ET SI ON AVAIT LE COURAGE D'UNE AUTRE APPROCHE ?




Dans le cadre de la consultation internationale sur l'avenir des routes du futur Grand Paris, Transit-City faisait partie de l'équipe "Shared Utility Network" constituée autour de Rogers Stirk Harbour & Partners
En 1977, Nike lance une de ses premières campagnes publicitaire signée “Man vs Machine”. 
A l’époque, cela amuse tout le monde. 
Cela amuse le monde sportif pour qui le sport ca se fait pas dans la rue, mais dans un stade.
Cela amuse le monde politique pour qui l’idéal de la mobilité c'est la voiture, et certainement pas la basket. 
En 2019, 40 ans plus tard, tout s’est inversé.
L’application Strava révèle que la course est devenu est moyen de transport  pour se rendre au travail dans de nombreuses grandes européennes - . 
Du sport au trans-sport ®
En quarante ans, le sport est donc devenu un moyen de déplacement à part entière.
Le sport est devenu un mode de vie.
On passe peu à peu du sport au trans-sport ®, et ce n’est qu’un début.
La question du corps en mouvement va, en effet, devenir centrale pour penser les futures mobilités.
Si le XIX° et le XX° ont été les siècles de la machine, le XXI° va être celui du corps.

De la mobilité à la motri-cité ®
La question de la motricité va ainsi peu à remplace peu à peu la question de la mobilité, concept devenu trop flou et trop général pour penser réellement les déplacements de demain.
Il va falloir peu à peu penser la ville et ses mobilités sous l’angle de la motri-cité ®.

La révolution a déjà commencé avec le handisport.
Le nouveau moteur de cette révolution de la mobilité pensé autour du corps va être le handisport et des épreuves comme les Jeux Paralympiques qui vont largement participer à cette mutation du regard sur le corps et les imaginaires mobilitaires et techniques qui lui sont associés.
En effet, sous l’influence du handisport apparaissent de nouvelles mobilités sportives qui ont pour nom des fauteuils roulants ultra léger, nouvelles prothèses et déjà exosquellettes.
La révolution engagée par Nike il y a quarante ans, va donc se poursuivre demain autour de nouveaux engins non motorisés issus du handisport.
Cela va conduire à réinventer à la voiture autour d’engins à pédales d’un genre totalement nouveau comme l’AéroVelo suisse qui a déjà dépassé les 144 km/h - .
Cette révolution autour du corps, du sport et du “sans moteur” va impacter très directement les autoroutes et tout leur eco-système industriel et économique.
La révolution est engagée. 
Nous nous sommes juste efforcés de plaider pour une approche plus active et sportive des grands axes routiers, y compris des autoroutes.

Le chemin à parcourir reste encore très long, mais on a essayé !

Tuesday, June 04, 2019

LOS ANGELES 1984 COMME MODÈLE ?

Lors des J.O. de 1984 à Los Angeles, le premier marathon olympique féminin et les épreuves cyclistes sur route ont changé le regard sur les freeways.


35 ans plus tard, il reste toujours à concrétiser cette mutation des imaginaires en actes concrets pour -enfin ! - essayer de faire évoluer les espaces et les fonctions de l'autoroute.

C'est en tout cas ce que Transit-City a essayé de faire à l'occasion des réflexions faites sur "Les Routes du futur Grand Paris" dont l'exposition ouvrira ce vendredi au Pavillon de l'Arsenal.

Monday, June 03, 2019

ET SI LE CORPS ÉTAIT LE GRAND IMPENSÉ DE LA SNCF ?

La SNCF ne connait pas le corps.

La SNCF est une maison de techniciens.

La SNCF est fascinée par la technique.

Son objet, c'est le train.

La SNCF ne s'est jamais intéressée aux corps.

Les seuls corps qui intéressent la SNCF, sont ceux des PMR (personne à mobilité réduite), car ils ont besoin d'assistance.

Même les concepteurs des gares ne s'intéressent pas aux corps, ils s'intéressent aux flux.

Le corps est clairement le grand impensé de la SNCF.

Pour le comprendre, il suffit de se poser la question de savoir ce qu'est une gare sous le prisme du corps.

C’est quoi la nature de la gare ?

- La gare est-elle un lieu de transit ? Un obstacle ? Un filtre ? Un accélérateur ?

- C’est quoi une gare quand on est un jeune cadre dynamique qui se rend au travail le cœur léger ?

- C’est quoi une gare quand on est une monitrice de colonie de vacances qui encadre un groupe de 30 ados turbulents ?

- C’est quoi une gare quand on va retrouver l’être aimé à l’autre bout de la France ?

- C’est quoi une gare lorsqu’on est handicapé moteur ?

- C’est quoi une gare quand on à 9 ans et qu’on vit en garde alternée dans 2 lieu distants de 300 km ?

- C’est quoi une gare quand on marche à 2,9 km/h parce que physiquement on ne peut faire mieux ?

Comment la gare juge les gens et les corps ?

- Elle nous dit quoi la Gare ?

- Est-ce qu’elle nous juge ?

- Préfère-t-elle les uns ou les autres ?

- A-t-elle des préférés ?

- Est-ce qu’elle m’aime pour ce que je suis, la gare ?

Une gare c’est d’abord un lieu où l’on marche.

- Dès lors lors c’est quoi la « marchabilité » d’une gare ? 

- Est-ce que la SNCF s’intéresse à la façon dont on marche dans la gare au-delà de l’organisation des flux ?

- Est-ce que la SNCF peut aider celles ou ceux dont la motricité est empêchée, diminuée, malaisée au-delà des handicapés ?

- Est-ce que la SNCF peut accompagner ses clients (usagers, voyageurs, abonnés ??..) dans l’amélioration de leurs capacité physiques ou dans la limitation de la dégradation de celles-ci ? 

- Est-ce qu’on peut optimiser le parcours, le rythme, la vitesse, l’expérience ?

Et si la SNCF envisageait la gare comme un lieu de motricité et de sportivité ?

- Et si demain, on pouvait réellement faire du sport dans la gare (pas n’importe quel sport, une activité ciblée pour chacun) 

- Et si demain dans une gare, on pouvait apprendre à se décontracter musculairement ?

- Et si demain dans une gare, on pouvait apprendre à se remuscler à mesure qu’on vieillit ?

- Et si demain dans une gare, on pouvait participer à des programmes spécifiques de préparation physique ?

Alors, et si demain la SNCF daignait enfin s'intéresser aux corps ?

 , début de réponse possible.

Saturday, June 01, 2019

SAUT / VOL / VOILE

Ce week-end a lieu la "Vertical" de Perros Guirrec - photo du haut.

Une démonstration de parachutisme qui en se déroulant sur une plage permet de s'interroger sur les nouvelles pratiques sportives qui brouillent les frontières entre les gens de mer et ceux du ciel.


Plus, .

Wednesday, May 29, 2019

C'EST L'ÉCART ENTRE L'IDÉE ET SA FAISABILITÉ QUI EST INTÉRESSANT

C'est l'écart entre l'idée et sa faisabilité qui est intéressant en prospective. 

La "distance à la faisabilité" en quelque sorte. 

Faire évoluer les imaginaires de : "c'est une vue de l'esprit" à : "pourquoi pas ?" se fait par petites touches, discrètes, peu visibles mais qui peu à peu comblent l’écart et ce qui paraissait improbable devient évident.

Lorsqu'avec Patrick Roult de l'INSEP, on a lancé le "Swimming Mobility Lab" en faisant l'hypothèse que la natation devienne un moyen de déplacement à part entière, beaucoup de nos interlocuteurs ont souri.

Et pourtant, réfléchir à comment "nager" peut devenir une solution de mobilité, c'est s'ouvrir plus largement sur les mobilités sportives, c'est ne pas s'interdire de penser là où d'autres n'iraient pas penser

C'est ouvrir le champ des possibles.

Outre la question du déplacement, l'une des questions importante de la mobilité c'est la capacité à transporter ses affaires, d'autant plus si on nage, il faut un sac étanche !!! - voir, "et si on repensait la figure du nageur augmenté ?"

Historiquement les sacs étanches c'est un truc de militaires, c'est donc technique, solide, moche et assez cher mais très efficace, le spécialiste c'est Nautiraid à Laval.

Plus récemment il y a eu HPA avec des sacs techniques pour pêcheurs, photographes, randonneurs nautiques...,  ou Decathlon qui fait plutôt dans le sac polochon pour les loisirs nautiques estivaux. Bref, rien de nature à permettre d’emmener ses affaires comme Monsieur tout le monde, simplement, discrètement.

Et puis ce mois-ci, Bôte, une entreprise qui fait des paddles aux Etats-Unis, a sorti une ligne de sacs d’une grande banalité sauf qu’ils sont parfaitement étanches -

On peut ainsi désormais se promener dans la rue et se rendre au travail avec un sac qui ne vous fait pas passer pour un nageur de combat ou un vacancier.

Ce petit glissement anodin en apparence est un pas qui réduit l’écart, la distance à la faisabilité. 

Il permet aux imaginaires de faire un peu de chemin, il construit le possible.

Tuesday, May 28, 2019

DES IMAGES

Des images qui, d'une façon ou d'une autre, alimentent les imaginaires de Transit-City - .

Monday, May 27, 2019

SPEED PROJECT : L'ÉMERGENCE D'UNE NOUVELLE MYTHOLOGIE ROUTIÈRE ?

Le mythe de la route américaine s'est construit autour du chariot puis de la voiture.

Dans les années qui viennent, doit-on s'attendre à ce que mythe se renouvelle autour ... de la course à pied ?

C'est la question qu'on peut se poser devant le Speed Project, une course lancée en 2014 et qui relie sous forme de relais, Los Angeles à Las Vegas, soit la bagatelle de 540 km.

Entre les deux, c'est surtout du désert, des camions, des freeways, des SUV, des stations services ... bref un environnement totalement dédié à la la voiture et au moteur, mais pas du tout au coureur.

La course ressemble donc fort à un pied de nez à la grande mythologie automobile américaine, d’autant qu'elle démarre sur la Route 66 à Santa Monica pour se conclur sur le Strip de Las Vegas.

Si aujourd'hui cette course est trop atypique et anecdotique pour marquer les esprits du plus grand nombre, elle s'inscrit clairement dans la brèche ouverte par Nike en 1976 avec sa fameuse affiche "Man vs Machine".

Elle conforte le nouveau statut de la course à pied pour penser la route de demain, et ce même sur de très longues distances - voir "Et si nous assistions à l'émergence d'un trans-sport® très longues distances ?"

Bref, le Speed Project est peut être le début d'une mutation des imaginaires - et rien que pour cela, il fallait en parler.

C'est fait.

Et pour aller plus loin sur ce sujet des nouveaux imaginaires de la route sous le prisme du sport :
- "Et si la route, c'était fini ?"
- "What can be done with freeway after automobile age ?"
- "Et si l'autoroute devenait une piste d'athlétisme ?"
- "C'est quoi la signalétique routière demain ?"

Friday, May 24, 2019

ET SI ON LANÇAIT DES LIGNES RÉGULIÈRES DE GUIDE RUNNERS ?

J'ai toujours été fasciné par les guide runners. 

Outre leurs qualités humaines et sportives, ils sont la preuve que la mobilité active est possible pour touIls sont la preuve que la course à pied pourrait aller bien au delà de la course à pied si on acceptait de la penser différemment.

Pourquoi, par exemple, ne pas imaginer des services de guides runners au quotidien pour les gens qui souhaiteraient se rendre au travail (ou ailleurs) en courant, sans en avoir forcément le courage ?

Pourquoi ne pas imaginer des lignes de guides runners comme il existe des lignes de pedibus, ces "autobus pédestres" utilisés pour le ramassage scolaire ?

Ces lignes de guides runners viendraient renforcer le phénomène vertueux du run commuting - voir, - et inciteraient à la création de running stations et de « Conciergeries du sport » au coeur des villes.

Les  gares pourraient faire partie de ce nouveau réseau de mobilité sportive - on en reparlera le 27 juin prochain lors de notre Atelier organisé autour de la question « Et si le sport permettait réinventer les gares ? »

Thursday, May 23, 2019

ET SI L'ÉTAT DEMANDAIT À DÉCATHLON DE FAIRE LE BOULOT ?

Un des grands objectifs de l'Etat français d'ici à 2024, est d'augmenter de 3 millions le nombre de pratiquants d'activités physiques ou sportives en France.

Qui a le plus intérêt à ce que cet objectif soit atteint ?

A priori nous tous, bien sûr.

Mais est-ce que les fédérations sportives y ont un intérêt qui les pousserait à s'investir massivement dans ce projet ?

Peut-être... 

Mais pas sûr ...

Pas sûr, car beaucoup des nouveaux pratiquants ne passeraient pas par une fédération !

Qui d'autre aurait alors à intérêt à cette croissance des pratiquants ?

Évidement toutes les marques de sport et notamment une marque comme Décathlon

Car bien sûr 3 millions de pratiquants supplémentaires, c'est 3 millions de clients potentiels supplémentaires. 

Décathlon France l'a bien compris en déployant sa plate-forme "Décathlon Activités" qui vise à offrir à tout un chacun la possibilité de faire l'activité qu'il souhaite quand il le souhaite. 

Décathlon ne fait pas autre chose que chercher à développer la pratique et donc sa clientèle potentielle/probable.

D'où la question de ce post : Et si le ministère des Sports, et donc l'État, demandait à Décathlon de mobiliser les 3 millions de pratiquants supplémentaires souhaités d'ici à Paris 2024 ?

Maintenant qu'il est possible de détacher d'autorité des fonctionnaires auprès d'organismes de droit privé pour remplir des missions de service public, il pourrait être intéressant de radicaliser un peu cette possibilité et de voir ce que l'on pourrait en faire...

Donc pourquoi l'Etat ne mettrait-il pas au service de Décathlon, sous forme de détachement, avec financement de l'État, comme cela est prévu si les détachements se font vers les fédérations, ces fameux Conseillers techniques sportifs (les CTS) qui craignent aujourd'hui tant de disparaître ?

Les CTS sont tous des experts de leur discipline. Ils connaissant parfaitement leur territoire et sont donc, susceptibles d'être bigrement efficaces pour aller chercher ces 3 millions de pratiquants espérés. 

D'un point de vue efficacité des politiques publiques cela pourrait être intéressant en terme d'activité économique, de création d'emplois et développement des pratiques et ne parlons pas des économies pour notre système de santé...

Au final les fédérations y trouveront elles aussi leur compte, puisque ce programme de développement des pratiques porté par Décathlon avec le soutien des spécialistes que sont les CTS, créera inévitablement des flux vers les clubs locaux pour celles ou ceux des 3 millions qui auront pris goût au sport.

Chez Transit-City, on se doute bien que ce genre d'hypothèse peut fortement déplaire, mais c'est notre rôle de poser ce genre de question face à un système institutionnel qui semble aujourd'hui avoir tant de mal à se renouveler pour répondre aux nouvelles pratiques et aux nouveaux imaginaires sportifs.


Si choquant que puisse paraître à certains ce post, rappelons que celui-ci ne fait que s'inscrire dans la lignée d'un questionnement plus large sur le rôle des acteurs du sport et des politiques dans les pratiques sportives du futur :
- "Et si peu à peu, les marques de sport remplaçaient les partis politiques ?"
- "Quand l'out-door américain s'engage dans l'écologie politique."
- "Quand Patagonia fait le boulot des politiques."
- "Et si la SNCF confiait ses gares à l'UCPA ?"

Wednesday, May 22, 2019

1976

Quand les coureurs à pied ont toujours eu un peu d'avance sur la société ...

Image trouvée dans un numéro de 1976 de la légendaire revue Spiridon.

Tuesday, May 21, 2019

ET SI ON SUPPRIMAIT LES SALLES DE SPORT ?

Les deux grands défis mondiaux auxquels les humains doivent répondre, sont simples et connus :

- inventer un système industriel plus frugal et plus soutenable.

- inventer une mobilité plus light et plus durable.

Ces deux défis passent par une révision radicale de nos références techniques et la création de nouveaux imaginaires frugaux et low-tech plus désirables.

Ces deux grands défis en rejoignent un troisième, sanitaire celui-là, qui va être de développer des mobilités moins polluantes et surtout bonnes pour la santé.

Ce que l'on appelle de façon générale les mobilités actives, et que nous chez Transit-City nous abordons sous deux concepts, le trans-sport ® et la motri-cité ®.

Le paradoxe aujourd'hui est que si la sport n'a jamais eu autant la cote, la mobilité active reste, elle, très marginale.

90 % des gens qui fréquentent les salles de sport, ne se déplacent jamais sportivement.

C'est à dire qu'il y a encore très majoritairement chez les sportifs, une dissociation entre le sport et et la mobilité.

Le sport n'est encore que très très rarement pensé comme un trans-sport ®.

D'où la question de ce post : et si pour favoriser la mobilité active, il fallait fermer les salles de sport ?

Et si au lieu de pédaler dans une salle, les sportifs en salle se déplacaient en vélo ? Ça serait plus intelligent, plus utile et meilleur pour leur santé et leur poids de forme.

Voir :
- "Take two bike rides and call me in the morning : cycling as doctor's orders",
- "Daily cycle commute equivalent to weight loss of live day gym routine".



Et si au lieu de courir sur un tapis, les sportifs en salle allaient au travail en courant ? Ça leur permettrait d'être en forme tout en renforçant le phénomène vertueux et émergent du run commuting.

Et si au lieu de ramer sur une machine fixe, les rameurs en salle tentaient de faire de l'aviron un véritable moyen de trans-sport ® urbain ? Ca serait une des autres grandes vertus de la fermeture des salles que de sortir certaines pratiques de l'in-door pour en faire de véritables sports capables de changer le regard sur certains axes aujourd'hui monopolisés par les engins à moteur, les fleuves notamment.

Voir :
- "La pirogue comme trans-sport ® urbain collectif ?"
- "Vers un paddle mobility ?"

Cette idée - évidemment toute théorique - d'interdir les salles de sports, pourrait avoir de formidables vertus pédagogiques sur les mobilités actives. 

Elle forcerait à ne plus dissocier sport et transport, mais au contraire à les associer pour renouveler - enfin - les approches mobilitaires et développer les notions de trans-sport ® et de motri-cité ®.

On y reviendra le 27 juin prochain, lors de l'Atelier Transit-City organisé autour de la question "Et si le sport permettait aux gares de se réinventer ?"